Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

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Shiba Irotori
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Shiba Irotori » 17 déc. 2009, 11:16

Oui, et puis surtout, l'humanité, on la voit, dans ces propos: on est prêts à sacrifier des vies de soldats français investis en Afghanistan, mais par contre, accueillir des gens dont le pays est en guerre, ah la c problématique.

Décidément, le "courage", c'est très relatif et ça fait beaucoup de morts pour rien.
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Kõjiro
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Kõjiro » 17 déc. 2009, 11:34

Tiens en parlant de propos limites, je viens de voir que Estrosi essaie de se rattraper aux racines (quand on est aussi près du sol on peut plus parler de branches) suite à ses propos érigeant Besson et son* "débat" en rempart contre le nazisme en publiant une tribune dans Libé : http://www.liberation.fr/politiques/010 ... -allemande
J'ai bien aimé la réponse de Fontenelle : C’Est Pas De La Haine, Voyons : C’Est De L’Antinazisme.
Faudrait peut être leur dire d'arrêter avec ce genre de comparaisons foireuses...

* Encore que si on l'écoute (ou le lis - cf post de ce matin pour ma part) il semble que la paternité de ce débat revienne au chef en chef : Si j'ai organisé ce débat... A chaque fois qu'il l'ouvre pour nous reparler de son "débat" il en remet une couche sur l'immigration, les référence aux minarets et toujours pour nous refourguer la même came pas fraiche sur les droits et les devoirs des uns et des autres. Mais bon ça n'empêche pas Direct matin de titrer "Identité natonale : Nicolas Sarkozy apaise les esprits" suite à sa tribune dans Le Monde. Alors que tout le monde s'entendait pour dire qu'elle était pour le moins ambiguë et pas trop de nature à calmer quoi que ce soit, le journal de Bolloré titre en première page avec une pure affirmation. C'est même pas "cherche à apaiser les esprits" (ce qui serait déjà engagé vu que le but n'est pas forcément celui là) mais là c'est carrément "IL le FAIT". J'attends la prochaine couv' sur "Sa Majesté le ROI Kozy soigne les écrouelles de matin en son palais de l'Elysée". M'enfin c'est pas comme si on avait pas l'habitude.
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Kõjiro » 17 déc. 2009, 11:56

La taxe anti-bonus sera quasi indolore pour les banques
Dans la foulée du Royaume-Uni, la France, elle aussi, a dévoilé, mercredi 16 décembre, en conseil des ministres, les modalités de sa taxe exceptionnelle sur les bonus dans les banques...

Cette surtaxe, qui sera appliquée sur la bases des primes dues au titre de l'exercice 2009, est calquée sur le modèle anglais. Son taux de 50% se veut tout aussi coercitif. "Il s'agit d'une mesure “désincitative''", explique-t-on à Bercy, visant à obliger les banques à réduire les montants des bonus distribués. Et ainsi à les forcer à conserver leurs profits pour renforcer leurs fonds propreset solidifier leur bilan.

Présentée par l'Etat comme forte et contraignante, cette mesure pourrait pourtant se révéler quasi indolore pour les banques. Elle se substituerait en effet au prélèvement prévu pour le financement de l'extension du fonds de garantie des dépôts des épargnants, porté de 70 000 euros à 100000euros. Les banques, qui reversent aujourd'hui 80 millions d'euros à ce fonds, devaient ainsi augmenter leur contribution jusqu'à 200 à 300 millions.

Si Bercy ne confirme pas les montants évoqués, le ministère indique que ce prélèvement sur les bonus remplira bien la fonction d'abondement du fonds de garanties des dépôts annoncé. Les banques font toutefois valoir que la taxe sur les bonus sera plus douloureuse qu'un prélèvement traditionnel. Et qu'elle renforcera en outre l'image négative des banquiers dans l'opinion publique. "Les banquiers pouvaient s'y attendre c'est vrai, mais cela ne les empêche pas de râler. L'on ne peut pas dire que ce soit anodin pour eux ", indique-t-on dans l'entourage de la ministre de l'économie, Christine Lagarde.

Et des questions subsistent. Le versement de bonus doit désormais être échelonné sur plusieurs années, conformément aux recommandations du G20. Les primes différées en 2010 et 2011 seront-elles concernées par cette mesure censée ne pas être reconduite? Les sommes versées en actions seront-elles incluses dans l'assiette de la surtaxe ? Bercy n'a pas encore tranché. "Les banques françaises ne vont pas distribuer moins de bonus mais elles vont les distribuer différemment", prédit déjà Thierry Carlier-Lacour, associé du cabinet de chasseurs de têtes Humblot-Grant Alexander spécialisé dans la finance. " Je peux vous dire que cette politique est totalement hypocrite ", ajoute un ancien banquier d'affaires. Selon lui, la ponction sera facile à éviter.

A la City de Londres, aussi, la taxe sur les bonus annoncée par le premier ministre britannique, Gordon Brown occupe toutes les conversations.

Quel que soit l'interlocuteur dans le Square Mile, le leitmotiv est le même : cette mesure populiste prise par un gouvernement travailliste impopulaire à l'approche d'élections générales pourrait pousser les professionnels les plus talentueux à décamper sous des cieux fiscalement plus cléments. C'est le cas notamment des cadres les plus mobiles du secteur des hedge funds, des sociétés de capital investissement, mais aussi de certaines activités de négoce ou de gestion de patrimoine. Rien de plus facile en effet que de transférer une salle des marchés dans un lieu dont on est sûr qu'il restera longtemps encore le bastion du libéralisme économique. La Suisse, Singapour ou les Etats-Unis ont aujourd'hui la cote auprès des candidats potentiels au départ.

Ubi Bene, Ubi Patria… Si cet exode devait se concrétiser, la prééminence du sanctuaire du capitalisme britannique pourrait être sérieusement menacée. Les points forts de la City –négoce des devises, émissions internationales, gestion alternative ou de grosses fortunes –sont jugés vulnérables. Les hiérarques redoutent que le nouvel arsenal législatif ne pousse les grands groupes financiers internationaux à réduire la voilure de leurs projets d'expansion sur les bords de la Tamise.

De surcroît, le lobby bancaire s'inquiète de la stratégie gouvernementale visant à promouvoir la lutte de classes dans le monde de la haute finance. Cette mesure sans équivalent touche d'abord les "petites mains" de la City – banquiers en début de carrière, responsables administratifs, analystes– plutôt que les grosses pointures du négoce ou des fusions-acquisitions protégées par des bonus garantis sur un ou deux ans. Le ministre britannique des finances, Alistair Darling, n'a pas osé s'attaquer aux stars d'une activité qui fait vivre un million de personnes, directement ou indirectement.

Toutefois, les arrogants gratte-ciel de la City ne courbent pas le dos devant le cortège funèbre, loin de là. Tout d'abord, les établissements peuvent aisément contourner les nouvelles restrictions. Grâce à des profits records, les banques sont capables d'absorber le coût de cet impôt visant spécifiquement les primes de fin d'année. Pour récupérer leur mise, elles peuvent également sabrer dans le dividende versé aux actionnaires. En vue de limiter la charge du nouvel impôt, le salaire de base pourrait être aussi relevé. De plus, le versement d'une partie du bonus pourrait être reporté à l'année budgétaire suivante.

Enfin, la City dispose d'un réseau d'avocats, comptables ou conseillers spécialisés dans l'évasion fiscale, redoutablement efficaces dans le contournement légal de tels impôts.

Sans sous-estimer les menaces de la taxe anti-bonus, les dirigeants de la City, en privé du moins, restent flegmatiques. L'avantage des fuseaux horaires, le formidable savoir-faire financier, la déréglementation du marché du travail et les relations privilégiées avec le monde arabe ou le sous-continent indien demeurent des atouts importants face à la concurrence. Sans parler du cadre de vie agréable auquel fait écho un courtier: "On s'ennuie ferme à Genève ou à Singapour et New York fait peur."

Claire Gatinois et Marc Roche (à Londres)

Les modalités du dispositif

Le dispositif vise à surtaxer les bonus versés par les banques à hauteur de 50 %. La mesure s'appliquera sur les primes dépassant 27 500 euros versés en 2010 au titre de l'exercice 2009. Le dispositif est "one-off", c'est-à-dire temporaire. Il sera intégré dans le projet de loi de finances rectificative du grand emprunt, qui sera examiné en janvier ou février 2010. La mesure concernera quelque 2000 à 3000opérateurs de marché travaillant en France mais sera perçue auprès des banques. Elle servira à abonder le fonds de garantie des dépôts, qui sécurise les dépôts des épargnants.
En gros, si je résume (et que j'ai bien compris), je vois 3 points principaux :

1- Rienn'afout' on passera au travers et on touchera quand même nos millions.
2- Mais fais'y gaffe quand même avec tes mesures populistes de sale communiste qu'on se casse pas ailleurs où on brosse plus dans le sens du poil les gras comme nous (nan y'a pas de faute).
3- Même au sein de cette catégorie de population on va d'abord toucher les petits tandis que les gros seront totalement épargnés. La lutte des classes au sein des "traders" (terme générique) j'avoue que ce serait presque cocasse si, encore une fois, ce n'était pas plutôt rageant.
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Kõjiro » 18 déc. 2009, 10:29

5 ou 6 cerveaux remarquablement irrigués sont manifestement insuffisants pour retenir quelques données basiques de cadrage (on parle quand même pas de trucs compliqués là) : Sarkozy fâché avec l'écologie : les quatre bourdes du Président.
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Ding On » 21 déc. 2009, 18:35

Le prochain zavatta de Kojiro (ou Inigin) :

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Hitler, qui était beaucoup plus petit que Mannerheim (Mannerheim mesurait plus de 1,90 m), portait des talonnettes et avait demandé à ses photographes de trouver un angle favorable pour la photo officielle.

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Message par Shosuro Uso » 25 déc. 2009, 18:27

Photo prise au marché de Noël de Toulouse:

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Sans commentaire.
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Kõjiro » 31 déc. 2009, 11:05

Merci pour la photo :lol:

Sinon : En sarkozie, le boniment ne connaît pas la crise.

Je copie l'article mais je vous invite à aller le lire sur le site pour profiter des liens de rappels vers tous ces articles de désintoxication.
Le président a apporté son lot de bobards à l'année 2009. Mais il n'est pas le seul, à droite comme à gauche. La rubrique Désintox vous offre ses préférés.

Par CÉDRIC MATHIOT

En janvier, la rubrique Désintox fêtera son premier anniversaire. Un an de bobards, de chiffres biaisés, d’omissions… L’occasion de livrer un best-of des plus beaux mensonges de 2009. En douze mois, Libération a «désintoxiqué» près de 80 affirmations farfelues ou approximatives. Depuis septembre, la rubrique est illustrée par le coup de crayon caractéristique d’Alain Brillon. Nous avions promis de faire un traitement égal de la parole de gauche et de droite. La droite a été un peu plus taclée que l’opposition. Une des bonnes résolutions de l’année sera de respecter mieux encore cette parité.

Parmi les hommes et les femmes politiques épinglés, certains ont peu apprécié d’être ainsi pris en flagrant délit. Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, dont nous avions contesté l’affirmation selon laquelle la France était devenue championne du monde du droit d’asile, s’est proposé de faire du «Désintox de Désintox». Il a fallu que, à notre demande, le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU se fende d’une lettre officielle pour que le ministre admette la vérité de nos chiffres. Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, coupable d’une grossière exagération du nombre d’emplois «sauvegardés» en 2009, a tenté de s’en sortir en affirmant qu’il n’avait jamais prononcé les mots que Libération lui avait prêtés…

Mais la Toile constitue désormais une mémoire infaillible de l’expression publique. Enfin, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a préféré répliquer par l’ironie. Lors d’un meeting, il a brocardé le «grand apport à la démocratie» que faisait Libération en consacrant de l’espace à rectifier de si petits mensonges. On peut s’inquiéter de voir un ministre s’arranger ainsi de ses propres fables et banaliser l’inexactitude de la parole politique. Mais on peut aussi décider d’en rire avec lui. Après tout, Brice Hortefeux contribue généreusement à ce palmarès 2009.
Les plus gros mensonges de Nicolas Sarkozy

- «Sur les Champs-Elysées, ils ont trouvé le moyen de mettre un trottoir en zone touristique et un qui ne l’est pas. Il y a un trottoir où on a le droit d’être ouvert le dimanche et l’autre où ce n’est pas possible.» A propos de l’ouverture des magasins le dimanche

- «Le principe selon lequel l’Etat n’a pas le droit de prélever plus de 50% de l’argent gagné par un contribuable, les Allemands y sont tellement attachés qu’ils l’ont inscrit dans la Constitution.» A propos d'un prétendu bouclier fiscal allemand

- «Quand le président démocratiquement désigné [de Mauritanie] a été retenu, moi-même je l’ai appelé.» A propos de l'assignation à résidence du chef de l'Etat mauritanien après son renversement

- «Le Conseil des ministres propose un nom qui est envoyé au CSA. Si le CSA dit oui […], ce nom part aux commissions des affaires culturelles de l’Assemblée et du Sénat où, tenez-vous bien, il doit être accepté à la majorité des trois cinquièmes.» A propos de la nomination des patrons de l'audiovisuel public

- «Si c’était si étrange que cela de baisser la TVA, je vous pose la question : pourquoi Mme Merkel, à la tête de la première économie d’Europe, vient-elle de décider de faire la même chose ?» A propos de la baisse de la TVA dans la restauration

- «Le 9 novembre au matin […], nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé pour participer à l’événement qui se profile. Arrivés à Berlin-Ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du Mur.» A propos de la chute du Mur de Berlin
Best of, avec Besson, Hortefeux, Royal, Mélenchon...

- Les mensonges les plus têtus, avec Eric Besson, Olivier Besancenot et Ségolène Royal

- Les plus gonflés, avec Roselyne Bachelot, Eric Besson et Brice Hortefeux

- Et pour conclure, un collier de perles...
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