Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
Oui, j'imagine bien qu'après avoir écrit ça, ses convictions sont à géométrie variable, girouette alignée sur le vent de son ambition personnelle...Ioum a écrit :je pense que ses convictions n'ont pas grand chose à voir là dedans. Il mets son savoir-faire au service de la politique qu'il soutient.
C'est donc ce même Besson qui entre moins de 6 mois plus tard dans le gouvernement Sarkozy, ya pas à dire, c'est vraiment parce que Nicolas partage ses convictions profondes...Eric Besson en 2007, L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy a écrit : CHAPITRE 1 : NICOLAS SARKOZY OU L’APOLOGISTE DU MODELE COMMUNAUTARISTE RELIGIEUX
Son projet : réguler la société par les religions
Une stratégie de marketing politico-religieuse
Un projet de société d’inspiration américaine
Le retour des religions dans la vie publique française
Les religions comme solution aux problèmes des banlieues
Les religions comme légitimation du retour de l’ordre moral
Les religions comme substitut à l’État-providence
Les religions comme garant de la bonne éducation des jeunes
Les dérives de cet activisme communautariste
La remise en cause de la loi de 1905
La remise en cause du modèle laïque français
Le risque de promotion des sectes
La promotion des intégristes musulmans français
Première erreur d’analyse : l’UOIF serait représentative des musulmans de France
Deuxième erreur d’analyse : l’UOIF serait seulement fondamentaliste mais pas intégriste
Troisième erreur d’analyse : l’UOIF se modérerait au sein du CFCM
La rupture avec le modèle français républicain
CHAPITRE 2 : NICOLAS SARKOZY OU LE SÉCURITAIRE DANGEREUX ET INEFFICACE
Sa pensée : une conception manichéenne de la sécurité
La sécurité au dessus des libertés ou la crispation sécuritaire
Le tout répressif ou la prévention abandonnée
Le tout carcéral ou le choix de la solution américaine
Le tout policier ou le pouvoir judiciaire inféodé au ministère de l’intérieur
Son action : un activisme législatif pour rassurer…
La loi sur la sécurité intérieure ou de nouveaux délits censés régler l’insécurité
Le délit de stationnement dans les halls d’immeubles ou la stigmatisation des jeunes
Le racolage passif ou la transformation des prostituées en délinquantes
Le délit de mendicité ou le retour aux solutions du 19ème siècle
Les lois sur l’immigration ou la production assurée de clandestins
La loi du 26 novembre 2003 ou un échec reconnu à demi-mot
La loi du 24 juillet 2006 ou le faux alibi de l’immigration choisie
Le projet de peine automatique pour les multirécidivistes ou la volonté de toujours copier les États-Unis
Ses résultats : des échecs derrière une communication triomphaliste
Le succès de la lutte contre l’insécurité ou l’illusion médiatique de l’efficacité
La lutte conte le terrorisme ou le succès de la spécificité française
Le renseignement ou la myopie face aux crises de notre société
La baisse de la délinquance ou le discours mystificateur
La réalité cachée ou les échecs derrière la communication triomphaliste
Les violences contre les personnes : + 27 %
Les infractions aux stupéfiants : + 58 %
Sangatte ou l’embourbement après la fermeture
La crise de la canicule pendant l’été 2003 ou un ministre de l’intérieur miraculeusement épargné par les médias
CHAPITRE 3 : NICOLAS SARKOZY OU LE VRAI LIBERAL SOUS COUVERT D’UN FAUX PRAGMATIQUE
Un piètre bilan économique et social
Un libéral pur et dur camouflé derrière un pragmatisme de façade
Derrière une impression tenace d’improvisation…
…des convictions empruntant au libéralisme le plus débridé
Une France volontairement décriée, prélude à une thérapie de choc
Les dangers d’une révolution libérale – le volet économique
Orchestrer l’effacement de l’État
Permettre aux riches de s’enrichir davantage
Réhabiliter le travail ? Le précariser plutôt !
Les dangers d’une révolution libérale – le volet social
Gommer les mécanismes de redistribution verticale
Aider davantage les familles et les classes moyennes aux dépens des plus pauvres
Placer les plus démunis sous surveillance et les aides auxquels ils prétendent sous conditions
L’élection de Sarkozy, une menace pour la sécurité économique des personnes
CHAPITRE 4 : NICOLAS SARKOZY OU LE CLONE DE BUSH
Le rêve américain et le rêve européen
Le reniement du modèle européen
L’adhésion au modèle américain
Un modèle aux fondements fragilisés
Un modèle aux performances contestables
Un ascenseur social bloqué
Un marché du travail artificiellement efficace
Une intégration faussement performante
Une société malade
Un système social réduit aux acquêts
L’adhésion au conservatisme de Bush
Nicolas Sarkozy, l’américain
Nicolas Sarkozy, l’atlantiste convaincu – le soutien inconditionnel à la guerre en Irak
Nicolas Sarkozy, le conservateur
Un même style
Un même discours moral d’essence essentiellement religieuse
Une même tentative de redéfinition du crédo-conservateur
Tu peux le déplorer, c'est cependant une réalité. L'écriture de bouquins polémiques au cours d'une campagne fait partie de la conquête du pouvoir. Il s'agit de quelquechose d'important, on essaye d'améliorer la vie de 60 millions de bouzoufs. Alors oui c'est un peu sale mais Besson n'est ni le premier ni le dernier à utiliser ce genre de ficelles. Le débat entre les deux tours relève de la même logique ( le mitterrand/giscard de 81 ou le chirac/jospin de 95 sont tous les deux édifiants de ce point de vue ).C'est juste parce que bon, il faut mentir pour aider "son" camp du moment
J'ai l'impression que tu n'as pas lu mon post, ni les précédents. Déjà, il a avoué avoir menti ( remarque on s'en fout, mais puisque tu as l'air de trouver ça important, je le reprécise ). Il a précisé que le bouquin sur sarko, il n'en pensait pas un traître mot.Bref, si il écrit et signe il assume, ou alors il avoue que c'est un menteur éhonté qui ne sert que lui même
Le souci, c'est qu'il ne sert que son ambition personnelle (mais, tristement, c'est loin d'être une exception, plutôt la norme), et retourne sa veste quand ça lui chante. Qu'il ait des convictions politiques, tant mieux pour lui, mais débiter mensonge après mensonge ne le rend pas crédible pour un sou. Et se servir d'une médiatisation basée sur ses actes discutables pour raconter encore plus de mensonges et des contres vérités...Ioum a écrit :" Qui ne sert que lui même ", encore une fois ça me paraît simpliste. Je l'ai expliqué tout à l'heure ; j'aurais les mêmes idées que Besson, dès le tournant de Royal j'aurais fait la même chose que lui. Au contraire même, je trouves ça plus cohérent de quitter le Parti lorsque celui ci cesse de promouvoir tes valeurs ( libérales dans le cas de besson ) que d'y rester afin de protéger ta place.
il y en a même qui quittent leur strapontin.reconnaissons quand même que la majorité des hommes politiques ne sont pas des girouettes aussi pitoyables, tigres à férocité variable que l'on peut acheter pour un strapontin quand bien même on serait celui sur lequel ils crachaient à qui mieux mieux quelques mois auparavant
L'article c'est le lien que j'ai donné plus haut.Des milliards de pertes, un service qui spécule sans contrôle, des responsables écartés... Et le tout cela qui se déroule à la Société générale. Cela ne vous rappelle rien? Et bien, une affaire du même acabit que l'affaire Kerviel s'est produite dans la banque de ce cher Monsieur Bouton. Et, en plus, à la même période. Seulement, personne ne s'en est rendu compte, obnubilé par les pertes du jeune trader.
Tout était pourtant écrit dans les comptes de la banque. Certes pas de manière visible, puisqu'il fallait aller chercher dans les annexes pour faire une estimation de l'ampleur des dégâts. Mais ce qu'on y découvre est impressionnant. La banque reconnait un autre fiasco de quelque 5 milliards, qui pourrait même grimper jusqu'à 10 milliards.
Responsable cette fois-ci, non pas un trader, mais les responsables du département de la filiale de gestion alternative d'actifs, Société Générale Asset Management Alternative Investments (Sgam AI). Sgam AI a été laissé libre de spéculer grâce à une direction soit complice, soit défaillante. Résultat, aujourd'hui, ce département doit être fermé, ses anciens dirigeants ont été discrètement écartés, enfin, la filiale dont il dépend (Sgam), qui rassemble l'ensemble de la gestion d'actifs de la banque, va être vendu au Crédit agricole. Ce qui devrait conduire à la suppression de centaines de postes.
Je n'en dis pas plus. Et je vous incite à lire l'enquête que je publie demain dans Libération. La une, ainsi que quatre pages, sont consacrés à ce nouveau scandale au coeur de la Société générale.