Moto Shikizu a écrit :dans bon nombre de societes, les gouvernements prennent leurs decisins et agissent pour une "elite", on ne fait pas exception (quel que soit le parti au pouvoir, c'est juste l"elite" qui change et encore pas totalement)...
un certain Karl Marx parlait de commencer par instaurer de manière temporaire dictature du prolétariat, qui aurait remis le pouvoir à une "élite" qui ne l'a jamais vraiment eu. Dans le texte, ça revenait à faire en sorte que le pouvoir économique et politique ne soit plus au service de ceux qui possèdent mais à celui de la majorité qui travaille pour eux.
puis, dans sa théorie, cette étape transitoire (qui contrairement à ce qu'un tas de crétins ont raconté ensuite, marxistes ou non, n'a jamais été décrite comme autre chose qu'un moyen de faire éclater le rapport de domination actuel et non comme un modèle sociétal définitif. D'ou d'ailleurs la conception de "révolution permanente" de Karl, si souvent dévoyée par la suite...) aurait mené à une société ou les individus auraient été conscient de la futilité des intérets de classe et se seraient collectivement orientés vers un développement économique et un fonctionnement politique respectueux de la société dans son ensemble et de chacun de ses membres.
Le père Karl n'a jamais que je sache vraiment défini cette étape qui suit celle de la dictature du prolétariat. Il envisageait de manière utopique qu'arrivé à ce stade là, une société d'individus informés et conscients serait en mesure en préservant cette idée de "révolution permanente" de guider par elle-même sa propre évolution. C'est un sacré pari humaniste que d'aucuns dés le départ considéraient comme totalement irréalisable.
le fait est que dans la pratique, on n'a jamais vraiment tenté de le réaliser ou que ceux qui le voulaient ont rapidement été réduits à néant par ceux qui ont bati des sociétés totalitaires et bureaucratiques qui n'ont de marxistes que le nom. Ben oui, quand on vous en parlera vous pourrez dire que marx était plus proche des anars-coco que des coco tout court mais ça aussi on s'est dépéché de l'oublier...
le fait est aussi que sans aucune exception ni à l'époque, ni maintenant, les détracteurs de l'ami Karl (dans son camp ou ailleurs) n'ont été en mesure de proposer une évolution sociétale et économique qui propose autre chose que de changer le rapport de domination que nous vivons.
Alors, puisque personne n'est en mesure de proposer quelque chose de vraiment nouveau et que l'on nous enfonce régulièrement et assidument dans le crâne que tout ce qui ressemble à du marxisme est forcément synonime de goulag, ben à part faire des acrobaties diverses et variées pour l'instant on a pas vraiment grand chose à proposer à part de continuer à subir d'une manière ou d'une autre la domination des "élites" qui restent globalement les mêmes depuis un moment déjà. Dans le sens ou si les gens, voire les groupes sociaux changent, ce sont toujours des minorités qui tiennent le pouvoir et qui de manière plus ou moins ouverte font en sorte qu'il soit héréditaire.
A par le dernier carré de ceux qui se réclament du marxisme de manière plus ou moins lucide (et la plupart, pour les cotoyer depuis longtemps, je pense que c'est moins que plus...) restent les anars qui n'ont pas dévié depuis plus de 150 ans mais la plupart dans notre beau pays sont instits ou fonctionnaires de la sécu alors on est mal barrés
pis y a les verts aussi, qui se sont dépéchés depuis leur flambée de 94 de s'entredéchirer parce qu'à part l'environnement il n'y avait rien d'autre sur quoi ils soient d'accord et parce que la majorité ne voulait surtout pas qu'écolo rime avec gaucho...
en bref, tout reste à faire
