Kyorou a écrit :Juste un truc, la France ne peut pas décider toute seule de re-nationaliser son secteur énergétique. La libéralisation du secteur de l'énergie a été décidée au niveau européen (au Conseil, je pense) et je ne vois pas comment il serait possible de revenir dessus.
1. Il faut voir comment cette libéralisation est effective.
2. C'est un choix politique.
1. En réalité, il n'y a qu'un seul gros producteur en France (EDF), à quoi s'ajoutent des particuliers produisant de l'énergie renouvelable (et EDF est obligée de leur racheter leurs kilowatts, ce qui a pour effet et but de favoriser les énergies renouvelables). Et qu'un seul distributeur (monopole structurel, parce que ... pour distribuer lélectricité ilfaut des lignes hautes-tensions), qui loue ses lignes (par exemple, l'électricité italienne pour les entreprises françaises - qui sont sur le marché dérégulé - transite sur les réseaux de EDF).
Donc, parce que le monopole de la diffusion de l'énrgie est structurel, la libéralisation ets lrgeent virtuelle.
Et, sur l'ouverture du capital, c'est un tel embrogio politique que revenir dessus simplifierait le débat.
2. A partir du moment où tu poses que l'énergie française doit être nationalisée (je parle beaucoup de l'electricité, mais les bouteilles de gaz c'est pareil), le gouvernment peut défendre cette position à Bruxelles. Et peser pour qu'on le laisse mener la politique pour laquelle il est élu.
Un accord, une fois que tout le monde est persuadé qu'il est mauvai, on peut (et on doit) le modifier.
J'ajouterais que la "libéralisation" du secteur fançais n'est pas due à une volonté de libéraliser, mais de limiter les appêtits d'EDF qui passait son temps à racheter des compagnies étrangères ... qui ne pouvaient évidemment (monopole public) lui rendre la pareille. C'était aussi un objectif du patron de l'époque, qui poussait à la privatisation.