Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
Kakita Inigin a écrit :Ding On a écrit : Ah bah tu as pas du lire le volet économique du programme de ces deux partis pour en sortir une belle comme ça...Entreprises, soyez gentilles et on vous filera de la thune.UDF, régulation de la mondalisation a écrit :Trois outils sont à privilégier, par des incitations fiscales à déterminer, pour permettre une
réponse politique de régulation :
L’investissement socialement responsable
Le développement de la notation sociale et environnementale des entreprises
La négociation d’accords de responsabilité sociale des entreprises
Le développement durable devient une préoccupation politique partagée. Une de ses mises en
oeuvre passe par la responsabilité sociale des entreprises. Le financement des entreprises doit
intégrer cette préoccupation légitime.
Le capitalisme industriel a fait place au capitalisme financier qui ne connait pas de frontière et
recherche le dumping fiscal, social et environnemental
Dans ce mouvement général d’expansion financière, le rôle des investisseurs institutionnels a
été central. Leur poids s’est accru dans tous les pays.
La contrepartie de cette tendance est nommée « désintermédiation bancaire ». Les entreprises
se financent relativement moins par endettement bancaire que par un recours croissant aux
marchés financiers (émissions de titres : actions, obligations). Mais surtout, la montée en
force des investisseurs institutionnels a entraîné des changements significatifs dans la
structure de l’actionnariat des entreprises, synonyme en France d’un véritable changement de
modèle de capitalisme qualifié de « financier » ou « actionnarial ».Tiens c'est marrant, tu as raison Ding On (Inigin qui lit le reste du projet de l'UMP) : l'UDF est pire que l'UMP (qui écrit, mais c'est horrible, j'en voterais presque pour Sarko, de trucs d'écolo-gauchiste fort intétessant).UMP, mondialisation a écrit :Face à cette réalité, nous affirmons trois principes d’action :
- premièrement, la mondialisation ne peut en aucune manière justifier que l’homme et l’environnement soient sacrifiés aux intérêts de l’économie et du commerce ;
- deuxièmement, la libéralisation des échanges doit se faire sur une base réciproque ;
- troisièmement, la France, et plus encore l’Europe qui est le bon cadre d’action en la matière, doivent apporter de la protection. Concrètement, cela veut dire ne pas laisser les familles, les salariés, les entreprises de taille modeste ou moyenne, seuls et exposés face à la mondialisation.
Enfin, blagues mises à part, ça ne change rien à l'affaire : ce sont deux partis qui acceptent le capiatlisme et le libéralisme comme l'alpha et l'omega de l'économie.
(Ce qui explique sans doute que tout le monde oublie l'économie sociale ... vous savez, ces entreprises, genre coopératives, qui ne rémunèrent pas le capital).
Les liens sont ici :
http://www.ump-legislatives2007.org/ind ... exte&id=14
http://www.udf.org/participer/commissions.html
Bon c'est sur des questions sociales. pas de réflexion sur les causes de la violence ... du moins celles qui ne sont pas franchement justifiables."Les Corses ont droit à l'autodétermination. Qui mieux que le peuple Corse peut choisir librement son développement ?", a déclaré .Olivier Besancenot, samedi 7 avril lors d'un meeting qui a réuni près de 400 personnes à Ajaccio.
"Je viens soutenir la résistance qui s'exerce ici contre les défenseurs d'un Etat hyper autoritaire, de plus en plus pénal et de moins en moins social", a expliqué le candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), . Appelant à "combattre ensemble les grands groupes capitalistes" qui "freinent les espoirs d'un véritable développement durable de l'économie" de l'île, il a affirmé sa volonté" que la Corse soit appelée Corsica et non pas Véolia", du nom du groupe industriel.
Olivier Besancenot a également évoqué "la flambée de l'immobilier" en Corse qui "creuse le fossé des disparités" et rend "de plus en plus difficile le quotidien des Corses".
La veille à Bastia, Marie-George Buffet s'était engagée à défendre "bec et ongles" la loi sur le littoral en Corse, sans accepter aucune dérogation. La candidate communiste avait aussi souhaité empêcher que l'île devienne "un ghetto pour riches".
Si c'est certes du programme de droite, dire que c'est plus libéral que celui de l'UMP... Euh, honnêtement c'est de la mauvaise foi. Surtt que dans ce que tu cites, je ne vois vraiment pas où tu as vu ça. "L’investissement socialement responsable, Le développement de la notation sociale et environnementale des entreprises, La négociation d’accords de responsabilité sociale des entreprises" : il est où l'ultralibéralisme là-dedans ? Pasque ça ressemble pas mal aux propositions du PS (avec d'autres termes), telles que les formule Royal dans ses discours ou itw. Ah oui j'oubliais, le PS c'est plus la gauche...Programme de l'UDF a écrit :DEUX EMPLOIS SANS CHARGES
Permettre à toutes les entreprises de créer deux
emplois nouveaux, en CDI, sans charges sociales
(sauf 10% pour les retraites) pendant cinq ans,
quels que soient l’âge ou la qualification du salarié.
L’AUGMENTATION DU POUVOIR D’ACHAT
Payer les heures supplémentaires 35% de plus que
les heures normales (sans coûter plus cher à l’entreprise).
Rendre immédiatement accessible aux salariés une
part plus importante des bénéfices des entreprises.
LE SOUTIEN AUX PME
Voter une loi de protection et de soutien des PME,
un small business act à la française :
- Garantir 20% des marchés publics aux PME.
- Obliger l’État à respecter les règles qu’il impose
aux autres, notamment en matière de délais de
paiement.
- Simplifier les procédures administratives, fiscales
et sociales.
- Faciliter l'accès des nouvelles PME aux crédits grâce
à la mise en place d'un système de caution mutuelle
qui aidera les banques à couvrir les risques.
LE DÉVELOPPEMENT DE L’ÉCONOMIE SOCIALE
ET SOLIDAIRE
Développer le commerce équitable, les réseaux de
micro-crédit et de création d’entreprises, en particulier
par les demandeurs d’emploi. Soutenir l’économie
coopérative, mutualiste et solidaire.
Développer les nouveaux métiers de l’environnement.
INVESTIR DANS LA RECHERCHE
Augmenter de 5% par an pendant 10 ans le budget de
la recherche.
Rapprocher les grandes écoles et les universités,
et faire de la recherche une formation qui conduise
à des postes de responsabilité dans l’entreprise et
dans la fonction publique.
Exempter d’impôt les revenus des brevets déposés
par les chercheurs résidant en France.
Oui mais là justement ça me parait un mauvais calcul...Hida Ichi a écrit :Dire de grosses conneries pour essayer de récupérer des voix comme ce que font tous les candidats actuellement...Kõjiro a écrit :Quand j'ai vu l'info je me suis un peu demandé quelle mouche l'avait piqué le Besancenot...
"Tu es un connard, un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom... Azouz Sarkozy ! Je vais te montrer, moi, Azouz Sarkozy... Tu te fous de mon physique aussi, je vais te casser ta gueule salaud ! Connard !" [...] "J'en ai rien à foutre des tes explications ! Tu vas faire une dépêche à l'AFP pour t'excuser, sinon je te casse ta gueule"
????Ding On a écrit :Ils vont peut-être faire des révélations sur les rumeurs comme quoi Cécilia serait à nveau partie et aurait porté plainte pour violences conjugales.
je n'ose même pas imaginer ce qui se passerait s'il parlait sur ce ton à un chef d'état étranger dont les propos et critiques lui auraient déplu !!Bon en même temps je pense qu'il n'est pas le seul à s'énerver et à menacer mais disons que chez lui les coups de pression, les "si t'es pas avec moi tu vas souffrir", "si vous ne me traitez pas mieux, je vais faire en sorte de vous pourrir la vie" semblent relativement récurrents.
Autre petite mise au point dans le même ordre d'idée.Le machisme économique
Par Thomas PIKETTY
QUOTIDIEN : lundi 9 avril 2007
Thomas Piketty est directeur d'études à l'EHESS
Ségolène Royal est une femme, donc nulle en économie ? Aussi grossier puisse-t-il paraître, ce syllogisme d'un autre âge pèse visiblement lourd dans les subconscients. A en juger par certaines réactions, nombre de commentateurs doctes et avisés ont manifestement du mal à aller au-delà de leurs préjugés machistes.
Les candidats masculins peuvent se permettre d'aligner les inepties économiques (Sarkozy) ou encore de revendiquer le vide de leur programme (Bayrou). Mais il suffit que la candidate Royal laisse un détail dans l'ombre pour que sa compétence économique soit immédiatement remise en cause. Prenons l'annonce faite par Sarkozy d'abaisser les impôts de 4 points de PIB (produit intérieur brut) au cours de son mandat. Promesse invraisemblable s'il en est, puisque même Margaret Thatcher, en dépit de ses coups de boutoir forcenés sur les dépenses publiques, n'est parvenu à les réduire que de 2 points en dix ans ! Qu'aurait-on entendu si Royal avait fait le même étalage de légèreté et d'ignorance des ordres de grandeur les plus élémentaires ? On pourrait multiplier les exemples. Le candidat UMP prétend vouloir revaloriser le travail tout en proposant de supprimer l'impôt sur la fortune acquise par héritage, et nombre de journalistes semblent hésiter à pointer cette évidente contradiction économique. De même, Sarkozy comme Bayrou semblent envisager une hausse de la TVA, en oubliant au passage que c'est ainsi que Chirac-Juppé avaient cassé la croissance en 1995, et que le moral des ménages français est plombé par la stagnation du pouvoir d'achat. Commise par la candidate, une telle erreur de diagnostic macroéconomique serait stigmatisée beaucoup plus durement.
Inversement, difficile de ne pas imputer au machisme économique ambiant la virulence des critiques adressées ces derniers jours au contrat première chance, proposé par Ségolène Royal. Et le fait que la conseillère sociale en charge du dossier ait également le mauvais goût d'être une femme (et inspiratrice d'excellentes propositions sur le service public de la petite enfance) n'a sans doute pas aidé. Que l'on reproche à ce nouveau contrat d'être encore incertain dans ses paramètres, passe encore. Il reste que la comparaison avec le CPE n'a aucun sens : alors que ce dernier concernait tous les jeunes et les mettait sous la coupe réglée des entreprises, le contrat première chance se concentre sur la petite minorité de jeunes sortis sans qualification du système éducatif et leur propose un parcours de formation en alternance. Surtout, tout laisse à penser que cette mesure ciblée aura un bien meilleur rendement économique que les nouveaux dispositifs d'exonérations de charges prônés par Sarkozy et Bayrou. L'exonération des heures supplémentaires défendue par le candidat UMP servira les insiders ayant déjà un emploi, mais sera par définition de peu d'utilité pour ceux qui en sont encore à chercher leur première heure de travail. Quand à l'exonération complète des charges pour deux emplois par entreprise, défendue par le candidat UDF, on croit rêver : applicable à toutes les entreprises quelle que soit leur taille et à tous les salariés quels que soient leur qualification et leur salaire, difficile d'imaginer un dispositif qui maximise à ce point les effets d'aubaine. Une entreprise passant de 520 à 522 salariés bénéficiera ainsi de la mesure à plein sans même s'en rendre compte. Par comparaison avec ces propositions, le contrat première chance de Royal est nettement moins coûteux et a l'immense mérite d'être beaucoup mieux ciblé et de se concentrer sur la population des jeunes sans qualification, auxquels les dispositifs actuels offrent peu d'opportunités pour reprendre le chemin de l'emploi et de la formation.
Plus généralement, la vérité est que Royal est la candidate la plus crédible pour s'attaquer au premier défi économique de la France, à savoir le déficit abyssal d'investissement dans la formation, la recherche et l'innovation. D'abord parce qu'elle est la seule à tenir les deux bouts de la chaîne en proposant à la fois de lutter contre l'échec scolaire à la racine (avec, enfin, un véritable ciblage des moyens en faveur des écoles défavorisées) et d'offrir au supérieur et à la recherche l'autonomie et la souplesse nécessaires pour figurer en bonne place dans la compétition internationale. Ensuite parce qu'elle est à la seule à pouvoir mener de concert ces réformes de structure tout en assumant l'indispensable hausse des moyens en faveur des universités (contrairement à son rival de droite, empêtré dans d'irréalistes promesses de baisses d'impôts). Avec son parcours et son programme, un candidat masculin aurait peu de chances d'être attaqué sur sa crédibilité technique. Sa victoire permettrait de sortir
enfin du machisme économique hexagonal.