Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
Je comprend. Mais c'est plutôt à s'imprimer et à lire peinard comme un article de journal type monde diplo (avec un ton plutôt sympatoche en plus).Kyorou a écrit :Trop long (j'assume).
déjà, tu accordes un sens profond à ma pensée, donc forcément, on est mal partis pour se comprendreShoju a écrit :Commence par toi justement ! Kojiro venait à l'instant de m'envoyer un mp me disant qu'il te trouvait TRES TRES agressif !Pénombre a écrit :ça vous poserait une grosse angoisse métaphysique d'ouvrir un sujet "Mauvaise Foi Gratuite" ?
comme ça après un peu de lachàge bon enfant, quelqu'un finira par dépasser les bornes comme de juste mais ne pourra pas se cacher derrière le sempiternel "oh, mais moi je plaisantais, hein. C'est à machinbidule qu'il faut dire de se calmer"
Ce à quoi j'ai répondu (tu me connais) : "Non je ne pense pas, mon cher Kojiro adoré, tu n'as pas du comprendre le sens profond de sa pensée."
Bien à vous !
PS : bon j'y retourne : encore 38 copies à corriger
Si si justement pour de la mauvaise foi, on est très très bien parti ... C'est surtout Kojiro qui comprendra rien ... enfin ... si je suis attentivement le long raisonnement à son sujet que tu m'as fait parvenir par mp.Pénombre a écrit : déjà, tu accordes un sens profond à ma pensée, donc forcément, on est mal partis pour se comprendre
Bon j'ai pris le temps de lire l'étude.Kõjiro a écrit :Alors c'est une étude de l'insee publiée dans la collection eco & stat (à laquelle je suis abonné professionnellement depuis 10 ans ce qui explique pourquoi je l'ai vu passer).
Le pdf de présentation :
http://www.insee.fr/fr/ppp/publications ... bco=ECO351
Il y a eu un recueil aussi (je me demande si je ne lavais pas dans mon stock il y a encore quelques semaines tiens...).
http://www.insee.fr/fr/ppp/comm_presse/ ... 81-382.pdf
Et donc un résumé rapide :
J'ai lu dans un autre résumé que ce serait entre 50 et 80% des aides qui auraient été "annulées" par la hausse des loyers. Donc Piketty a peut être utilisé de manière un peu légère l'argument. Mais il semble bien que cet effet soit réel.Comment les aides au logement affectent-elles les loyers ?
Les aides personnelles aux locataires sont très repandues : elles touchent près d'un locataire sur deux.
Elles ont été créées afin d’alléger la part du budget que les familles à faibles revenus consacrent à leur
logement et pour que ces ménages soient mieux logés. En termes économiques, les aides personnelles
ont pour effet d’augmenter la demande de logement locatif. Augmenter la demande de logement crée
une pression sur l’offre. À court terme, les loyers augmentent pour répondre à cette demande
supplémentaire. À long terme, le niveau des loyers dépend de la réaction de l'offre.
Cet article met en évidence trois observations. Après le « bouclage » des aides opéré en 1992-1994
(c'est-à-dire leur extension à tous les locataires sous conditions de ressources), les loyers moyens au
mètre carré des logements dont le locataire était aidé ont progressé plus vite que ceux des logements
dont le locataire ne percevait pas d'aide.
Ensuite, cet effet demeure, bien qu'atténué, lorsqu'on raisonne à caractéristiques des logements
comparables. Les loyers des logements aidés ont donc progressé plus vite que ceux des logements
non aidés.
Enfin, les taux de croissance des loyers logement par logement sont, en moyenne, plus élevés lorsqu'un
logement passe du statut de « non aidé » à celui de « aidé ». Ceci est vérifié sur toute la période
observée (1989-1997), indépendamment de tout bouclage des aides.
Tout se passe donc comme si le propriétaire bailleur profitait de l'aide nouvelle pour en récupérer une
partie sous forme de loyer. L'étude ne permet cependant pas de mesurer exactement l'impact des aides
sur le niveau général des loyers à long terme.
Il faut que je récupère ces articles vu qu'il y a aussi une analyse de l'effet des prêts à taux zéro.
J'essaierais de les lire pour tirer ça au clair.
Heiligendamm, jeudi 7 juin, 17h30...
LE TEMPS.CH | 13.06.07 | 08h52 • Mis à jour le 13.06.07 | 09h53
Je vous parle en connaissance de cause. J'étais au troisième rang, juste devant la caméra dont les images du président français circulent aujourd'hui abondamment sur l'Internet. Ceux qui avaient pu, comme moi, atteindre le centre de briefing d'Heiligendamm étaient pour la plupart dans la salle. Presque un exploit : les protestataires anti-G8 ayant bloqué le train à vapeur reliant le centre de presse à la salle de briefing, distants d'une dizaine de kilomètres, les rescapés avaient été convoyés dans l'après-midi en bateau.... ou en hélicoptère. Beaucoup de journalistes français, coincés et furieux, durent d'ailleurs se contenter de regarder ce jour-là leur président sur écran.
Résumons : l'intervention de Nicolas Sarkozy était la seule à cette heure. Pas de tension particulière ni d'agitation sécuritaire donc, dans ce centre de briefing monté de toute pièce à l'extérieur du Grand Hôtel Kempinski, pour que les grands de ce monde ne soient pas importunés par les reporters. Le reste s'est passé comme ça : Sarko est arrivé en retard, pressé. Eméché ? Cela ne m'est pas venu à l'esprit. Il ne titubait pas. Il semblait plutôt étonné d'être propulsé là, au milieu des journalistes, tous leur carnet de notes en main. Je l'ai senti plutôt angoissé par un grand vide. Pris de vertige. Un peu comme un trapéziste qui voit soudain le sol défiler sous lui. Il n'était pas serein (mais lui arrive-t-il de l'être?). Plus grave : il ne semblait pas non plus très bien préparé par ses conseillers à son premier punching-ball diplomatico-médiatique.
Le malaise venait du ton. Je l'ai dit dès la fin de la conférence à mon collègue Yves Petignat, aussi sur place pour couvrir le G8. L'hôte de l'Elysée était euphorique. Il planait. Au point de nous prévenir qu'il avait "gardé son calme" devant Poutine. Au point de demander, devant ses conseillers un tantinet éberlués, si " la diplomatie française peut lui accorder un peu de marge de manœuvre "...Ce Nicolas Sarkozy paraissait éberlué, bluffé, étonné lui-même d'être enfin là, dans ce "saint des saints" de la puissance mondiale. "Dans ce G8, on n'a pas une seconde, on court de réunion en réunion", a-t-il poursuivi. Regards déconcertés des confrères. Ce président-là ressemblait à un grand ado un peu perdu, sortant de sa pochette surprise ses propositions pour sauver le monde : moratoire de six mois sur le Kosovo, annonce d'une prochaine visite au Royaume-Uni pour convaincre Gordon Brown de soutenir son "traité simplifié"...
Je l'ai, pour tout dire, vraiment trouvé à côté de la plaque. Pas alcoolisé. Plutôt survitaminé. Comme dopé. Quelque chose sonnait faux dans ses mots. Il n'était pas ce soir là le chef de l'Etat français. Il était "Sarko" : cet énergique politicien qui vous veut du bien, vous sourit mécaniquement, est bourré de tics et ramène tout à lui : la victoire arrachée à Bush sur le climat, l'arrêt des souffrances au Darfour... Je l'ai suivi en campagne électorale, avec le correspondant du Temps à Paris Sylvain Besson. Il est comme ça. Il lui faut du pathos, de l'adhésion, une bonne dose de "Je", de "moi".
Amphétamines, alcool, déprime? Laissons de côté les rumeurs qui vagabondent sur l'Internet. Ce qui m'a sidéré, en cette fin d'après-midi au G8, c'est que Nicolas Sarkozy ne parlait pas de l'état du monde. Il nous parlait de lui, de sa "franchise", de son "agenda", de son "calme". D'abord ivre d'être là. Saoulé par ses propres paroles.
Richard Werly
Très bon.Il cite un ancien conseiller de Bill Clinton qui constatait en 2004 : « Les républicains disent : “Nous allons vous protéger des terroristes de Téhéran et des homosexuels de Hollywood.” Nous, nous disons : “Nous sommes pour l’air pur, de meilleures écoles, plus de soins de santé.” Ils racontent une histoire, nous récitons une litanie. »
Cela rejoint la forme, l'aspect vendeur du propos abordé précedemment mais la gauche ne s'adresse pas à l'individu en lui même.Si la gauche ne sait pas imbriquer les aspirations personnelles avec le collectif, si elle persiste à les criminaliser, il est inévitable qu’elle jette ses ouailles dans les bras de la droite
Certes, la volonté de distinction et de singularisation est précisément ce sur quoi prospère, en la manipulant et en la fourvoyant, la société de consommation, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’il ne s’agit pas d’une quête humaine légitime. C’est peut-être aussi ce désir de ne pas consumer sa vie en vain qui explique la prospérité de la success story : si la gauche ne sait pas ménager un espace aux aspirations personnelles, les imbriquer avec le collectif, si elle persiste à les criminaliser, il est inévitable qu’elle jette ses ouailles dans les bras de la droite, et les pousse à balancer aux orties tout souci du collectif pour saisir la seule chose qui leur semble un peu tangible et stimulante : la réussite personnelle. Bien sûr, les chances d’y parvenir restent des plus aléatoires, mais au moins elles concernent encore cette vie-ci, et n’impliquent d’attendre ni la résurrection ni la révolution.
Sources say a écrit :SARKOZY BECOMES A YOUTUBE STAR Plus d'un million d'internautes ont téléchargé une vidéo du président français Nicolas Sarkozy au sommet du G8 de Heiligendamm, extraite du journal télévisé de la RTBF dont le présentateur a insinué que le chef de l'Etat français avait bu, avant de se rétracter et de présenter mardi ses excuses. L'extrait du journal connaît un grand succès sur des sites d'échanges vidéo comme YouTube, où il avait, selon le compteur du site, été visionné plus d'un million de fois mardi à la mi-journée, suscitant de nombreux commentaires d'internautes. Il a également été placé en page d'accueil du site internet du quotidien 'Le Parisien' et est accessible à partir d'autres sites de journaux. Le journaliste, Eric Boever, a "contacté l'ambassade de France à Bruxelles pour transmettre ses excuses, pour qu'elles soient relayées à qui de droit, jusqu'à l'Elysée si nécessaire", a indiqué le directeur de l'information de la RTBF, la radio-télévision publique belge, Yves Thiran, à l'AFP. L'extrait du "12 Minutes" de la Deux montre le début d'une conférence de presse de M. Sarkozy le jeudi 7 juin après un entretien avec le président russe Vladimir Poutine, lors du sommet du G8. Sarkozy s'excuse de son retard "dû à la longueur du dialogue (qu'il) viens d'avoir avec M. Poutine". Le président français arrive visiblement essoufflé et semble rétenir un rire. Le présentateur belge a lancé les images en affirmant que M. Sarkozy "sortait d'un entretien avec son collègue russe Vladimir Poutine et apparemment il n'avait pas bu que de l'eau". L'entourage du président Sarkozy, interrogé par l'AFP sur ces images, a déclaré: "à l'Elysée, il n'est pas d'usage qu'on commente les plaisanteries de mauvais goût". Le président français est connu pour ne jamais boire d'alcool et affiche son goût pour le sport. Les diverses séquences vidéos mettant en scène le ministre wallon du Budget, Michel Daerden, disponibles sur les plate-formes de vidéos gratuites YouTube, Dailymotion et Google Vidéo, avaient été téléchargées plus d'1,3 million de fois en octobre 2006. L'engouement autour des envolées lyriques et éthérées du ministre wallon, après les élections communales du 8 octobre, avait largement dépassé les frontières de la Belgique.