Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
Ca par contre c'est pas faux. Disons qu'elle nous paraît peut être d'autant plus inconcevable qu'en face ils ne cachent quasiment plus leur inconsistance. La décomplexion sarkozyste c'est un peu ça : "j'fais c'que j'veux et j'vous emm..." Et limite devriez être content que moi je le fasse en pleine lumière...Pénombre a écrit :En tous cas, elle est d'autant plus visible que les abus, eux, le sont.
No commentle New York Times a écrit :«The Taliban Would Applaud
Published: January 26, 2010
It is easy to see that a woman's human rights are violated when a government requires her to wrap her body and face in an all-concealing veil, as the Taliban used to do when it ran Afghanistan. It should be just as easy to see the violation when a French parliamentary panel recommends, as it did this week, barring women who wear such veils - the burqa and the niqab - from using public services, including schools, hospitals and public transportation. (Muslim head scarves have been banned from public school classrooms since 2004.)
People must be free to make these decisions for themselves, not have them imposed by governments or enforced by the police.
Instead of condemning the recommendation, President Nicolas Sarkozy seems determined to outdo it. He already has declared that full-body veils are "not welcome" in France. His party's leader in Parliament wants to pass a law that bans women wearing burqas and niqabs from the streets. The Taliban would be pleased. The rest of the world should declare its revulsion.
Unfortunately, French politicians seem willfully blind to the violation of individual liberties. With regional elections scheduled for March, Mr. Sarkozy and his allies are desperately looking for ways to deflect public anger over high unemployment. It is hard to produce jobs and far too easy to fan anti-Muslim prejudices.
France has more than five million Muslim residents, the most of any Western European country. Fewer than 2,000 are said to wear full-body veils, posing no obvious threat to French identity or security. But because they are so few, they make a temptingly cheap electoral target.
Muslim-bashing has been a potent vote-getter for French far-right politicians, most notably Jean-Marie Le Pen. In a clear bid to peel off some of those votes, Mr. Sarkozy's center-right government has spent months promoting a sometimes foolish, sometimes menacing "national debate" on French identity. No political gain can justify hate-mongering. »
http://www.facebook.com/pages/New-York- ... 239?v=wallZèle intempestif ? Le consulat de France à New York organise, mercredi 27 janvier, un débat intitulé «Islam et identité nationale en France». Faisant soudain mentir Nicolas Sarkozy et Eric Besson. Le ministre assurait début janvier que l'objet de ce « grand débat » n'était certainement pas l'islam. Du coup, l'embarras est bien réel au consulat.
Je me demandais, aussi, combien de temps il faudrait avant que quelqu'un mette sur le tapis cette évidence : interdire par la loi quelque chose au nom de la liberté de choix de gens que la loi n'oblige pas, justement, à le porter... c'est d'une crétinerie sans nom."Pénaliser les choix vestimentaires des femmes est une grave violation de la liberté des femmes" explique à Trend News Nicola Pratt, professeur agrégé en politique internationale et spécialiste du Moyen-Orient, arguant qu' "obliger les femmes à se défaire de la burqa ou du niqab est tout aussi néfaste que de les forcer à le porter"
La même chose en vidéo : http://www.rue89.com/2010/02/02/michel- ... que-136601Par MICHEL SERRES Professeur à la Stanford University, membre de l’Académie française.
Serres est marqué sur ma carte d’identité. Voilà un nom de montagne, comme Sierra en espagnol ou Serra en portugais ; mille personnes s’appellent ainsi, au moins dans trois pays. Quant à Michel, une population plus nombreuse porte ce prénom. Je connais pas mal de Michel Serres : j’appartiens à ce groupe, comme à celui des gens qui sont nés en Lot-et-Garonne. Bref, sur ma carte d’identité, rien ne dit mon identité, mais plusieurs appartenances. Deux autres y figurent : les gens qui mesurent 1,80 m, et ceux de la nation française. Confondre l’identité et l’appartenance est une faute de logique, réglée par les mathématiciens. Ou vous dites a est a, je suis je, et voilà l’identité ; ou vous dites a appartient à telle collection, et voilà l’appartenance. Cette erreur expose à dire n’importe quoi. Mais elle se double d’un crime politique : le racisme. Dire, en effet, de tel ou tel qu’il est noir ou juif ou femme est une phrase raciste parce qu’elle confond l’appartenance et l’identité. Je ne suis pas français ou gascon, mais j’appartiens aux groupes de ceux qui portent dans leur poche une carte rédigée dans la même langue que la mienne et de ceux qui, parfois, rêvent en occitan. Réduire quelqu’un à une seule de ses appartenances peut le condamner à la persécution. Or cette erreur, or cette injure nous les commettons quand nous disons : identité religieuse, culturelle, nationale… Non, il s’agit d’appartenances. Qui suis-je, alors ? Je suis je, voilà tout ; je suis aussi la somme de mes appartenances que je ne connaîtrai qu’à ma mort, car tout progrès consiste à entrer dans un nouveau groupe : ceux qui parlent turc, si j’apprends cette langue, ceux qui savent réparer une mobylette ou cuire les œufs durs, etc. Identité nationale : erreur et délit.
Je pense que ce qu'il dit n'est pas quelque chose que tu dis dans la vie de tous les jours, donc pour l'assimiler il te faut un peu plus de temps. La lecture te donne ce petit laps de temps supplémentaire, pas la vidéo.Kõjiro a écrit :Je ne sais pas dans quel ordre ont été fait ces deux "versions" mais je trouve la vidéo moins "claire", il s'embrouille un peu (même si ça reste lumineux de "simple" logique) mais nettement plus péchue et dénonciatrice (crime > délit au passage).
L'ensemble est à lire mais le passage sur les niches fiscales est juste hallucinant. Surtout quand on compare ces chiffres au produit de l'impôt sur le revenu (soit environ 40 milliards par an il me semble).Dans son rapport annuel, la Cour des comptes affirme notamment que la hausse historique du déficit de la France n'est pas due uniquement à la crise...
"Niches fiscales"
Le rapport explique de son côté que le déficit structurel est pourtant bien le résultat d'un "surcroît de dépenses non imputables" au plan de relance de l'économie et du non-respect par le gouvernement de ses engagements en matière d'encadrement des "niches fiscales". Le gouvernement avait promis que chaque nouvelle "niche" (dérogation fiscale synonyme de manque à gagner pour l'Etat) serait gagée par la suppression d'une dépense d'un montant équivalent.
Or, d'après la Cour des comptes, le coût des nouvelles niches l'an dernier est supérieur de 1,2 milliard d'euros aux gains obtenus dans le même temps par ces suppressions.
Si l'on ajoute l'augmentation du coût de la myriade de niches déjà existantes, le manque à gagner pour l'Etat passerait ainsi de 65,9 milliards d'euros à 70,7 milliards en 2009, soit une hausse de 7,3% (hors dérogations fiscales incluses dans le plan de relance).
Le rapport souligne en outre, qu'un certain nombre de ces "niches" ne sont plus inscrites dans les budgets depuis 2006 alors qu'"elles existent encore, atteignent 80 milliards d'euros et sont probablement en augmentation". Si ces dispositifs avaient été maintenus dans la liste, leur coût total aurait atteint 146 milliards d'euros en 2008.