[Règles] [Non-Officiel] Dettes d'Honneur (Giri et Gimu)

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[Règles] [Non-Officiel] Dettes d'Honneur (Giri et Gimu)

Message par Kocho » 15 avr. 2009, 14:15

J'ai retravaillé les règles d'honneur pour ma campagne. Le fait que les faveurs soient uniquement comptabilisées par des avantages au bout d'un moment ne me paraissaient pas tout à fait pratique. Le système qui suit permet une notation plus facile des "dettes d'honeur" accumulées par les personnages. Avant de le mettre en aide de jeu PDF, voilà un aperçu de ces règles maison :

Les Dettes (Giri et Gimu)
« Recevoir un don exige une générosité infinie. »
– Proverbe Rokugani

Le Giri et le Gimu sont des notions essentiel à l’honneur Rokugani. Il s’agit des deux types d’obligations contractées durant la vie d’un samuraï. Une obligation est une dette et doit être remboursée. La dette n’est pas une vertu et ne dépend jamais de la vertu de celui envers qui on l’a contractée. La vertu commence au moment où le débiteur se met à se consacrer activement à la tâche exigée par la gratitude.

À Rokugan chaque manifestation de générosité exige une contrepartie, faisant de celui qui en est le bénéficiaire un débiteur.


Le Gimu
Le Gimu est une obligation contractée à la naissance et dont on ne peut jamais finir de s’acquitter, même si on la rembourse le plus complètement possible. Les obligations du Gimu sont le lot de tout homme.

Traditionnellement le Gimu a trois aspects :

Chu : c’est à l’origine l’obligation envers l’Empereur. (Rang 4 de Gimu Au cours des siècle le Chu s’est mis à comprendre aussi l’obligation envers le Champion du Clan. (Rang 3 de Gimu, les ronin en sont bien sûr libéré).

Ko : l’obligation envers les parents directs et les ancêtres (et indirectement envers les descendants). (Rang 2 de Gimu)

Nimmu : l’obligation envers son sensei. (Rang 1 de Gimu)

Il est attendu d’un samurai qu’il concilie les Gimu. Tout acte qui causerait du tort à une catégorie envers laquelle on a contracté un Gimu est déshonorant, même si cet acte est motivé par un Gimu supérieur.

Perte d’Honneur et Gimu

Toute atteinte volontaire ou non par ses actes ou ses paroles à une catégorie envers laquelle on a un Gimu cause une perte de Points d’Honneur Permanents au moins équivalente au rang de Gimu en plus des points éventuellement perdus pour l’acte lui-même. Cela peut être augmenté par le MJ si les conséquences sont particulièrement sévères. Si plusieurs Gimu ont été atteint par un même acte, y compris dans la même catégorie, la perte peut être augmentée pour chaque atteinte commise.
Si un samuraï fait un choix qui cause du tort à un Gimu supérieur parce qu’il estime qu’il se doit à un Gimu traditionnellement inférieur, il perd le double des points d’honneur que son acte a causé. S’il cause du tort à un Gimu en raison d’un Giri, il perd le triple des points d’Honneur que son acte a causé. Et s’il cause du tort à un Gimu sans que ce soit motivé par un autre Gimu ou un Giri, il perd le quadruple des points d’honneurs normaux. Les points d’Honneur Permanents sont pris en compte dans ce calcul mais les points d’honneur perdus par ce calcul ne sont pas permanents.

Refuser toute demande directe d’un personnage (parent, sensei, Empereur) envers lequel on a du Gimu engendre la perte d’un nombre de rang d’honneur égal au rang de Gimu.

Le Giri

Le Giri est une obligation limitée, pour lequel on doit verser un équivalent de la faveur reçue.

Le Giri possède un rang limité.

Le Giri comprend :

• L’obligation envers le daimyo de famille, le devoir envers le daimyo et tout supérieur hiérarchique direct. (Rang 5 à 10 de Giri, renouvelable tous les ans mais non cumulable d’une année sur l’autre).

• Le devoir envers les parents par alliance (épouse et toute personne envers laquelle son épouse possède un Gimu). (Rang 5 à 10 de Giri par parent et par an, non cumulable).

• Les obligations envers des parents plus éloignés que ceux à qui l’on doit le gimu (tantes, oncles, neveux, nièces) en contre partie d’une dette reçu non pas d’eux-mêmes mais d’ancêtres communs. (Rang 3 de Giri par parent et par an, non cumulable).

• Les obligations envers les personnes qui ne vous sont pas apparentées, mais dont on a reçu une faveur, un don en argent, une contribution sous forme de travail. C’est le Giri le plus important à comptabiliser. On l’appellera Giri de Faveur et il est noté à part des autres éventuels Giri.

• Les obligations envers les personnes qui font partie de la même école que vous. Tout étudiant d’une école a un Giri envers chaque personne de cette école égal à son rang de Réputation (renouvelable tous les ans et non cumulable) et il est attendu que les élèves d’une même école s’entraident chaque fois que cela est possible pour apporter de la gloire sur le nom de l'école. Le Giri d'École fonctionne comme le Giri de Faveur, mais on ne peut faire appel à lui que dans le cadre d'un service qui peut apporter de la gloire sur le nom de l'école, ou qui peut prévenir qu'une honte tombe sur le nom de l'école. L’entraide entre membre d’une même école en dehors de ce cadre génère normalement du Giri de Faveur entre eux.

• Les obligations contractées envers ses compagnons d’arme. Dans un « groupe de PJ » chaque PJ a un Giri d’au moins 1 point envers le groupe, Giri qui peut être augmenté d’un point chaque fois que le groupe obtient dans son ensemble un succès qui est au moins partiellement attribué au personnage). Ce Giri de Compagnons ne peut baisser que lorsque le personnage sacrifie quelque chose qui lui appartient ou qu’il risque sa vie seul pour l’accomplissement d’une mission collective. Un personnage qui quitte le groupe divise le Giri qu’il a envers ce groupe par deux, et le groupe fait de même envers lui, puis le Giri qu’il a envers ses anciens compagnons d’arme (et que ceux-ci ont envers lui) diminue automatiquement d’un point par an jusqu’à un minimum de 1 point. (Attention le Giri contracté entre membre du groupe sous la forme de Giri de Faveur, lui, ne diminue pas).

Comment savoir qu’on a contracté du Giri de Faveur ?

Chaque fois qu’un personnage a l’impulsion de remercier une personne, ou qu’il ressent une quelconque forme de gratitude, il peut considérer qu’il a contracté un Giri envers elle – ou que celle ci a remboursé une partie du Giri qu’elle lui doit. Il est donc important de bien noter les Giri de Faveur que votre personnage contracte et ceux que l’on contracte envers lui, qu’ils viennent de PJ ou de PNJ.

Le MJ ou le personnage fixe le Giri de Faveur contracté qui est minoré ou majoré par la différence de statut/2 (arrondi à l’inférieur) qui existe entre celui a contracté le Giri et celui qui en bénéficie. Ex : Si Okami (statut: 0) offre un Origami fait par un artisan du Clan de la Grue à Doji Kuwanan (statut 5), le Giri contracté par Kuwanan sera de 5-2=3 points (5 est le coût en Rang de Giri d’un présent d’une œuvre d’Art créé par le Clan de la Grue, 2 correspond à leur différence de statut divisé par deux). Si Kuwanan avait fait le même cadeau à Okami, le Giri contracté par Okami serait de 5-(-2)=7 points.

Notons qu’à Rokugan les présents sont des affaires sérieuses et qu’il est attendu que si l’on offre un présent, on reçoive un présent de prix équivalent en retour (un samurai de statut inférieur y perdra donc toujours dans un échange de présent, sauf s’il offre à son supérieur un présent qui ne lui rapporte pas de Giri - c’est probablement la raison pour laquelle, il est considéré comme impoli d’offrir des présents ayant une valeur autre que sentimentale sans une très bonne raison : les présents de grande valeur sont réservés aux échanges de faveurs).


Deux personnes ne peuvent pas avoir de Giri de Faveur positif de part et d’autre. Si Ishitori contracte une dette de 3 points de Giri envers un PNJ parce que celui-ci lui sauve la vie, le fait de soigner plus tard ce PNJ (ce qui lui rapporte par exemple 2 points) fait que la dette d’Ishitori n’est plus que de 1 point. Si Ishitori soignait à nouveau le PNJ dans la même journée, celui-ci contracterait un Giri à 1 point et Ishitori n’aurait plus de Giri envers lui.

Comment se servir du Giri ?

Lorsqu’un personnage estime que quelqu’un a un Giri envers lui, il peut lui demander une faveur dont le rang de Giri est équivalent ou inférieur au rang de Giri de Faveur que cette personne a contracté envers lui.

Si la faveur implique directement de se livrer à une tâche déshonorante, l’obligé peut la refuser, il perd un nombre de point d’honneur égal aux points de Giri de la faveur demandée - son rang d’Honneur. S’il l’accepte, il perdra uniquement les points d’honneurs afférents à l’obligation.

Si la faveur n’implique pas directement de se livrer à une tâche déshonorante, l’obligé qui refuse d’accomplir la faveur perdra automatiquement un nombre de points d’Honneur égal aux points de Giri de la faveur demandée + son rang d’Honneur /2 (arrondi à l’inférieur) sans que son rang de Giri diminue. Cependant, il est impossible de faire perdre à quelqu’un des points d’honneur de cette façon en demandant deux fois la même faveur, ou en demandant une faveur équivalente qui serait refusée pour les mêmes raisons. Si la faveur est acceptée que l’obligé fait son possible pour accomplir ce qu’on lui demande sans y parvenir en temps et en heure et selon les conditions demandées, la perte en points d’Honneur est l’équivalent de la perte en point de Giri de la faveur, mais on considérera que le Giri de l’obligé diminue d’un point. Si la faveur est acceptée mais que l’obligé ne fait rien pour l’accomplir, il perd le double du nombre de point d’Honneur de la faveur. Si la faveur est accomplie, l’obligé perd le nombre de points de Giri associé à la faveur.

Annoncer qu’on refuse définitivement toute faveur à une personne envers laquelle on a contracté un Giri se traduit par une perte permanente d’Honneur équivalente aux points de Giri contractés envers cette personne.
Le MJ est seul juge du coût d’une faveur en point de Giri.

Accomplir une mission honorable confiée par un supérieur ou accomplir son devoir en le protégeant et en protégeant ses intérêts ne fait jamais diminuer le Giri qu’on a envers lui. En revanche toute mission qui implique directement une perte d’honneur, la sortie des attributions du personnage ou qu’il fasse un choix de Giri fait diminuer le Giri qu’un inférieur a envers un supérieur.

Il en va de même pour le Giri entre compagnons d’arme. Le fait de protéger ou de soigner un compagnon d’arme ne rentre pas dans le cadre du Giri de Faveur (sauf si le personnage protégé estime que son compagnon est allé au-delà de ce qu’il pouvait attendre de lui). En revanche partager un effet personnel avec ses compagnons d’arme (comme du jade, ou sa réserve de flèches) est considéré comme une faveur.

Le Giri envers son propre nom

Ce Giri existe mais il n’est pas comptabilisé en tant que tel dans les Giri mais il influe sur l’Honneur. Il prend trois formes principales :

• Le devoir de laver sa réputation d’une insulte ou d’une accusation d’échec, autrement dit le devoir de se battre ou de se venger.

• Le devoir de ne reconnaître aucune faute ou ignorance dans l’accomplissement de son devoir. Le devoir de prendre soin de son katana pour pouvoir le transmettre.

• Le devoir de respecter les convenances : observer l’étiquette, ne pas vivre au-dessus de son rang social, domestiquer toutes les manifestations d’émotion dans les occasion où elles seraient inappropriées.
Dernière modification par Kocho le 21 avr. 2009, 19:12, modifié 4 fois.
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Message par Kakita Inigin » 15 avr. 2009, 14:28

c'est ça que je voulais faire ... toi t'as trop lu le Chrysanthème et le sabre, Kocho-san. :biere: :x
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Message par Kocho » 15 avr. 2009, 15:59

Kakita Inigin a écrit :toi t'as trop lu le Chrysanthème et le sabre, Kocho-san. :biere: :x
On ne lit jamais trop ! :france:

Effectivement, c'est bien la source d'inspi, il y a pas mal d'adaptations pour que ça marche à Rokugan et qui feraient froncer les sourcils des japonisants (sur le sensei et les obligations entre compagnon d'arme, j'ai préféré favoriser la jouabilité et les possibilités dramatiques que cela pouvait offrir).
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Message par Kocho » 16 avr. 2009, 11:39

Je m'aperçois que je parle de perte d'Honneur permanent, ce qui doit paraître bizarre. Dans mes règles maison il y a aussi celle ci :

Pertes d’Honneur Permanente

Lorsqu’une perte d’honneur peut et doit être réparée pour que le personnage recouvre son Honneur, celui-ci perd des points d’Honneur permanent. En plus de la perte normale d’honneur, il perd l’équivalent en Honneur sur le nombre maximum de point qu’il peut avoir. Par exemple, si un personnage apprend que son frère a trahi un secret du Clan, il perd 6 points d’honneur permanent. S’il était à 3.5, il se retrouve à 2.9 – de plus, le maximum de point d’Honneur qu’il pourra avoir est limité dorénavant à 5.3. S’il lave son honneur (en obtenant de son frère qu’il fasse seppuku), il recouvrera le maximum autorisé (mais non les points normaux perdus). Souvent un personnage ayant un rang d’Honneur élevé perdra plus de points permanent qu’un personnage avec un rang d’Honneur bas.

Si un personnage perd plus d’un rang d’Honneur permanent, il perd automatiquement 1 point d’honneur par jour et par rang d’Honneur Permanent perdus. C’est la raison pour laquelle les samurai qui se mettent dans une situation où ils ne peuvent recouvrer leur honneur ou celui de leur famille demandent à faire seppuku.
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Message par Kocho » 16 avr. 2009, 12:25

Je viens d'éditer le premier post avec quelques corrections et précisions.
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Message par Faranda » 11 juin 2009, 15:54

Kocho a écrit : Il y a pas mal d'adaptations pour que ça marche à Rokugan et qui feraient froncer les sourcils des japonisants (...)
Ce n'est pas la peine de t'inquiéter, de toute façon il est de bon ton dans la japonologie universitaire (du moins celle que je connais) de froncer les sourcils devant le Chrysanthème et le Sabre. Ne me demande pas pourquoi : à chaque fois que j'ai posé la question, on s'est contenté de froncer les sourcils.

Toujours est-il que c'est une aide très intéressante, qui rend digeste et jouable une réalité quand même passablement hermétique, et pas qu'au premier abord (je pense surtout aux questions de gimu, avec lesquelles je me débats en ce moment IRL : pas de la tarte).

Chapeau bas !
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Message par Kocho » 12 juin 2009, 12:21

Merci, me voilà rassuré. En même temps, je suis un ferme partisan de "Rokugan n'est pas le Japon et ne doit pas l'être, le Japon est une inspiration, mais le MJ peut faire ce qu'il veut avec cette inspiration du moment que ça donne de bonnes parties".
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Message par Faranda » 12 juin 2009, 14:03

Le premier texte que j'aie lu de toi, avant même de découvrir la Voix de Rokugan, c'était "Rome, malheur à qui n'a pas compris". Je note une certaine cohérence dans tes propos...

Ensuite, que Rokugan ne soit pas le Japon, ça me semble tomber sous le sens. Qu'il ne doive pas l'être... c'est une restriction, et la seule chose que Rokugan ne doive pas être, justement pour que le MJ puisse en faire ce que bon lui semble, c'est restrictif.

C'est pour ça d'ailleurs que j'apprécie ton AdJ : les travaux de Ruth Benedict - maintenant tenus comme un bon travail de vulgarisation malgré quelques raccourcis(1) - étaient quand même à la pointe de la recherche en leur temps, et restent parfaitement valables pour quelqu'un demandant un degré de précision raisonnable sans se lancer dans un doctorat en psychologie sociale. Quand à ceux qui veulent le faire selon leur sens... personne ne les forcera à aller chercher de la documentation.

J'espère t'avoir rassuré sur mes ambitions d'hégémonie intellectuelle sur ce forum ? :akuro:

(1) Et honnêtement, à part l'absence des précautions oratoires du genre "tous les Japonais ne sont pas comme ça, mais dans l'ensemble...", je n'ai jamais noté d'erreurs éléphantesques comme on en trouve dans des sources de vulgarisation plus récentes. Il faudrait que je le relise un de ces jours, d'ailleurs. J'essayerai peut-être de faire une fiche à ce moment-là.
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Message par Soshi Yabu » 12 juin 2009, 20:58

Mais tu parle de quoi, là, Faranda?

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Message par Kocho » 13 juin 2009, 01:47

Faranda a écrit : Ensuite, que Rokugan ne soit pas le Japon, ça me semble tomber sous le sens. Qu'il ne doive pas l'être... c'est une restriction, et la seule chose que Rokugan ne doive pas être, justement pour que le MJ puisse en faire ce que bon lui semble, c'est restrictif.
Ce n'est restrictif que dans la mesure où la logique fondamentale est restrictive puisque dire que Rokugan ne doit pas être le Japon découle du principe d'identité (ce qui est, est ; A est A : la première loi de la pensée). Si on décide de nommer un univers de jeu Rokugan et non le Japon, alors il ne peut ni ne doit être le Japon (même s'il peut évoquer le Japon plus ou moins fortement). Autrement, Rokugan et le Japon seraient synonymes, ce qui n'est pas le cas (Rokugan est un pays imaginaire n'ayant jamais existé, le Japon est un pays qui existe depuis longtemps, même si chacune est en droit d'en faire un monde imaginaire à sa convenance). En clair, Rokugan peut emprunter autant qu'on le veut au Japon, mais pour rester Rokugan, il en peut ni ne doit prétendre être le Japon. (Ce n'est pour autant PAS une restriction qui empêche qui que ce soit de jouer au Japon avec le système L5R, ni de réinventer des pans entiers de Rokugan selon son bon plaisir en s'inspirant du Japon.)
J'espère t'avoir rassuré sur mes ambitions d'hégémonie intellectuelle sur ce forum ? :akuro:
Je n'étais pas inquiet en même temps… :biere:
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Message par Faranda » 13 juin 2009, 14:37

Soshi Yabu a écrit :Mais tu parle de quoi, là, Faranda?
"Rome, malheur à qui n'a pas compris" est un article de Kocho - que tu trouveras sur son blog - dans lequel il développe assez largement la vision "l'Histoire c'est l'Histoire, la narration c'est la narration" qui fonde la remarque sur laquelle je suis parti (un peu au quart de tour, je veux bien l'admettre).

Ensuite, je crois que le dernier post de Kocho clôt la question de façon assez convaincante... :lire:

@ Kocho : dit comme ça, je ne peux qu'approuver :biere:
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