Hida Koan a écrit :Ca va? on vous dérange pas?

Ca va, merci!
Autrement dit : tout le monde a l'air, malheureusement, d'avoir dit ici tout ce qu'il avait à dire. Crument dit : à part Shosuro Akae et Pénombre qui ont donné des embryons de développements vraiment intéressants, le reste relève surtout du sens commun.
Afin de revenir vraiment au sujet : la ligne théorique d'AEG c'est "changer d'école c'est insulter tout le monde" & "Kuwanan est une exception qu'on a essayé de justifier tant bien que mal par l'ajout de l'avantage "écoles multiples" ". C'est, visiblement, la voie suivie par la plupart des MJs.
Si je pose la question, c'est parce que cette rigidité pratiquement fasciste de la culture rokuganie version AEG me semble complètement inadaptée à une société réelle, avec toutes ses finesses, ses richesses, etc. Une culture est quelque chose de souple, qui s'adapte à toutes sortes de situations particulières. Exactement l'inverse de la rigidité professée par AEG.
Au niveau de l'honneur, on est arrivés à des développements très sympas pour faire coïncider l'apparente rigidité monolithique du concept AEG avec la "réalité" d'une société complexe. La question est la même ici, mais axée sur les écoles :
Le principe de base, effectivement, est qu'un samourai est censé suivre l'école de sa famille, et ne jamais en changer. Ok. Mais on peut aisément imaginer que tous les gosses de mère Hida n'ont pas la carrure, le tempérament, les dispositions et, ben oui, l'envie, de suivre l'école Hida. Donc soit chaque école de Rokugan est composée en majorité de mecs désabusés et démotivés parce qu'ils ont été forcé de s'y engager sans avoir jamais eu la moindre possibilité de faire autre chose de leur vie ; soit des mécanismes culturels, même informels, officieux, permettent d'assouplir, de contourner cette loi école = famille de naissance. De même, autre limitation de cette rigidité qui confinerait à l'absurde : Rokugan n'est ni une société patriarcale ni une société matriarcale (c'est le statut plus que le sexe qui détermine les héritages de nom et de fonction), donc il y a à chaque fois un choix à faire entre l'école et maman et l'école de papa.
Alors à la base, ça ne posait pas vraiment de problème (1ere édition, seulement le bouquin de base ) : y a que deux sortes d'écoles, les bushi et les shug. Là, c'était simple : soit t'as des prédispositions et tu deviens Shug, ou t'en as pas et tu deviens bushi. Et forcément, on suit l'école de bushi de son clan, ou l'école de shug de son clan. Mais par la suite, AEG a introduit la variété dans le système : d'une part, chaque clan dispose d'écoles non-shug, non-bushi, et d'autre part les clans disposent la plupart du temps de plusieurs écoles de bushi. Tout à coup la question devient moins simple...
Voilà, donc en gros, la double règle de base école=famille et don=shug, pas don=bushi, cette double règle vole en éclat dès qu'existent tout un paquet d'écoles dans chaque clan, qui ont chacune des spécificités. Rajoutons à cela le fait, comme dit plus haut, que si tous les fils et filles Hida, pas le choix, deviennent des bushi Hida, on peut clairement s'attendre à ce que la moitié soient démotivés. Pourtant les samourais dans Rokugan sont toujours présentés comme parfaitement à leur place dans leur école, et très motivés par celle-ci. Voilà donc la question posée de manière plus subtile :
Quels les mécanismes culturels les différentes familles ont-elles bien pu mettre en place, informellement, pour s'adapter à cette règle si rigide sans former des bataillons de démotivés?
A cela s'ajoute la question ouverte par Shosuro Akae : culturellement il est bien vu d'aller chercher l'expérience d'une multiplicité de grands maîtres... Or dans Rokugan, les seuls qui ont l'occasion de se balader de la sorte sont les ronins, or les ronins n'ont pas de technique d'école... Les règles suggèrent donc que le ronin est incapable de suivre cette voie.
De nouveau, comment combiner cette idée d'une accumulation d'expériences variées avec la rigidité d'un système qui verrouille un samourai à une seule école?