nous on habite pas dans un de ces pays noirs amis ou quand ils pensent France et Fête, c'est pas vraiment les mêmes feux d'artifice que pour le 14 juillet...

Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
Enquête sur des mails menaçant Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 05.04.2007 | 14:46
La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête sur des courriers électroniques rédigés ainsi : "Sarkozy-attentat-Lyon-5 avril 2007" reçus par TV5 et un employé administratif du PS.
La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire de police sur des courriers électroniques évoquant un attentat contre Nicolas Sarkozy, apprend-on jeudi 5 avril de sources policière et judiciaire.
Cette procédure fait suite à la réception par la chaîne de télévision publique TV5 lundi puis par un employé administratif du Parti socialiste d'un courrier électronique rédigé ainsi : "Sarkozy-attentat-Lyon-5 avril 2007", a-t-on précisé.
Dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, on se refusait jeudi à tout commentaire et on renvoyait sur le ministère de l'Intérieur.
Des mesures de protection renforcées
TV5 et le PS ont informé le parquet. L'enquête confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle vise notamment à identifier le ou les expéditeur(s) de ces courriers, envoyés de deux adresses électroniques distinctes.
Aucun autre élément n'indique qu'un projet d'attentat réel vise le candidat présidentiel de l'UMP et la procédure ne vise en l'état qu'à permettre des vérifications de routine, a-t-on précisé de source judiciaire.
Nicolas Sarkozy, qui a quitté le ministère de l'Intérieur le 26 mars, faisait campagne à Lyon jeudi avec une réunion publique à l'Eurexpo dans la soirée, à Chassieu.
Des mesures de protection renforcées ont été prises pour assurer la sécurité de Nicolas Sarkozy, selon une source policière.
Baroin demande d'être "extraordinairement vigilant"
De son côté, le ministre de l'Intérieur François Baroin a estimé jeudi à Bordeaux qu'il fallait rester "extraordinairement vigilant" en période électorale face à la menace terroriste précisant que des "mesures de renforcement" de la sécurité seraient prises pendant la campagne.
La France est "sous la menace d'un certain nombre d'organisations fondamentalistes et il nous faut être extraordinairement vigilants", a déclaré le ministre à la presse, à l'occasion d'une visite de la préfecture de la Gironde.
(avec Reuters)
Le rapport en question :Dans son rapport, aujourd'hui, la Cimade décrypte les intentions réelles de l'ex-ministre.
Elèves sans papiers : le «coup» de la circulaire Sarkozy
Par Catherine COROLLER
QUOTIDIEN : jeudi 5 avril 2007
C'est la radiographie d'une «triste farce» que livre aujourd'hui la Cimade (service oecuménique d'entraide, qui se consacre à l'accompagnement des étrangers). Le titre du rapport qu'elle consacre à «la circulaire du 13 juin 2006 relative à la régularisation des familles étrangères d'enfants scolarisés» est éloquent : «De la loterie à la tromperie». Maître d'oeuvre de cet épisode ? Nicolas Sarkozy. En juin 2006, l'ex-ministre de l'Intérieur publiait une circulaire ouvrant des possibilités exceptionnelles de régularisation aux parents sans papiers d'enfants scolarisés. Depuis des mois, les militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) faisaient peser, en effet, sur lui et ses services une pression constante. «C'est dans ce contexte d'intense mobilisation que Nicolas Sarkozy annonce, le 6 juin 2006, la possibilité d'être régularisées pour des familles "dont les enfants sont nés en France, ont toujours été scolarisés et ne parlent pas la langue de leur pays d'origine"», rappelle la Cimade.
«Coup politique». Une semaine plus tard, la fameuse circulaire est publiée, soumettant une éventuelle régularisation à six critères. Certains «objectifs» comme les deux années de résidence en France d'au moins un des parents ou la scolarisation effective d'un enfant au minimum. D'autres «subjectifs» comme l' «absence de lien de cet enfant avec le pays dont il a la nationalité» ou «la réelle volonté d'intégration». 33 538 demandes sont déposées dans les préfectures. Mais, méfiantes, les associations s'interrogent sur les arrière-pensées politiques de Sarkozy.
Dans son rapport, la Cimade tranche, jugeant que toute cette affaire n'a été, pour Sarkozy, qu'un «coup politique». «Casser le mouvement de mobilisation engagé autour des familles en accordant quelques milliers de régularisations puis donner des gages de fermeté en affichant plus de 24 000 refus de séjour semblent avoir été les véritables objectifs poursuivis.»
La Cimade démonte soigneusement l'opération. Selon elle, le ministre a eu pour obsession, dès la parution de son texte, d' «éviter le "succès" de la circulaire» et de «limiter le nombre des régularisations». Immédiatement, les préfectures ont été assaillies. «Cet afflux, pourtant prévisible, ne semble pas avoir été anticipé ni préparé par le ministère», accuse la Cimade. Parce qu'il n'a jamais été question de régulariser toutes les familles répondant aux critères ? Signe révélateur, selon les associations, «certaines préfectures ont refusé de délivrer des formulaires de demande de régularisation ou d'enregistrer des demandes, empêchant les familles d'accéder à la procédure». A Paris, au contraire, les étrangers sont d'abord très bien accueillis : «Les familles se présentaient pour déposer leur dossier et se voyaient proposer un entretien le lendemain ou la semaine suivante», et certaines «ne respectant pas tous les critères étaient régularisées».
«Mentir». Le 24 juillet, changement de ton. «Ce jour-là, devant les préfets réunis, [Sarkozy] "resserre les boulons" et évoque un quota de régularisations : "On peut raisonnablement s'attendre à ce que 20 000 demandes soient présentées, ce qui aboutira, au total, à attribuer des cartes de séjour à 6 000 personnes."» Commentaire de la Cimade : «Cela s'appelle fixer un quota et conduit à faire mentir la promesse initiale d'un examen particulier de chaque dossier.» Après cette date, les portes de la préfecture de Paris se referment : «Les délais pour obtenir une convocation à l'entretien s'allongent. La préfecture de Paris, qui jusqu'alors fixait les rendez-vous très rapidement, n'en donnait plus, attendant les directives. La plupart des dossiers suivis et déposés à partir de ce moment furent rejetés.» Sur quels critères ? «Les décisions de refus montrent que les liens conservés avec le pays de nationalité ont été très souvent mobilisés pour rejeter des demandes répondant pourtant aux critères», souligne la Cimade, qui dénonce également dans beaucoup de cas la «non-motivation des refus des régularisations».
Complice. Patrick Peugeot, le président de la Cimade, a des mots très durs. «A travers la manière dont ont été traitées ces milliers de familles, c'est de la maltraitance quotidienne des étrangers et du désordre imposé dans les services préfectoraux que ce rapport témoigne», écrit-il. L'avocat Arno Klarsfeld, nommé médiateur par Sarkozy, a été complice de cette farce, et a multiplié les déclarations contradictoires, affirmant d'abord que «la régularisation sera "généreuse"», puis que «l'Etat ne peut pas régulariser tous les parents qui ont des enfants scolarisés». En conclusion, Patrick Peugeot «[exhorte] les futurs élus de ce pays à régulariser ces familles, afin que ces milliers d'enfants ne grandissent pas dans le sentiment que leur vie aura été l'otage d'une opération de communication».
Pernaut les gros sabots
Le «13 heures» de TF1 s'offre 10 minutes de campagne par jour. Déjà culte.
Par Raphaël GARRIGOS, Isabelle ROBERTS
QUOTIDIEN : jeudi 5 avril 2007
Il est des moments où un journaliste se transcende. Prenez, au hasard, Jean-Pierre Pernaut : depuis le 20 mars qu'il accueille dans son JT de 13 heures de TF1, un Journal de campagne , il touche au sublime. Ni pléonasme ni grosse blague, il s'agit là d'une pastille politique de dix minutes posée au beau milieu du JT, entre «l'essence qu'augmente encore ma pauv'dame» et les 39e Olympiades des métiers d'Amiens. Mais c'est de la politique à la Jean-Pierre, celle qu'on discute au zinc, chaussé de bottes Aigle. Chaque édition commence par, dixit Pernaut, «le regard des gens» sur la présidentielle. Les «gens» de Pernaut sont, par exemple la semaine dernière, à Dronzy (Nièvre), bled réputé pour voter comme la France. Et, à Dronzy, il y a un bar le Dronzy où l'on s'envoie des blancs secs dès l'aube ... Et au Dronzy de Dronzy, il y a un poivrot qui a son idée sur la présidentielle: «Quand on voit la gauche, la droite, la droite, la gauche, toujours les mêmes conneries, hé ben, on vote pour Jean-Marie.» Quelques jours plus tard, «le regard des gens» de Pernaut est à Antibes, dans un salon de coiffure pour dames, avec les mémés, cheveux mouillés et serviette éponge autour du cou faudrait pas que le Régécolor tache la blouse. Arlette, la coiffeuse, raconte : «Un monsieur voulait pas payer, il me dit : "Je vous paye que si vous votez Ségolène."» Fumiers de socialistes ! Après le «regard des gens» et un sujet sur le village dont est issu chaque candidat (1), la campagne se poursuit, toujours au ras du lisier. Lundi, c'était l'installation des panneaux électoraux à Guipavas (Finistère), «après trois semaines de préparation», nous informe le commentaire (le temps de la pose de l'antirouille ?).
Enfin arrive le moment de Pernaut. La séquence s'intitule Qui êtes-vous ? et figurez-vous que Jean-Pierre est sorti de la télé pour aller s'entretenir en vrai avec les candidats afin de mieux les connaître. Le sourire jusqu'aux oreilles, Pernaut leur pose à tous les mêmes questions. Et un Jean-Pierre intervieweur politique, ça donne ça : «Est-ce que les fonctions politiques que vous avez depuis des années ne vous ont pas éloigné de votre terre ?» (A François Bayrou ; réponse : non) ou «Entre un dîner un peu mondain et une soirée en famille vous préférez quoi ?» . Ou encore : «Votre môman, c'est votre modèle ?» (A Marie-George Buffet). Le déjà culte : «Vous êtes plutôt Jean-Pierre Coffe ou Maïté ?» (A José Bové, interloqué). Sans oublier : «La valeur que vous inculquez à vos enfants ?» (Curieusement, aucun candidat n'a répondu la fainéantise). Et enfin, l'énorme «entre Johnny Hallyday, Piaf, Kamini et Diam's, qui choisissez-vous ?» (réponses variables, dont un incongru «Jean Ferrat» made in Bové.)
Ça vous fait rire ? C'est folko ? Impayable ? De toute façon personne n'est devant son poste à cette heure-là ? En moyenne, plus de 7 millions de personnes regardent le 13 heures de TF1. Ces derniers jours, comme tous les Français, les téléspectateurs de Pernaut ont reçu leur carte d'électeur.
(1) Lancement le 2 avril signé François Bachy en plateau à côté de Pernaut : «Le terroir d'enfance de Jean-Marie Le Pen nous déporte dans une autre région, en Bretagne, à la Trinité- sur-Mer» . Oui, Bachy a dit «déporte».
Benjamin Stora : "On ne peut pas définir l'identité"
L'historien publie avec Emile Temime une histoire de l'immigration en France. L'occasion pour lui de s'insurger contre certains préjugés et de remettre en cause la politique de Nicolas Sarkozy.
Immigrances, l’immigration en France au XXe siècle, sous la direction de Benjamin Stora et Emile Temime.
Editions Hachette Littératures, 374 pages, 22,50 euros.
Benjamin Stora, vous avez dirigé avec Emile Temime la publication d’Immigrances, une histoire de l’immigration en France au XXe siècle. Comment est né ce projet ?
A l’origine, le projet était lié à la création d’une Cité Nationale de l’immigration, décidé par Chirac et qui est un lieu extrêmement important. C’est la première fois que la France ouvre un lieu symbolique, pour montrer que l’histoire de la France est aussi l’histoire de l’immigration. Ce lieu devait ouvrir en mars ou avril. Finalement il a été un peu retardé et pourrait ouvrir en juin, Porte Dorée à Paris. Cela pourrait d’ailleurs être l’une des dernières cérémonies de Chirac en tant que président. Avec Emile Temime, nous souhaitions accompagner l’ouverture de ce lieu par un livre car l’histoire de l’immigration est une préoccupation assez récente et peu d’ouvrages existent sur le sujet.
Le livre est complètement dans l’actualité, avec la polémique soulevée par Nicolas Sarkozy sur son « ministère de l’immigration et de l’identité nationale »…
Oui, et pourtant, nous avons fini de l’écrire il y a plus de trois mois. Evidemment, je suis contre ce projet. Associer identité nationale et immigration, c’est très dangereux. L’identité, on ne peut pas la définir. Elle est à la fois dans l’éducation, dans la politique, etc. Là, on oppose l’identité à l’étranger, à tout ce qui vient de l’extérieur. C’est dangereux : toutes les civilisations qui se sont repliées sur elles-mêmes se sont appauvries et ont décliné. En France, il y a deux précédents dangereux : la révocation de l’édit de Nantes et Vichy.
Le livre remet en cause un certain nombre d’idées reçues, notamment sur le rôle économique des immigrés. Vous affirmez que l’apport des immigrés n’est pas seulement culturel ou démographique, mais aussi économique, et que l’enrichissement des pays d’accueil est d’autant plus important que les travailleurs immigrés sont peu qualifiés… (1)
Tout à fait. Il faut savoir en outre que si la France fermait ses frontières, certains secteurs de l’économie s’écrouleraient. Les hôpitaux fermeraient tout de suite, l’informatique serait touchée… Sans compter le problème démographique, qui fait qu’il y aura de plus en plus de problèmes pour payer les retraites. Il faut bien comprendre qu’aucun pays ne peut se retirer de la mondialisation, surtout un ‘petit’ pays comme la France.
Que ls sont les autres préjugés que votre étude historique vous a permis de battre en brèche ?
On peut citer l’article de Wassila Ltaief sur le mariage mixte. Elle a mis en évidence un phénomène intéressant : la France a le taux de mariage mixte le plus élevé d’Europe et le nombre de couples mixtes est en constante augmentation. Ce qui va à l’encontre du préjugé sur le communautarisme. Une autre idée reçue serait que la France aurait laissé entrer des millions d’immigrés ces dernières années. C’est faux : la France a une politique d’immigration très fermée, beaucoup plus que les autres pays européens.
Certains affirment que le taux d’immigrés dans la population est resté stable depuis le début du XXe siècle. Est-ce vrai ?
Oui, complètement. Dans les années 1930, il y avait environ 8% d’immigrés dans la population. Aujourd’hui, on est toujours à 8%. Il faut bien dire néanmoins que l’immigration n’est pas la même aujourd’hui, d’abord parce qu’elle provient en partie de pays colonisés par la France , ce qui n’était pas le cas avant, avec les Belges, Polonais, Espagnols, Portugais ou Italiens. Leur rapport à la France est donc très différent : ils n’ont pas seulement connu la France émancipatrice, mais ont aussi connu la France qui oppresse, qui réprime. Cela change beaucoup de choses.
Quelles solutions voyez-vous à ces problèmes relationnels ?
Il faut réfléchir à la possibilité d’un pacte mémoriel. Même Sarkozy, s’il est élu, devra y réfléchir. On ne peut pas passer son temps à stigmatiser les gens, sinon on va droit dans le mur, sa politique ne marchera pas. Chirac avait d’ailleurs commencé cette réflexion, avec la Journée de commémoration de l’esclavage, la Cité de l’immigration, etc. Là, on dit aux gens « La France , vous l’aimez ou vous la quittez ». Mais pour aller où, puisque ces gens sont Français ? On leur dit « apprenez le français », mais c’est déjà leur langue On confond deux choses : les immigrés et les nouveaux Français. Si les politiques n’apprennent pas cela, il y aura de gros problèmes.
Le Royaume-Uni, qui a aussi un passé colonial, semble mieux s’en tirer, notamment sur le plan de l’intégration économique, non ?
Sur le plan économique, peut-être, mais une personne, ce n’est pas qu’une force économique, c’est aussi une histoire, des fêlures, à prendre en compte. Et sur ce plan, le Royaume-Uni est même plus en retard que nous. A terme, leur situation est explosive car ils n’ont toujours pas fait de travail de mémoire sur leur colonisation.
Vous avez signé l’appel des 150 intellectuels en faveur de Ségolène Royal. N’y a-t-il pas contradiction entre le rôle de l’historien et l’engagement politique ?
Pas du tout. Les historiens ont toujours été engagés, de Michelet à Taine, en passant par Vauvelle et Furet. D’ailleurs, sur les 150 intellectuels qui ont signé cet appel, on trouve une trentaine d’historiens (2). Le tout, c’est de conserver ses règles d’objectivité dans son métier d’historien : le croisement des sources, etc.
(1) Chapitre 9, Le rôle des migrations dans le fonctionnement des économies européennes : des effets positifs avérés, des politiques inadaptées !, par El Mouhoub Mouhoud.
(2) Parmi lesquels Jean-Pierre Azéma, Marc Ferro, Michelle Perrot…
Les propos sur la génétique de Nicolas Sarkozy suscitent la polémique
LEMONDE.FR | 04.04.07 | 19h16 • Mis à jour le 04.04.07 | 19h55
Une plaisanterie circule actuellement de mail en mail – intitulée "Trouvez l'auteur" –, reprise par plusieurs blogs de philosophie ou d'actualité. "J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a mille deux cents ou mille trois cents jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense."
Le mail invite à répondre à l'injonction, en précisant que l'auteur n'a "aucune formation scientifique". La citation est en fait issue de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Michel Onfray, publiée dans Philosophie Magazine de mars 2007. Une rencontre que Michel Onfray raconte en détail sur son blog.
"VISION RIDICULE ET FAUSSE"
Le généticien Axel Kahn a également dénoncé, dans une tribune publiée par Marianne les propos du candidat UMP : "La vision d'un gène commandant un comportement complexe tel que ceux conduisant à l'agressivité, à la violence, à la délinquance, à la dépression profonde avec dérive suicidaire, est ridicule et fausse". Pour M. Kahn, "cette conviction réaffirmée par le candidat de l'UMP à l'Elysée confirme ses liens idéologiques avec la nouvelle droite".
Sur la Toile, des forums et des blogs consacrés à la question du suicide ont également vivement commenté ses propos : "C'est une erreur absolue car quel scientifique peut prétendre connaître le gène du suicide ?" L'extrait du texte est d'ailleurs repris, depuis sa publication sur des blogs anti-Sarkozy.
Invité mercredi de l'émission "Questions d'info LCP-Le Monde-France Info", Jean-Marie Le Pen a également donné tort au candidat de l'UMP. "Si nous sommes habités par des gènes qui sont en eux-mêmes criminogènes, ça veut dire que nous n'avons pas la responsabilité de ce que nous faisons. Il a dû se tromper, ce n'est pas possible", a-t-il estimé.
Nabil Wakim
Et une petite vidéo ou il s'énerve un peu l'alibi de l'ump...La démission de Begag : un règlement de comptes ?
NOUVELOBS.COM | 06.04.2007 | 11:12
L'ex-ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances aurait été sanctionné en raison de la publication de son livre intitulé "Un mouton dans la baignoire", à charge contre Nicolas Sarkozy.
La "cause directe" de la démission d'Azouz Begag, ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, n'est pas liée à son soutien à François Bayrou mais à la publication d'un livre à charge contre Nicolas Sarkozy, affirme vendredi 6 avril Le Parisien.
Les bonnes feuilles de cet ouvrage, intitulé "Un mouton noir dans la baignoire" (Editions Fayard) à paraître le 11 avril doivent être publiées par l'hebdomadaire Marianne qui paraît samedi.
Dans son livre, indique Le Parisien, Azouz Begag, qui était souvent en désaccord avec Nicolas Sarkozy, raconte notamment comment l'ex-ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a un jour menacé de lui "casser la gueule".
"Le livre a rendu furieux le duo Villepin-Chirac", écrit Le Parisien.
Dès l'annonce de la démission d'Azouz Begag jeudi après-midi par Matignon, il n'était plus possible de consulter la biographie de l'ex-ministre délégué sur le site en ligne du gouvernement.
Selon Matignon, le ministre a démissionné pour "reprendre sa pleine liberté de parole".
Soutien de François Bayrou
Azouz Begag est l'un des deux membres du gouvernement à soutenir la candidature de François Bayrou pour l'élection présidentielle, avec le ministre délégué à la Recherche François Goulard.
"Le Premier ministre Dominique de Villepin a reçu aujourd'hui la lettre de démission d'Azouz Begag, ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, qui a demandé à quitter le gouvernement pour reprendre sa pleine liberté de parole", selon le communiqué de Matignon.
Opposition pendant la crise des banlieues
Le chef du gouvernement, qui "a salué sa lutte contre les discriminations, pour l'égalité des chances et en faveur de la diversité", "a proposé au président de la République de faire droit à cette demande". Ce que ce dernier a fait dans la foulée.
Ami personnel de Dominique de Villepin, le sociologue Azouz Begag était entré au gouvernement en juin 2005. Il s'est opposé à de nombreuses reprises à Nicolas Sarkozy, notamment pendant la crise des banlieues à l'automne 2005. Il est l'auteur de nombreux livres et a écrit le scénario du film "Camping à la ferme" (2005). (avec AP et Reuters)