[BG Hoshi]

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Seirei
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[BG Hoshi]

Message par Seirei » 16 avr. 2004, 12:56

J'hésitai a poster ce BG un peu étrange, mais, si je ne le fait pas, je ne pourrai pas m'amélioré ^^.
Si vous avez des conseils ou des remarques, n'hésitez pas ;)


Hoshi

« Pour vivre, il faut mourir. »

Un pétale de fleur de cerisier volant au vent, le bruissement de l’eau, le chant du vent, ce sont là les premiers bruits de mon existence.
C’est sur une petite rivière, dans un petit panier d’osier, que les miens me trouvèrent.
Il y avait peu d’enfants, et l’arrivée à l’improviste d’une orpheline était la bien venue.
Le « clan » me prit comme l’un des siens. Celui qui allait devenir mon père et sensei se nommait Keinochi, un contrebandier, qui n’avait pas trouvé femme, et n’avait donc pas d’enfant. On me racontât que lorsqu’il me prit dans ses bras, il dit que je serais sa petite perle de vie, l'étoile qui brillerait dans son cœur.
C’est ainsi que je fût nommée : Hoshi.
Mon père me fit découvrir la vie, et m’apprit une chose essentielle: la survie.

« Renouveau ».

Un bois isolé, la tranquillité, à peine perturbée par les bruits de la nature… C’est là que j’allais jouer quand j’étais petite. J’aimais aller flâner près du lac, regarder la nuit, les lucioles dansant autour des fleurs de lotus. J’écoutais le vent chanter dans les bambou, et l’eau murmurer ses paroles cristallines.
J’imaginais le jour, les feuilles mues sur l’eau par le vent tels des navires, parcourant le monde et découvrant quelques secrets ou merveilles de celui-ci.

Mon village était non loin de ce bois. Mon village était non loin de ce bois. C’était un village d’hemin et d’éta, où nous étions installé en échange de notre protection. L’entente était très bonne entre nous, car pour nous, c’étaient des être humains, ni plus, ni moins. Et c’est sans doute pour ça que l’on nous y appréciait. Keinochi-sama, mon père, m’apprit les rudiments du commerce, afin que je sois en mesure de négocier les marchandises, aussi bien que mes futurs services de mercenaire.
Il m'enseigna également l’art de se mouvoir en silence, car la discrétion était la chose la plus importante pour des gens de notre acabit.

Ebi-san, m’apprit la confection de potions, mais également de poisons, l’herboristerie et des notions d’acuponcture. Ebi-san était un membre du clan du Scorpion, nul ne sait quelles furent les raisons de son départ, et personne ne lui a jamais demandé. Tout le monde a le droit à ses petits secrets.

Sasami-san, partageât avec moi sa connaissance sur les esprits, et m’apprit la théologie, l’art de l’écriture et d’autres choses encore. Sasami-san est une shugenja très douée, c’est en tout cas mon avis et celui des miens, même si elle dit qu’il lui reste du chemin à faire. Ceci est certainement vrai mais ne dit-on pas que la vie est un éternel apprentissage.
Il m’était agréable de l’assister pendant ses cérémonies. L’offrande aux Kami et aux Fortunes était un moment intense, et pourtant empreint de sérénité. Du moins, calme de l’esprit et de l’ambiance, car chaque fois, des bourdonnements naissaient dans mes oreilles, cruel risque de déconcentration. Et si il y avait une chose que je ne souhaitais pas, c’était bien me ridiculiser devant Sasami-san et les Kami en gâchant leur cérémonie.

Toshiro-san m’apprit les rudiments du combat, mais il était clair que je n’étais pas douée. Malgré tous mes efforts, le maniement des armes restait ardu pour moi. Toshiro, malgré cela, continuait sans relâche à m’apprendre tout ce qu’il pouvait. Cependant mes efforts restaient vains. Toshiro fut néanmoins satisfait que je parvienne à me débrouiller en taijistu et au maniement du tessen ou des armes paysannes. Je n’étais tout de même pas douée pour les arts du combat.

Kakashi-san, que nous appelions amicalement entre nous « le fourbe », et qui était d’ascendance grue, m’apprit l’art de l’entourloupe, et je dois dire que j’y prenais goût. Les nombreuses fois où je dus faire les corvées a sa place, car il s’était jouer de moi, ne me donnait qu’un but : le surpasser. Sa grande qualité n’avait d’égale que le chemin qui me restait à parcourir pour être à sa hauteur. Je garde un bon souvenir de lui, car il était très gentil. Malgré ses stratagèmes, il n’abusait pas de ses capacités… enfin seulement pour m’apprendre son art !
Chacun m’apporta un peu de son savoir, afin de me tester. Ainsi durant de longues années, je développais plus avant les capacités dans lesquelles je devais exceller. Ceci sans pour autant dénigrer les autres, puisqu’il me fallait au moins essayer d’en saisir les bases.

La famille de Kenochi-sama est composée de ronin depuis 3 générations. Ils sont très fiers de l’être, c’est selon leurs dires le plus grand et le plus lourd des privilèges. La liberté. Mon père me dit que, quelquefois, de grands clans de l’Empire s’intéressent à notre famille. Cela était arrivé deux ou trois fois en 3 générations… Un seul accepta la proposition du clan, les autres préférèrent garder des relations commerciales privilégiées avec lui. Je n’ai jamais rencontré les autres membres de la famille, car ils vivaient dispersés, chacun avec un mode de vie propre.
Les miens –j’entends par là les ronin-, vivaient de mercenariat ; protection, espionnage, enrôlement dans une armée ou simplement assassinat. Le commerce faisait également partit de notre lot, qu’il s’agisse de la vente de produits manufacturés comprend pas cette expression, ou plus simplement, de divertissement que donnaient ceux qui avaient des talents artistiques.

Les clients habituels pour ce qui était du mercenariat, étaient généralement des samouraï, ou des courtisans. Ils avaient besoin de gens pour les sales besognes ou simplement de main-d’œuvre supplémentaire pour diverses missions.
Les samouraïs n’étaient pas vraiment aimés, mais en tant que principaux clients, on faisait avec. Leur regard méprisant et hautain ne nous inspiraient pourtant qu’une chose : leur planter notre tanto dans le dos !
S’ils avaient le malheur de nous trahir, leur sort était scellé.

Personnellement, les activités du clan me captivaient, et j’adorais y participé. Mais leur finalité ne m’intéressait pas. Je savais bien qu’il fallait de l’argent pour pouvoir acheter ce que nous ne pouvions pas produire, mais l’idée d’emmagasiner ne me motivait pas. Cela ne choquait personne, et l’on m’aidait lorsque j’avais véritablement besoin de quelque chose et que le clan pouvait me l’acheter.

Mon père voulait m’apprendre la discrétion et l’utilisation du poison, et fut ravi de voir que j’étais très douée dans ces domaines.
Ma fascination allait également pour les arts mystiques, et la découverte de secrets. Le décryptage était pour moi le plus grand et le plus passionnant des loisirs. C’était un régal quand les miens, ou même des clients rapportaient des informations à décoder. Hormis si celles-ci étaient trop « sensibles», ils me laissaient les déchiffrer avec eux, pour ma plus grande joie et celui du clan, car cela leur serait utile par la suite pour leurs affaires.

De temps en temps, on nous emmenait en mission, afin que nous observions le déroulement de celles-ci. Ce fut l’une des ces sorties qui fit pour moi office de gempuku…

« Petite eau deviendra grande rivière. »

Ce soir là, j’étais partie assister Ebi-san, pour une mission de récupération d’un parchemin dans un petit village du clan du lion.
La garde était peu nombreuse, et nous n’eûmes aucun mal à pénétrer dans l’édifice par une fenêtre du premier étage.
Je regardais alors Ebi-san. Il se mit à sourire, et me dit d’y aller : il voulait voir s’y je m’en sortirais. Je fus étonnamment surprise, et la peur se teinta d’allégresse.

J’entrai furtivement dans la pièce qu’Ebi-san m’avait désignée. Je prenais les plus infimes précautions afin de ne pas faire la moindre erreur. J’avais l’impression que les battements de mon cœur allaient alerter la garde, qu’à chaque instant, une main allait s’abattre sur mon épaule. Je ne puis dire si je fus lente ou rapide, mais chaque pas me parut une éternité….

Enfin ! Je trouvai enfin ce parchemin ! Je n’avais qu’une hâte ; sortir de ce lieu. Prudemment, je repartit par la fenêtre, descendit, et rejoignit Ebi-san qui m’attendait, bien caché. Je lui remis le parchemin. Il me sourit me frottant la tête de sa main ; il était fier de moi.

Nous repartîmes sur nos terres, mais, ce faisant, nous tombâmes nez à nez avec un garde. Ebi-san sortit immédiatement sa lame avant que le Lion puisse réagir… Celui-ci bloqua le coup avec son saya, et repoussa l’assaut d’Ebi-san, qui perdit quelques instants l’équilibre. Cette faute permit à son adversaire de sortir son katana et de se mettre en garde. Dans un mouvement vif, Ebi-san m’envoya le parchemin, et me dit de fuir sans me retourner. Cela me fut impossible ; j’étais tétanisée. Dans une situation que je n’avais jamais vécu, je ne pouvais rien faire d’autre que de pleurer. Le Lion me regarda avec un air hautain et dédaigneux, et s’élança sur Ebi-san. Celui-ci parvint plusieurs fois à repousser et blesser le Lion, au prix de quelques blessures en retour.

« Eveille-toi tel le geyser »

Ebi-san donna un assaut, mais le Lion le contra, le faisant chuter. Ebi-san était à terre, son arme avait glissé sur le sol et était hors de portée. Le lion s’avança, levant son arme. Il allait le tuer ! Je ne voulais pas que cela arrive.
A aucun prix. J’avais envie de hurler, de lui sauter dessus et de le mettre en pièce. Aucun son ne sortit de mes lèvres entrouvertes, pas plus que je ne parvins à bouger. Pourtant, le Lion s’arrêta dans son geste et se tourna vers moi, semblant surpris, puis inquiet. Il reprit vite ses esprits et se remit en garde me faisant face. Je crois qu’Ebi-san me regardait aussi stupéfaction… Je n’en suis pas sure ; ma vision se troublait, car je crus voir l’air tournoyer devant moi. Comme à l’intérieur d’un tourbillon, la violence des bourrasques augmentait avec ma haine. Soudain, le samouraï chargea ! Un sentiment étrange s’empara alors de moi ; alors que mon corps tremblait de peur, mon âme bouillait de rage…un courroux qui voulait sortir, du plus profond de moi. Je voulais hurler, mais ce fut mon âme qui hurla. Je vis le Lion frappé par une onde de choc, qui le souleva du sol, en l’envoyant s’écraser contre un rocher.
La colère fit place à l’apaisement, l’apaisement à la stupeur, la stupeur à la terreur. Le Lion était enfoncé dans le rocher qui était en éclat, son corps baignait dans le sang, tel un pantin désarticulé. Un frisson de peur me parcouru, et je me sentis tomber en arrière. Je pleurais, et mon corps était pris de spasme, dû sans doute au choc émotionnel. Je senti quelqu’un me saisir, et je crut que mon cœur allait s’arrêter. Mais c’était Ebi-san. Il banda rapidement ses blessures, me prit sur ses épaules, et profitant du fait qu’il était a genoux, ramassa le parchemin. Si ce n’avait pas été Ebi-san, je serais morte, car j’étais dans l’incapacité la plus totale. Ebi-san couru longtemps, afin de revenir le plus promptement possible chez nous. Je ne l’aurai jamais cru si résistant. Sa vitesse était plus qu’honorable bien que je fusse sur son dos, trop épuisée pour marcher. Apres quelques temps d’errance et de repos, nous retournâmes enfin chez nous. Nous ne fumes réellement soulagés qu’après avoir quitter les terres du Clan du Lion, mais nous restâmes néanmoins sur nos gardes.

Une fois de retour chez nous, Ebi-san, après avoir remis le parchemin a Keinochi-san, afin que celui-ci puisse faire la transaction, me dit de l’attendre et se rendit chez sasami-san. Après de longues heures, qui me parurent interminables, ils sortirent tous deux, et Sasami-san s’avança vers moi, et me dit en souriant, qu’à partir de ce jour, elle serait mon sensei et m’initierait au monde des esprits.

J’étais désormais une shugenja, un serviteur des Kami.

Le début de mon apprentissage fut difficile, car si j’entendais les Kami, je ne les écoutais pas. Je dus apprendre à ouvrir mon âme… Les anciens bourdonnements devinrent des paroles tangibles, pas aux sens ou un être humain le concevrait, mais plus comme une sensation, une harmonie, un discernement.
J’apprise également à développer ma conscience, ma sensibilité, ma compréhension, ainsi qu’à mener les cérémonie religieuses.

Développer ma conscience… ma sensibilité… moi…allez jusqu’au bout des mes rêves, de mon cœur, de mon âme…de tout.
Quand on prend un chemin, on sait ou il nous mène, mais pas par où il passera.
Tel est la vie. Tel est la mort
………..
La vie ?
La mort ?
……….
Ma vie ?

Mais…….Suis-je toujours vivante ?
Je ne sens plus la douleur… Je ne sais même pas si je respire encore…je ne sens ni le froid du vent et de la pluie qui sont sur moi, ni celui mordant du gel qui me recouvre, ni la faim, ni la soif….je ne sais même pas depuis combien de temps j’escalade…..
Je…Je vais mourir ? A... A moins que je ne sois déjà morte ? Je ne veux pas mourir…pas maintenant!
Non ! Je suis vivante. Je sens la peur, je sens la tristesse, je sens le courage, et j’entends mon cœur battre.
Et j’entends mon âme hurler, ainsi que le murmure du vent qui m’entoure, de l’eau qui ruisselle sur moi, de la pierre que je foule, de mon feu intérieur.
La douleur me submerge. Cette souffrance est insupportable, mais, elle m’apaise, car elle m’assure que je suis toujours de ce monde.
J’escalade sans arrêter cette montagne…de toute façon, même si je le voulais, je ne saurais m'immobiliser. Mon corps ne m’obéit plus, poursuivant sans cesse cette ascension qui me meurtrit, mais, sans ça, je n’y serai jamais arrivée.
Arrivée ? Arrivée où d’ailleurs ? Cette situation me terrorise, mais pourtant, je sais que je ne dois pas avoir peur, mais, je ne peux m’y résoudre.
J’ai si peur. Tellement peur que je ne peux m’arrêter de pleurer.
Une sensation différente se fait sentir…Le sommet…Enfin… La délivrance…Pour peu de temps.
Je sais que le plus dur est à venir.

« Chenille fait sa chrysalide et se change en papillon »

La lune est si belle. Elle sera bientôt à son zénith. Mon regard se repose à nouveau vers le plateau où je suis, près du sommet. Un feu brûle déjà. Le vent c’est levé. La pluie tombe abondamment, et pourtant, le feu brûle de plus belle. La roche est ici remplacée par une douce terre.

Je pose mon bras gauche sur la dalle de pierre.
Ma respiration devient haletante.
Mon cœur bat si fort que j’ai l’impression qu’il va exploser.
Je sors mon wakizashi.

« La Terre est ma chair, l’Eau est mon sang, le Feu est mon cœur, l’Air fait s’envoler mon âme. »
Je tente de me calmer, de reprendre une respiration sereine…mais j’ai si peur…je pleure, je ne peux m’empêcher de sangloter.
« Oh Kami élémentaires, de la Terre, de l’Eau, du Feu et de l’Air, mes maîtres, mes frères, j’accepte aujourd’hui le changement du corps et de l’âme.
Je détruis aujourd’hui cette lame, symbole de ma soumission a la mortalité, et m’en remets à vous pour décider de ma vie »
La lame s’abat sur mon bras posé, et le tranche. L’arme se brise, se détruit, puis fond. Je vois mon bras devenir poussière. Puis, la douleur.
Elle arrive soudainement, m’envahissant, me submergeant.
Je hurle pour évacuer cette douleur, mais pas un son ne sort. Il n’y a rien de plus terrible, de plus pénible et de plus effrayant que de ne pouvoir exprimer sa douleur. Seule mon âme peut hurler. Un torrent de larmes coule.
Je gémis quelques instant, puis la douleur s’apaise, a mesure que le noir se fait.
Puis, soudain, une vague de douleur se fait sentir dans mon bras gauche. Une douleur intense, pénétrante, qui envahie petit a petit tout mon corps.
Je suis au bord de la folie.
Ma vision s’obscurcit.
Mes forces m’abandonnent.
Soudain, je vois des formes devant moi. Elles me regardent. L’une d’entre elles s’avance, et se penche sur moi. D’une voix douce, mais puissante, elle me dit : « je te connais, tu me connais, mais toi, te connais-tu ? »
Et le néant se fit.

« Nouvelle aube »

Je me réveille, sous une fine couche de neige. Depuis combien de temps suis-je inconsciente ? Je me relève, et soudain me rends compte que j’ai toujours mon bras gauche. Je le touche, le caresse. Oui, il est réel. Je ne peux m’empêcher de relever mon kimono. La surprise et l’émerveillement s’emparent alors de moi, a la vue de l’étrange marque qui orne désormais mon avant bras. Je ne peux m’empêcher de le frotter contre ma joue, et de sentir, curieusement, la fierté m’envahir. Sa vue m’apaise, mais, je sais que je dois le cacher.

Puis, une pensée me traverse, et je cherche les traces de la cérémonie pour les effacer, même si cet endroit est quasi impossible à atteindre.
Plus rien, tout a disparu, comme si rien n’était arrivé.
Puis, mon regard fut attiré par une variance dans la couleur de la neige.
Un kimono blanc. Symbole de ma mort spirituel. A la prochaine pleine lune, je ressusciterai. Telle la chenille qui devient papillon, fait de sa chrysalide ce kimono de soie.
Je le revêtis péniblement, mon corps me rappelle qu’il est épuisé, et qu’il faut que je recouvre des forces.

Je redescends doucement, péniblement la montagne, et souvent, je chute de quelques mètres. Après des heures et des heures de descente pénible, j’arrive enfin à un endroit plus praticable. Je suis obliger de me traîner pour avancer. Je suis à bout de force.

Le son d’un ruisseau me parvient. Je tente péniblement de m’y rendre. Je me penche pour essayer de voir s’il est en contrebas, mais fatiguée comme je le suis, je ne puis assurer ma prise, et chute. Une chute qui me parut interminable. Je roulais sur la pente, me cognais de ci, de là, pour finalement tomber durement sur un chemin.
Je laisse échapper un cri de douleur. Et des voix se firent entendre.
« Tiens, tiens, tiens. On dirait que nous n’aurons pas longtemps à chercher. Ce ne peut être qu’elle. »
« - Oui, le fruit tombe directement à nos pieds »
« - Tuons la et rentrons »
Deux personnes, heimin ou ronin je ne sais, étaient en train de se désaltérer
Mais, qui sont-ils ? Pourquoi veulent-ils me tuer ? Je n’ai ni la force de m’enfuir, ni celle de me battre.
Bientôt, leur ombre est sur moi, j’entends le son des lames tirées de leurs saya.
La fin ?
Tout à coup, l’un deux fut frappé par quelque chose, une pierre je suppose, et son cri de douleur me tira de ma torpeur.
Mes assaillants se retournèrent, et celui qui ne fut pas toucher hurla : « Qui ose ? Qui a fait ça ? »
Leur agresseur était un homme de taille moyenne, habillé pauvrement, le crâne rasé. Sans doute un moine.
« Je crains que si vous désiriez voler la vie de cette personne, vous ne deviez me vaincre avant. »
Il n’avait aucune arme, pourtant, il était assuré, et sa voix était emplie d’un défi que ne purent supporter ces vermines.
Ils ricanèrent avant de se lancer en hurlant contre le moine. Et tout alla vite. Il se joua d’eux, les frappant, les projetant, esquivant leur attaque. Pourtant, aucune de ses attaques ne fut décisive, et ils durent chaque fois reculer. Petit à petit, le moine fut acculé au bord de la falaise. S’il tombait, il n’en réchapperait pas. La situation était à l’avantage de mes agresseurs, du moins, je le croyais, et je suppose qu’eux aussi. Ils se jetèrent sur lui dans un ricanement de bêtes démentes. Le moine sauta au-dessus d’eux, et ils se retrouvèrent en un équilibre précaire au-dessus du vide.
« Se sont souvent nos propres actions qui nous mènent à notre perte »
Ce fût la dernière chose qu’ils entendirent avant de tomber dans le trou béant. Dans un concert de hurlements, ils s’écrasèrent au pied de la montagne.

Il se dirigea vers moi, j’agonisai toujours, épuisée.
Il rassembla mes affaires, puis se pencha sur moi, et me regarda d’un air sévère. Puis, il me sourit, et me donna à boire. Je failli m’étouffer, en buvant trop rapidement. Puis, une fois ma soif étanchée, il alla remplir ses sceaux. Ensuite, il me mit sur son dos, prit mes affaires d’une main, ses sceaux de l’autre, et s’engagea sur un chemin.
« Merci…de…m’avoir…sauver. Mais…pourquoi…l’avoir…fait…au…péril de…votre…vie ? »
Il me répondit en souriant : « Pourquoi ne l’aurais-je pas fait ? »
« -Où… allons… nous? » Demandais-je, avec une respiration difficile.
« -Je vous emmène à mon temple, San. Vous y serez en sécurité et vous pourrez vous y reposer et vous restaurer » me dit il en souriant.
La seule chose que je pus lui dire fut merci.
« Puis-je savoir ce que vous faite ici ? Vêtu d’un kimono blanc ? Vous êtes un ronin, n’est-ce pas ? Ha ! Avec tout ça, j’en n’oublie la plus élémentaire des politesses, veuillez m’en excuser ; je suis Mishima, moine en apprentissage au modeste temple de du vent fougueux. »
« - Je vous remercie…de…tout ce que vous faites…pour moi Mishima-san. Je suis…effectivement…un…ronin…et…je suis…en apprentissage…d’ascétisme…et je suis venue ici…afin…de…travailler mon esprit et mon corps. »
« - Puis-je savoir votre nom San ? »
« - Excusez moi…Mishima-san…Mon…nom…est…Yume… »
« - Ravie de vous rencontrez, Yume-san, peut être que les quelques temps que vous passerez en notre compagnie, vous permettront de trouver la voie à l’illumination dans le Tao ? »
« -Je ne pense pas Mishima-san, vous m’apprendrez sûrement beaucoup de choses….pendant mon court séjour chez vous, mais…je sens que je ne trouverai pas le chemin de l’illumination dans le Tao, comme vous, mais…je le trouverai grâce à chacun de mes pas en ce monde »
Il sourit, et ria, en approuvant mes paroles. Je dois trouver mon « illumination ».

(Note : Yume est son nom usuel)

[Edit : un grand merci a Hida Koan-sama, qui à pris de son temps pour amélioré le style du texte.
merci infiniment]

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Message par Pénombre » 11 mai 2004, 16:04

le texte est très joli

plusieurs remarques cependant :
- les différentes parties sont de longueurs parfois trop inégales
- "san" est un suffixe, on ne l'utilise jamais seul, il faut toujours le précéder soit du nom de la personne, soit de quelque chose indiquant ce qu'elle est ou semble être (samurai-san par exemple). Idem pour sama, kun et chan (sauf que bien évidemment on utilise le nom avec kun et chan, pas samurai-kun par exemple)

ça c'était pour la forme

sur le fond, le personnage est un tout petit peu trop cocooné dans sa communauté de ronins ou chacun lui apprend ce qu'il sait et ou tout le monde semble vivre en bonne entente (attention, j'ai bien dit "semble") alors qu'a priori, ce sont des gens d'origine très diverses qui sont surtout ensemble pour des questions de survie

l'ascension est joliment décrite mais cet espèce de télescopage qui fait que ses poursuivants dont elle ignore l'existence la retrouvent précisément au moment ou le moine passe dans les parages est un petit peu trop convenu à mon sens

enfin, il y a cette espèce de recherche systématique de termes allégoriques ou poétiques qui permettent d'évoquer la beauté de la nature ou la puissance des émotions

c'est très riche mais un peu trop pour un background de personnage : le style ne doit pas trop primer sur la forme car il ne s'agit pas tant d'inviter le lecteur à s'évader ou à assister à une scène mais plutôt à découvrir et rassembler les informations essentielles sur le personnage; or celles ci tiennent à la base en cinq ou six lignes et le reste est un peu de l'habillage

il faut distinguer ce qui est narratif de ce qui est informatif et si un background narratif est toujours plus agréable et vivant à lire, l'informatif doit demeurer d'après moi au premier plan

ce ne sont pas des défauts à proprement parler mais des détails qui donnent une impression finale assez différente de celle que tu (dois je dire vous ? en incluant Koan-chan ?) rechercher

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Message par Seirei » 11 mai 2004, 16:53

merci Pénombre sama.
oui, pour la rencontre poursuivant/moine, c ets vraiment pas térrible, mais, j avai besoin d inclure le faite qu on lui en voulai (a cause du désavantage honni), et l intervention du moine ets la car sinon, elle serai morte ^^°

En tout cas, merci de cet avis. Ca va m aider pour mon prochain Bg (quand le second mj sera décidé a maitriser ^^)

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