Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
Je ne comprends pas ta questionKitsuki Jitsuma a écrit :Et tu n'as pas d'organisation qui ont à voir avec le clan ? avec un patron samouraï ?
Ben non pourquoi?Kakita Inigin a écrit :Tu n'as pas de système de racket privé (1 samurai vs des marchands) ou public (un clan mettant le réseau d'un groupe marchand à son service, dans un but financier - monnayer leur protection pour toucher des dessous de table et mener grand train - ou tactique - monopole sur l'opium ou infiltration militaire) ?
Dans la mesure où les Clans disposent (comme les Etats modernes) du seul usage légitime de la force, mais en plus des seuls moyens considérés comme fiables d'user de la force (les katana des samurai et les armées d'hommes surentrainés qui vont avec), je ne considère pas possible que les Clans ne s'en servent pas pour répondre à une problématique aussi essentielle que, justement : comment accepter d'être dépendant de marchands pour s'approvisionner ? La réponse est pour moi que les Clans, précisément, ne l'acceptent pas et que les réseaux marchands sont (légalement ou par "sponsoring" c'est à dire influence occulte, menace, racket) placés sous l'autorité de samurai (soit à titre privé soit en y plaçant officiellement des fonctionnaires).Si un clan se montre trop dur vis à vis des marchands, comment va-t-il s'approvisionner? comment achetera-t-il du riz en cas de famine ou pour nourrir son armée?
Pourtant, au japon féodal historique, les guildes marchandes étaient complétement libres et indépendantes, elle sont devenues très riches d'ailleurs. C'est d'ailleurs pendant la période d'Edo, très centralisée et rigide que les Zaibatsu ont vu le jour.Kakita Inigin a écrit :Dans un système féodal, il est (encore plus) impossible que l'économie soit libre et indépendante du pouvoir politique.
Comme au japon pendant la période edo, ça n'a pas empêché les marchands de prospérer.Kakita Inigin a écrit :Du reste les règles de voyage le montrent clairement : pour sortir du territoire (y compris pour faire sortir du riz du territoire dès le niveau d'une Famille, donc), il faut la signature d'un magistrat. Pour prendre du riz dans un entrepot Grue et le mettre dans un entrepot Lion, il faut qu'un fonctionnaire du Champion d'Emeraude donne son accord (sans quoi le marchand n'a pas le droit de se déplacer). C'est ce que j'appelle une économie ultra-réglementée, ultra-dirigiste.
Pourtant, au japon médiéval, plus proche de Rokugan que l'Europe occidentale que tu cites, les marchands étaient riches, libres et indépendants des clans, lesquels avaient pourtant la seule force militaire disponible.Kakita Inigin a écrit :Dans la mesure où les Clans disposent (comme les Etats modernes) du seul usage légitime de la force, mais en plus des seuls moyens considérés comme fiables d'user de la force (les katana des samurai et les armées d'hommes surentrainés qui vont avec), je ne considère pas possible que les Clans ne s'en servent pas pour répondre à une problématique aussi essentielle que, justement : comment accepter d'être dépendant de marchands pour s'approvisionner ? La réponse est pour moi que les Clans, précisément, ne l'acceptent pas et que les réseaux marchands sont (légalement ou par "sponsoring" c'est à dire influence occulte, menace, racket) placés sous l'autorité de samurai (soit à titre privé soit en y plaçant officiellement des fonctionnaires).
C'est pas le sujet, si ?Comme au japon pendant la période edo, ça n'a pas empêché les marchands de prospérer.
Cette proximité est vraie pour la culture, fausse pour le maillage territorial et la puissance des fiefs. Rokugan à un état centralisé et des Clans dotés d'administrations bureaucratiques lourdes, plus comparables (sortons de l'Europe) a la Chine (enfin, avant invasion mongole) que du Japon."Dans la mesure où les Clans disposent (comme les Etats modernes) du seul usage légitime de la force, mais en plus des seuls moyens considérés comme fiables d'user de la force (les katana des samurai et les armées d'hommes surentrainés qui vont avec), je ne considère pas possible que les Clans ne s'en servent pas pour répondre à une problématique aussi essentielle que, justement : comment accepter d'être dépendant de marchands pour s'approvisionner ? La réponse est pour moi que les Clans, précisément, ne l'acceptent pas et que les réseaux marchands sont (légalement ou par "sponsoring" c'est à dire influence occulte, menace, racket) placés sous l'autorité de samurai (soit à titre privé soit en y plaçant officiellement des fonctionnaires)."
Pourtant, au japon médiéval, plus proche de Rokugan que l'Europe occidentale que tu cites, les marchands étaient riches, libres et indépendants des clans, lesquels avaient pourtant la seule force militaire disponible.
Il ne s'agit pas de commercer mais de contrôler les activités commerciales et de se servir des réseaux pour faciliter des problématiques claniques. Dans ce cadre je ne vois pas le problème. L'espionnage existait dans le si honorable Japon, le camouflage sous des identités d'emprunt aussi.Tu raisonnes d'ailleurs trop en occidental, n'oublie pas qu'en orient, et pire encore à Rokugan, il y a un système de caste très rigide, aucun samurai ne se voit digne de faire du commerce, c'est pire que d'être paysan! Les commerçants sont situés dans l'Ordre céleste à peine au dessus des etas!
Pour revenir au Japon, c'est cette absence d'éducation et de culture qui leur a permis, lorsque le statut de samurai est tombé sous Meiji, de se lancer dans les affaires et du construire des empires industriels. Par exemple, Mitsubishi.Les samurais n'ont ni l'éducation ni la culture leur permettant de se lancer dans du commerce, cela n'existe à Ryoko Owari Toshi que parce que les samurais qui y vivent ont une mentalité différente du reste de Rokugan : on le voit bien aux commentaires de Matsu Shigeko.
Encore une fois, je ne te parle pas de faire du commerce. Je te parles des cartels d'opium et des techniques d'infiltration Daidoji. Bref des pratiques de mise sous tutelle et des opérations clandestines.Que des clans aient des fonctionnaires chargés de veiller aux stocks de riz soit, mais ça ne va pas au delà. Les yasuki sont des experts en gestion de domaine et pour trouver les routes commerciales grâce à leurs contacts parmi les guildes marchandes mais cela reste un cas à part.
Ça par contre c'est un intéressant contre-exemple.Hida Kekkai a écrit :Pourtant, au japon féodal historique, les guildes marchandes étaient complétement libres et indépendantes, elle sont devenues très riches d'ailleurs. C'est d'ailleurs pendant la période d'Edo, très centralisée et rigide que les Zaibatsu ont vu le jour.Kakita Inigin a écrit :Dans un système féodal, il est (encore plus) impossible que l'économie soit libre et indépendante du pouvoir politique.
En fait, je me demande si la centralisation des samourais dans certaines villes voulue par les Tokugawa n'a pas eu pour effet de laisser la mains libres aux heimins pour s'organiser et diriger les villes en l'absence de samourai. Aussi, il faudrait voir si les Zaibatsu n'ont pas été un outil de plus pour le shogunat pour affaiblir ses vassaux.Kakita Inigin a écrit :Ça par contre c'est un intéressant contre-exemple.Hida Kekkai a écrit :Pourtant, au japon féodal historique, les guildes marchandes étaient complétement libres et indépendantes, elle sont devenues très riches d'ailleurs. C'est d'ailleurs pendant la période d'Edo, très centralisée et rigide que les Zaibatsu ont vu le jour.Kakita Inigin a écrit :Dans un système féodal, il est (encore plus) impossible que l'économie soit libre et indépendante du pouvoir politique.
En fait le background de L5A ne prévoit pas l'existence des Marchands, les paysans ne sont présent que parcequ'ils ont due se rendre compte que créer une Ecole de Paysan Samouraï ça aurait été limite -encore qu'avec le Moineau...Yogo Kazu a écrit :Indépendamment des réalités historiques japonaise ou occidentale, le background de L5R prévoit quand même des liens importants entre les samouraï et les marchands.
La famille Yasuki dirige plus ou moins officiellement une force commerciale importante dont le but est de subvenir aux besoins du Clan du Crabe. C'est d'ailleurs la raison d'être de cette famille.
La famille Daidoji contrôle également le commerce au nom du Clan de la Grue. Là encore, le procédé consistant à dire qu'il n'y a pas de liens entre commerce et samouraï est une vaste hypocrisie connue de tous et acceptée, avec comme conséquence: "on fait comme si cela n'était pas le cas...".
Le Clan du Scorpion contrôle les cartels de l'opium et je ne prends pas trop de risque en disant qu'il contrôle également les réseaux commerciaux, ne serait-ce que pour servir d'écran à ses activités illégales. Au surplus, le Clan est riche, donc cela veut nécessairement dire des liens avec le commerce.
Le Clan de la Mante assure également du commerce entre ses iles et le reste de l'Empire, voir avec des étrangers.
Bref, la distinction, dans le jeu, samuraï - marchands est tout sauf claire et il existe des Clans ayant une puissance commerciale (la Grue) tandis que d'autres n'en ont pas du tout (le Dragon).
Après, on peut vouloir modifier cet aspect du jeu, mais ça fait partie de l'univers de L5R.
Oui, je suis tout à fait d'accord.Tetsuo a écrit :
En fait le background de L5A ne prévoit pas l'existence des Marchands, les paysans ne sont présent que parcequ'ils ont due se rendre compte que créer une Ecole de Paysan Samouraï ça aurait été limite -encore qu'avec le Moineau...
C'est bien l'un des gros défauts de L5A c'est le coté "tous samouraïs".
Dans L5A il y a des samouraïs jongleur, geisha, colporteur, ninja, pirate, musicien, moine etc... Bref hormis Paysan et Éboueurs toutes les 'professions' peuvent être faites par des samouraïs si l'on suit les livres de règles.
Personnellement j'ai tendance à suivre la même voix que Kekkai et les samouraïs sont avant tous des Bushi, des Shugenja ou des Courtisans.
Si tu veux faire un ninja, un artiste etc tu peux, mais tu n'es pas un samouraï.
Je crois que sur ce point les auteurs ont raté un pan de l'univers Rokugan, il aurait gagné en complexité et profondeur avec justement des relations inter-caste plus riches et plus nuancée.