Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
Voir la fiche Wikipédia de Jeannot à ce sujet (qui cite un article du Monde).Le 16 juin, Jean Sarkozy est élu président du groupe UMP-Nouveau Centre-divers droite du conseil général des Hauts-de-Seine. Cette candidature « surprise » à l'assemblée départementale est intervenue alors que les tractations à la présidence du groupe UMP étaient bien avancées au profit d'Hervé Marseille, conseiller général et maire Nouveau Centre de Meudon, soutenu par le président du conseil général des Hauts-de-Seine Patrick Devedjian. Pour succéder à la tête du groupe à Jean-Jacques Guillet, député et maire (UMP) qui ne peut pas cumuler les mandats, et après quelques négociations pour préserver l'unité de la majorité présidentielle, Jean Sarkozy obtient la présidence du groupe alors que le candidat annoncé n'obtient que la vice-présidence[6].
Cher Jean,
en premier lieu, je te félicite pour ta prochaine… comment dire… « nomination » à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (Epad), premier parc d'affaires d'Europe, avec ses tours obsolètes, son déficit abyssal et son projet urbain en panne.
Jeune élu de 29 ans, je suis moi-même administrateur de l'établissement public voisin, Seine-Arche. Celui-ci fusionnera avec le tien d'ici peu, quand ton père aura signé le décret. Bien que depuis deux ans je travaille sur les dossiers de ce secteur, ceux-ci sont encore complexes à comprendre.
Dès lors, tu comprendras qu'il est difficile pour moi de voir nommer à cette place quelqu'un de moins informé que moi et qui, a priori, va voir l'influence de son établissement étendue sur ma commune lorsque ton père aura signé le décret de fusion. C'est près de la moitié de ma ville qui sera sous l'emprise de l'établissement que tu présideras.
Je te conseille avant toute chose de prendre le temps de visiter le secteur : bien que voisins, Neuilly-sur-Seine et La Défense n'ont rien à voir, et Nanterre n'est pas une morne plaine à bétonner. Moi, qui suis né et qui vis depuis toujours dans cette ville, moi qui ai été élu avec 56% dès le premier tour, moi qui connais presque chaque mètre carré de cette ville, chaque hall d'immeuble, j'aurai moins de droit de décider l'avenir de ma ville que toi.
Je ne serai peut-être même pas dans le futur conseil d'administration que tu vas présider, puisque ton père va supprimer mon poste d'administrateur.
Tu comprendras que je sois scandalisé de voir ma ville dépossédée de son urbanisation, remise entre tes mains par un tour de passe-passe « juridico-administrativo-politique » un peu bancal.
Pire encore : le fric que ce nouvel établissement va se faire sur Nanterre, en vendant des droits à construire, va servir à éponger les dettes de La Défense, et servira à rénover les tours devenues de vraies épaves.
Jean, si tu as bien compris, tu seras bientôt chargé de bétonner ma ville, sans que je ne puisse rien dire, pour rembourser les dettes de ton père, qui présidait l'Epad bien avant toi… Il n'y a vraiment rien qui te choque là-dedans ?
Alors avec tout ça, tu comprendras que je sois vraiment dégoûté. Dégoûté de la politique ; dégoûté des discours qui parlent du « mérite » et qui ne me donnent même pas les droits que mérite un élu local : décider, avec toi ou d'autres, du devenir de la ville où j'ai grandi, où j'ai appris, où j'ai été élu.
C'est pour tout ça que je t'invite, une fois « élu » président de l'Epad, à abandonner le mauvais procès qu'on fait à ma ville et à réaliser, par ton propre courage et ta propre volonté, le renouveau de La Défense sans exproprier toute une ville de son avenir.
Je te remercie et te prie de recevoir, cher Jean, l'expression de mes salutations cordiales.
Ah mais la je me dois de te contredire. Pour preuve, une émission de télévision a prouvé très rigoureusement le génie de Prince JeanKõjiro a écrit :Jean Sarkozy n'est pas le petit génie, la pépite, le diamant qui se distingue du lot par de formidables aptitudes.
Oh, c'est beau, ça, encore pire que ce que je pensais. Donc on gère l'élection d'un conseil en individualisant l'élection de ses membres, ce qui évite le risque d'une représentation proportionnelle nuisible aux partis dominants (comme à l'Assemblée Nationale, d'ailleurs), ce qui à cet endroit revient à offrir les sièges à tout candidat UMP désigné. Merci pour les chiffresKõjiro a écrit :Je ne suis pas spécialiste mais les cantonales sont les élections qui permettent la désignation des conseillers généraux (ce qu'est le fiston Sarkozy). Or les cantonales sont des élections à scrutin majoritaire uninominal à deux tours. Ce qui veut dire qu'il n'y a qu'une seule personne par "liste". Donc je vois mal comment on pourrait rayer le seul nom présent sur la liste et en mettre un autre qui correspondrait à une autre liste (autant voter pour l'autre gars et l'autre liste vu que c'est une personne qu'on envoi au conseil général et pas une liste, donc on ne comptabilisera pas le nb de voix de la liste mais celui de la personne).
On notera que parmi les gens qui vont "élire" jeannot on en a déjà la moitié qui rendent compte à leur ministre. Et on connaît la propension des ministre à déplaire au chef... Donc 9 voix acquises...La loi ne dit pas que le président de l'Epad est « choisi parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine ». Décryptage.
Soit les fiches du Premier ministre sont fausses, soit il n'a pas très bien révisé. Invité ce mardi matin de RTL, François Fillon a affiché son intention de clore la polémique autour de la probable arrivée de Jean Sarkozy à la tête de Etablissement public pour l'aménagement de la région de La Défense (Epad) :
« Ce président du conseil d'administration est élu. Il n'est pas nommé, il est élu. J'entends toute la journée sur les ondes depuis hier [lundi] soir, dire que le président est nommé. Le président n'est pas nommé. Il est élu et il est choisi, c'est la loi qui le dit, parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine. » (Voir la vidéo)
Sauf que, @fcinq l'a noté sur Twitter, « Fillon s'est complètement emmêlé les pinceaux ». Selon le décret qui régit l'Epad, le président du conseil d'administration est élu par ses pairs et parmi eux, et donc pas « parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine ».
Les six premiers présidents de l'Epad étaient fonctionnaires
Le conseil d'administration est composé de 18 membres. Neuf membres représentent l'Etat et sont désignés à raison d'un membre par chacun des ministres concernés (urbanisme, transports, aménagement du territoire, logement, économie, budget, industrie, collectivités locales et culture). Et neuf autres « les collectivités locales et établissements publics suivants » :
* Deux représentants du département des Hauts-de-Seine désignés en son sein par le conseil général.
* Un représentant de la ville de Paris désigné par le conseil de Paris.
* Un représentant de chacune des communes de Courbevoie, Nanterre et Puteaux, désigné par les conseils municipaux.
* Un représentant du Syndicat des transports d'Ile-de-France désigné par le conseil d'administration de cet organisme.
* Un représentant de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris désigné par le conseil d'administration de la compagnie.
* Un représentant de la région d'Ile-de-France désigné en son sein par le conseil régional.
Avant Patrick Devedjian, Nicolas Sarkozy, Charles Pasqua et consorts, Le Parisien indique d'ailleurs dans son édition de ce mardi que les six premiers présidents de l'Epad étaient « tous fonctionnaires ».
Jean Sarkozy prend encore la place d'Hervé Marseille
Ledit décret nous apprend également que, si Jean Sarkozy est élu, son premier mandat à la présidence du conseil d'administration de l'Epad ne pourra durer qu'un an et demi, alors que la durée d'un mandat d'administrateur, qui est renouvelable, est de trois ans.
Le fils de Nicolas Sarkozy prendra en effet la place d'Hervé Marseille, opportunément nommé par son père au Conseil économique et social. Hervé Marseille siégeant depuis un an et demi déjà, son remplaçant n'est nommé que jusqu'à la fin de son mandat.
Prendre la place d'Hervé Marseille, cela commence à devenir une habitude pour Jean Sarkozy. Alors que le conseiller général Nouveau Centre des Hauts-de-Seine était pressenti, et soutenu par le président UMP Patrick Devedjian, pour diriger le groupe « Majorité Départementale UMP - Nouveau Centre & Apparentés » au lendemain des cantonales de 2008, le tout jeune conseiller général UMP, poussé par Isabelle Balkany, avait présenté une candidature concurrente surprise quatre jours avant le vote.
A l'époque, tout le monde avait été obligé de s'écarter à son profit. Bis repetita le 4 décembre pour l'élection du président du conseil d'administration de l'Epad ?
Muhahahahahahahahahahahahahaha....."Je trouve formidable que quelqu'un de jeune, d'engagé, puisse avoir l'envie, l'ambition de diriger un établissement public de cette nature", explique la présidente du Medef.
La présidente du Medef, Laurence Parisot, a jugé "formidable que quelqu'un de jeune et d'engagé" comme Jean Sarkozy puisse être candidat à la présidence de l'Etablissement public de la Défense (Epad), fustigeant mardi 13 octobre la polémique créée autour du fils du président de la République.
"Je trouve absolument incroyable la polémique sur Jean Sarkozy. Je trouve formidable que quelqu'un de jeune, d'engagé, puisse avoir l'envie, l'ambition de diriger un établissement public de cette nature", a lancé Laurence Parisot, lors d'une conférence de presse au Medef.
"Pour autant que je sache, Jean Sarkozy a été élu au suffrage universel, et à ce titre, il peut postuler à être administrateur voire président de l'Epad", a-t-elle souligné.
"Vous ne manquez pas de toupet!"
"Je n'ai pas aimé certaines réflexions très ironiques sur son niveau de diplôme et sa jeunesse. Avec des principes comme ça, je ne suis pas sûre qu'on favorise le brassage et le renouvellement", a ajouté Laurence Parisot.
"Moi je trouve tout à fait intéressant qu'il soit candidat et je serai intéressée de connaître son projet quand il en aura un", a souligné la présidente du Medef, s'indignant des rires suscités par ces deux dernières remarques chez les journalistes présents.
"Je ne sais pas pourquoi ça vous fait rire. Vous n'avez même pas attendu de voir s'il avait un projet à vous présenter. Qu'est ce qui vous dit qu'il n'en a pas un ? (...) Je trouve que vous ne manquez pas de toupet!", a-t-elle ajouté.
Le fils du président de la République, âgé de 23 ans, estime que sa jeunesse n'est pas un obstacle à son élection à la tête de l'Epad et récuse les accusations de favoritisme.
Tetsuo a écrit :Magnifique ! Pile il gagne, Face il ne perd pas.
Son fils est nommé : le président ne l'a pas soutenu, pas de népotisme, c'est donc qu'il est jugé compétent, vive la méritocratie. Nicolas +1 points
Son fils n'est pas nommée : le président ne l'a pas soutenu, pas de népotisme, vive la méritocratie. Nicolas +1 points
Bilan : Nicolas +1 points.