Actualité politique et sociale 2007

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Aemon
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Message par Aemon » 03 mai 2007, 12:12

Mh, donc les français sont médaille d'argent de la productivité dans le G7 .

Je dois avouer que je ne m'y attendais pas, surtout avec nos 35 heures :langue:
Plus sérieusement, ce constat est d'autant plus amère que l'impact sur notre économie ne s'en fait pas autant ressentir :cut:

Edit, n'ayant pu retrouver la source je la boucle ^^
Dernière modification par Aemon le 03 mai 2007, 12:16, modifié 1 fois.

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Ding On
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Message par Ding On » 03 mai 2007, 12:12

Aemon a écrit :Ta source pour affirmer que les français sont derrière les américains en matière de productivité ?

Sans dire que les français sont des fainéants, le coup de la médaille d'argent j'y crois quand même franchement moyen :chepa:
L'OCDE, entre autres.
Je vais éviter de te traumatiser en te disant aussi qu'on a le meilleur système de santé du monde d'après l'OMS, une des mortalités infantiles les plus basses et l'une des espérances de vie les plus hautes du monde (OMS tjs), certaines des infrastructures les plus fiables de la planète (trains, routes, Poste) ce qui explique notre très bon positionnement en matière d'investissements étrangers sur notre territoire, etc.
Tout cela sont des faits avérés, que les déclinistes se gardent bien de crier sur tous les toits : qd on fait croire aux locataires que l'immeuble brûle, c'est plus facile de refaire les fondations ensuite (et tant pis si l'immeuble s'écroule dans 10 ans à casue de ces travaux).
Plus sérieusement, ce constat est d'autant plus amère que l'impact sur notre économie ne s'en fait pas autant ressentir
Pour le coup, c'est pas la faute des salariés français si on a le patronnat le plus con du monde non plus. Et dire qu'après ils justifient leurs émoluments honteux par un prétendu "marché mondial des patrons" qui n'existe que dans leurs fantasmes...
quand on voit que la France s'est faite dépasser par l'Irlande pour la richesse par habitant, on pourrait se demander si être super productif a un réel intérêt
Le taux de pauvreté en Irlande est quasi le double de celui de la France. La "richesse par habitant", c'est bien beau mais c'est une moyenne...
Dernière modification par Ding On le 03 mai 2007, 12:15, modifié 1 fois.
Hitler, qui était beaucoup plus petit que Mannerheim (Mannerheim mesurait plus de 1,90 m), portait des talonnettes et avait demandé à ses photographes de trouver un angle favorable pour la photo officielle.

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Shinjo Kyusuken
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Message par Shinjo Kyusuken » 03 mai 2007, 12:15

Ben a écrit :Je ne parle pas de travail en première abord mais de productivité d'une entreprise, si on bosse plus la société a plus de productivité. Cette productivité sera réinjecté au sein de la société, salaire, patron et actionnaires. L'interessement se démocratise petit à petit et je pense que c'est un bon moyen de fidéliser son équipe et d'accroître encore plsu la productivité.
L'actionnariat d'entreprise c'est bien mais ça sert à rien... pourquoi ?
Parce que ce n'est pas les quelques pourcentages qu'ils ont qui vont leur donner le droit d'intervenir dans les Conseil d'Admnistration de leur entreprise ou de participer à ses choix stratégiques. Tant que la proportion dans le Capital Salariés/Actionnaires Extérieurs est en faveur des seconds ce sera le cas (dans le cas contraire, on appelle ça une coopérative :D)
Ben a écrit : Une fois la société a un point de saturation dû à son nombre d'employés, elle sera dans l'obligation d'embaucher. Je ne vois pas pourquoi une société refuserait de plus produire.
Le problème, c'est pour quel marché ? Produire plus c'est bien, vendre plus, c'est mieux.

Cependant, aucune des propositions de Sarkozy (sauf celle de diminuer le nombre de fonctionnaires qui est une véritable pantalonnade) n'est à même de faire diminuer la dette de la France, bien au contraire.

Enfin
Ben a écrit :En tout cas une chose qui me fait rester de droite c'est le fait que NS reste sur l'idée de la préférence européenne et du protectionnisme économique des frontiéres, TOUS les pays le font (EU, Canada, Chine, Inde, Japon, ...) pourquoi pas cette satanée Europe qui se fait grignoter jour aprés jour.
C'est pas vraiment une idée de droite ça ! C'est même plus une idée de gauche... La droite a toujours lutté (chez les autres) contre le protectionnisme, un frein à la liberté d'entreprendre. En quoi est-ce une idée de droite ???

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Aemon
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Message par Aemon » 03 mai 2007, 12:23

Je ne suis pas du tout traumatisé Ding on, je connais la liste par coeur, elle est affiché en post it dans le forum :eien:

La France a des avantages, je le sais fort bien et je m'en rends plus compte en étant en Chine que beaucoup de gens de ma connaissance, MAIS en bon casse couille qui se respecte, tu me permettras de dire que les défauts aussi sont nombreux (en fait, tu peux dire que tout ce que tu annonces a un coût que les contribuables et les entreprises payent au prix fort et tu auras mon principal reproche :chepa: )

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Message par Ben » 03 mai 2007, 12:31

Tous les pays capitalistes défendent leurs frontières, étonnant non ;-)
Le colbertisme (vendre beaucoup et peu acheter) est pourtant une notion purement de droite.

Je vais essayer de te retrouver un article qui explique la différence de taxe entre les importations chez nous et dans les autres pays.

Pour l'actionnariat des employés, celà implique plus les travailleurs dasn la PME et les poussent à mieux travailler. Carotte peut-être, mais une meilleure que le stress au travail.

Quand je parle de meilleur production, j'inclu bien sur les ventes derrière, l'un ne va pas sans l'autre. Derrière ce pseudo, c'est un responsable commercial qui parle donc je pense savoir de quoi je parle.


BEn

PS: PM reçu ;-)
Un esprit aiguisé est la plus puissante de toutes les armes

Shinjo Kyusuken
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Message par Shinjo Kyusuken » 03 mai 2007, 12:40

@BEn
En quoi le colbertisme est une notion de droite :cut:

Pour la coopératives, je ne peux qu'être en accord avec toi, le pouvoir aux salariés pour qu'ils soient motivés ;)

Dans une PME, bien considérer ses employés, les associer aux décisions c'est une très bonne chose c'est certain mais ce n'est pas avec un soupoudrage d'actionnariat que ça marchera (surtout que pour être actionnaire, il faut au moins une société par action et donc un statut particulier qui ne correspond pas à toutes les entreprises).

Le problème tu l'as bien compris, c'est comment augmenter les ventes ?
A priori nous divergeont pour les méthodes à utiliser.

@Aemon
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Tetsuo
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Message par Tetsuo » 03 mai 2007, 12:50

Je conseille fortement la lecture de La Zone du Dehors.
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Message par Kyorou » 03 mai 2007, 12:50

Ding On a écrit :Le taux de pauvreté en Irlande est quasi le double de celui de la France. La "richesse par habitant", c'est bien beau mais c'est une moyenne...
Un outil statistique assez sympa (et peu utilisé, on se demande pourquoi) est le coefficient de Gini, qui mesure les inégalités de revenu dans un pays : http://fr.wikipedia.org/wiki/Coefficient_de_Gini
In wartime, truth is so precious that she should always be attended by a bodyguard of lies.
Winston Churchill

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Kõjiro
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Message par Kõjiro » 03 mai 2007, 13:00

Kyorou a écrit :
Ding On a écrit :Le taux de pauvreté en Irlande est quasi le double de celui de la France. La "richesse par habitant", c'est bien beau mais c'est une moyenne...
Un outil statistique assez sympa (et peu utilisé, on se demande pourquoi) est le coefficient de Gini, qui mesure les inégalités de revenu dans un pays : http://fr.wikipedia.org/wiki/Coefficient_de_Gini
Parce qu'il est très chiant à calculer ? ;)
Kõjiro, statisticien qui n'aime pas l'indice de gini.

Si vous voulez un cours sur comment analyser des inégalités avec des outils statistiques je peux ;)
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"Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée. Trop de citoyens veulent la civilisation au rabais" - Henry Morgenthau, remettant son rapport sur l'utilisation abusive des paradis fiscaux par les contribuables au président Roosevelt en 1937.

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Message par Kõjiro » 03 mai 2007, 13:08

Je ne sais pas si ça a été posté ici ou sur un autre forum mais j'ai trouvé cet article du Guardian très intéressant ;)

http://politics.guardian.co.uk/columnis ... e_continue

La traduction :

http://questionscritiques.free.fr/edito ... 290407.htm
Les électeurs français ont-ils vraiment besoin de nager avec les requins anglo-saxons ?

Par William Keegan

The Guardian, dimanche 29 avril 2007

article original : "Do French voters really need to swim with Anglo-Saxon sharks?"

"Le message du Skibbereen Eagle aux électeurs français est…" C'était avec de telles allusions badines que mon collègue Arnold Kemp, aujourd'hui décédé, avait la douce habitude de remettre à leur place les journalistes exaltés qui développaient des idées au-delà de leurs compétences. Selon la légende, le journal local de Skibbereen, à l'ouest de Cork (en Ecosse), avait l'habitude, autrefois, de donner des conseils aux dirigeants de la planète - on disait : "Garder l'œil sur le Tsar de Russie". Bien sûr, il n'y avait aucun risque que ces conseils soient lus par les intéressés. Mais l'idée d'Arnold reste pertinente, en ce que les observateurs du monde entier, entre autres dans la presse étasunienne, disent aux Français que ce dont ils ont besoin est une dose prolongée de médicament appelé Sarkozy.

La plupart de ces commentateurs souscrivent à l'école néolibérale de l'économie, qui vante le modèle anglo-saxon du soi-disant "marché libre" ; ils sont envieux de la façon de vivre des Français et ils croient que ce dont la France a besoin est d'une bonne dose de Thatchérisme pour la remettre à sa place. À présent, peu nombreux sont ceux qui sont en désaccord avec le fait que tout va mal avec l'économie française - bien que les choses ne soient pas aussi mauvaises que ce que l'on nous présente. Il y a un problème évident avec la forte proportion de travailleurs décrits comme des "personnes de l'extérieur", qui sont soit sans emploi, soit exclus de la protection sociale offerte aux concitoyens. Mais il est assez probable que le remède de Sarkozy serait pire que la maladie ; et il est significatif que le troisième candidat battu, François Bayrou, alors qu'il a initialement refusé tout soutien à l'un ou l'autre candidat du second tour, se soit plaint du "goût de Sarkozy pour l'intimidation et les menaces".

Bayrou met en garde que Sarkozy "concentrera le pouvoir à un point jamais connu auparavant", ajoutant : "À travers son tempérament et les thèmes qu'il a choisis pour rassembler, il risque d'aggraver les déchirures du tissu social, notamment au moyen d'une politique qui avantage les plus riches". Bayrou, qui représente une grosse portion du vote de revirement qui décidera de l'élection de dimanche prochain, critique la propension de la socialiste Ségolène Royal pour "l'intervention d'Etat", mais il ne la blâme pas vraiment personnellement.

Vu de l'extérieur, il me semble - et je ne suis pas en train d'envoyer un message du genre Skibbereen Eagle - que cette élection arrive à un moment crucial dans ce qui est devenu aujourd'hui un débat économique quasi mondial concernant les différents modèles du capitalisme. Et les camps de Sarkozy et de Royal seraient bien inspirés de lire l'article fascinant paru dans le dernier numéro du Cambridge Journal of Economics, écrit par l'ancien économiste de la Banque d'Angleterre, Micha Panic, intitulé : "L'Europe a-t-elle besoin d'une réforme néolibérale ?"[1]

Dans la mesure où de telles économies "anglo-saxonnes", comme celles des Etats-Unis et du Royaume-Uni, "font mieux" que la France et d'autres, il faut probablement en chercher la principale explication dans les politiques macroéconomiques beaucoup plus permissives poursuivies par la Réserve Fédérale et la commission de la politique monétaire de la Banque d'Angleterre. Mais ce que Panic montre, dans un tableau couvrant tout, du PIB par habitant aux dimensions de la pauvreté, de l'inégalité, de l'espérance de vie, de la sécurité économique, de la population pénitentiaire et de la "confiance sociale" (c'est à dire le pourcentage de ceux qui font confiance à la plupart des gens), est que "les économies industrielles les plus performantes au début du 21ème siècle sont celles qui ont le moins en commun avec le modèle néolibéral".

L'Europe en général et les démocraties scandinaves en particulier se détachent comme étant des économies efficaces au sens social large. Panic fait remarquer que c'est vraiment lorsque des pays tels que la Suède flirtent avec le néolibéralisme à la mode que leurs économies commencent à avoir des problèmes. "Presque 90% des employés suédois et plus de la moitié en Norvège sont syndiqués. Ces deux pays ont de hauts niveaux de protection salariale et d'impôts sur le revenu", note-t-il. Mais cela n'empêche pas la poursuite de ce qui est connu comme des "politiques actives du marché du travail". Vraiment, la Suède et la Norvège - avec la Suisse, qui n'est pas un pays scandinave - ont "le plus haut taux d'emploi et le plus bas taux d'inactivité des économies les plus avancées du monde".

La dépense de la Suède dans l'assistance à la mobilité professionnelle et à la mobilité géographique du travail est la plus élevée par tête d'habitant parmi les pays les plus riches. Et les Etats-Unis et le Royaume-Uni dépensent moins pour de telles améliorations. Panic conclut que, quel que soit le modèle de capitalisme, "la croissance économique ralentit et le chômage augmente si un pays adopte l'approche classique de la gestion économique prêchée par les néolibéraux. Par contraste… l'approche keynésienne de la gestion macroéconomique… améliorera la performance économique." Aussi : "Ces modèles de capitalisme qui donnent une haute priorité au bien-être social, à la solidarité et à la confiance ont un avantage important pour minimiser l'impact d'un environnement stagnant sur le bien-être économique."

On ne peut pas, soit dit en passant, s'empêcher de remarquer que beaucoup de ces commentateurs qui ont enterré l'économie allemande face au double choc de la réunification et de l'adoption de la monnaie unique ont à présent quelques hésitations. L'Allemagne a peut-être "rafraîchi" l'économie sociale de marché sur les bords, elle ne l'a pas abandonnée.

Lorsqu'il a rejeté le traité constitutionnel proposé il y a deux ans, l'électorat français est apparu être aussi concerné par les aspects les plus turbulents du libéralisme économique que par les menus détails d'une proposition ayant pour objectif essentiel de permettre à une Union Européenne beaucoup plus grande de fonctionner plus efficacement. Ces inquiétudes sont toujours là et les fans de Sarkozy ne font que les agiter. Il est possible que Sarkozy soit du fond du cœur plus un nationaliste que le libéral économique que l'on perçoit en lui ; il est certainement beaucoup de choses pour beaucoup de gens. Mais, par-dessus tout, ce que les Français recherchent comme président - au contraire d'un Premier ministre ou d'un ministre - est un chef calme et digne, pas quelqu'un aussi frénétiquement dérangeant que Sarkozy.

Bien que ce ne soit pas le Skibbereen Eagle qui parle, on regardera l'élection de dimanche prochain avec passion.

Traduit de l'anglais par [JFG-QuestionsCritiques]
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Message par Ding On » 03 mai 2007, 13:14

La France a des avantages, je le sais fort bien et je m'en rends plus compte en étant en Chine que beaucoup de gens de ma connaissance, MAIS en bon casse couille qui se respecte, tu me permettras de dire que les défauts aussi sont nombreux
Ah ça personne ne le nie (alors que bcp nient les qualités).
Une vraie bonne franchise serait justement de mettre les qualités en face des défauts, de voir ce qui peut être amélioré et comment et de se demander si certaines qualités ne valent pas qu'on tolère certains défauts (les pays nordiques ont un très fort taux d'imposition mais un système de protection sociale en béton armé : à la question "Aimeriez-vous payer moins d'impôts ?", environ les 3/4 des nordiques interrogés répondent : "NON !").
Hitler, qui était beaucoup plus petit que Mannerheim (Mannerheim mesurait plus de 1,90 m), portait des talonnettes et avait demandé à ses photographes de trouver un angle favorable pour la photo officielle.

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Kõjiro
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Message par Kõjiro » 03 mai 2007, 13:16

Dans le même esprit :

http://www.courrierinternational.com/ar ... j_id=73469
ÉLYSÉE 2007 • La désinformation économique, une aubaine pour la droite
La campagne électorale française prouve qu'une mauvaise analyse économique alliée à un problème plus général avec l'arithmétique peut influencer les électeurs et même déterminer l'avenir d'un pays. L'analyse du chercheur américain Mark Weisbrot.

Le thème qui a propulsé Sarkozy en avant, c'est que l'économie française est "coincée" et doit être réformée pour ressembler davantage à la nôtre. On pense aussi que la France doit devenir plus "compétitive" sur le plan international car, avec la mondialisation, la concurrence est plus dure.

Parmi ceux qui considèrent que les salariés français doivent réduire leur niveau de vie à cause de la mondialisation de l'économie, le plus célèbre est Thomas Friedmann, du New York Times. "Toutes les forces de la mondialisation grignotent les Etats-providence européens", écrit-il… "Les électeurs français tentent de préserver la semaine de 35 heures dans un monde où les ingénieurs indiens sont prêts à travailler 35 heures par jour." Pour Friedman et la plupart des experts, c'est l'équation impossible.

Or il est important de comprendre que cet argument – les citoyens d'un pays riche doivent réduire leur train de vie ou leurs programmes gouvernementaux à cause du progrès économique des pays en développement – n'a aucune logique sur le plan économique.

Une fois qu'un pays développé a atteint un certain niveau de productivité, il n'y a aucune raison pour que ses habitants subissent des réductions de salaire, ou travaillent davantage sous le prétexte que les autres pays sont en train de les rattraper. Cette productivité, qui repose sur la connaissance, les compétences, les réserves de capital et l'organisation économique du pays, est toujours là, et augmente d'ailleurs chaque année.

Si certains intérêts particuliers avancent l'argument de la concurrence internationale pour abaisser le niveau de vie des salariés français, allemands et américains – et c'est le cas –, cela signifie tout simplement que ce ne sont pas les bonnes personnes qui définissent les règles du commerce international. Le problème, c'est non pas le progrès économique, mais l'existence d'une démocratie limitée où la majorité n'est pas représentée.

Passons aux chiffres du chômage des jeunes en France, des chiffres élevés qui définissent la politique du pays et ont influencé l'opinion internationale lors des émeutes de [novembre] 2005. Dans la mesure standard du chômage, les chômeurs sont le numérateur et les chômeurs plus les actifs, le dénominateur (c/c + a). Avec ce système, les hommes âgés de 15 à 24 ans ont un taux de chômage de 20,8 % en France, contre 11,8 pour les Etats-Unis. Mais cette différence s'explique en grande partie par le fait qu'en France il y a proportionnellement davantage de jeunes hommes hors de la vie active – parce qu'ils poursuivent leurs études et parce que les jeunes Français qui travaillent à temps partiel en faisant leurs études sont moins nombreux qu'aux Etats-Unis. Ceux qui ne sont pas dans la vie active ne sont comptabilisés ni dans le numérateur, ni dans le dénominateur.

Pour une meilleure comparaison, il faut examiner le nombre total de chômeurs divisé par le nombre de chômeurs dans la population des 15-24 ans. Avec ce système, on aboutit à 8,3 % pour les Etats-Unis et 8,6 % pour la France. Les deux pays ont un sérieux problème de chômage chez les jeunes, et, dans les deux pays, il touche essentiellement les minorités raciales et ethniques. Mais le problème n'est pas tellement pire en France qu'aux Etats-Unis.

Sarkozy propose de faciliter les licenciements, de réduire les impôts (y compris les droits de succession), de revenir sur la semaine de 35 heures et d'autres mesures qui favorisent les hauts revenus et les propriétaires de grandes entreprises. Ces mesures redistribueront la richesse vers le haut, comme nous le faisons aux Etats-Unis depuis trente ans. Mais, une fois encore, rien ne prouve économiquement qu'elles feront augmenter l'emploi ou la croissance.

Royal propose une série de mesures pour doper la demande – entre autres, l'augmentation du salaire minimum, des allocations chômage et la multiplication des emplois subventionnés. Ces propositions sont plus logiques sur le plan économique car elles ont au moins une chance de créer des emplois – en dopant la demande totale et le pouvoir d'achat.

Si la France bascule à droite lors de cette élection, ce sera largement à mettre sur le compte de la désinformation économique.


* Directeur du Center for Economic and Policy Research (CEPR) à Washington.

Mark Weisbrot*
The Washington Post
Quand je dis qu'on cours après une idéologie qui est en soins palliatifs...
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Message par Kõjiro » 03 mai 2007, 13:32

Et celui là m'a fait bcp rire :lol:

http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=3917
La France vote, les Anglo-Saxons éternuent

22 avril 2007 — Les Français se déchirent en se demandant comment ils vont voter aujourd’hui et dans deux dimanches après. Ils n’imaginent pas combien le reste du monde s’intéresse à eux.

La réalité est que la France soulève l’émotion, surtout anglo-saxonne, par ses coups de sang planétaire. C’est la quatrième fois en cinq ans que la France occupe l’avant-scène du théâtre du monde (d’abord avec la précédente présidentielle où l’on se fit peur en se regardant dans un miroir, ensuite à l’hiver 2002-2003, lors du prélude à la guerre contre l’Irak, enfin en mai 2005, lors du référendum sur la Constitution européenne, — avant celle-ci). C’est la nième fois (disons, depuis la guerre de Cent ans) qu’on annonce la fin de la France. Vieille habitude.

Les Anglo-Saxons, les Britanniques surtout, ont décidé que, cette fois c’est la fin. Ils ont donc enterré la France, surtout après avoir constaté que “Sarko-de-Lille” pourrait se révéler être un traître. Cette pratique critique et si systématique qu’elle en deviendrait systémique, finit par en agacer certains, — outre nous-mêmes, avouons-le. Ainsi en est-il du professeur de philosophie Michael Neumann, de Trent University, Ontario (Canada). Après avoir rapporté les appréciations de l’un ou l’autre “expert” britannique commis à la mise à mort de la France, — les noms de Saunders, Smith et Giddens font l’affaire, — il se met à égrener quelques chiffres de comparaison entre la France promise à une mort infâme et l’Angleterre épatante, brillante et scintillante, que cette stupide France aurait dû tant imiter… Puis il s’exclame, le professeur de philosophie excédé : “enfantin”… (Sur le site CounterPunch, en date du 14-15 avril.)

«…How about infant morality, a pretty basic indicator? It's 4.21 deaths/1,000 live births in France, 5.08 deaths/1,000 live births in the UK, so it's not surprising that France also leads in life expectancy at birth: 79.73 years compared to 78.54 years for the UK. What's going on? Well, there is one really striking difference between the two countries in the area of 'human development': while France has 6% of its population below the poverty line, the UK has almost triple that, 17%. Perhaps Saunders, Smith and Giddens view this negatively, as a sign that France has, as they claim, failed to face up to new economic challenges.

»The economics of the two countries could be debated forever, but that's the point. France has a lower per capita GDP, $33,015.40 versus the UK's 35,421.19, but this seems a difference, not a disaster. The same is true for GDP real growth rates: France's is 1.4%, the UK's is 1.8%. Again, there is at least one pretty spectacular contrast, external debt. The head-screwed-on-right British come in at $8.28 trillion, while the insane, foolhardy Frenchies owe $3.461 trillion. I don't claim to know what this means, just what it doesn't mean. It doesn't mean that Saunders' gurus have the right to claim The British Way outshines The French way.

»At this point the word 'childish' comes to mind. Can purportedly intelligent and well-informed people really make such sweeping pronouncements without spending five minutes checking their facts? Apparently so - perhaps you can be intelligent and well-informed, but not adult. In Saunders' case, this impression is reinforced by his political thinking. The guy has the nerve to worry about French authoritarianism before running off to the freedom-loving sanctuary of an English breakfast with Giddens. So a country which puts surveillance cameras all over its landscape, which throws out ancient strictures against self-incrimination, which, in a fit of anti-terror hysteria, allows its special cops to kill a totally innocent man, which cooks evidence to mislead its population into a criminal war, which enacts vague, punitive, class-ridden and evidence-free legal procedures to pillory socially undesirable 'yobs' - this is where you go to get away from the shadow of French authoritarianism? Childish.»

• … On pourrait ajouter beaucoup d’autres chiffres. Mentionnons celui de l’inflation, qui est de 1,2% en France. Aux USA, l’inflation a atteint 4,7% en mars. La situation au Royaume-Uni est caractérisée par le plus haut chiffre d’inflation depuis une décennie (3,1%), le chiffre le plus haut depuis que l’actuelle méthode d’évaluation (indice mensuel des prix à la consommation) a été adoptée en janvier 1997. La situation a conduit la Banque d’Angleterre a prendre pour la première fois l’initiative prévue par cette réglementation (pour un dépassement substantiel des prévisions d’inflation : envoyer une lettre d’explication piteuse au gouvernement).

• Un bon exemple de l’esprit de haine régnant contre la France se trouve dans l’article de l’ancien parlementaire conservateur George Walden : «France is a vegetating catastrophe — France’s economy and culture is blocked», le 21 avril dans le Times. L’auteur et présentateur TV, ancien candidat conservateur Ian Dale décrivait ainsi Walden sur son site, le : «Former Tory MP George Walden was one of Britain's worst ever High Education Ministers. Since leaving Parliament he has earned a living writing pseudo-intellectual drivel about politics and culture. It's usually unreadable. I attended a discussion evening with him and his wife a couple of years ago, organised by Living Marxism. He was insufferable and spent the whole evening putting down his wife.» Par conséquent, Walden publie dans le Times, pas Ian Dale.

• Un autre aspect du déchaînement britannique est l’exemple, bien plus chic et policé, de Timothy Garton-Ash (TGA). La France est “l’homme malade” de l’Europe mais nous en sommes tous bien tristes. Quand la France est malade, l’Europe l’est aussi et c’est une mauvaise nouvelle pour l’Angleterre. (Dans le Guardian du 19 avril : «A sick France means a sick Europe — and that must be bad for Britain.») Même façon de pratiquer l’inconsciente promotion de la puissance française que dans le cas Hutton. L’argumentaire TGA n’a aucun intérêt, c’est du “minimum syndical” d’un intellectuel appointé par le système, un apparatchik chic (dur à dire) d’un régime plus propre sur lui que le marxisme mais, en un sens, plus dégueulasse. Citons plutôt cette réaction substantielle d’un de ses lecteurs, “Howard D. Peel”, le même 19 avril à la suite du texte de TGA :

«As someone who moved to live in France to get away from the right-wing, hierarchical, oppressive 'dog eat dog' society Britain has become, I see few signs that France is a 'sick' nation, especially when compared to the UK. True France has some social and economic problems, but for the most part these are on a far smaller scale than those which exist in such 'model' neo-liberal states as the UK and USA.

»The small village school which my young daughter attends is modern, well equipped, very clean and provides a range of stimulating activities, even taking the children on theatre trips, farm visits and so on. My daughters class is the largest in the school, having 12 pupils, something which the headmistress feels is far from the ideal, and she feels her school could benefit from a higher level of funding. Perhaps in a survey she would be one of those French people who, or so some in the UK would have you believe, do little but express their concerns about the state of France, but one cannot help but feel that if she were to see the conditions most British teachers work under she would have her perceptions altered somewhat.

»The French health service puts that of the UK to shame. The last time I needed to use the UK health service was in order to have blood tests done on my recently born daughter. These were finally done after a 6 hour wait in a crowded and dirty children's ward. Since coming here both my wife and I have needed to use the health service and the quality of care comes as pleasant surprise after the UK, with, in my experience, access to specialists being available within hours rather than months.

»The French have a maximum 35 hour working week, 2 months paid holiday per year, retirement at 60 on a state pension of half one's final wage (younger for public service employees), plus any supplementary pension benefits accrued and yet still has a higher productivity per person than the UK. Yes, there are unemployment problems, especially amongst the young, but comparisons with UK figures are very misleading. For one in the UK it is very difficult to claim benefits for more than a few months. In my experience of the UK after being given 3 months to find a job appropriate to ones skills and experience one is expected to take anything offered or have ones paltry benefits cut. No wonder so many feel that the effort of claiming benefits is so great that the hassle is not worth it. The calculated consequence of this is that whilst those officially unemployed has fallen, the number of economically inactive in the UK (that is those unemployed but not appearing on the official jobless figures) has soared. In France benefits are much more generous, so encouraging people to claim them. Also, one can have quite a substantial 'part time' job in France and still claim 'unemployment' benefits. In addition, there are vast numbers of seasonal workers in France who only claim benefits for certain periods of the year.

»For a supposedly 'sick' country for most people the quality of life here in France is way ahead of that 'enjoyed' in the UK. Perhaps the biggest difference between the UK and France is the fact that most people here just look like everyday citizens, unlike the UK where society is so stratified and one can tell at a glance who is a 'winner' in the 'look after number one' society and who is a loser. Seeing the obvious poverty and the 'Chav underclass' alongside the BMW's and '4x4's of the 'better off' in car-obsessed Britain comes as quite a shock after a time spent in France, as does seeing the forests of CCTV cameras and the legions of quasi-police officers (Community wardens, support officers and so on) whose primary purpose appears to be 'clamping down' on those petty offences which offend the Daily Mail reading classes, such as begging and people cycling in pedestrianised areas. It appears that there truly is 'no such thing as society' in Britain anymore, with 'society' having been atomised into millions of individuals all of whom see everyone else as being a competitor and even a potential threat, where the only social affiliations are those which separate people out into 'in-groups' and 'out-groups'. Here in France I can even go out for a cycle ride without having motorists trying to run me down, shout threats and abuse, or spit or throw things at me out of their car windows!

»It is clear that many right-wingers in the UK and USA see France's traditions of 'Liberty, fraternity and egality' as posing a potential threat to the hegemony of neo-liberal thought. Especially the bit about egality. Champions of the 'free' market economy such as The Economist have championed Sarkosy and argued that France needs another Thatcher (God forbid!). Even the BBC seems to have more positive things to say about Le Pen than it does about Segolene Royal. France is the fly in the neo-liberal ointment and as such is attacked wherever possible.»

Où est la crise, mon cher Holmes?

La France est-elle en crise? Ou bien est-ce le monde anglo-saxon qui l’est, en crise? Le déchaînement anti-français, surtout chez les commentateurs britanniques, est une précieuse indication du degré de désarroi de l’élite britannique. En général, quand ces commentateurs se déchaînent contre la France, c’est que les special relationships ne marchent pas très bien et que le cuir britannique a du mal à supporter les humiliations américanistes.

(Comprenne qui pourra ce “transfert”, — terme psychanalytique, — mais non, finalement, nous comprenons très bien la chose. Tant il est vrai que USA et France sont, aujourd’hui, dans le monde devenu fou d’une civilisation qui révèle aujourd’hui toute son imposture et son indignité, où les véritables influences ne se trouvent pas dans les forces d’apparence, notamment économiques, — USA et France sont les deux bornes et les deux pôles, les deux influences, les deux occurrences, les deux inspirations possibles, — les deux termes de l’alternative. Cela est observé d’une façon symbolique, car rien n’est aussi simple dans cette crise systémique d’une extrême complexité. Mais le sens de la chose, lui, peut aisément être épuré et ramené à cette alternative. Par conséquent, oui, nous comprenons ce “transfert” : quand les choses ne marchent pas dans l’univers enchanté des Anglo-Saxons, quand Londres titube sous les coups de pied de l’âme, le mépris, l’inattention, l’indifférence, la suffisance, la stupidité surréaliste de Washington, — oui, les élites londoniennes se redressent et maudissent la France. Rien de plus logique.)

Le déchaînement anti-français des élites britanniques a rarement atteint cette intensité. La drôlerie (doit-on rire ?) de la situation est que les réactions outrées, souvent plutôt pro-françaises et parfois violemment pro-françaises et anti-anglaises, des lecteurs de ces divers commentateurs n’ont également jamais été aussi abondantes. Nous en déduisons que la crise est sérieuse dans le monde anglo-saxon, que les élites sentent qu’entre l’Irak, GW et son gourou Cheney, Le monde enchanté de Tony Blair (*) et les hoquets de la globalisation, tout ne marche pas comme sur des roulettes.

Peut-être la France sera en crise sérieuse ce soir, et peut-être plus encore dans deux semaines, — ou peut-être pas, après tout. Les crises, la France, ça la connaît. C’est à cela qu’on voit une grande nation, — et la France est, à cet égard, l’incontestable Grande Nation : la capacité de subir des crises, des humiliations, des déroutes, et de se relever ; et de poursuivre, malgré ses “amis” anglo-saxons et ses intellectuels-rive-gauche (et rive-droite aussi, d’ailleurs, — bref, ses intellectuels). Quand on voit le destin historique de l’Outre-Atlantique, on mesure la différence et la distance entre les deux termes de l’alternative.

(*) Le royaume enchanté de Tony Blair, de Philippe Auclair, Fayard. A lire pour mesurer l’ampleur et l’extension de la tartufferie blairiste. Après avoir lu ce bouquin, relisez l’édito de Garton-Ash et son apologie du “blairisme”. Juste pour le fun.
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"Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée. Trop de citoyens veulent la civilisation au rabais" - Henry Morgenthau, remettant son rapport sur l'utilisation abusive des paradis fiscaux par les contribuables au président Roosevelt en 1937.

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Message par JBeuh » 03 mai 2007, 13:33

Euh, Kojiro, tes deux derniers articles, Ding On nous a donné le lien hier je crois, y'a 5 pages...

Edit : 3 pages : Posté le: 02 Mai 2007 19:23
JBeuh, surpris...

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Kõjiro
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Message par Kõjiro » 03 mai 2007, 13:40

JBeuh a écrit :Euh, Kojiro, tes deux derniers articles, Ding On nous a donné le lien hier je crois, y'a 5 pages...

Edit : 3 pages : Posté le: 02 Mai 2007 19:23
JBeuh, surpris...
Ah... Voilà d'où ils venaient...

Donc désolé de recopier Ding On mais je les ai trouvé tellement intéressants que j'ai voulu les faire partager. En fait ce matin, j'ai repris en cours les discussions sur deux forums (ici et le sden) et j'ai ouvert tout les articles proposés pour les lire après. Et au final je ne savais plus où ils étaient au départ ;)

Donc :jap: Ding On pour ces points de vue très intéressants :)
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"Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée. Trop de citoyens veulent la civilisation au rabais" - Henry Morgenthau, remettant son rapport sur l'utilisation abusive des paradis fiscaux par les contribuables au président Roosevelt en 1937.

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