Hida Koan a écrit :Nom du festival : Le festival des trois cornes
Shinri(s) / Thème(s) concerné(s) : Ketzol pour les traditions (avec cependant mention de noms de trois autres shinris... juste comme ça

)
Date du festival : Le troisième jour du mois du Chien (donc de Shinjo)
Lieu du festival : Les terres du clan de la Licorne, les quartiers "Licorne" des grandes cités où les cours dans lesquelles on veut s'amuser
Type du festival : Samurai et heimin
Description du festival :
Originaire du village des shinri, Iuchi Mushu était une posthumement célèbre shugenja de son clan. Elle utilisait comme personne l'art consommé par les Licorne d'emprisonner des sorts dans de petites gemmes (méthodologie trop souvent oubliée de nos jours par les shugenja modernes - c'est à dire les joueurs :p). Sa yojimbo, Moto Shikizu, n'était pas en reste non plus et, de facto, participait plus que de raison à l'étude de ces petits nemuranai... Principalement en portant sur elle plusieurs dizaines de ces petits cailloux que tout le monde prenait pour des quolifichets. Son armure étincelait littéralement de pierres semi-précieuses multicolores. Nombreux étaient les ignorants à la considérer comme matérialiste, hautaine. Elle faisait montre selon eux de tellement d'arrogance à étaler ainsi sa richesse, que peu de cercles l'acceptaient en leur sein. Elle restait imperturbable, toute dévouée à sa tache de protection de Iuchi Mushu, sa maîtresse et amie.
Il advint cependant qu'un jour un émissaire Ide de passage dans le village reculé des shinri causa gros problème... Banuken avait une gemme d'ambre (hérité de son grand père), il la portait à la ceinture, elle sautillait sur sa hanche gauche. Il n'avait aucune idée du sortilège qu'elle contenait, sa famille pe,chait pour une illusion. Le jour du marché, dans la cohue, alors qu'il choisissait une étoffe, il fut projeté sur Moto Shikizu. Deux gemmes se fracassèrent l'une contre l'autre, l'ambre contre le grenat, l'illusion? contre la paralysie. Une lumière aveuglante, mordorée, dégageant une forte chaleur fit tournebouler les deux samurai au sol. Quand la situation se calma, Iuchi Mushu se précipita auprès de son amie pour l'aider à se relever. Malheureusement quelque chose clochait... La yojimbo et le diplomate étaient collés au niveau de la hanche... Impossible de les séparer ! Heureusement rien de sanglant là dedans, il ne pouvaient simplement pas s'éloigner l'un de l'autre de plus d'un centimètre, au niveau des hanches. Une fois les hurlements et autres vociférations terminées, il fallut bien se faire une raison : si solution il y avait, elle ne serait pas trouvée de suite.
Les semaines et les mois passèrent, chacun s'habitua à l'étrange situation, sauf peut-être Mushu, qui n'en finissait pas de chercher comment défaire ce mélange de sorts. Depuis longtemps déjà, Shikizu et Banuken avait trouvé un arrangement : ils marchaient bras-dessus, bras dessous et avançait respectivement elle, sa jambe droite et lui, sa jambe gauche en même temps... Tant et si bien qu'on aurait dit un humain à trois pattes. Bientôt les enfants les appelèrent "tricornes" ou "trois cornes". Quand un an presque jour pour jour après l'incident du marché, Mushu trouva une solution, on célébra le jour du décollement et en même temps un mariage ! Celui de sa yojimbo et de l'homme qui était devenu son meilleur ami, car un an à se côtoyer de si près laisse souvent les traces de l'amour (ou de la mort mais tel ne fut pas le cas). Mushu se retira dans un temple afin de méditer sur les erreurs qu'elle avait bien pu commettre à propos des gemmes et ses deux amis finirent leur vie ensemble (mais moins près que leur première année de vie commune !). Depuis l'usage des gemmes est, il est vrai, moins à la mode.
En revanche, en l'honneur de cette étrange histoire un festival est né. Le jour des trois cornes, se situe au début des cour d'hiver... Là où les mariages doivent être négociés et célébrés. Les samurai en couple déposent les sabres, ayant l'air de non-combattants et ressemblant donc à la Mushu de l'histoire. Les hommes célibataires s'accroche un caillou peint à la hanche gauche (comme Banuken en son temps), tandis que les femmes célibataires ornent leur vêtements de plusieurs bijoux ou cailloux peints (en fonction de la classe sociale). Il est d'usage pour les femmes de placer sur leur hanche droite une gemme de la couleur de la gemme de l'homme qu'elle préfère (c'est déjà un bon indicateur mêem si de temps en temps il y a des doublons). Pendant la journée, aux hasards des tours et détours, et du courage des jeunes gens : tout se petit monde se rentre métaphoriquement dedans. Si deux personnes se "rencontre ainsi", elles se doivent de passer la journée ensemble (qu'elles le veuillent réellement ou non... c'est le jeu). C'est un moyen de dépatouiller un peu toutes les tractations de mariage qui ont lieu dans les cours (et des fois de remarquer les amours naissants également... ceux qui n'ont rien à voir avec les faveurs...).
Chez les heimin, il se passe exactement la même chose, à ceci près que les gens en couple s'habillent complètement de noir (ils n'ont déjà pas d'arme) et que les célibataires se rentrent réellement dedans... Et qu'en plus de passer la journée ensemble, ils doivent marcher "en tricorne" jusqu'au soir.