J'ai pas plus envie que ça d'entrer dans le débat, je ne pensais pas que mon message allait déboucher sur une nième discussion sur "interdire ou non ceci ou cela". C'est plus la question du paradoxe entre dogme de société libérale et encadrement strict des libertés qui me paraissait intéressant. Plus la question de la différenciation sociale. M'enfin...
Histoire de : sur le plan "moral" je suis sur le même axe que Kaze et les autres (Yoshi et Satori notamment) mais même en mettant cela de coté et en s'intéressant à la seule efficacité des moyens visant à "protéger" la population, l'interdiction totale est sans doute la pire des solutions. TOUS les exemples historiques récents ou anciens montrent que plus l'interdiction est forte et la répression marquée plus les comportements à risques s'accroissent. D'une politique sensée réduire les risques on en fait une qui les multiplie, les diversifie.
Dans cette optique la seule solution viable serait de faire "disparaître" de la surface de la planète le produit (quasi impossible). L'interdire n'aura que des effets pervers contraires aux objectifs fixés.
De toutes manière quel que soit le produit (ou presque) le point le plus important réside dans les comportements de consommation. Tout dépend de la fréquence, de la quantité etc...
Pour prendre un exemple extrême : vaut il mieux bouffer matin midi et soir tous les jours au mc do ou prendre de l'héroïne (la plus "forte" des drogues classiques) une fois dans sa vie dans des conditions strictement contrôlées ?
Le docu "Supersize Me" montre qu'il suffit d'un mois de régime alimentaire macdonnaldé pour avoir des effets notoires très importants sur la santé. Même la clope n'agit pas aussi vite pour le coup... Alors ?
Soshi Yabu a écrit :Parce que la cigarette à petite dose est bonne pour la santé? Nécessaire?
Dans ta société idéale il ne faut garder que les choses bonnes pour la santé et/ou nécessaire ?
Tu vas me dire : on peut garder ce qui n'est pas nécessaire (ouf) il suffit d'éliminer ce qui est néfaste à la santé. Sauf que l'aspect néfaste à la santé est totalement lié au niveau de consommation et que par conséquent ça devient une donnée individuelle liée aux comportements des individus et non une données intrinsèque au produit.
Je suis un bouffeur de viande, j'aime ça, j'en mange quasiment à tous les repas (même si j'aime tout le reste) : c'est stupide, écologiquement catastrophique et néfaste à ma santé (et pourtant je ne suis pas en surpoids j'ai même un imc et un poids "idéals" pour ma taille et mon âge). Alors je m'adapte, je change. La viande n'est pas mauvaise en elle même, ce sont mes habitudes de consommation de ce produit qui le sont. Après que le niveau de consommation impliquant un "danger" ne soit pas le même selon les produits c'est normal mais ça ne change rien au fait que tout cela s'inscrit dans une échelle sur laquelle TOUS les produits sont potentiellement dangereux.
C'est l'abus, la surconsommation qui sont les "fléaux" de notre société (d'autant plus criant aujourd'hui avec la crise écologique). Interdire des produits emblématiques comme la clope par exemple n'est qu'un coup d'épée dans l'eau, un traitement du symptôme sans effet sur la maladie laquelle substituera à chaque produit interdit un autre produit avec les mêmes effets. La seule chose à faire c'est d'apprendre la satiété (et là je me marre vu qu'en micro économie la non-satiété fait partie des hypothèse de base de la théorie du consommateur).
De plus, on supposera également qu'un consommateur préfère toujours consommer plus que moins. C'est-à-dire que si on prend un panier puis qu'on augmente la quantité d'un ou plusieurs biens, alors le nouveau panier sera préféré au panier initial (principe de non-satiété).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or ... A9conomie)

(ce dernier point c'est pour rigoler)