Tout d'abord, je ne mérite pas de remerciement dame Mushu, c'est votre exemple qui m'incite à secouer ma paresse.
Aussi, je pense qu'effectivement il ne faut pas trop généraliser les choses d'une part entre les époques et d'autre part entre les couches sociales. Le mariage politique était surtout dans les hautes classes. La situation de la femme s'est dégradée au fil du temps et l'on garde souvent en image celle d'Edo.
Paf je poursuis dans la recopie de L Frédéric, même livre :

"Le mariage était en général arrangé par les parents, avec, il est vrai, le consentement plus ou moins tacite des jeunes gens, ou bien directement par les jeunes gens eux-mêmes qui essayaient de se mettre dans une situation telle que le mariage ne pouvait pas être empêché."
Pour rebondir sur la coutume de l'enlèvement (cf topic anecdotes et coutumes) :
"Il arrivait parfois que, dans certaines familles paysannes, les parents fussent opposés au choix de leur fille. Dans ce cas avait lieu le " vol de la fiancée " par le jeune homme, qu'assistaient quelques-uns de ses amis. La jeune fille, prévenue et consentante, quittait la maison de ses parents en criant " je m'en vais " afin que sa famille fût avertie, et se réfugiait dans la maison de celui qu'elle aimait, où les formalités du mariage étaient alors réduites à leur plus simple expression. Le lendemain, les amis du jeune homme donnaient un banquet où toutes les connaissances du couple étaient invités, à l'exception des parents qui s'étaient montrés opposés à l'union et qui dès lors n'avaient plus le droit de s'opposer au mariage de leur fille. "
Pour le mariage à l'essai (le mariage était généralement validé par la naissance d'un enfant)
"Dans certaines régions le mariage à l'essai était inversé : c'était au jeune homme d'aller demeurer et travailler (parfois contre salaire) chez ses beaux-parents pendant une période de trois à cinq ans. Après ce temps de probation pendant lequel le mari devait se comporter comme un bon fils envers ses futurs beaux-parents, il retournait chez lui en emmenant sa femme. C'était le Nenki-muko ou mariage à l'essai à temps."
En cherchant la voie, vous trouverez le vide. Dans le vide est la force sans le mal.