J'ai poursuivi mes recherches.
J'ai l'échelle suivante de valeurs.
150 kg riz ~ 15 kilos de thé ~ 1.5 kg de fer ~ 15g d'or = 1 koku (sans dévaluation)
J'aime bien ca met les choses en perspective.
Ca me permet de faire une aparté sur la notion de dévaluation du koku.
D'abord dire qu'il faut désormais 10 kokus pour avoir 150 kg de riz ca reste très relatif dans la mesure la plus part du temps les échanges sont en nature.
Par ailleurs le koku est une monnaie basée sur une valeur faciale. Dans mon exemple, pour passer de 1 koku à 10 kokus pour 150 kg de riz ca voudrait dire que la banque centrale impériale ait réduit la quantité d'or dans la pièce de 1 koku de 15g à 1.5g. L'exemple de la réalité nous montre que la plus part des banques émettrices ont effectué cette opération pour s'enrichir. Mais là on est à Rokugan ca serait quand même une décision à l'éthique discutable. Mais bon imaginons qu'un Empereur ou plusieurs aient assumés cette évolution, au final ca n'aurait comme effet que de produire de l'inflation et pour y gagner on serait conduit à réduire à chaque fois encore un peu plus la quantité d'or et ca ne serait que temporaire.
La masse monétaire de l'Empire évolue de la manière suivante :
1) récolte
2) création de pièce d'or d'un montant équivalent à la récolte
3) distribution de l'or et stockage du riz dans les entrepôts impériaux : création de la masse monétaire.
4) petit à petit les gens "rachètent" le riz stockés pour manger : destruction de la masse monétaire.
Lors des bonnes années, les gens récupèrent une quantité de kokus supérieures à la quantité dont ils ont besoin. Imaginons ici un clan structurellement excédentaire. Chaque année il va stocker de l'or. Survient alors une famine. Le clan en question, avec ses économies peut aller aux entrepôts et acheter tous le riz disponible et là il est le maitre de l'Empire. Sauf que normalement, les impériaux savent exactement quelle quantité d'or a été distribuée et quelle quantité d'or a été rendue. Ils sont donc capables en théorie de voir venir le problème.
De plus imaginons que cours du koku soit variable les années où il y a beaucoup d'or en circulation et peu de riz, il faudra beaucoup de kokus pour avoir un peu de riz on peut parler de dévaluation du koku. Le principe théorique c'est que la quantité d'or disponible distribuée après la récolte et/ou conservée des récoltes précédentes vaut la quantité de riz disponible. A l'inverse s'il y a trop de riz le koku peut s'apprécier.
Notez que ce système est hyper centralisé et extrêmement étatique, la valeur d'une production (en koku) n'est visible que cette production est confiée à l'état en échange d'or.
Alors pour le pêcheur du clan de la grue, on peut imaginer des entrepôts à poisson tout comme on a des entrepôts à riz, mais est-ce qu'on va avoir autant d’entrepôts qu'il y a de productions ?
Vous imaginez l'administration qu'il faut pour gérer ça ?
On connait le court en koku pour un bien dans les entrepôts de l'état mais alors après les marchands peuvent grassement s'enrichir s'ils vendent sous ce court. Je vous laisse imaginer toutes les possibilités...
Par ailleurs si vous trouvez une mine d'or, il n'y a qu'en commerçant avec les impériaux que vous en tirerez vraiment une valeur. Et puis la quantité d'or dont dispose l'état va également fortement influencer la valeur de toute chose. D'ailleurs si toutes les mines s'épuisent le cours du koku va s'envoler. A l'inverse si l'or des colonies coulent à flot le koku ne vaudra pas très lourd.
Pour conclure, je ne suis pas sûr que l'éditeur ait pensé à tout ça lorsqu'il a décrit le système économique
Edit : une petite réflexion dans le train ce matin, me fait penser que le nombre de personnes en mesure d'intervenir auprès de la banque impériale doit être strictement limité. A priori le gouverneur provincial et son intendant par délégation. A lui ensuite d'administrer et de gérer les pénuries et d'éviter (ou pas) les famines. Par ailleurs il ne faut pas oublier que l'impôt ne prélève que 60% des récoltes ; du coup, ça laisse aux marchands la possibilité d'agir sur les marchés locaux.
Enfin, si les paysans veulent éviter les effets inflationnistes majeurs ils choisiront sûrement le troc.