allons-y pour un autre ramassis de conneries :
Cinq prix Nobel d'économie américains jugent sévèrement la France
La France possède des atouts face à la mondialisation, notamment une forte productivité, mais elle doit laisser respirer son économie et redonner le goût au travail, recommandent cinq prix Nobel d'économie américains, à quarante jours de l'élection présidentielle.
Dans une série d'entretiens publiés mardi par les Echos, ces économistes, de sensibilités différentes, dressent un tableau sévère de l'économie française et suggèrent des pistes de réformes.
"J'observe que les Français sont parmi les habitants du G7 (groupe des sept pays les plus industrialisés, ndlr) les moins motivés au travail. C'est incroyable!", s'exclame l'économiste Edmund Phelps, prix Nobel 2006.
"Quand les jeunes quittent leur pays pour aller s'installer à Londres, Dublin, ou dans la Silicon Valley, il y a lieu de s'inquiéter", prévient ce professeur de 73 ans à l'université Columbia de New York, reconnu pour ses travaux sur la croissance économique.
Evidemment, on s'étonne que les français qui sont les salariés parmi les moins onéreux du G7 aillent justement à l'étranger ou à qualification égale, les gens diplômés risquent d'avoir un meilleur salaire…tant qu'ils ne sont ni malades, ni au chomage... si les gens allaient s'installer dans les banlieues de Manchester, dans l'Idaho ou le désert de Mojave, je dis pas qu'il n'y aurait pas comme un désespoir profond… mais Londres, Dublin et la Silicon Valley…
Ce néokeynésien, pourtant opposé à une déréglementation effrénée du marché du travail, constate que "les Européens ne croient plus au travail comme moyen d'épanouissement". Il propose donc de "rendre le travail plus stimulant" en réformant par exemple le Code du travail.
Distingué en 1987 pour ses travaux sur l'impact du progrès technique sur la croissance, le keynésien Robert Solow reconnaît qu'en termes de productivité, la France est très performante. Mais les 35 heures ont été, selon lui, un échec.
"Le nombre d'heures de travail en moyenne n'a guère évolué", constate l'ancien conseiller de John Kennedy. L'impact des 35 heures "a donc été minime".
Quelqu'un a compris ce qu'il disait, là ?
Face à la mondialisation, "la France a sans doute plus à gagner qu'à perdre", rassure-t-il, en préconisant des "réformes progressives" plutôt qu'une thérapie de choc.
Pour Gary Becker, prix Nobel 1992, le taux de croissance de l'économie française "n'est pas assez élevé" car le pays "ne s'est pas suffisamment réformé" et reste handicapé par "un marché du travail pas assez flexible".
Pour ce libéral bon teint issu de l'école de Chicago et connu pour ses travaux sur le "capital humain", "les entreprises devraient notamment avoir davantage de marge de manoeuvre pour licencier les employés qui ne leur conviennent pas". De même, "le salaire minimum, que certains candidats à la présidentielle veulent augmenter, est au contraire trop élevé".
Selon lui, le principal atout de la France reste son "capital humain", sans oublier sa créativité et ses "excellents" fonctionnaires et scientifiques
Raté mon gars. Justement les fonctionnaires on en veut plus, gràce à tes théories à la noix entres autres. Et les scientifiques sont de plus en plus nombreux à partir aux USA, toujours gràce à tes théories. Tu fais aussi campagne pour les présidentielles et tu veux flatter le populo, c'est ça ? Comment peut-on dire à la fois qu'un système est défaillant alors qu'on encense précisément ce qu'on voudrait y changer ?
Edward Prescott, honoré en 2004 pour ses travaux sur les cycles économiques, estime que "l'économie française est en bonne santé" mais qu'il faudrait y réduire "la forte pression fiscale".
"Si la France ramenait ses taux d'imposition au niveau américain, le produit des impôts serait du même ordre qu'aujourd'hui, car après une période de transition, la production serait 40% plus élevée", explique ce chef de file de la pensée néoclassique antikeynésienne.
D'abord, rien ne permet de le prouver. Ensuite, le modèle de système de protection médicale américain n'en est pas un. En France, on impose de plus en plus près de la source. Ailleurs, on donne plus de fric aux gens et après ils se démerdent pour évoluer dans un système ou les prix des prestations médico-sociales ne sont pas encadrés et où les caisses de retraite sont uniquement spéculatives… la consommation est plus forte tant que personne n'est malade et c'est toute la "bonne santé" du système. Ailleurs, les gens consomment plus et quand ils doivent dépenser leur fric ailleurs (pour se soigner, par exemple) la seule chose qui sauve la machine, c'est le crédit généralisé… et évidemment, il n'y a jamais d'emballement ni de fléchissement dramatique ailleurs que chez nous, hein… surtout pas en ce moment, hein…
Constat sévère aussi que celui dressé par Paul Samuelson, prix Nobel 1970, pour qui "la France fait partie des pays européens au modèle le moins efficace" car "elle n'a pas su s'adapter aux nouvelles réalités de l'économie mondiale".
"Les Français aujourd'hui devraient tolérer la remise en question de certains privilèges et accepter que leur société soit davantage inégalitaire", lance ce chef de file de la "synthèse néoclassique", qui se dit politiquement au centre.
Et de conclure: "La France a besoin de rencontrer son Ronald Reagan ou plutôt son Tony Blair qui est moins à droite du point de vue économique"
Oui, ce type est au centre. Pile au centre et au milieu de la droite. Il ne sait même pas ou il en est lui, alors quand à savoir ou on en est nous…
Notre pays "qui n'a pas su s'adapter" reste quand même un sacré bastion économique. S'il ne l'était pas, cher monsieur, depuis 1970 il n'y aurait plus personne pour y investir. Ni chez nous, ni depuis ailleurs. Oui, nos patrons aiment délocaliser dans le tiers-monde. Ils aiment pleurer sur leur sort… et malgré tout, ils sont encore là et les entreprises du CAC40 atteignent des profits records cette année encore… faudrait pas prendre les plaintes des nantis pour une réalité économique. La semaine prochaine, on parlera aussi de Johnny représentatif du taux d'imposition français excessif ?
Je suis rassuré, on a une bande de branleurs qui ont été infoutus de prédire :
- la reconstruction du capital US durant l'ère Reagan au détriment des dynasties industrielles,
- les effets pervers de la "bulle internet" et des start-up
- l'inévitable logique à outrance de la libéralisation jusque dans ses bastions traditionnels (remember la crise de l'eau en californie ?)
- la vague de renationalisation en amérique latine
- l'essor du commerce équitable
- le succès des micro-crédits dans des pays pauvres ou on rembourse bien mieux que chez nous
et qui continuent à nous servir les mêmes phrases creuses sans aucun chiffre, sans aucune donnée crédible, sans rien d'autre que des trucs incantatoires et des oracles qui valent ceux de tous les zélotes et de tous les charlatans de l'histoire. Avec pour modèle le "premier pays du monde" qui n'en serait jamais arrivé là sans deux guerres mondiales et une politique étrangère s'appuyant sur pas mal de régimes dictatoriaux… bref qui n'aurait jamais pris la première place si tous les autres n'avaient pas chuté de l'échelle… seuls ou avec son aide.
Vous savez quoi ? Je pense que je pourrais devenir prix nobel d'économie, moi aussi. D'ailleurs, je pense que n'importe qui pourrait devenir prix nobel d'économie si c'est pour dire des choses pareilles.
Et ces types là sont de "sensibilités différentes" en plus ? ça se reconnait à quoi ? la couleur de leurs cravates ?