n'est-il pas alors un peu paradoxal de dire que les choses manquent de démocratie alors que justement
on peut le dire sans rien risquer, si ce n'est d'avoir droit à une réponse argumentée ?
essayez un peu d'aller sur un forum ou les gens abusent vraiment de leur pouvoir et de lancer ça en l'air, tiens... juste pour rire.
un peu facile non, de crier au déni d'expression sans que personne ne vous empèche de le faire ?
n'est-il pas tout aussi paradoxal de dire que certaines discussions amènent des personnes à se brouiller et que c'est regrettable
alors qu'on ne participe en rien aux discussions en question, pas plus qu'on ne fait quoi que ce soit pour en calmer les protagonistes ?
un peu facile non, de déplorer, regretter, critiquer des choses dont on fait toujours porter la responsabilité à autrui ?
quand les gens interviennent, ça lèse toujours quelqu'un
quand ils n'interviennent pas, ça déplait toujours à quelqu'un
quand ils s'expliquent, c'est de la mauvaise foi
quand ils ne veulent même plus s'expliquer c'est de la tyrannie
et à part ces gens là, les autres, vous, moi, on fait quoi pour éviter les engueulades ?
rien
on vient se faire plaisir, bien contents que d'autres s'occupent du reste et soient toujours dans les parages pour récolter ce qu'on a à dire contre eux, que cela soit fondé ou pas
je suis bien content d'avoir quitté ce genre de fonctions tiens. Trois fois en six ans, trois forums distincts
et toujours les mêmes propos narcissiques, ou l'on critique, ou l'on signale, ou l'on s'indigne de ne pas pouvoir s'indigner
ou l'on dit que cela va mal, que ça n'est pas comme avant, que c'est bien triste, que l'on est une victime et les autres de beaux salauds, tiens.
et ou l'on continue son petit bonhomme de chemin parce que forcément, la solution c'est toujours les autres qui ne veulent pas l'appliquer, soi-même, on est toujours là avec le mot juste, on n'a rien à se reprocher.
c'est toujours forcément la faute aux autres, qui s'engueulent, qui nous censurent, qui n'apprécient pas nos posts à leur juste valeur, qui nous décrient, qui nous méprisent, qui nous ignorent
et puis à la fin, évidemment, puisqu'on n'a pas pu parler comme on le voulait (on l'a répété tellement souvent qu'on pouvait pas parler comme on le voulait...), puisqu'on a été pieds et poings liés à la merci de gens qui n'ont rien fait contre soi (on aurait bien aimé... mais les cons, même pas ils y ont pensé et c'est pas faute de leur avoir réclamé des claques...), alors, on dit qu'on est désolé mais qu'on ne peut pas rester, que c'est pas comme ça qu'on voulait que ça tourne
et on s'en va la tête haute, bien content quelque part de pouvoir tirer sa révérence poliment ou dans un grand éclat.
et trois mois plus tard, tout le monde a oublié que l'on était venu un jour. Que l'on avait tellement de choses intéressantes à dire, qu'on était apprécié, qu'on partageait,
mais qu'on avait arrété depuis longtemps de dire ces choses intéressantes
ça ne vous rappele rien tout ça ?
des gens comme ça, j'en croise virtuellement dans tous les forums ou je me rends
tous les jours.
Et vous aussi, non ?
et demain, parce que personne ne veut rien y faire à part ceux qui se mettent en avant ( ceux que nombre d'autres apprécient de pouvoir emmerder à leur guise parce que ça ne mange pas de pain et qu'ils ne risquent absolument rien à le faire...) rien ne changera
parce que les véritables emmerdeurs qui peuvent censurer les autres sont toujours ailleurs et qu'on ne va jamais les voir, forcément, on ne peut rien leur dire à eux... vu que contrairement à ces endroits ou l'on s'étale à loisir, là bas, on est ejecté et effacé à la troisième phrase et on se prend le panneau "club privé" dans la gueule très très fort.
donc, rien ne changera
c'est ça, le seul véritable problème
et bien que les choses ne me conviennent pas à 100% sur la Voix, j'aimerai simplement remercier les gens qui s'en occupent. Ils ne sont pas forcément là quand j'aimerai et parfois ils sont là quand je préférerai qu'ils n'y soient pas
n'empèche qu'ils sont là. Et nous tous aussi.
Que personne ne nous a obligé à venir
que personne ne nous oblige à rester
et que dés que nous serons partis, on nous oubliera
prétendre le contraire est une illusion et entretenir cette illusion ne ménera qu'à deux choses : de la rancoeur et de la déception
et quand on a rancoeur et déception, on est jamais le seul à payer, bien sur...
et tant pis si l'on était pas venu pour ça au départ, puisque c'est forcément leur faute à eux...
s'pas ?