Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
Euh oui Calvi reste mieux que Chabot. Je pense qu'il essaie vraiment de "se mettre à la place des gens". Sauf que finalement il est pas différent de nb de gens de la "bulle" (à la marianne) et qu'il a une vision complètement déformée de ce que sont les "gens"... Alors qu'elle, elle essaie de faire croire qu'elle est impartial alors qu'elle a déjà son bulletin de vote gravé dans la main et que personne ne peut ne pas s'en apercevoir...Ding On a écrit :C'est con, Calvi étaiyt bon au début de C dans l'Air. J'ai pas encore assez vu son remplaçant pour l'évaluer par contre. Cela dit, Calvi vaut tjs mieux que Chabot non ? (sinon c'est grave)
Tiens hier dans C dans l'Air justement, ça parlait programme des présidentiables et Elie Cohen a bien balancé sur Sarko et le coût de ses mesures (il a pas mal épinglé notamment le coup de revaloriser le pouvoir d'achat). Mais alors, pourquoi n'en avait il pas fait autant qd il avait Sarko face à lui dans l'émission-plébiscite accordée par Chabot le veille du jour de départ du décompte du temps de parole ?
http://www.liberation.fr/actualite/poli ... 437.FR.phpLe PS publie 100 pages sur le Net sur «l'inquiétante "rupture tranquille" de monsieur Sarkozy». Une somme polémique mais argumentée sur l'idéologie du candidat UMP.
Disséqué par l'adversaire
Par Renaud DELY
QUOTIDIEN : mardi 9 janvier 2007
Nicolas Sarkozy dépecé... Et les meilleures tranches jetées en pâture sur la Toile ! Tel est le rêve du PS : lancer les internautes à l'assaut de Sarko et faire naître sur le Net un débat autour de la nature «dangereuse» du projet du candidat de l'UMP à l'Elysée. Pour les socialistes, l'intérêt tactique est évident tant l'effet repoussoir que produit Nicolas Sarkozy dans toute une frange de l'électorat apparaît comme le meilleur coagulant des électeurs issus des gauches autour de Ségolène Royal.
A cette fin, la rue de Solférino met en ligne demain sur son site Internet un riche document intitulé : «l'inquiétante "rupture tranquille" de monsieur Sarkozy» que Libération s'est procuré. Long de plus de 300 000 signes, ce texte passe en revue l'ensemble des faits et gestes de Nicolas Sarkozy depuis 2002 sous son triple képi de ministre de l'Intérieur, ministre de l'Economie et des Finances, et aspirant président de la République.
Idéologue. Nourri par les travaux d'une batterie d'experts, l'ouvrage a été piloté par le secrétaire national du PS à l'Emploi, le député de la Drôme Eric Besson. A l'origine, il devait être publié sous forme de livre, mais Olivier Faure, directeur adjoint du cabinet de François Hollande, a suggéré, il y a deux mois, de le mettre en ligne pour attiser des réseaux de discussions autour de son contenu. Celui-ci a aussi été enrichi par des «complicités» internes à la machine ministérielle sarkozyste, en l'occurrence le travail de hauts fonctionnaires de la place Beauvau et de Bercy qui signent sous les pseudonymes de Caroline Laurent, Pierre Bayard et Michel Hauteau.
Pendant près d'un an, cette équipe a disséqué l'action du ministre, analysé le moindre de ses discours et relu ses nombreux écrits. Réfutant le slogan «Sarko, facho», jugé «à la fois stupide et contre-productif», l'analyse évite de sombrer dans la caricature. Elle récuse également les attaques personnelles et toute forme d'approche «psychologisante» (famille, origines, etc.) des prises de position de Sarkozy, qualifié d' «adversaire redoutable». Au-delà de la critique de son bilan, qui, bien qu'argumentée reste sujette à polémique, cette étude a surtout l'intérêt de peindre le président de l'UMP en authentique idéologue, à mille lieues de l'image de l'élu plein de «bon sens» et pétri de pragmatisme qu'il prétend se donner. L'analyse devrait d'ailleurs séduire le dernier carré de chiraquiens qui demeure viscéralement hostile à l'élu de Neuilly : «libéral, atlantiste et communautariste», tel est le triptyque identitaire du sarkozysme, «filiale française de la Bush Cie», selon la formule d'Eric Besson.
«Arrogance». Avec de nombreux exemples et références à l'appui, l'ouvrage fait de Nicolas Sarkozy un apôtre du néoconservatisme américain tant sur le plan du communautarisme et des religions, partie la plus innovante de l'ouvrage, que sur le terrain de la sécurité, du libéralisme économique et, bien sûr, de la politique étrangère. Comme les chiraquiens, Eric Besson est d'ailleurs convaincu que le candidat UMP a commis l'une de ses «plus grosses erreurs» lors de son voyage aux Etats-Unis, en septembre 2006, lorsqu'il a dénoncé «l'arrogance française» et s'est appliqué à mettre en scène sa rencontre avec George W. Bush.
«Brouiller». Depuis, le patron de l'UMP s'efforce de corriger le tir. D'où l'invention de l'improbable oxymore «la rupture tranquille», la mise en avant de la plume «sociale» de l'ex-séguiniste Henri Guaino ou encore ses adresses à «la France qui souffre». Façon de tenter de «brouiller les pistes», selon Eric Besson, qui voit en Sarkozy un fossoyeur qui du «gaullisme autant que [de] l'héritage laïque et républicain». Amoureux des sunlights, l'intéressé sera ravi de voir qu'il fascine toujours adversaires comme partisans. Au point d'être érigé en objet d'étude.
Un «néoconservateur américain à passeport français»
«Libération» s'est procuré l'enquête du PS. Extraits.
QUOTIDIEN : mardi 9 janvier 2007
En 106 pages fouillées, l'étude décrypte l'action de Nicolas Sarkozy à Bercy comme à Beauvau, son projet de candidat à l'Elysée et, surtout, les fondements idéologiques du dessein d'un «néoconservateur américain à passeport français». Morceaux choisis.
«L'apologie du modèle communautariste religieux»
«Raviver les sentiments communautaires et la religiosité dans un contexte de progression de l'individualisme permet de substituer à la solidarité nationale des solidarités communautaires, et ainsi de réduire le poids de l'Etat et de la Sécurité sociale dans l'économie. C'est sous cet éclairage que son ouvrage la République, les religions, l'espérance prend toute sa signification. "Je suis convaincu que l'esprit religieux et la pratique religieuse peuvent contribuer à apaiser et à réguler une société de liberté", écrit Sarkozy. Comme aux Etats-Unis, il faut en appeler aux religions pour régler nos problèmes : "Les cadres de l'Eglise en France pourraient susciter une grande réflexion sur la nécessité de construire des synagogues, des églises et des mosquées dans les banlieues. Il est aussi important d'ouvrir des lieux de culte dans les grandes zones urbaines que d'inaugurer des salles de sport, elles-mêmes très utiles ! Ce qui doit nous préoccuper, c'est ce que vont être les idéaux de la jeunesse qui vient. Tous ces jeunes qui ne croient plus à grand-chose, voilà un défi pour toutes les religions !" Que penser de la connexion entre ce projet et l'ambition de l'Union des organisations islamiques de France de promouvoir l'islam comme un moyen de lutter contre la délinquance ? L'un de ses dirigeants, Amar Lasfar, qui anime la mosquée de Lille, insiste sur ce rôle de pacification des relations sociales qui incomberait à l'islam. Et Farid Abdelkrim, figure emblématique des jeunes musulmans de France, est encore plus explicite : "L'islam, c'est un Kärcher qui permet de nettoyer les comportements les plus tordus qui soient. Avec l'islam, j'ai arrêté de fumer, j'ai arrêté de boire, j'ai arrêté de voler, j'ai respecté mes parents, j'ai voulu faire des études."»
«Le sécuritaire dangereux et inefficace»
«Le choix du tout répressif débouche sur celui du tout carcéral. Nicolas Sarkozy feint de ne pas "comprendre ce débat sur le nombre de personnes incarcérées : on doit mettre en prison ceux qui le méritent et on ne doit pas mettre en prison ceux qui ne le méritent pas", mais il sait que le recours à l'incarcération est un choix de société. Les Etats-Unis comptent environ 715 détenus pour 100 000 habitants. Un ratio qui leur confère la place de numéro 1, loin devant la Russie (584 détenus). En France, on constate les débuts d'une évolution à l'américaine. Les effectifs des prisons n'ont cessé d'augmenter depuis 2001. Le taux de détention s'établit à environ 100 détenus pour 100 000 habitants, contre 75 en 2000.»
«En novembre 2006, Nicolas Sarkozy répète que, pour lui, "il importe d'ouvrir un débat sur la question des peines minimales pour les délinquants récidivistes coupables d'atteintes aux personnes". Avec ce projet, il puise directement son inspiration outre-Atlantique. L'illustration la plus emblématique des peines minimales automatiques, dites "peines planchers", est la loi adoptée par l'Etat de Californie en 1994 : elle oblige le juge à prononcer une peine s'échelonnant de vingt-cinq années d'emprisonnement à la perpétuité lorsque la même personne est condamnée pour la troisième fois, et ce quelle que soit la nature des infractions.»
Le clone de Bush
«"Certains en France m'appellent Sarkozy l'Américain. J'en suis fier. Je suis un homme d'action, je fais ce que je dis et j'essaie d'être pragmatique. Je partage beaucoup des valeurs américaines", déclare-t-il en avril 2004 devant le Comité juif américain. [...] Lors du début du conflit en Irak, il ne dit rien. Son silence tranche avec la dénonciation par les autorités françaises de la guerre préventive. [...] En avril 2004, il s'emploie à donner un faste tout particulier à un déplacement et obtient d'être reçu par Colin Powell et Condoleezza Rice. [...] Plus encore qu'aux Américains, il s'identifie au conservatisme de George W. Bush. Il a compris que le libéralisme seul ne lui permettait pas de gagner la présidentielle et qu'il fallait y ajouter, comme Bush l'a fait en 2004, d'autres dimensions : la famille, la sécurité, la religion et le patriotisme. [...] Par rapport aux credos traditionnels de la droite anglo-saxonne (méfiance à l'égard de l'Etat, préférence pour la liberté par rapport à l'égalité, nationalisme), cette droite américaine ajoute trois autres caractères novateurs auxquels Sarkozy tente de coller : elle se veut plus optimiste en se différenciant du scepticisme de la droite classique, plus égalitaire, et, enfin, plus populiste et moins élitiste.»
Bin justement, le texte* ne se fonde pas sur ce qui est dit mais sur ce qui est programmé. Ca fait une très large différence (chez la plupart des candidats d'ailleurs). Donc en l'occurence les question communautaire etc... c'est ce qui sera très probablement. 1- parce que c'est ce qui est programmé et 2- parce que ça suit la ligne idéologique du gars.Mirumoto Ohmi a écrit :il n'empêche que ce qu'il a pu dire a peu de chance de s'appliquer si il décroche la timbale
Faut reconnaître que c'est logique de lire avant d'en parler ce qui n'est pas mon cas (mais ce que je critique, c'est la méthode, pas le fonds!!!!); pour rebondir sur les articles que tu as cité, faut bien reconnaître qu'il ne s'agit pas du doc pondu par le PS et retraçant les grandes lignes du sarko...* apriori. Si je n'ai pas commenté c'est que j'attends de le lire justement. J'ai filé les deux articles comme une "préview" mais ce qui m'intéresse c'est le texte.
Je suis d'accord. Les polémiques risibles sur des points de détail sont affligeantes et éloignent du fond (est ce voulu ? surement).Mirumoto Ohmi a écrit :T'as pas dû comprendre ce que je voulais dire: ce qui me débecte, c'est de casser les gens en publiant toutes leur bourdes (et faut dire que j'ai répondu à ton poste après avoir lu un article sur Ségo particulièrement stupide dans sa rédaction et dans l'attitude du rédacteur qui apparaît en filigramme), et je rebondi également sur les délires du même type que nous avons pu voir pendant les primaires du PS.
Moi pas. Parce que la théorie de la tolérance zéro, le communautarisme "institutionnel" ou encore le renforcement de la régulation sociale par la population elle même et donc ces associations communautaires ou ces églises peut se parer d'atours qui le rende attractif ou "de bon sens". Et je ne vois pas qui fera un décryptage et sera entendu. Y'a qu'à voir l'exemple américain ou anglais ou même ce qui s'est passé durant cette mandature. On travesti la réalité de manière outrancière pour faire passer des lois et ça bronche rarement. A part le truc du repérage des déliquants à la maternelle TOUT est passé.Pour le reste, et je l'ai dit: je veux bien croire que c'est vrai, il n'empêche que ce qu'il a pu dire a peu de chance de s'appliquer si il décroche la timbale: d'abord parce que c'est du discours globalement circonstancié (en fait il dit ce que son auditoire a voulu entendre), et ensuite parce qu'on n'aura pas fini d'être en grève si il tente ce genre de coup de force. A ce titre et bien que n'ayant pas une tradition syndicale dans la famille, j'ai confiance dans les capacités de la population à faire valoir son désaccord (en matière de laïcité notamment).
Je suis d'accord.On me dira en dernier recours que c'est de bonne guerre; pourquoi pas, mais ne comptez pas trop sur moi pour cautionner ce genre de débilité.
Aucun souciCeci dit, n'y vois aucune attaque personnelle, non seulement tu ne fais pas de commentaires en postant ces articles, mais en plus il n'y a pas volonté de ta part de dénigrer (et même si c'était le cas d'habitude, tu n'as pas eu recours à des publications de ce type pour étayer tes arguments).
Notre vie politique n'a rien de drôle elle non plus... Elle est même plutôt gerbante en matière de méthode.Non, ce qui me chiffonne, c'est que des types ayant cette attitude de requins l'ont pour, à mon sens, servir le public une fois élu. Un peu comme les étudiants en médecine qui s'entrepourrissent la vie pour devenir médecin et soigner des gens...
Décidément, je ne suis pas drôle sur ce coup-là... Enfin tant pis.