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par Imitsu » 18 févr. 2010, 09:57
chose promise, chose du ! :D
Tsubame no Dojo
“Pour trancher une hirondelle qui vole, il faut parvenir à la capacité de manier un sabre avec rapidité et précision. Il ne suffit pas de manier un sabre avec rapidité, car la vue aiguë d’une hirondelle lui permet d’éviter le danger. Pour trancher une hirondelle avec certitude, il faut avoir la capacité de discerner le changement de son trajet durant son vol, lorsqu’elle évite une frappe du sabre. Il faut frapper avec justesse en changeant immédiatement la direction de la lame du sabre”
– 438 Katsuo
« La seule voie est le bushido ;
Ma seule richesse est l’honneur ;
Notre seul devoir est l’empereur »
Bonus de trait : +1 Reflexe
Honneur de départ : 2.5
Compétences d’école :
Iaijutsu 2, Méditation, Kenjutsu (katana), Défense, Bo (Jo), 1 high skill
Techniques d’Ecole
Rang 1 : Tsubame Do / La voie de l’hirondelle
Les premières leçons de la voie Tsubame rappellent l'héritage Kakita de leur premier sensei. Le bushi peut substituer sa compétence iaijutsu à la compétence kenjutsu et à sa compétence Bo (lorsqu’il utilise un Jo). De plus, pour chaque rang d'honneur, il gagne 1g0 en initiative. Il peut réaliser un focus supplémentaire en duel.
Rang 2 : Tsubasa no Habataki / Battement d’Aile
Le bushi tsubame apprend que la concentration et la vitesse sont les instruments du coup parfait. Il ajoute son rang de vide à ses jets de Focus lors d’un duel de Iaijutsu et peut ajouter son anneau d’air à sa force sur ses jets de dégât lorsqu’il utilise un katana ou un Jo.
Rang 3 : Senba no Tsubame / Mille Hirondelles
Un samurai dévoué à la technique Tsubame sait qu’il n’existe aucune différence entre un duel d’acier et un duel de mot. Autant de fois que son rang de réputation, il peut utiliser un point de vide pour garder tout ses dés lancés sur un jet de Iaijutsu ou de Courtisant.
Rang 4 : Tsubame Gaeshi / Le virage de l’hirondelle
Les coups de du pratiquant du style Tsubame n'augmentent plus seulement en vitesse. A présent, le samurai apprend à faire virer son sabre à la vitesse d'une hirondelle évitant un coup. Cette fluidité de l'esprit et du corps lui permet de réaliser une attaque supplémentaire par tour. S'il a l'initiative sur son adversaire, il peut renoncer à une attaque pour augmenter la précision d’une autre : sur cette dernière, l'adversaire ne peut utiliser aucune technique ayant pour conséquence d'augmenter son ND pour être touché, ou de diminuer la qualité de l'attaque du samurai, seuls les reflexes et l'armure comptent. En duel, si le samurai obtient de frapper en premier, seul les focus et l’armure interviennent dans le calcul du ND de son adversaire.
Le samurai peut aussi ajouter deux fois son rang de feu à tous ses jets d'attaque.
Rang 5 : Munen Musô Do / La Voie du Vide Parfait
L’aboutissement du cheminement de pensée des maitres tsubame est la réalisation de la frappe du vide parfait, Munen Musô No Uchi. Tous les sensei du Dojo se sont attelés à la recherche de l’état de conscience suffisant pour parvenir à la maitrise de cette frappe, mais à l’exception de Fusakage, le quatrième sensei, personne n’a jamais prétendu avoir atteint un tel niveau de contrôle.
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Kata d’Ecole
Voler avec le vent
Préparation : 20 minutes
Durée : 120 minutes
Condition : Bushi Tsubame 2, Méditation 3, Vide 3
Voler contre la tempête
Préparation : 15 minutes
Durée : 30 minutes
Condition : Bushi Tsubame 3, Terre 3
Ce kata consiste en des exercices de poussée réalisés avec les bras, dans le vide. Le Bushi semble chasser les masses d’air qui lui font face. En combat, s’il réussit à infliger plus d’un niveau de santé à un adversaire, ce dernier doit réussir un jet de Terre contre un TN égal aux nombre de blessures infligées. En cas d’échec, l’adversaire est repoussé hors de porté pour le tour. En contrepartie, le bushi tsubame ne peut se mettre en posture de défense et subit un malus de –10 à sont TN pour être touché.
Addition : il peut dépenser un point de vide pour diminuer le malus au TN pour être touché à -5
D’Aussi Haut Que l’Hirondelle
Préparation : 20 minutes
Durée : 60 minutes
Condition : Bushi Tsubame 4, Vide 4
Ce kata consiste en une longue séance de méditation qui vise à concentrer l'esprit sur un et un seul objectif. Son art de la méditation lui permet de s'exposer d'autant moins aux aléas des combats, soient-ils de fer ou de soie. Il ajoute deux fois son rang en vide à son TN pour être touché en combat, contre les jets de courtisant et les actions visant à manipuler son esprit. En contre partie, sa perception est diminuée d'un point.
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燕閣寺
Tsubamekaku-ji
« temple du pavillon de l’hirondelle »
Le « Pavillon de l’Hirondelle » est constitué d’un Shiden et de plusieurs bâtiments annexes construit dans les montagnes non loin de Mamura Kyotei Toshi, profitant des bienfaits d’une source chaude, à l’abris dans les hauteurs d’une montagne. Tsubamekaku-ji est un lieu qui tente de conserver une part de secret.
Règles de Vie à Tsubamekaku-ji
Déroulement des saisons
La vie au pavillon commence à l’arrivée du printemps, lorsque les chemins retrouvent leur praticabilité, et que la vallée est accessible. C’est le temps pour certains élèves de quitter le Dojo, afin de pratiquer leur art de part tout Rokugan, et le temps pour certains autres de commencer un nouvel apprentissage.
Tout le printemps et tout l’été est dévolu à l’enseignement ainsi qu’à l’entretient du shinden. Les plus jeunes élèves assurent la propreté des lieux, accueillent les invités, servent les ainés. Les sempai s’occupent des jardins, de l’entretient du temple, et servent le sensei.
L’automne est le temps de la récolte et pour tous de préparer l’hivers rude qui attend le dojo. Toute l’énergie est mise à remiser les denrées qui permettrons à tout les élèves et les maitres de passer l’hivers.
L’hivers sonne lorsque la neige coupe tout accès au dojo, laissant les maitres et les élèves dans un isolement important (il est difficile de rejoindre les villages environnant) dont ils ne ressortent qu’à la fonte des neiges. Toute la saison est alors l’occasion de longue séance de méditation.
Doctrine
Les enseignements au Tsubamekaku-ji portent principalement sur le Bushido et la supériorité de cette voie devant toutes les autres. Chaque pratique est l’occasion de la mettre en valeur. Dès leur apprentissage, il est attendu des élèves qu’ils supportent ainsi l’entrainement le plus dur dans le silence le plus complet dans l’humilité et le courage.
Les élèves sont éduqués dans l’idée que la richesse apporte la corruption, et qu’elle ne doit être employée qu’avec réflexion et justesse d’esprit. Les samurai de clan doivent troquer leurs kimono souvent bariolé et très coloré pour des tenues strictes qui n’en sont pas moins de bonne facture.
Enfin, l’apprentissage au Tsubamekaku-ji repose sur le fondement du devoir envers l’empereur qui doit être au dessus de toute considération. Tous les moyens – dans le respect de l’honneur - sont bons pour le servir et sont enseignés, ainsi l’élève tsubame sait qu’un trait d’esprit vaut souvent mieux qu’un coup de sabre.
La sincérité dans l’exercice de cette doctrine est mis à l’épreuve de l’hivers et de la vie de tous les jours dans le dojo.
Le renoncement est sans doute l’acte le plus difficile, puisque l’enseignement impose à l’élève de s’élever au dessus des considérations matérielles. A son arrivé, le nouvel élève met aliène ses biens à celui du Dojo le temps de sa présence.
La pensée et les paroles sont aussi au cœur de l’enseignement, car le bushi doit savoir exprimer ses pensées et argumenter sur la voie pour convaincre et se défendre.
Vie à Tsubamekaku-ji
Elle est l’occasion d’une vie plutôt monastique. Vue comme une retraite de l’esprit comme du corps, il est question ici de se distancier de la vie dans les courts de Rokugan pour mieux résister à leurs pièges les plus simples.
La journée commence avec le lever du ciel, auquel tous participent, occasion de présenter ses respects à l’empereur et d’exercices de groupe matinaux. Puis, les premières heures de la mâtiné sont consacrés aux travaux d’entretiens avant un repas frugal qui fait tenir jusqu’au midi. Enfin, viennent les entrainements du matin.
Le repas du midi est pris dans le silence et le recueillement, et précède les médiations avant les entrainements de l’après midi. La fin de journée est consacrée au travaux les plus pénibles, avant le diner, le coucher du soleil – lui aussi marqué par des exercices de groupe - et la veillée.
Couleurs et éléments vestimentaires
La mode de tsubamekaku-ji est extrêmement formelle. Elle ne laisse aucune part à l’imagination.
La tenue de l’élève est le kimono noir à 5 Kamon (un dans le dos, un au dos de chaque manche, un sur chaque coté de la poitrine) serré par un obi de la même couleur. Il n’est pas autorisé à revêtir le Hakama, ni le Haori. Traditionnellement, il est réclamé des élèves qu’ils arbores le kamon de l’école, et non celui de leur famille ou clan – c’est un moyen de réclamer l’équité de traitement auprès du Sensei.
Les élèves reconnus, les sempai et le sensei sont autorisé à porter la Hakama et le Haori, en général de couleur bleu sombre marqué de dessins d’hirondelles. Le Haori-himo est invariablement blanc.
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Le cheminement vers Tsubamekaku-ji.
Il n’existe pas beaucoup de solution pour atteindre les hauteurs du temple du pavillon de l’hirondelle, qui est construit dans les montagnes, non loin de mamura kyotei toshi, dans un lieu peu fréquenté et dont l’animation principale est de l’ordre de la contemplation.
J’étais passé par ce petit village, Yokitoishi Mura, le village de la neige et la pierre, où les quelques habitants, harassé de faire pousser sur des terres ingrates quelques cultures bien triste en apparence, m’avait accueilli avec une certaine fraicheur. Je n’avais d’ailleurs pas à leur en vouloir, comprenant bien que s’il est une vie difficile, c’est celle des montagnes. Il m’avait fallut me faire indiquer la direction de mon périple, non sans insister, comme s’il était étonnant qu’un simple voyageur, et non point un samurai ou rônin, s’intéresse à ce lieu.
Laissant derrière moi ces récalcitrants paysans, je commençais donc l’Ascension entre les pentes escarpées et boisées. Ici, les nombreuses sources chaudes créent en hivers comme en été une brume trompeuse, qui brouille les mauvais voyageurs et peut vous faire perdre le chemin. On dit d’ailleurs qu’il ne faut jamais s’éloigner du ruisseau qui accompagne le chemin, sous peine de ne pas retrouver sa route.
Régulièrement, un petit hôtel aux dieux de la montagne m’offre l’occasion d’une pause salutaire, laquelle me fait prendre conscience de la longue et difficile ascension hivernale, lorsque les neiges sont présentes. La route est d’ailleurs balisée d’une longue corde, sur laquelle sont attachés, à intervalle régulier, des carillons de bambou, qui nous rappellent sur le chemin lorsque le vent est là. Au village on m’a dit que si mes pas s’égaraient, l’écho des montagnes me tromperait sur la position des carillons, perdant ainsi d’autant mieux le fou aventureux.
Pourtant, s’il est escarpé, le chemin est agréable pour qui vient toute l’année, à l’exception des mois les plus durs. Nombreux sont les visiteurs avertis qui tente cette progression, espérant avoir l’honneur d’entendre les cours donnés par les Seinsei tsubame. Cela fait plusieurs heures, mais moins d’une journée, que mes pas me porte vers les hauteurs, parfois sur des pentes fortes et un peu glissante, ici sur un chemin bordant une descente abrupte, là sur un sentier pierreux entre deux murs naturels.
Et puis, après un dernier virage, mon regard tombe sur un pont de bois, ouvragé mais déjà vieux d’avoir vécu un climat rude, qui enjambe le ruisseau que je suivais jusqu’ici, pour me permettre de me présenté au devant d’un portique de haute taille, qui présente en son entrée le Kamon des Tsubame. Difficile d’envisager passer autre part qu’à l’abris de ce petit bâtiment, car les autres accès envisageables sont un peu plus escarpés, et trempés de la brume environnante.
Le seuil nous invite naturellement au silence, et abandonnant le ruisseau, je pénètre au cœur du jardin, disposé au sud de l’ensemble du domaine. Bordant une étendue à l’eau visiblement alimenté par le ruisseau, le jardin est soigné, et entretenu régulièrement par d’invisible personne dont je n’ai vu ni les yeux, ni les traces dans le sable immaculée qui entoure les pierres mouillées sur lesquelles je progresse. Devant moi, le bâtiment principal – le shinden - s’élève sur un unique étage. Il est le lieu de résidence du maître et de ses Sempai, mais aussi le lieu de réception.
J’apprend néanmoins que le premier sensei y séjournais rarement, car il préférait la retraite offerte par le pavillon de l’hirondelle, que je ne peux apercevoir d’ici. Une source chaude offre aux résidents du shinden un accès à un grand bain intérieur, où le délassement est bénéfique. A l’Est du Shinden, dont l’entrée se place face au jardin disposé au sud, j’aperçois le Dojo, d’une taille considérable en comparaison des autres structures du domaine. Pour y pénétrer, il faut depuis le Shinden emprunter un corridor, le wataridono, où souvent l’on croise les élèves et les serviteurs.
C’est un lieu de socialisation, où il convient de céder sa place au plus méritant, sous peine de devoir démontrer son art dans le dojo lui même. Ici, les résidant sont soit des samurais, soit des serviteurs, mais par tradition, les sensei offrent toujours le gite aux indigents honorables et aux voyageurs souhaitant prier les lieux. Ainsi que l’on me le signifie, la politesse exige néanmoins que mon départ se fasse dans la semaine.
A l’ouest du Shinden, un autre wataridono nous permet de rejoindre un Tainoya, bâtiment de taille plus réduite qui offre de nombreuses salles de repos. Enfin, depuis le dojo et le Tainoya, deux watoridono partent au sud pour rejoindre des bâtiments qui donnent sur l’étendue d’eau du jardin, et qui portent le nom de Tsuridono. Voilà toutes les structures accessibles depuis le Shinden, sans qu’il ne faille supporter la neige ou la pluie. Mais il existe encore trois lieux où le regard peut se porter, et qu’il convient d’apercevoir, même de loin.
Le premier est discrètement situé dans le jardin même. Il faut pour le retrouver faire quelque effort d’orientation, mais l’on dit que cela tient à sa discrétion. Cette maison de thé est l’œuvre de l’un des derniers sensei, car longtemps le Chanoyu a été donné dans une pièce du Shinden accessible depuis une portion du jardin alors séparée du reste. Aujourd’hui, la maison du thé semble esseulée, mais sa présence au cœur même de la tranquillité du jardin offre tout le relief nécessaire à la réalisation de la cérémonie dans sa plus pure tradition.
Le second bâtiment d’importance est l’autel dédié aux ancêtres Sensei, dont les tsubame prétendent que le premier est Doji Ryosei. Ils le prient d’ailleurs avec ferveur. Ce lieu est silencieux, et caché à quelques mètres du shinden, facilement accessible, surplombant le jardin, il permet aux dieux protecteurs du dojo de toujours surveiller les terres de loin.
Mais le plus important des bâtiments, et le plus difficilement accessible, est le pavillon de l’hirondelle. Ce dernier nécessite une longue et difficile ascension le long des escarpements situés au nord du Shinden, dans le cœur même des arbres au feuillage persistant. Il faut du courage pour faire tous les jours le voyage, ainsi qu’il est de coutume pour les Sensei les plus vertueux qui y résident toute l’année. Les ponts de pierre se succèdent, et il faut parfois rebrousser chemin, mais bientôt au travers des arbres, le pavillon à deux étages peut être admiré.
Nul n’oserait y pénétrer, sauf à y avoir été invité. Seul les serviteurs les plus proches du Sensei, et ses Sempai, se présentent à la porte du pavillon en espérant y être entendu. On dit néanmoins que les sensei y entendent qui veut y parler, car leur sens de l’honneur les pousse à l’humilité, mais de même, les élèves ont le plus grand respect de l’isolement que s’impose leur maitre. Pour le voyageur fatigué, il suffit de faire encore quelques pas pour profiter d’une petite étendue d’eau chaude sauvage, où parfois quelques singes vous accompagnent lors de vos ablutions.
