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par Pénombre » 16 août 2009, 15:01
heu... non, je pense pas.
Rônin, c'est très différent de samurai. Il n'y a pas de rônin membres de familles vassales (même si à l'inverse, on a des familles de rônin comme les Kaeru ou les Yotsu qui ont par la suite rejoint les rangs des samurai affiliés, au Lion et aux Seppun respectivement, le fait d'être un rônin seul ou membre d'une organisation/famille ne change rien aux yeux de la société : t'es un rônin, pas un véritable samurai).
Après, le fait qu'on soit membre d'un clan et qu'on ait ou pas accès à une école, c'est distinct de la chose. Quelque part dans la 1E, mais j'ai oublié où, il était dit qu'environ 10% des samurai étaient membres d'une école. Mais quand on voit l'évolution de la gamme, les pnjs des scénarios et des suppléments de background, cette proportion ne doit pas vraiment être d'actualité.
et puis on peut imaginer que certains clans sont plus méticuleux que d'autres dans la formation de leurs membres. Par exemple, j'imagine que la proportion de membres de la famille Hida qui suit une école (et notamment l'école Hida de bushi) dépasse allègrement les 10%, pour des raisons évidentes. A l'inverse, tous les membres de la famille Doji par exemple ne suivent pas forcément une carrière de courtisan, de magistrat, d'artisan ou de bushi. Il n'est pas nécessaire d'avoir une formation dans ces domaines pour être secrétaire d'un diplomate, ou fonctionnaire auprès d'un gouverneur par exemple.
Si on s'en réfère à Empire d'Emeraude, tous les samurai sont éduqués et ceux qui vivent trop à l'écart se débrouillent pour créer des réseaux de formation informels (parents, mentor). Les écoles de la famille Kuni - en particulier celle de chasseurs de sorciers - reposent d'ailleurs davantage sur des formations dispensées de cette manière que sur le dojo, le temple ou l'académie traditionnels.
Enfin, il faut tenir compte des dojo prestigieux ou des académies réputées, qui offrent des bonus spécifiques rappelons le. Maintenant, tous les bushi Hida ne s'entrainent pas forcément à Sunda Mizu Ryu, tous les duellistes Kakita pas forcément à Shiro sano Kakita, tous les bushi Akodo pas forcément etc... la majorité des représentants de ces écoles - y compris les ji-samurai - apprennent auprès d'un sensei mineur (qui peut être un parent direct d'ailleurs) ou d'un dojo secondaire. Si rivalité ou position sociale jouent dans l'attribution d'une formation, c'est bien plus souvent dans l'accès à un dojo prestigieux ou un sensei renommé que pour l'accès à une école tout court.
dans l'idéal, un enfant samurai est envoyé à un centre de formation dont il ne revient définitivement qu'une fois au rang 1 de son école. Dans la pratique, plein de gens habitent loin de ces centres et apprennent auprès d'un individu de la même école qui les prend sous son aile. Par exemple, les jeunes gens qui vivent sur la frontière avec un clan rival ont plus de chances d'être formés à la guerre par les officiers et soldats du coin que d'être envoyés à grands frais par leurs parents à l'autre bout de la province. A la longue, certains sites voient ainsi apparaitre des dojo officiels et parfois, parfois, ils deviennent très réputés.
Ca ne se retranscrit pas en termes de règles (sauf pour les bonus spécifiques à certains dojo renommés) mais on distingue a priori dix guerriers d'une même école et de rang 1 dans le combat par certains gestes, certaines postures et certains coups favoris qui trahissent leur formation et les accents que leurs maitres lui ont donné.
Donc, on peut aussi imaginer que l'on puisse reconnaitre le "style de l'Académie Kakita" par exemple, de tous les autres enseignés à la même école de duellistes Kakita. Comme ce centre précis accueille traditionnellement les meilleurs sensei et les princes impériaux, il sera hyper-sélectif et si un extérieur au clan n'y verra probablement que du feu, dans le milieu des duellistes, ou au sein du clan de la Grue, on ne traitera pas forcément de la même manière Kakita Ted (duelliste formé par son père dans un patelin reculé), Kakita Bill (duelliste formé dans un dojo des provinces Kakita) et Kakita Jim (duelliste formé à l'Académie), même si leurs performances en termes de règles sont quasiment identiques (à part pour Jim qui a un petit plus dù à son dojo).
Donc, les ji-samurai auraient tendance à avoir moins facilement accès aux dojo les plus prestigieux des écoles de leur clan. On peut considérer, aussi, que certaines écoles leur soient discrètement, heu... "déconseillées". Pour des raisons de réputation. Mais c'est plus rare. Genre le Hida qui veut devenir un négociant Yasuki, ben en termes de règles rien ne le lui interdit, mais est ce que ses propres parents - et les Yasuki - ne préféreront pas plutôt l'orienter dés 8 ans vers une formation qui leur "convienne mieux" ?
De même, certaines familles vassales ont des missions suffisamment spécifiques pour qu'on leur donne un atout mineur en termes de règles si leurs enfants choisissent telle école plutôt que les autres (genre, tu peux remplacer un rang de bidule par un rang de machin si tu prends cette école là). Donc, il y a bien des phénomènes de cooptation et de traditions qui jouent en clair.
Mais ça n'a rien à voir avec les rônin. Après, si on parle des ecoles rônin comme substitut possible dans le style "j'ai pas pu aller à l'école Matsu mais j'ai appris sur le tas le rang 1 de la voie Guerrier Ronin", ma foi... c'est plus une affaire de contexte que d'autre chose. Techniquement, en termes de règles, on a bien affaire à des techniques de rônin mais je doute que ce soient des rônin qui les enseignent et qu'ils les appellent ainsi de toute manière. Les "écoles rônin" n'en sont pas vraiment, ce sont juste des techniques de combat standardisées et fréquentes, qu'on peut donc relativement facilement apprendre avec n'importe quel bushi, voire tout seul si on a la patience, le talent et le temps nécessaire.
mais ça, ça se décline selon le maitre de jeu et la table. Perso, je zappe tout ça généralement. Pour moi, un bushi peut enseigner ce qu'il sait à un autre individu s'il est un sensei reconnu par son école (rang 2+ et statut officiel) ou s'il dispense cet enseignement à un de ses propres enfants afin de perpétuer la tradition familiale, point (auquel cas, il suffit d'être de rang 1). Donc, de fait, si tu habites dans un patelin reculé, loin de tout, plusieurs possibilités s'offrent à toi. Dans mon cas perso, il n'y en a que deux :
- tu n'as pas d'école et c'est tout : tes parents avaient besoin de toi pour autre chose et l'école la plus proche est loin et eux-mêmes ne pouvaient pas te transmettre leur propre savoir (probablement faute de temps, ou de capacité d'enseignement. On peut être un excellent élève, et un très mauvais professeur...).
- tu as été formé par ton père pour suivre ses traces. Ou par un habitant du coin qui a le talent nécessaire et qui a un statut lui permettant de prendre des apprentis. Genre, tu habites au fin fond des provinces du Dragon et le shugenja local te prends sous son aile parce que bon, c'est loin le dojo des shugenja le plus proches.
le second cas fait de toi un samurai comme les autres, sans le prestige d'un dojo officiel. C'est tout.
En admettant que tu sois formé, mettons, de manière "irrégulière" (genre tu as du talent, on fait de toi un shugenja mais jamais tu n'as eu de sensei reconnu comme tel pour reprendre notre exemple précédent), bon, ben je pense que ça peut s'inclure dans le fait que tu sois un ji-samurai avec tes 0.5 en Statut (si le mj est gentil ou s'en fiche), ou que ça s'accompagne de l'obligation d'un désavantage supplémentaire (genre Mauvaise Réputation, tiens) si ton mj est plus pointilleux.
mais bon, tout ça relève bcp de choix personnels en fait, de la part du mj je veux dire. Je pense pas qu'il existe de réponse simple et satisfaisante pour tout le monde. Donc, fais comme tu le sens. Mais attention, les rônin ne sortent pas des familles vassales parce qu'on leur a dit "non, tu n'auras pas d'école, alors soit tu fous rien, soit tu vas te faire pendre ailleurs".