Liste de kami

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Akaguma
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Message par Akaguma » 03 juil. 2009, 18:30

Hida Koan a écrit :Coucou (oui oui exhumation)

Aurais-tu une idée du nom du kami des chevaux (des cavaliers etc.)? Parait qu'il y en a un...
C'est Ukemochi no Kami 保食神 ( je vais la rajouter dans la liste !), la déesse de la nourriture.
Selon le Nihon-shoki :
Un jour, sur ordre de Amaterasu Ômikami, Tsukiyomi no Mikoto, le dieu de la lune, se rendit chez Ukemochi. Pour l'accueillir, elle se tourna vers la plaine et vomit du riz, se tourna vers la mer et vomit des poissons, et se tourna vers les montagnes et vomit des animaux sauvages. En voyant cela, Tsukiyomi trouva guère ragoûtant de se voir ainsi servir a manger du vomi... fût-il divin (tu m'étonnes ! ;) ) et se mit en colère. Il trancha alors Ukemochi d'un coup d'épée, ce qui ne manqua pas d'irriter Amaterasu ! Depuis lors, elle refusa de rencontrer Tsukiyomi. C'est pourquoi ils se sont partagés le jour et la nuit !

Amaterasu dépêcha le kami Amanokumahito 天熊人 chez Ukemochi pour la sauver. En arrivant, il découvrit déjà qu'elle était morte, et que de son crâne sortaient des chevaux et des bœufs, de son front du millet, des ses sourcils des vers à soie, de ses yeux du millet (une autre sorte !), de son ventre du riz, puis de ses parties intimes des céréales, du soja et des azuki (haricots rouges). Amanokumahito apporta tout cela à Amaterasu qui fut satisfaite. Des plantes, elle en fit des graines qu'elle offrit aux hommes.
:)
Ashidaka Kenji a écrit :cela dit, Akaguma-san, pourrais-tu m'en dire plus sur les kami des sabres, des arts martiaux et de la forge... bref est-ce qu'on connait un peu de leur histoire ?
Pourquoi y en a-t-il plusieurs ?
Ils sont liés à différents sanctuaires, différentes régions.
si tu ne peux pas, où trouver ce que je cherche ?
A vrai dire, il n'y a pas beaucoup de sites ou de bouquins en français sur le sujet...
voilà quelques sites
Kagutsuchi
Futsunushi
Yamato-takeru

Togashi Dôgen

Message par Togashi Dôgen » 03 juil. 2009, 22:35

Akaguma, tes joueurs sont-ils des japanophiles confirmés ? Ou est-ce qu'ils notent bien sagement tout ce que tu leur dit ? :p
Meilleure question : tu as pensé à faire jouer des japonais à des japonais ?
Ca leur apprendra un peu leur propre culture, non mais... :biere:

Un mot à propos de Hachiman, qui est une divinité que j'aime bien : j'ignorais qu'il fût également consacré à l'éducation ?...
Par contre, j'ai entendu parler comme patron des arts métallurgiques (on lui a érigé un sanctuaire pour veiller sur la fonte du Grand Bouddha de Nara, c'est dire), et c'est souvent sa bannière qui était arborée sur les vaisseaux des pirates de la période de Muromachi (1) (c'est moins impressionnant que le Jolly Roger, on est d'accord là-dessus)
Hachiman Daimyojin (ou encore Hachiman Daibosatsu (grand boddhisatva)) est la déification d'Ojin Tennô, 15è Empereur sur la liste officielle et fils de Jingu Kogo, qui est dans la liste.
A l'origine, il était préposé à l'agriculture (d'ailleurs, tu as oublié de l'inclure, Akaguma... :p). Ce n'est que lorsque la famille Minamoto, qui descendait aussi de lui, lui construisit un sanctuaire à Kamakura et choisis de le prendre comme saint patron, qu'Hachiman devint un des trois "dieux guerriers" principaux du Japon (Hachiman Daibosatsu, Fudo-Myoo et Bishamonten). Aussi, Hachiman est la plus puissante divinité du Japon, car la plus vénérée, à l'époque ! Aujourd'hui encore, c'est le dieu auquel le plus grand nombre de sanctuaire est consacré !
C'est d'ailleurs en visitant un de ses sanctuaires, celui de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura, je crois, que Uesugi Kenshin-sama choisit de devenir moine zen, au service de Vaisravana (Bishamonten).

A ce propos, tu inclus un dieu du mont Hiei. Or, le mont Hiei est un des grands centres du Bouddhisme Japonais ! Est-ce que ça veut dire que tu inclus aussi dans ta liste des dieux mi-bouddhistes mi-shintoïste ? Dans ce cas, il serait de bon ton de rajouter Fudo-myoo (Arts Martiaux, enseignement peut être aussi) et Bishamonten (Arts martiaux, guerre, armée).

Un jour, sur ordre de Amaterasu Ômikami, Tsukiyomi no Mikoto, le dieu de la lune, se rendit chez Ukemochi.
Il me semblait que Tsukiyomi était une déesse ? Et aussi la soeur de Susanoo no Mikoto et Amaterasu Omikami.
C'est une capricieuse c'te nana... Susanoo elle lui fait la gueule (et l'exile), Tsukiyomi elle lui fait la gueule, elle se planque dans une caverne...

Tu as aussi peut être oublié le dieu de la sagesse, qui l'a fait sortir de sa caverne, je me souviens plus de son nom, et le dieu du mont Fuji, s'il y en a un... Ainsi que le dieu de la pluie (l'un des plus importants Kami sous l'ère Heian), la dragone du mont Kifune : la déesse Takao no Kami, et son suzerain, Ryugu, le Roi des Dragons (aussi appelé Lac Long Quan au Vietnam...).


Dôgen, qui a l'impression de parcourir son arbre généalogique... (et ouais, j'ai au moins deux trois dieux dans mes ancêtres : Lac Long Quan, l'Empereur du Ciel (Tian, la principale divinité d'Asie) et si on abuse, par extension, Amaterasu... :langue: )

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Message par Akaguma » 04 juil. 2009, 02:25

Togashi Dôgen a écrit :A ce propos, tu inclus un dieu du mont Hiei. Or, le mont Hiei est un des grands centres du Bouddhisme Japonais !
Mais aussi du shintô, et plus précisément de la secte Sannô Shintô 山王神道 ! Ôyamakui no kami était le protecteur du Mont Hiei, ou plutôt du Mont Hie (Hie no Yama 日枝山) avant qu'il ne soit rebaptisé "Mont Hiei" (Hiei-zan 比叡山), et avant que le Enryaku-ji ne soit bâti. Par la suite, Ôyamakui est devenu le kami protecteur du Enryaku-ji. C'est vrai qu'à l'époque , ça ne dérangeait personne de mélanger shintô et bouddhisme.
Est-ce que ça veut dire que tu inclus aussi dans ta liste des dieux mi-bouddhistes mi-shintoïste ? Dans ce cas, il serait de bon ton de rajouter Fudo-myoo (Arts Martiaux, enseignement peut être aussi) et Bishamonten (Arts martiaux, guerre, armée).
Pour l'instant, je me suis contenté de cette liste de divinités shintô. Un jour peut-être, l'envie me prendra de rédiger une liste des différents buddha, bodhisattva, vidyarāja, deva, etc. ;)

Il me semblait que Tsukiyomi était une déesse ? Et aussi la soeur de Susanoo no Mikoto et Amaterasu Omikami.
Non, c'est bien un dieu... Il était même prévu qu'il épouse Amaterasu, avant cette histoire de déicide crapuleux... ;)

Tu as aussi peut être oublié le dieu de la sagesse, qui l'a fait sortir de sa caverne, je me souviens plus de son nom,
Omoi-Kane no Kami 思兼神... il est dans la liste.
et le dieu du mont Fuji, s'il y en a un...
C'est la déesse Ko no Hana Sakuya Hime no Kami 木花咲耶姫神, dans la rubrique "montagne"
Mais le Mont Fuji est aussi sous le protection du tengu Fuji-tarô 富士太郎 !
Ainsi que le dieu de la pluie (l'un des plus importants Kami sous l'ère Heian)
Il y avait une cérémonie des dragons pour invoquer la pluie
la dragone du mont Kifune : la déesse Takao no Kami
Ne serait-ce pas plutôt Taka Okami no Kami 高龗神 (qui est dans la liste... ;) )
et son suzerain, Ryugu, le Roi des Dragons .
En fait, Ryûgû 龍宮 désigne le Palais du Dragon qui se trouve sous la mer. Le dragon en question s'appelle Ryûô 龍王(Roi-Dragon) ou Ryûjin 龍神 (Dieu-Dragon).
(aussi appelé Lac Long Quan au Vietnam...)
Ryûô se traduit plutôt Long vương en viêt-namien.
Lạc Long Quân 雒龍君 n'est pas spécialement lié à la mer comme peut l'être Ryûô.

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Ashidaka Kenji
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Message par Ashidaka Kenji » 04 juil. 2009, 11:23

merci Akaguma-san :jap:
Kenji :grue:
qui a dit qu'un kakita n'était jamais un guerrier

La fuite n'est pas une option !

Togashi Dôgen

Message par Togashi Dôgen » 04 juil. 2009, 11:31

Par la suite, Ôyamakui est devenu le kami protecteur du Enryaku-ji. C'est vrai qu'à l'époque , ça ne dérangeait personne de mélanger shintô et bouddhisme.
Il me semble même qu'elles étaient officiellement fusionnées, par la 1ère constitution du Japon. Mais dans les faits, le peuple faisait tout de même la différence...
Mais le Mont Fuji est aussi sous le protection du tengu Fuji-tarô 富士太郎 !
Il n'y avait pas aussi un roi des Tengu ?

Ne serait-ce pas plutôt Taka Okami no Kami 高龗神 (qui est dans la liste... )
Ah oui, tient... J'ai dut confondre (peut être cause de Shonen Onmyoji... Mais ça fait longtemps que j'ai regarder cette série). ^^'

Ryûô se traduit plutôt Long vương en viêt-namien.
Lạc Long Quân 雒龍君 n'est pas spécialement lié à la mer comme peut l'être Ryûô.
Oui, mais Long vu'o'ng c'est plus le titre et Lac Long Quan de la lignée de Hong Bang, c'est son nom : à l'époque où il épouse Au Co il est prince (et non roi), son nom signifie Seigneur Dragon de Lac (? les traducteurs français sont incertains, mais faut dire que mes sources datent un peu, puisque c'est Huard et Durand).
Et si, il est justement très lié à la mer, car son palais (au départ celui de son père) s'y trouve. Il le quitte pour prendre le contrôle du pays des Démons bleus et rouges (Xich Qy, qui s'étend de la région de Canton aux alentours de Huê) et fonde le Van Lang (Pays des Lettrés) en épousant une immortelle, la princesse impériale Au Co, dont la famille a été exilée de Chine. Ca se passe 2200 ans avant Jésus Christ, environ.
Par la suite, ils donnent naissance au "Cent Yue", 100 garçons à moitié divin, 50 partent avec Lac Long Quan au palais du Roi Dragon et les autres vers les montagnes, avec Au Co, car les époux avaient compris que leur idylle ne pouvait demeurer éternellement, étant donné qu'ils étaient fais pour vivre dans des milieux différends. ;)

Lac Long Quan reste néanmoins le génie protecteur du Vietnam. Et il est précisé qu'il est le dauphin du précédent roi.

D'ailleurs, il faut un mois environ pour aller du Japon au Vietnam par bâteau, et je trouve étrange qu'il n'y ait pas eut d'échanges culturels (ou du moins que l'on n'en garde guère de traces, contrairement avec la Chine et la Corée).

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Faranda
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Message par Faranda » 04 juil. 2009, 16:33

Togashi Dôgen a écrit :
Par la suite, Ôyamakui est devenu le kami protecteur du Enryaku-ji. C'est vrai qu'à l'époque , ça ne dérangeait personne de mélanger shintô et bouddhisme.
Il me semble même qu'elles étaient officiellement fusionnées, par la 1ère constitution du Japon. Mais dans les faits, le peuple faisait tout de même la différence...
Je m'insurge violemment. Il faut plutôt prendre shintô et bouddhisme comme deux corpus différents, avec des implications différente, même s'il y a parfois chevauchement.
Cela étant, ce qu'on a par la suite appelé "le" shintô (et qui est une création assez récente) est en fait l'unification conceptuelle d'un ensemble de pratiques religieuses et rituelles locales, qui ont rarement été mises en opposition ou en conjonction avec le bouddhisme. C'est simplement que certains problèmes trouvaient leur solution dans des rituels bouddhiques et d'autres dans des rituels envers des divinités locales. De là, le syncrétisme tombait sous le sens, que ce soit par la propension du bouddhisme à s'adjoindre nolens volens la protection des divinités locales ou par celle des pratiques religieuses locales à révérer un peu tout ce qui leur tombe sous la main. Dans ce sens, je dirais que :
Premièrement, shintô et bouddhisme n'étant pas des termes comparables, je serais très surpris que tu m'exhumes un article des codes de Taika où de la Constitution en 17 Articles (je prends aussi d'autres sources) qui établisse clairement un lien entre les deux (d'autant que ne l'oublions pas, la notion même de shintô à l'époque n'était pas d'une évidence lumineuse)
Deuxièmement, on a suffisamment d'exemples de syncrétisme (Hachiman, Fudô-myô-ô et Bishamonten que tu citais plus haut sont quand même des cas d'école) pour se dire que la distinction entre les deux n'était pas d'une clarté limpide aux yeux du commun des mortels, et que ce sont plutôt des professionnels des deux côtés qui ont, très progressivement, établi des différences théoriques, différences qui n'ont vraiment été exploitées qu'à la révolution de Meiji (廃仏毀釈 Haibutsu-kishaku, "détruire les Bouddha et flanquer Çakya à la porte" d'un côté, édification d'un Shintô d'État de l'autre).

Cela dit, je n'ai pas mes notes du cours de Pensée du Japon Ancien sous la main, et même avec ça Akaguma sera infiniment plus pointu que moi sur ce sujet.
Togashi Dôgen a écrit :D'ailleurs, il faut un mois environ pour aller du Japon au Vietnam par bâteau, et je trouve étrange qu'il n'y ait pas eut d'échanges culturels (ou du moins que l'on n'en garde guère de traces, contrairement avec la Chine et la Corée).
Je fais sans doute un hors-sujet flagrant, mais c'est un thème pour lequel j'ai une affection toute particulière. Je me permettrai donc de préciser que depuis que le Japon est Japon et le Vietnam Vietnam, ce sont des peuples qui ont assez peu navigué, et pour lesquels un mois de traversée représentait une distance à peu près infranchissable. Les relations nippo-chinoises même ont donc très longtemps transité prioritairement par la Corée (le cas de l'introduction du Bouddhisme est souvent cité en exemple), et ce n'est qu'à la fin de Muromachi/début d'Edo qu'on voit apparaitre de véritables rapports nippo-vietnamiens (j'ai pensé travailler dessus un temps, et puis j'ai un peu bifurqué. Dommage). En l'occurence, il s'agit essentiellement de rapports commerciaux, dont les différentes dynasties au pouvoir à l'époque au Vietnam ont tenté de limiter autant que possible l'impact politique et culturel : la communauté japonaise du port de Hoi An (qui est la plaque tournante de ce trafic) est généralement évaluée à une cinquantaine de personnes (je suppose qu'il faut ajouter la famille que certains de ces messieurs n'auront pas manqué de fonder).
On notera cependant que le dix-septième siècle a vu circuler différents produits, notamment des céramiques, dans les deux sens : on trouve encore aujourd'hui encore des céramiques vietnamiennes de cette époque au Japon, et japonaises au Vietnam (1).

Ensuite, si le sujet t'intéresse, je t'invite à aller voir du côté du Siam et du Cambodge, qui ont abrité des communautés japonaises plus vastes (celle d'Ayutthaya, avec 1500 âmes, était la deuxième plus importante d'Asie du Sud-Est après celle de Manille), et permis des échanges plus marqués, à peu près à l'époque où le Japon se fermait au reste du monde. Enfin là encore, rien de vraiment transcendant au niveau des fondements de la culture japonaise. Trop peu, trop tard...

(1) PHAN Huy Lê. « Sekai, chi.iki, Betonamu no rekishi-teki haikei to jûgo-jûnana seiki no etsu-nichi kankei » (L’arrière-plan historique mondial, régional et vietnamien et les relations vietnamo-japonaises du XVe au XVIIe siècle, dans SAKURAI Kiyohiko, KIKUCHI Sei.ichi, Kinsei nichi-etsu kôryûshi : Nihon-machi, tôjiki (Histoire des rapports nippo-vietnamiens à l’époque moderne : quartiers japonais et céramiques, Tôkyô, Kashiwa shobô, 2002
Il y a tellement de choses dans la vie plus importantes que l'argent...
... mais il faut tellement d'argent pour les acquérir...
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Togashi Dôgen

Message par Togashi Dôgen » 04 juil. 2009, 17:48

Je m'insurge violemment. Il faut plutôt prendre shintô et bouddhisme comme deux corpus différents, avec des implications différente, même s'il y a parfois chevauchement.
Ok, j'ai dis une connerie... Ca m'étonne pas plus que ça, en fait (laissez tombé, vous pouvez pas comprendre...) ^^'
Je me permettrai donc de préciser que depuis que le Japon est Japon et le Vietnam Vietnam, ce sont des peuples qui ont assez peu navigué,
Façon de parler, le Vietnam s'appelle comme ça depuis pas longtemps... Sinon il a pas arrêté de changer de nom.
Toujours est-il qu'il y a bel et bien une tradition maritime importante dans ces deux pays, simplement qu'ils n'utilisaient guère les voyages en haute mer (comme les rokugani). Mais il y en avait tout de même, comme on le verra avec les pirates wako et les japonais qui partiront à l'aventure au sud, vers, justement Manille, le Cambodge et compagnie.
D'ailleurs, les Cambodgiens sont, si je ne m'abuse, aussi une "ethnie viet" ou du moins font partis des Cent Yue, ce qui n'est guère étonnant vu qu'ils sont voisins.


Oh ! Je sais lequel tu as oublié, Akaguma-san ! ^^
L'emblématique divinité de la foudre : Raiden ! :langue: :dragon:
... Enfin, je crois.

J'ignorais que Michizane avait été déifié... C'était un exilé, après tout.

Sinon, il y a aussi Kamichu et Osamu Tezuka, préposés aux mangas... C'est bon, je sors...

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Message par Faranda » 04 juil. 2009, 18:44

Avant que tu ne sortes complètement : ce que je voulais dire précisément avec l'absence de tradition de navigation (par quoi je sous-entendais hauturière, mais c'est moi qui ai fourché), c'est qu'il faut quand même attendre Muromachi pour voir apparaitre les premiers voyages au long cours : pas ou très peu de contacts étrangers lointains avant cette date.
Pour les wakô, je te l'accorde, tu marques un point.

Je ne me prononcerai pas sur le Cambodge, mais je crains que tu ne prennes le problème à l'envers : est-ce que ce ne serait pas plutôt le Vietnam actuel qui s'est construit en assemblant entre autres des ethnies cambodgiennes plutôt que les ethnies cambodgiennes qui seraient par définition des ramifications de la culture vietnamienne ? Parce que d'après le peu que j'en connais, la péninsule indochinoise, c'est quand même un sacré imbroglio de cultures diverses et variées, non ?

Pour Michizane, il a été déifié sous le nom de Tenjin 天神 (Dieu du Ciel) après qu'on ait attribué mille et une calamités à son esprit, dont on supposait qu'il ne se serait pas remis de mourir en exil à Dazaifu, sur l'île de Shikoku. Et comme c'était un lettré, on lui a tout naturellement attribué la protection des études en général. Aux Langues-O, on trouve un certain nombre de gens (moi y compris) qui seraient très heureux qu'on lui établisse un petit autel dans le couloir du premier étage, notamment pour les périodes d'examens... :langue:
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Message par EcceAngelo » 04 juil. 2009, 23:35

Akaguma a écrit :En arrivant, il découvrit déjà qu'elle était morte, et que de son crâne sortaient des chevaux et des bœufs, de son front du millet, des ses sourcils des vers à soie, de ses yeux du millet (une autre sorte !), de son ventre du riz, puis de ses parties intimes des céréales, du soja et des azuki (haricots rouges). Amanokumahito apporta tout cela à Amaterasu qui fut satisfaite. Des plantes, elle en fit des graines qu'elle offrit aux hommes.
:)
Tiens, c'est marrant, cette partie de l'histoire ressemble très fort au mythe chinois de Pangu, comme s'il s'agissait d'une réponse, d'un positionnement par rapport à ce mythe*.

My 2 ¢.

* Remarque : je ne suppose pas bêtement un "repompage", c'est pourquoi je parle plutôt de positionnement, comme ça s'est fait notamment très fort autour des peuples babyloniens, qui se reprenaient les mythes les uns des autres mais pas sur le mode de la copie : au contraire, ils reprenaient les figures mythiques des voisins dans des histoires où c'était le héros/dieu local qui évinçait/tuait/dépeçait la représentation de l'autre dieu, en tout cas qui était acteur, là où l'autre avait un rôle passif.
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Message par Pénombre » 05 juil. 2009, 08:57

Ok, j'ai dis une connerie... Ca m'étonne pas plus que ça, en fait (laissez tombé, vous pouvez pas comprendre...) ^^'
Polir la lune prend tu temps et comme lorsqu'on fait la poussière chez soi, il faut y revenir sans cesse :x :jap:

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Message par Akaguma » 05 juil. 2009, 23:24

Ashidaka Kenji a écrit :merci Akaguma-san :jap:
De rien ! :)
Togashi Dôgen a écrit :Il n'y avait pas aussi un roi des Tengu ?
Je n'ai jamais rien lu sur un roi des tengu. Habituellement, on parle des Huit Grands Tengu dont font partie Sôjô-bô du Mont Kurama, et Tarô-bô du Mont Atago... mais pas Fuji-tarô ! ;)
Et si, il est justement très lié à la mer, car son palais (au départ celui de son père) s'y trouve.
Au temps pour moi...
Oh ! Je sais lequel tu as oublié, Akaguma-san ! ^^
L'emblématique divinité de la foudre : Raiden ! :langue: :dragon:
... Enfin, je crois.
Raiden 雷電 "Tonnerre et Eclairs" est un autre nom de Raijin 雷神, le dieu du tonnerre. C'est aussi l'un des "noms posthumes" de Sugawara no Michizane. Ce dernier était aussi connu sous le nom de Karai Tenjin 火雷天神 "la divinité céleste du feu et du tonnerre".
D'ailleurs Raiden est le titre d'une pièce de théâtre nô mettant en scène Michizane qui revient au palais impérial après sa mort.
:)
J'ignorais que Michizane avait été déifié... C'était un exilé, après tout.
Oui, mais après sa mort, il y eu plusieurs calamités qui amena la cour impériale à penser que c'était là les manifestations de la colère du spectre vengeur (onryô 怨霊) de Michizane.
A cette époque, d'ailleurs, la peine la plus importante était rarement la mort car on craignait plus les revenants que les vivants ! :fou:
Faranda a écrit :Pour Michizane, il a été déifié sous le nom de Tenjin 天神 (Dieu du Ciel) après qu'on ait attribué mille et une calamités à son esprit, dont on supposait qu'il ne se serait pas remis de mourir en exil à Dazaifu, sur l'île de Shikoku.
sur l'île de Kyûshû, plutôt, non ? :)
Aux Langues-O, on trouve un certain nombre de gens (moi y compris) qui seraient très heureux qu'on lui établisse un petit autel dans le couloir du premier étage, notamment pour les périodes d'examens... :langue:
N'y-a-t-il pas un autel dédié à M. Origas ? :)
Faranda a écrit :Cela dit, je n'ai pas mes notes du cours de Pensée du Japon Ancien sous la main, et même avec ça Akaguma sera infiniment plus pointu que moi sur ce sujet.
:fou: Non non... ne vas pas croire ça ! :)
EcceAngelo a écrit :Tiens, c'est marrant, cette partie de l'histoire ressemble très fort au mythe chinois de Pangu, comme s'il s'agissait d'une réponse, d'un positionnement par rapport à ce mythe*.
Je crois bien que c'est un thème courant dans plusieurs mythologies. :)

Togashi Dôgen

Message par Togashi Dôgen » 06 juil. 2009, 09:29

Je ne me prononcerai pas sur le Cambodge, mais je crains que tu ne prennes le problème à l'envers : est-ce que ce ne serait pas plutôt le Vietnam actuel qui s'est construit en assemblant entre autres des ethnies cambodgiennes plutôt que les ethnies cambodgiennes qui seraient par définition des ramifications de la culture vietnamienne ? Parce que d'après le peu que j'en connais, la péninsule indochinoise, c'est quand même un sacré imbroglio de cultures diverses et variées, non ?
Peut être, oui. Mais ça vient en (grande) partie du fait que les viet et les chinois sont des peuples frères (ennemis), les premiers viets venaient de Chine, comme le prouve la tradition ratachée au clan Ngo, qui veut que pour marquer son attachement à ses origines, les membres du clan Ngo ne changent pas de nom, notamment lors des changements de dynastie (une coutume viet veut que lorsqu'une nouvelle dynastie prend le Mandat Céleste, on peut change de nom de famille pour lui montrer sa fidélité, raison pour laquelle il y a tant de viet nommés Nguyên, car c'est la dernière dynastie en date, et Trân, car c'était celle qui s'est le plus auréolé de gloire).
Cependant, la faute des viet et des han vient plus du fait que se soit des peuples conquérant, d'abord par les armes, puis par la Voie Royale, la méthode de gouvernement préconisé par Confucius, suivant la doctrine des Rois d'antan, surtout Shun et Yao.
Mais si j'ai dis ça, c'était surtout par ce que je sais que les ancêtres du Vietnam (comme le Van Lang ou le Dai Viet) avaient un territoire beaucoup plus étendus, comprenant, il me semble le cambodge. De cela, il ne reste plus que les ruines du Champa, la partie sud du Vietnam actuel.

Pour Michizane, il a été déifié sous le nom de Tenjin 天神 (Dieu du Ciel) après qu'on ait attribué mille et une calamités à son esprit, dont on supposait qu'il ne se serait pas remis de mourir en exil à Dazaifu, sur l'île de Shikoku. Et comme c'était un lettré, on lui a tout naturellement attribué la protection des études en général. Aux Langues-O, on trouve un certain nombre de gens (moi y compris) qui seraient très heureux qu'on lui établisse un petit autel dans le couloir du premier étage, notamment pour les périodes d'examens...
Je me disais aussi... Je préfère cette histoire à celle de "Akodo Tenjin" racontée brièvement dans le Guide du Joueur 2ed.
Par contre, je ne sais pas si un autel à Sugawara no Michizane te serait utile en période d'examens... Pas que prier ne sert à rien, mais surtout qu'à l'époque de Michizane, il n'y avait, à la base, qu'une seule matière : l'étude des Lettres. J'imagine bien son esprit qui, s'il ne s'est pas modernisé, se dira : bon bah... Je vais l'aider à réviser Confucius ; et s'il s'est modernisé, en train de taper une recherche sur internet pour t'aider à tricher, par ce qu'il y connait rien en Math et en anglais... :langue:

("Alors... Ah ! Voilà "traducteur de japonais à l'anglais"... je tape konichiwa... voyons voir...") :france:

En plus, la Grande Etude est totalement différente des études tel qu'on les entend aujourd'hui... Perso, je préfère la Grande Etude, mais je suis largement minoritaire dans le monde d'aujourd'hui, ce qui est fort dommage.

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Message par Faranda » 06 juil. 2009, 11:05

Akaguma a écrit :
Faranda a écrit :Pour Michizane, il a été déifié sous le nom de Tenjin 天神 (Dieu du Ciel) après qu'on ait attribué mille et une calamités à son esprit, dont on supposait qu'il ne se serait pas remis de mourir en exil à Dazaifu, sur l'île de Shikoku.
sur l'île de Kyûshû, plutôt, non ? :)
Ca m'apprendra, tiens, à
- taper mes posts à deux heures et demie du matin :mur:
- sur des sujets que je connais mal :mur:
- et après avoir passé trois heures sur mes projets de vacances dans la Mer Intérieure :mur:
Toujours est-il que j'ai l'air fin...
Akaguma a écrit :
Aux Langues-O, on trouve un certain nombre de gens (moi y compris) qui seraient très heureux qu'on lui établisse un petit autel dans le couloir du premier étage, notamment pour les périodes d'examens... :langue:
N'y-a-t-il pas un autel dédié à M. Origas ? :)
Eh bien c'est triste à dire, mais notre mémoire collective n'est plus ce qu'elle était. Il y a juste un entrefilet découpé dans un journal et épinglé sur un des tableaux d'affichage. Et puis le nom dans la Salle des Plaques, bien sûr, mais pour ce qu'on a l'occasion d'y aller...
Oui, c'est vraiment triste.
Togashi Dôgen a écrit : Par contre, je ne sais pas si un autel à Sugawara no Michizane te serait utile en période d'examens... Pas que prier ne sert à rien, mais surtout qu'à l'époque de Michizane, il n'y avait, à la base, qu'une seule matière : l'étude des Lettres. J'imagine bien son esprit qui, s'il ne s'est pas modernisé, se dira : bon bah... Je vais l'aider à réviser Confucius ; et s'il s'est modernisé, en train de taper une recherche sur internet pour t'aider à tricher, par ce qu'il y connait rien en Math et en anglais...
Pauvre Michizane ! Eh oui, le temps passe vite ! un petit millénaire et hop ! ce n'est plus le même pays. En anglais notamment, je crains qu'il n'ait du mal (les méthodes confucéennes et l'enseignement des langues, ca fait au moins deux). Par contre, si ma mémoire ne me trompe pas trop, le lettré confucéen se devait (avec des variantes selon la période et le lieu) d'avoir une solide formation dans les domaines des rites, de la musique, de l'arithmétique, de la poésie, du tir à l'arc, de l'Histoire... là encore, mes notes du cours de pensée me manquent atrocement, mais je crois qu'il y a de quoi creuser.

Note en passant, à part peut-être quelques Ikoma, on n'a pas grand chose à Rokugan pour tenir la place des bureaucrates confucéens. Bon, d'accord, appliqué à des PJ ce serait probablement ennuyeux à périr. Par contre, je me dis qu'avoir une idée de la mentalité des PNJ Lettrés Dôji ou Bureaucrates Kitsuki donnerait une profondeur supplémentaire au background, non ? Et puis une voie avancée de Légistes Bayushi, après tout... :akuro:
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Message par Akaguma » 06 juil. 2009, 11:14

Faranda a écrit :
Akaguma a écrit :
Aux Langues-O, on trouve un certain nombre de gens (moi y compris) qui seraient très heureux qu'on lui établisse un petit autel dans le couloir du premier étage, notamment pour les périodes d'examens... :langue:
N'y-a-t-il pas un autel dédié à M. Origas ? :)
Eh bien c'est triste à dire, mais notre mémoire collective n'est plus ce qu'elle était. Il y a juste un entrefilet découpé dans un journal et épinglé sur un des tableaux d'affichage. Et puis le nom dans la Salle des Plaques, bien sûr, mais pour ce qu'on a l'occasion d'y aller...
Oui, c'est vraiment triste.
J'aimais bien ce prof. Il était très pointu, mais aussi très passionné ! D'ailleurs, il avait l'air de bien m'aimer... Et il était très intéressé par mon sujet sur les yôkai (lorsqu'à l'époque ce n'était qu'un projet de sujet de mémoire de maitrise...).

Togashi Dôgen

Message par Togashi Dôgen » 06 juil. 2009, 11:55

Par contre, si ma mémoire ne me trompe pas trop, le lettré confucéen se devait (avec des variantes selon la période et le lieu) d'avoir une solide formation dans les domaines des rites, de la musique, de l'arithmétique, de la poésie, du tir à l'arc, de l'Histoire... là encore, mes notes du cours de pensée me manquent atrocement, mais je crois qu'il y a de quoi creuser.
Effectivement, mais l'Histoire était essentiellement abordée dans les "Documents" et dans les romans historiques et pièces de théâtre, l'arithmétique était un peu secondaire (d'ailleurs, les chinois préféraient la Géométrie aux calculs et avaient leur propre méthode de calcul avancé sur les doigts, à une époque, et qui dépassait de loin le "1 pour chaque doigt" puisque il s'agissait de faire de conter les dizaines et les centaines sur les phalanges, les bouts des doigts et autres conneries trop dur à retenir pour un élève français moyen... Je le sais, j'ai essayé à une époque où ma moyenne était supérieur à 4 en Math lol).
A propos des Maths, même s'ils étaient importants (notament en Feng Shui, que Huard appelle la géomancie, et en astrologie) ils n'étaient pas un critère vital de la réussite des concours nationaux. Comme le disait Confucius : "Imaginez un homme qui connaisse par coeur les 300 "poèmes" du Cannon, on l'envoie en ambassade, mais il se montre incapable de donner la réplique (...) à quoi lui sert tout son savoir ?"
Ce qui signifie qu'il importait moins d'être savant que d'être un homme bon, un gentilhomme.

Mais cela vient essentiellement, pour le reste, de l'éducation des membres de la classe des shi, dont faisait parti Kong Fu zi (Confucius), par exemple le tir à l'arc et la conduite était pour la chasse moins que pour la guerre.
Enfin, quand je dis ça, c'est surtout par ce que je suis sous l'influence diabolique de Pierre Huard et de Maurice Durand, auteurs de "Connaissance du Vietnam" dont je possède une édition de 1954, et que j'ai lut une partie traitant de l'éducation au Vietnam traidtionnel, qui reposait essentiellement sur l'étude des ouvrages classiques, comme les Documents, la Grande Etude, le Luanyu, Yijing et le livre de Mencius. Aussi, les rites et la musiques venaient tout seul, comme l'apprentissage de la langue.

Après, pour le Japon, je sais que à l'époque de Michizane-sama (c'est un dieu après tout...) les kuge et les buke avaient tendance à dissimuler leurs talents à l'épée et à mettre en avant leur adresse au tir à l'arc. C'était probablement aussi le cas en Chine, après tout Lu Bu était maître en équitation et en archerie, alors qu'il se battait le plus souvent avec sa lance, la "lance lunaire".

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