Actualité politique et sociale - Saison 2008 - Episode 1

Forum dédié aux hors sujets.

Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri

Avatar de l’utilisateur
Mirumoto Ohmi
Diplomate
Messages : 2235
Inscription : 12 mai 2002, 23:00
Localisation : Besançon

Message par Mirumoto Ohmi » 11 janv. 2008, 19:25

C'est vrai que c'est collector... Après, je me demande quelle est l'évolution générale et, hum, excusez-moi de ne pas vouloir travailler en Ile de France (mais ailleurs c'est pas toujours nickel non plus!).
Image

Avatar de l’utilisateur
Kõjiro
Gouverneur de province
Messages : 10092
Inscription : 12 mai 2002, 23:00
Localisation : District Hojize
Contact :

Message par Kõjiro » 14 janv. 2008, 10:47

Quelques réactions de journalistes étrangers suite à la conférence de presse de Sarkozy.

Les médias complices du Président ?
« La majorité de la presse est craintive, voire complice du président de la République, estime Lara Marlowe, correspondante de l'Irish Times, une semaine après la conférence de presse de Nicolas Sarkozy. Les questions de déontologie et d’éthique relatives aux fonctions du président sont systématiquement éludées ». «Se promener dans l’avion de Vincent Bolloré n’est pas très avisé, juge Mark Hunter, journaliste d’investigation américain, maître de conférences à l'Institut Français de Presse (Université Paris II). Sarkozy dit qu’il ne cache rien, c’est vrai. Sauf le pourquoi de ses relations ! ». Katrin Bennold, correspondante de l'International Herald Tribune, estime qu’en France, les « questions gênantes » sont rarement posées.

«La question essentielle du conflit d’intérêt ne lui est jamais posée»

Lara Marlowe (Irish Times) « Avec la presse, Nicolas Sarkozy a la même attitude qu'avec les partenaires sociaux ou les responsables de sa propre majorité. Dans un premier temps, sa stratégie consiste à cajoler et séduire, mais lorsque ça ne marche pas, à jouer l'agressivité. On l'a vu lors de sa conférence de presse, lors qu'une journaliste de France 24 lui a souhaité une bonne année, il s'est fait complice, amical, mais il n'a pas supporté la question de Laurent Joffrin sur le monarque élu. Il a même rappelé les difficultés financières de Libération.... Poser de bonnes questions équivaut à se griller vis à vis des conseillers: c'est la façon dont les dirigeants français conçoivent les relations entre la presse et le pouvoir. Mais cette situation s'est aggravée par le pouvoir de Nicolas Sarkozy.
Les questions qui fâchent sont donc rares. Il a évité la question du pouvoir d'achat, et pas un journaliste n'est revenu dessus, contrairement à la tradition qui veut qu'on reprenne les questions restées sans réponse. Autre exemple. Avant son élection, il a dit vouloir une république irréprochable. On voit qu'il prend des vacances aux frais d'amis milliardaires. Il répond mais ce n'est pas aux contribuables de payer mes vacances. Il y a pourtant une troisième solution: c'est qu'il paye lui même ses vacances! Cette question essentielle du conflit d'intérêt, personne ne lui a posé. Pour éviter de répondre, il s'est souvent comparé à ses prédécesseurs. Mais là encore, c'était purement dilatoire.
La majorité de la presse est très craintive. Complice. Les pôles de résistance sont rares. Les meilleurs amis de Nicolas Sarkozy sont à la tête des médias les plus influents (TF1, Europe 1, Paris Match, le JDD...), et ce réseau relationnel est durable parce qu'il résulte d'une longue construction. Son comportement avec les journalistes doit aussi être souligné. Il tutoie les journalistes. A la Garden party de Rachida Dati, j'ai entendu des collègues le tutoyer aussi. Si le président de la République n'impose pas la distance nécessaire, c'est le devoir des journalistes de le faire.
Dans la mesure où il est hyperactif, on est obligé de le suivre. On n'y échappe pas. Et je ne pense pas que la journée sans Sarkozy soit une solution... De même qu'on ne peut pas faire l'impasse sur sa vie privée. On l'a bien vu pendant la campagne électorale. Nous avions deux faux couples présidentiels. Les journalistes savaient que Ségolène Royal et François Hollande n'étaient plus ensemble, et que les retrouvailles de Nicolas Sarkozy et de sa femme étaient probablement factices. Ils ont donc joué la comédie... Est-ce que la presse a posé la question? Non. On élude en permanence les vraies questions de déontologie et d'éthique. »

«Je ne vois aucun avantage politique à l’exposition de sa romance glamour»

Mark Hunter. « Les tactiques de Nicolas Sarkozy ne sont pas nouvelles. Avant lui, Jack Lang, par exemple, qui s'inspirait d'ailleurs de Ronald Reagan, avait compris qu'en se concentrant sur l'action, on détournait l'attention des résultats. Nicolas Sarkozy a l'avantage de l'action, et il contraint les autres, en particulier les médias, à suivre. La différence tient dans le raffinement, dans l'implication dans le détail manifestée par Sarkozy et dans la réaction permanente. Il est intéressant de constater qu'il réagit aussi aux médias, en portant son attention sur ce qu'ils désignent comme important. En quelque sorte, il prend les médias à leur propre piège. Il lui reste à espérer que des résultats viennent. L'affaire Clearstream lui a permis de se présenter à l'élection présidentielle comme un outsider, voire un opposant, alors même qu'il partageait la responsabilité gouvernementale. Si la situation de l'économie, et tout particulièrement celle des banlieues continuent de se dégrader, on voit mal comment il pourrait échapper à ce bilan là. Alors qu'il annonce que les caisses sont vides, que le temps des largesses gouvernementales n'est plus de saison, on apprend qu'il a augmenté son salaire et le Parlement ne veut pas rendre ses propres privilèges. Je ne vois aucun avantage politique au spectacle de sa romance glamour, trois mois après un divorce caché, qui a suivi la remise en scène de sa vie de famille pour des raisons électorales. Se promener dans l'avion de Vincent Bolloré, dont on connait les intérêts dans les médias, n'est pas plus avisé. Sarkozy dit: je ne cache rien. C'est vrai, sauf le pourquoi de ses relations! On peut donc se demander quel est le sens et l'utilité de cette exposition médiatique. Nicolas Sarkozy risque fort de donner l'impression de s'occuper de son propre bonheur avant celui des gens de ce pays. A tort ou à raison, c'est d'ailleurs la conclusion que pas mal de gens semblent avoir déjà tiré.»

Mark Hunter est l’auteur de nombreux ouvrages d’enquête et d’un Que sais-je sur le journalisme d’investigation (PUF, 1997).

«Les questions gênantes n’ont pas été posées»

Katrin Bennold (International Herald Tribune). «Nicolas Sarkozy avait annoncé une rupture dans le style de l’exercice présidentiel. Et cette conférence de presse rompt avec le style de la monarchie présidentielle précédente, malgré le contexte d’hyper-présidence. Les journalistes n’auraient certainement pas posé les questions aussi personnelles à ses prédécesseurs… Dans le même temps, les questions n’ont pas été très difficiles sur l’agenda des réformes, qui est au cœur des interrogations. En France, il est rare que les questions gênantes soient librement posées à des conférences de presse. En Angleterre, la tradition inverse existe: celle de poser des questions difficiles tout le temps. C’est une dynamique très saine. Et les hommes politiques sont obligés de s’y soumettre.»
Image
"Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée. Trop de citoyens veulent la civilisation au rabais" - Henry Morgenthau, remettant son rapport sur l'utilisation abusive des paradis fiscaux par les contribuables au président Roosevelt en 1937.

Avatar de l’utilisateur
Kõjiro
Gouverneur de province
Messages : 10092
Inscription : 12 mai 2002, 23:00
Localisation : District Hojize
Contact :

Message par Kõjiro » 14 janv. 2008, 14:32

Sinon,

l'Ump et Sarkozy soutiennent encore Vanneste en dépit de leurs déclarations préalables... (avec en plus des propos assez limites...)
Fillon invite Act up à être "moins intolérant".
Vanneste l'homophobe, malgré les promesses, candidat UMP aux municipales.

On continue la politique d'expulsions par quotas quantitatifs malgré son échec absolu.
Fillon fixe à 25.000 le nombre d'expulsions en 2008.

On aurait pu se dire que les élections passées il était temps d'arrêter les frais avec une politique très couteuse, inefficace, qui nous met hors du droit, nous oblige à passer par pertes et profit nos valeurs centenaires, et génère des effets pervers très graves mais non.
Image
"Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée. Trop de citoyens veulent la civilisation au rabais" - Henry Morgenthau, remettant son rapport sur l'utilisation abusive des paradis fiscaux par les contribuables au président Roosevelt en 1937.

Avatar de l’utilisateur
Tetsuo
Magistrat de clan
Messages : 4273
Inscription : 04 mars 2003, 00:00
Contact :

Message par Tetsuo » 14 janv. 2008, 14:36

Je ne vois pas ce qui t'étonne, notre Président nous a pourtant bien expliqué que la Morale et l'Humanisme était affaire de Foi et par conséquent de la sphére privé.
L'Etat n'a pas a être porteur de telles valeurs, il doit se contenter de gerrer les finances.



:help:
Eppur si muove

Avatar de l’utilisateur
Kõjiro
Gouverneur de province
Messages : 10092
Inscription : 12 mai 2002, 23:00
Localisation : District Hojize
Contact :

Message par Kõjiro » 15 janv. 2008, 11:38

Contrôles "au faciès" : une avocate poursuit Dati.
NOUVELOBS.COM | 14.01.2008 | 18:07

Pour faire reconnaître l'irrégularité de contrôles d'identité pratiqués en novembre dans le tribunal de Bobigny à la demande du parquet, une avocate vient d'assigner en justice la garde des Sceaux.

L'avocat de Houria Amari avocate du barreau de Bobigny, a annoncé lundi 14 janvier avoir lancé une requête au civil devant le tribunal de grande instance de Paris, vendredi par voie d'huissier, visant la garde des Sceaux Rachida Dati.
Houria Amari expose son sentiment d'avoir subi, le 14 novembre dernier, dans l'enceinte du tribunal, un contrôle "au faciès" de la part d'un policier CRS. Le contrôle avait été autorisé ce jour-là par une réquisition du parquet au titre de l'article 78-2 du code de procédure pénale pour rechercher d'éventuels porteurs d'armes, a expliqué à l'AFP le parquet de Bobigny.

"Acte de discrimination"

Les contrôles opérés au tribunal avaient pour "unique but d'interpeller les étrangers en situation irrégulière qui s'y rendent", accuse de son côté l'avocate, estimant que ce type de contrôles est "irrégulier" à trois titres.
Invoquant les articles 8 et 16 de la déclaration des Droits de l'homme, elle fait notamment valoir qu'il s'agit "d'une violation du droit d'accès à un juge" pour des sans-papiers qui seraient convoqués au tribunal. Houria Amari estime aussi que la justification du contrôle n'est pas établie, et qu'enfin, ce contrôle est "constitutif d'un acte de discrimination". Elle demande 50.000 euros de dommages, qu'elle s'engage à reverser à une association d'aide aux étrangers, et l'interdiction des contrôles.

Article 78-2

Le parquet de Bobigny a expliqué à l'AFP que le procureur de la République prenait "quelques fois dans l'année" des réquisitions en vertu de l'article 78-2 "lorsque des éléments font craindre des troubles à l'ordre public dans l'enceinte du tribunal", notamment "en cas de procès sensibles de violences urbaines". "Elles valent pour le tribunal et les rues avoisinant", a ajouté le parquet.
"Jamais des poursuites n'ont été engagées contre des sans-papiers suite à ces contrôles", a assuré le parquet. Mi-novembre, le contrôle "visait à rechercher les auteurs d'infractions de port ou transport, sans motif légitime, d'armes de 1ère, 4e et 6e catégorie", a-t-il précisé. Le même jour, des militants de gauche proches du Collectif pour les droits des sans-papiers de Montreuil, venus soutenir un camarade jugé devant la 17e chambre, avaient dénoncé "des contrôles au faciès de blancs" de la part des CRS, présents au nombre d'une vingtaine.
Plusieurs parquets d'Ile-de-France interrogés ont expliqué qu'ils ne délivraient pas de réquisitions 78-2 valant pour l'enceinte de leurs tribunaux, se contentant, ont-ils expliqué, de demander parfois des contrôles aux abords. (Avec AFP)
Image
"Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée. Trop de citoyens veulent la civilisation au rabais" - Henry Morgenthau, remettant son rapport sur l'utilisation abusive des paradis fiscaux par les contribuables au président Roosevelt en 1937.

Avatar de l’utilisateur
Kõjiro
Gouverneur de province
Messages : 10092
Inscription : 12 mai 2002, 23:00
Localisation : District Hojize
Contact :

Message par Kõjiro » 15 janv. 2008, 11:50

On poursuite avec des réactions de journalistes étrangers sur les relations entre Sarkozy et les médias.

Une stratégie présidentielle de contrôle de l’information.
L’arrivée de Nicolas Sarkozy à la présidence a restreint pour les journalistes l’accès aux conseillers et aux ministres juge Axel Krause, secrétaire général de l'association de la presse anglo-américaine à Paris, journaliste au Transatlantic Magazine. « C’est une stratégie de communication qui vise à contrôler l’accès aux sources » analyse-t-il. Il révèle que le président de la République se serait plaint des médias allemands auprès de l’ambassade d’Allemagne à Paris. Longtemps rédacteur et correspondant de l’International Herald Tribune, Axel Krause était présent à l’hyper-conférence de presse de Nicolas Sarkozy le 8 janvier.

Axel Krause: «La conférence de presse de Nicolas Sarkozy m’a rappelé une des dernières conférences de presse du général de Gaulle à laquelle j’ai assisté, en arrivant à Paris. Les questions étaient plus ou moins organisées. Peut-être secondaires. Les collaborateurs de Nicolas Sarkozy donnaient l’impression de tendre le micro à certains journalistes. A mes yeux, quelques questions étaient insuffisamment préparées. Et il n’y a pas eu de follow-up, de reprise des questions. J’ai trouvé le style du Président parfois arrogant. Sur les 35 heures et l’Europe, il a laissé beaucoup de questions en suspens.

Sa stratégie privilégie la communication plutôt que l’information, avec la complicité des médias français. L’Elysée considère les médias étrangers comme beaucoup plus critiques. Selon des confrères journalistes allemands, le président français s’est plaint devant l’ambassadeur d’Allemagne de la façon dont les médias allemands traitaient la politique française. On a vu aussi la manière dont il a brutalement interrompu l’interview de Sixty Minutes lorsque la journaliste de CBS lui a posé une question sur sa vie privée qui, pourtant, faisait les une des journaux.

Les journalistes essayent de faire leur travail mais ont un accès plus restreint aux conseillers des ministres et à ceux de l’Elysée depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Il y a peu de fuites. Les ministres sont très contrôlés et leurs collaborateurs aussi. Ils privilégient les interviews radio ou télé au détriment des points presse. C’est une stratégie de communication qui vise à influencer l’orientation des articles en contrôlant l’accès aux sources. Et qu’est-ce qu’un journaliste sans accès à ses sources?

Par ailleurs, la proximité de l’actuel président avec l’actionnariat de certains médias pèse son poids. Un contrôle s’exerce. J’ai été interviewé au sujet de la conférence de presse par une télévision: ils n’ont gardé que les aspects positifs de ma déclaration. Aujourd’hui, les rapports entre les journalistes français et leur Président sont beaucoup plus difficiles qu’avec Chirac qui était plus décontracté par rapport à l’information. Avec Nicolas Sarkozy, on a presque un événement par semaine qui évoque The West Wing, cette série américaine sur la Maison Blanche. La semaine dernière, Tony Blair s’est rendu à l’UMP. Pour Sarkozy, c’était un événement. Il y a un calendrier d’événements, qui n’aurait pas de sens sans le suivisme de la presse et des médias. Mais le sujet de la vie privée, on l’a vu, est un sujet à double tranchant, puisque l’opinion semble désormais y porter moins d’intérêt qu’aux questions économiques et sociales.»
Image
"Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée. Trop de citoyens veulent la civilisation au rabais" - Henry Morgenthau, remettant son rapport sur l'utilisation abusive des paradis fiscaux par les contribuables au président Roosevelt en 1937.

Avatar de l’utilisateur
Shoju
Samurai
Messages : 953
Inscription : 07 févr. 2006, 17:23

Message par Shoju » 15 janv. 2008, 13:49

Je l'aime bien le nouveau texte d'accord sur la modernisation du travail. (<--- mode shoju ironie ON et OFF)

Qu'il est con ce Mahy quand même : effectivement ce n'est pas un mauvais accord pour ceux et celles qui sont DEJA en poste ; par contre, pour ceux qui recherchent un emploi : "merci la lutte". Et FO a signé ...


Il suffit de lire sur ce forum les difficultés qu'ont certains pour démarrer avec un emploi pour se rendre compte que c'est JUSTEMENT dans l'accession au travail qu'il fallait surtout favoriser le salarié devant le patron et non uniquement dans le poste une fois "acquis".


Voilà pourquoi je préfère la CGT. Vision plus globale du problème il me semble.

PS : @ Ignigin : se faire lourder après 5 mois et 3 semaines de période d'essai, ça doit être bien aussi : tu nous raconteras :help: :cut:
J'aime les gens !

Avatar de l’utilisateur
Kõjiro
Gouverneur de province
Messages : 10092
Inscription : 12 mai 2002, 23:00
Localisation : District Hojize
Contact :

Message par Kõjiro » 15 janv. 2008, 13:57

Ce sera 7 mois et 3 semaines désormais (vu qu'il est sans doute cadre Inigin).

Idem, il y a quelques avancés mais vraiment mineures relativement aux concession faites au patronat. La contrepartie des gains de "flexibilité" est vraiment faible. En outre comme tu le dis le problème c'est que ça va juste accroitre la vitesse de rotation de l'emploi pas en créer. Donc la pression sur les salariés restera la même et les principaux problèmes économiques resteront en l'état.
Image
"Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée. Trop de citoyens veulent la civilisation au rabais" - Henry Morgenthau, remettant son rapport sur l'utilisation abusive des paradis fiscaux par les contribuables au président Roosevelt en 1937.

Avatar de l’utilisateur
Mirumoto Ohmi
Diplomate
Messages : 2235
Inscription : 12 mai 2002, 23:00
Localisation : Besançon

Message par Mirumoto Ohmi » 15 janv. 2008, 14:01

Je lisais un topo sur wikipédia sur (je cite...) "les femmes de réconfort":

http://fr.wikipedia.org/wiki/Femmes_de_r%C3%A9confort

Terrifiant.
Le 1 mars 2007, le premier ministre Shinzo Abe, se prononçant sur le projet de résolution d'appui aux victimes présenté au Congrès américain, a nié l'implication de l'armée shôwa dans l'enlèvement physique des femmes en déclarant «Le fait est qu'il n'y a pas de preuve qu'il y avait eu usage de contrainte». Le député Nariaki Nakayama a quant à lui fait valoir qu'on « peut comparer ces bordels à des cafétérias dirigées par des compagnies privées qui recrutent leurs propres employés, offrent la nourriture et fixent leurs prix. Mais affirmer que les femmes ont été contraintes par les militaires japonais en service est à côté de la coche. Ce dossier doit être reconsidéré, pour le bien de l'honneur du Japon. ».
Avec ça, on va finir par se mettre sur la tronche sur la situation. A titre personnel, une armée reconnue responsable du massacre de millions de chinois qui, bizarrement, veillerait sur la virginité des jeunes filles rencontrées, j'y crois vraiment modérément... :help:

EDIT: je Cite, pas je Site... :)
Dernière modification par Mirumoto Ohmi le 15 janv. 2008, 14:14, modifié 1 fois.
Image

Avatar de l’utilisateur
Kyorou
Artisan de clan
Messages : 3794
Inscription : 25 juil. 2006, 08:02
Localisation : Bruxelles

Message par Kyorou » 15 janv. 2008, 14:05

Et encore, l'actuel premier ministre ne va pas à Yasukuni honorer la mémoire de criminels de guerre reconnus toutes les deux semaines...
In wartime, truth is so precious that she should always be attended by a bodyguard of lies.
Winston Churchill

Avatar de l’utilisateur
Kõjiro
Gouverneur de province
Messages : 10092
Inscription : 12 mai 2002, 23:00
Localisation : District Hojize
Contact :

Message par Kõjiro » 15 janv. 2008, 14:05

Ah le négationisme...

Sinon, z'avez compris quelle mouche l'a piqué vous ?

Quand François Fillon se pose lui-même les questions
NOUVELOBS.COM | 15.01.2008 | 13:56
"Comment fonctionne le couple exécutif ? Très bien", a ainsi lancé le Premier ministre, enchainant questions et réponses. "Je vous assure, on arrive à la fin. Sauf si vous avez encore des questions", a-t-il ironisé, sans laisser les journalistes intervenir.

Le Premier ministre François Fillon a innové, mardi 15 janvier, lors de ses vœux à la presse. Il n'a pas répondu aux questions des journalistes mais a posé lui-même à la fois les questions et les réponses.
"Comment fonctionne le couple exécutif? Très bien", a ainsi lancé François Fillon.
Le Premier ministre s'est exprimé de la même façon sur les dossiers qu'il a souhaité mettre en avant, de la baisse au pouvoir d'achat à la réforme du marché du travail.
"Je vous assure, on arrive à la fin. Sauf si vous avez encore des questions", a-t-il ensuite ironisé, sans laisser le temps aux journalistes d'intervenir.
"Etes-vous un Premier ministre heureux", s'est-il demandé pour terminer son allocution, avant de répondre à la salle: "Oui, quand je suis avec vous."
L'intervention du Premier ministre a été saluée par des applaudissements.
Image
"Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée. Trop de citoyens veulent la civilisation au rabais" - Henry Morgenthau, remettant son rapport sur l'utilisation abusive des paradis fiscaux par les contribuables au président Roosevelt en 1937.

Avatar de l’utilisateur
Shoju
Samurai
Messages : 953
Inscription : 07 févr. 2006, 17:23

Message par Shoju » 15 janv. 2008, 14:09

Kõjiro a écrit :Ce sera 7 mois et 3 semaines désormais (vu qu'il est sans doute cadre Inigin).
Oui j'suis con, j'avais raté le truc sur les cadres, cela m'avait déjà pas mal fait tiquer ... Bon bah Ignigin à dans 7 mois et 3 semaines alors :grr:
Idem, il y a quelques avancés mais vraiment mineures relativement aux concession faites au patronat. La contrepartie des gains de "flexibilité" est vraiment faible. En outre comme tu le dis le problème c'est que ça va juste accroitre la vitesse de rotation de l'emploi pas en créer. Donc la pression sur les salariés restera la même et les principaux problèmes économiques resteront en l'état.
Le pire c'est que FO cautionne cet accord par sa signature (parce que l'accord n'avait pas besoin de FO, soyons clair CFTC+CFG-CGC+ (évidemment) CFDT aurait suffi). Accord qui est une resaucée, sans le dire, des contrats CNE tout en "assurant" que le CDI est la norme. Cette bonne blague ...

Le CDI ne sera pas la norme, ce sera le St Graal que le salarié cherchera à viser après ses "Contrats à Durée Déterminée mais en fait pas (parce que prolongations possibles et allongées)" suivi de la période d'essaie de 6 à 8 mois .... Bref au bout de 3 ans, si t'es sage et si tout va bien, tu peux espérer accéder au StGraalissime CDI ! Quel scandale !
J'aime les gens !

Avatar de l’utilisateur
Tetsuo
Magistrat de clan
Messages : 4273
Inscription : 04 mars 2003, 00:00
Contact :

Message par Tetsuo » 15 janv. 2008, 14:17

Le plus drôle c'est que dans certains domaine, notament les sociétés de services informatique (que je connais) et donc sans doute maints autres préstation de service, la norme chez les clients est une mission de 3ans maximum.

Pourquoi 3ans ? Parce qu'ils n'ont plus envie de se prendre un procés quand ils mettent fin à un contrat de prestation qui cours depuis plus de 3ans car la jurisprudence les assimiles à des CDI déguiser et donc le client se retrouve avec les obligations de l'employeur.

Maintenant, je suis un dirigeant qui veut recruter un petit informaticien : je lui propose ou de rejoindre la SSI qui a le droit de travailler avec moi.
Ou je lui propose un CDD de 2ans, avec promesse d'un CDI par la suite, promesse que je tiendrais, mais 2ans de CDD plus 2 fois 4 mois de période d'essaie ça fait pratiquement 3ans... Tout benef !

Enfait je me demande si nos dirigeants, patrons et DRH ne sont pas de plus en plus stupides. En effet c'est limite si on ne leur donne pas une plaquette explicative sur comment gerrer la précarité.
Eppur si muove

Avatar de l’utilisateur
Mirumoto Ohmi
Diplomate
Messages : 2235
Inscription : 12 mai 2002, 23:00
Localisation : Besançon

Message par Mirumoto Ohmi » 15 janv. 2008, 14:42

Sinon, z'avez compris quelle mouche l'a piqué vous ?
Facile, il ne voulait pas s'encombrer à éluder les questions des journalistes, et comme de toute façon le gouvernement a un blanc sein des journalistes quant aux questions lui étant posées, ça ne posera pas de problème, c'est même un service qu'il leur rend...

J'ai bon, là??? :chepa:

En tout cas, on dirait bien un pied de nez à tout un tas de gens...
Image

Avatar de l’utilisateur
Kõjiro
Gouverneur de province
Messages : 10092
Inscription : 12 mai 2002, 23:00
Localisation : District Hojize
Contact :

Message par Kõjiro » 15 janv. 2008, 14:48

Boutin invente la maison à 15 € euro par jour. :roll:

8 mois pour nous sortir ça...

C'est vraiment une bande de comiques qu'on a placé au gouvernement...

M'enfin, passons, plus intéressant :

La Halde juge les tests ADN discriminatoires

Evidemment le titre laisse penser que tout se focalise une fois de plus sur le chiffon rouge des tests ADN mais heureusement ce n'est pas le cas. La combinaison Halde / Gitsi avait de bonnes chances de produire un effet intéressant.
La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité s'oppose notamment à "l'identification par les empreintes génétiques des enfants entrant sur le territoire dans le cadre du regroupement familial". Elle demande à être consultée sur les décrets d'application de la loi.

La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité juge "discriminatoires" plusieurs dispositions de la loi relative à la maîtrise de l'immigration, et notamment les tests ADN.
La Halde considère, dans un communiqué publié mardi 15 janvier, que les dispositions en cause "méconnaissent des directives européennes ou des conventions internationales auxquelles la France est partie". Elle évoque notamment "l'identification par les empreintes génétiques des enfants entrant sur le territoire dans le cadre du regroupement familial", les tests ADN.

Obligation de quitter le territoire

La Halde cite aussi "les conditions de ressources exigées pour les personnes handicapées qui demandent le regroupement familial", "la suspension des prestations familiales en cas de non-respect du contrat d'accueil et d'intégration", "la non-motivation de la décision d'"obligation de quitter le territoire français" (OQTF) après un refus ou un renouvellement de titre de séjour" et "l'exigence d'une autorisation spécifique pour les étrangers résidents de longue durée souhaitant exercer une profession commerciale".

Gisti

La Halde précise qu'elle a été saisie par le Gisti (Groupe d'intervention et de soutien aux travailleurs immigrés) sur la loi relative à la maîtrise de l'immigration, à l'intégration et à l'asile, publiée le 21 novembre au Journal officiel.
Le collège de la Halde a transmis sa délibération au Premier ministre et au ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement Brice Hortefeux et a demandé à être consulté sur les décrets d'application de cette loi.
La délibération de la Halde

On notera :
En premier lieu, le Collège regrette vivement que la haute autorité n’ait pas été consultée par le Gouvernement sur ce projet alors que certaines de ses dispositions relevaient d’une consultation obligatoire en application de l’article 15 de la loi n°2004-1486.
Lisez la suite ça en vaut la peine.
Image
"Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée. Trop de citoyens veulent la civilisation au rabais" - Henry Morgenthau, remettant son rapport sur l'utilisation abusive des paradis fiscaux par les contribuables au président Roosevelt en 1937.

Verrouillé