Excellent... ils sont vraiment trop fort au Fig'.Shosuro Uso a écrit :Et le Figaro, égal à lui-même, de titrer: ""Un para gagne la nationalité française".
Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
Excellent... ils sont vraiment trop fort au Fig'.Shosuro Uso a écrit :Et le Figaro, égal à lui-même, de titrer: ""Un para gagne la nationalité française".
Jean-Yves Cendrey, mari de Marie Ndiaye a écrit :Le débat sur l'identité nationale a déjà fait des petits, petits soldats de l'aigle élyséen, ce drôle d'oiseau qui tient du paon pour la vanité et du coq nain pour l'agressivité.
Le sous-sergent Raoult, pioupiou gonflé de bile et de billevesées, bachi-bouzouk à béret, a tiré le premier.
Tous les observateurs lui ont dit qu'il avait mis à côté, à l'exception notable d'un ministre de la Culture bradée et de la Communication flageolante qui, après quarante-huit heures de réflexion la tête dans le sable (méthode recommandée par Nicolas Sarkozy en pleine drague ultranationale : « C'est avec cette politique de l'autruche qu'on laisse le champ libre à tous les extrêmes »), a pondu un communiqué si hasardeux qu'il ne relève de rien d'autre que du tourisme textuel.
Agacé par les moqueries et même les inquiétudes sur sa capacité cérébrale, le sous-sergent Raoult a pris du plus gros calibre, a ficelé ensemble Noah et Thuram et NDiaye pour s'en faire une cible immanquable, énorme, toute noire sur le fond bleu de l'UMP. Et il a de nouveau fait feu, et sa vieille pétoire lui a explosé à la figure, lui arrachant un râle de raciste déconfit et le peu de cervelle qu'il avait.
Raoult, grand brûlé de la Sarkomania
Hospitalisé en urgence au service des grands brûlés de la sarkomania, il gît sur son lit de douleur.
Dans ses délires paranoïaques il voit des noirs encore plus noirs que Marie NDiaye remporter des prix littéraires, Dany Laferrière le Médicis, Lyonel Trouillot le Wepler, et cela aggrave son Etat.
Voilà le sous-sergent rongé par une épouvantable maladie de peau. Une maladie fort contagieuse, qui nécessiterait que Xavier Bertrand mette le malade à l'isolement. Mais Xavier Bertrand, avec une rare inconséquence, n'a rien fait d'autre depuis le verdict du Goncourt qu'adresser ses « sincères félicitations » à Marie NDiaye (j'ai son bristol sous les yeux).
Désormais, tandis que son parti enfile les gants de l'ambiguïté et le masque des libertés républicaines, le pauvre sous-sergent devra compter sur Marine le Pen, De Villiers et l'aigle élyséen, pour laver son honneur avec la cendre de ses échafaudages xénophobes.
Sur le plateau du Vercors, un pur discours de guerre civile
Du coup, moi qui depuis deux ans et demi avais tourné le dos à ce qui se passait outre-Rhin, loin de l'Allemagne où je vis, j'ai éprouvé le besoin de regarder la France contemporaine au fond de ses yeux chassieux.
Je suis ainsi tombé sur une scène que j'ai cru tirée d'archives archaïques, et qui ne datait en vérité que du 12 novembre 2009.
Dans l'austère paysage du Vercors, sur un immense parvis de pierre grise, face à des porteurs de drapeaux au garde-à-vous, il y avait l'aigle élyséen, raide comme un poteau d'exécution promis à ses ennemis de l'intérieur, encadré de deux enfants de petite taille, ces derniers massacrant a capella ce qui m'a semblé être La Marseillaise, sans que je puisse affirmer qu'il s'agissait effectivement des paroles de Rouget de Lisle et non pas de la dernière chansonnette du Rougeaud du Raincy, grand abreuveur de sillons avec le sang impur des envahisseurs.
Ensuite, ce que j'ai entendu ne faisait pas de doute : il s'agissait d'un pur discours de guerre civile, tout bleu de terre franche comme le pain volé aux Français, tout blanc de haine envers chômeurs et étrangers, tout rouge du pourpre de la chrétienté inquisitoriale et totalitaire (un rouge qui se marie à merveille avec le jaune diarrhéique des amitiés scientologues du discoureur).
C'était une promesse électorale, et celle-là il la tenue
C'était aussi bouffon que glaçant. La France était poussée vers l'avenir dans le fauteuil roulant du pétainisme, et elle bavait, et faisait sous elle.
Mais, de fait, c'était une promesse électorale, et celle-là du moins se trouvait tenue. Une ancienne promesse du Front national, une promesse d'ostracisme. Elle avait été faite au cours d'un meeting de l'UMP, durant la campagne présidentielle de 2007.
L'aigle de l'époque n'était pas encore couronné, mais déjà paon flambard et coq nain de très basse-cour. Souvenez-vous de l'agité-des-épaules (si je disais « du bocal », ce ne serait qu'une insulte au chef de l'Etat qu'il n'était pas encore, certes, mais je préfère lâchement me dispenser de cette bonne vieille saillie pour éviter d'être poursuivi jusqu'à Berlin et traîné devant les tribunaux et roué de coûts) qui soulevait d'enthousiasme et de rire les militants UMP, tous debout dans les baignoires d'un théâtre (des baignoires où aucun Mahométan ne se serait risqué à égorger un mouton) et applaudissant ces mots : »…d'ailleurs si y en a qu'ça gêne d'être en France…(rires) qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas (rires). »
La messe n'était pas encore dite, mais c'était tout comme. Marie NDiaye et moi avons taillé la route, et notre carburant n'était nullement la peur mais un violent dégoût. A ceux qui s'inquiètent de voir le prix Goncourt 2009 nuire à l'image de la France à l'étranger, qu'ils se rassurent, le mal est fait, et irréparable jusqu'en 2012, « Casse-toi pôve con ! » étant passé par là.
Si on ajoute que le montant des dons n'est pas progressif mais dégressif (c'est à dire que plus les revenus sont élevés plus la part de ceux ci consacrés aux dons est faible) on se retrouve donc avec une situation où on "remplace" un système de financement progressif avec un coût de collecte de 1% par un autre dégressif et un coût de collecte de 20%. Où comment faire la combo : moins juste ET moins efficace.Merci à Pierre Bergé. Sans lui, la télévision publique aurait diffusé le téléthon 2009 comme chaque année depuis 1987. Sans se demander si l’indispensable lutte contre la myopathie bénéficie du meilleur financement. Or on en est loin.
Si l’impôt se substituait au téléthon, le coût de la collecte d’argent serait vingt fois moins cher. On prélèverait d’ailleurs moins, puisque le téléthon draine chaque année bien plus qu’il n’en faut. C’est ainsi que sa créatrice, l’Association française contre les myopathies (AFM), accumule des réserves financière qui la transfigurent. Elle est de moins en moins un collecteur de la générosité publique et de plus en plus un fonds de placement.
L’AFM se plait à souligner son ratio d’excellence – apparemment. Pour 100 euros collectés, elle n’en dépense pas plus de 20 en frais de collecte et en frais de fonctionnement. Ce n’est d’ailleurs pas tout à fait exact. Beaucoup de frais de communication, qui contribuent directement à favoriser la collecte, sont comptabilisés en frais de missions sociales, soulignait la Cour des Comptes dans le rapport qu’elle consacra en 2004 à l’Association française contre les myopathies.
En outre, tous les frais du Téléthon ne sont pas comptabilisés. L’AFM ne finance qu’un tiers des émissions de télévision. Quant aux frais des opérations régionales - la fameuse « force T » -, ils sont purement et simplement oubliées, soulignait le Cour des Comptes.
Mais admettons qu’il n’en coûte que 20 euros à l’AFM pour en collecter 100. Mieux vaudrait tout de même recourir à l’impôt. Il en coûterait vingt fois moins : 97 centimes très exactement selon les données de l’OCDE pour l’année 2007. Notons au passage que l’administration fiscale française, si souvent décriée, coûte moins cher qu’on ne le croit. Elle est d’un coût moyen, au sens propre : quatorzième sur vingt-neuf au classement mondial.
Revenons à l’AFM. Collectant grâce au Téléthon bien plus qu’elle ne peut en dépenser, elle accumule des réserves devenues gigantesques. Début 2008, selon le rapport annuel de l’association, les ressources non utilisées des exercices antérieurs atteignaient déjà 97,767 millions d’euros. Cette masse, accrue du résultat de l’exercice 2008, dépassait 101 millions d’euros début 2009. C’est à peu de choses près ce qu’a rapporté le dernier téléthon (1).
Bref, l’AFM est aujourd’hui en mesure de supporter un téléthon sans aucun donateur. Cela n’affecterait pas ses activités.
Jusqu’où cette réserve financière grandira-t-elle ? Bonne question que la Cour des Comptes posait en 2004 : « La Cour constate que l’AFM n’a jamais indiqué dans les documents qu’elle publie quel est, selon elle, le niveau optimal de fonds associatifs et réserves qu’elle doit atteindre afin de faire face à une éventuelle baisse des ressources du Téléthon ».
Si la lutte contre les myopathies était financée par l’impôt, la question ne se poserait évidemment pas.
(1) 104,9 millions d’euros.
Téléthon, post scriptum
A Déchiffrages, déchiffreurs-et-demi ! Merci à Anjou qui, le premier, rappela dans son commentaire que les dons au téléthon sont déduits des impôts à hauteur des deux-tiers. Cette précision, qui aurait eu sa place dans la note, achèvera de convaincre les plus enthousiastes que la lutte contre les myopathies, décidément, ne bénéficie pas du meilleur financement.
L’arithmétique de cette collecte en « direct live » en prend même un sérieux coup. Mais cela semble avoir échappé à la ministre de la Recherche. A l’Assemblée nationale, Valérie Pécresse a rendu hommage à « l’action de toutes les associations et de leurs bénévoles qui aujourd’hui œuvrent pour collecter des dons pour la recherche publique et qui apportent tellement d’espoir à tous les malades et à leurs familles. »
Or rien, vraiment, ne justifie cet effacement.
En 2008, les ressources du téléthon ont atteint 104,9 millions d’euros, dont 102,2 millions de dons – soit 97,4% et non pas 50%, comme l’affirme Butchy avec l’aplomb du bluffeur : c’est à la page 87 du rapport annuel de l’Association française contre les myopathies.
Ces dons se sont traduits, pour l’Etat, par un manque à gagner de 66%, soit 67,5 millions d’euros : c’est l’ampleur des allégements fiscaux consentis aux dons à des associations caritatives.
Quelque 20% de ces 102,2 millions d’euros ont été dépensés par l’AFM en frais de collecte et de fonctionnement. L’AFM en a distribué 80% dans le cadre de ses missions sociales, soit 81,8 millions d’euros.
Si l’Etat prenait le relais de l’AFM et assumait ses missions sociales, il bénéficierait d’un surcroît de recette immédiat de 67,5 millions d’euros, correspondant à la disparition des allégements fiscaux liés aux dons. Il lui suffirait d’ajouter à cette somme 14,3 millions d’euros pour financer les missions sociales que l’AFM a financées en 2008.
Certes, 14,3 millions d’euros ne se trouvent pas sous les sabots d’un cheval. Quoique. Au titre du « bouclier fiscal », les 834 contribuables français les plus fortunés se sont partagé 307 millions d’euros en 2008, selon la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Il aurait donc suffi au ministère des Finances de leur ristourner 351.000 euros chacun en moyenne au lieu de 368.000, pour récupérer ces 14,3 millions.
Mais peut-être a-t-on craint une manifestation sur le trottoir du Fouquet’s.
Finkie qui pétitionne contre le gouvernement c'est juste tordant...axl_2baz a écrit :L'histoire en TS, ca sert a rien visiblement