Dernières vilénies en date de notre cher gouvernement (parmi d'autres, un recensement exhaustif étant décidément impossible) :
L'avant-projet de loi logement contesté par les associations
Extraits :
"Les mesures concourent à l'accélération de l'expulsion, au développement d'un sous-logement pour les plus pauvres ainsi qu'à l'affaiblissement de l'obligation de construction de logements locatifs sociaux par les communes", déclare dans un communiqué un collectif d'une trentaine d'associations
La loi sru va être proprement flinguée par Miss caution sociale de l'UMP, Christine Boutin. C'est bô quand même l'idéologie. C'est comme les 35 heures, ou la carte scolaire, la droite ne supporte pas ces trucs qui empêchent les gens de s'épanouir dans la douce liberté d'un marché pas du tout biaisé. D'ailleurs destruction progressive de la loi sru + abolition de la carte scolaire c'est bien, ça fait une bonne combo. Les quelques trucs qui favorisaient éventuellement une meilleure mixité sociale (et ethnique par voie de conséquence) flingués en même temps, c'est assez rationnel. Non qu'ils aient été efficaces pour le moment, mais disons que sans c'est pire et qu'avec ça peut être mieux. Il aurait surtout fallu les renforcer (surtout qu'ils se renforcent mutuellement). Et après on nous file le cockring (oui cache sexe c'est trop couvert encore) du busing à l'américaine (on va chercher des gamins d'un quartier pour qu'ils aillent à l'école dans un autre). Amara n'a pas encore compris qu'elle était vraiment la dinde de la farce. A moins que ce ne soit volontaire...
Ces gens me dégoutent. Ca fait à peine 2-3 ans que l'Abbé Pierre est monté à la tribune de l'assemblée pour les empêcher de détricoter la loi sru en les mettant devant l'infamie que représentait leur choix. Son cadavre est encore chaud qu'ils pissent sur les résolution d'un vieillard encombrant. L'abbé c'est rien qu'un empêcheur d'être libre. Libre d'être entre riches dans des ghettos de riches avec des écoles de riches.
Ensuite :
La Cimade ne sera plus la seule association à intervenir en centre de rétention.
Extraits :
Lors de la présentation du rapport Mazeaud le 11 juillet, le ministre de l'immigration Brice Hortefeux déplorait la "situation de monopole" occupée par l'association oecuménique d'entraide dans les centres de rétention administrative (CRA). Et déclarait : "Le moment est venu d'introduire davantage de diversité." Depuis plusieurs mois, le ministre se disait agacé par les propos "toujours critiques", selon lui, de l'association.
Donc :
Pour le ministère, l'objectif est de pouvoir passer un marché en répartissant les CRA en plusieurs lots. "Ce qui n'interdit pas qu'une association en ait plusieurs, ou que deux associations fassent une offre commune", soutient un conseiller du ministre. Reste cependant à savoir si, dans son appel d'offres, le ministère maintiendra une mission d'ensemble assurée en concertation par plusieurs associations, ou s'il éclatera la mission en répartissant les centres entre les associations.
or :
Mais la Cimade est prête à partager la mission dès lors que celle-ci n'est pas dénaturée. Selon elle, il est essentiel que la mission reste nationale et soit assurée par un groupement d'associations travaillant en partenariat. "Emietter le soutien des personnes en rétention par une mise en concurrence des associations interdirait toute vision d'ensemble du processus d'éloignement des étrangers. Et ce faisant, affaiblirait, voire rendrait à terme impossible, la fonction d'expertise et de témoignage", s'inquiète Laurent Giovannoni.
Est-il besoin d'en rajouter ? Espérons que les associations tiendront le choc et maintiendront une unité sur ce sujet. Reste que même si elles sont associées, suivant les modalités de cette associations et compte tenu des difficultés inhérentes à toute mission assurée par plusieurs acteurs "la fonction d'expertise et de témoignage" risque, de toutes manières, d'être rendue plus difficile.
Après, pour ne citer qu'un exemple, les suppression de subventions d'état à l'OIP (qui s'occupe des prisons) on attaque de nouveau ces "droits-de-l'hommistes" qui gênent tant en... informant.
Et sur l'affaire Tapie le point de vue d'une magistrate plutôt au fait du dossier :
Eva Joly accuse Sarkozy de privilégier l'intérêt de "ses amis"
Extraits :
Pour Eva Joly, qui a notamment instruit dans les années 90 l'affaire Elf, ainsi que plusieurs dossiers liés à Bernard Tapie, dont les conditions de vente d'Adidas, le recours à cette procédure arbitrale "est extravagant et exceptionnel". "Il n'y a pas de précédent en France", ajoute-t-elle. L'ancienne magistrate, qui a quitté la magistrature en 2002 pour devenir conseillère du gouvernement norvégien, juge sans précédent le choix du gouvernement dans l'affaire. Alors que la Cour de cassation avait annulé en 2006 un arrêt accordant 135 millions d'euros à Bernard Tapie, et ordonné un nouvel examen du dossier, l'Etat a décidé en octobre 2007, par le biais d'instruction écrites de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, de recourir à un arbitrage privé. "Le fait d'avoir recours à la justice privée non transparente est tout à fait extravagant quand les deniers publics sont en jeu", souligne Eva Joly. "On ne voit pas quelqu'un qui a gagné en cassation abandonner cet avantage et avoir recours à une procédure non transparente", dit-elle.
Effectivement on peut se demander pourquoi l'Etat, dont les caisses sont vides, alors qu'il dispose d'un jugement favorable accepte de s'en remettre à un arbitrage de ce genre
