Je remanie tous les scénarios, quels qu'ils soient, en fait. Il faut vraiment qu'un scénario soit exceptionnellement en phase avec mes désirs pour que je le laisse en l'état. Ça a dû m'arriver une ou deux fois…Kocho a écrit :
tu m'excuseras, mais si on lit le reste de ton post, ta tombe de Iuchiban est assez éloignée de celle des auteursil semble que ce soit surtout ces scénarios là que tu apprécies de remanier plus que les autres, ce qui semble impliquer qu'ils te fournissent des bases bien plus motivantes, mais pas forcément qu'ils représentent des corpus que tu pourrais exploiter sans les remanier sensiblement (et ton paragraphe en dit assez lon à ce sujet
)
Lorsque je juge, c'est plus par la qualités des éléments que je garde et sur les possibilités offertes par le scénario de départ. Le Crépuscule de l'honneur et la Tombe ont été remaniés, mais m'ont demandé somme toute moins de "grands écrats" que les scénarios du Voile de l'Honneur, de La Cité des Mensonges ou L'Héritage des Guerriers. Même si j'ai adoré le Code du Bushido, comme beaucoup de gens puisque c'est un des scénarios les plus populaires chez ceux qui l'ont joué, semple-t-il, je l'ai largement adapté (pour que la première partie ne soit pas un tunnel avec des rails et des panneaux partout pour indiquer la scène suivante, et même en changeant je l'ai trouvé trop dirigiste).
Tout à fait d'accord… Après, l'arrivée de Togashi, je l'ai vu comme un clin d'œil au JdR classique (le M. Mission qui vient chercher les PJ dans une auberge) qui peut etre revisité avec un twist…par ailleurs, pour l'avoir fait en tant que joueur, j'avoue que le Crépuscule de l'Honneur, je l'ai trouvé vraiment trippant en dehors de son accroche initiale (Togashi qui se pointe pour t'envoyer là bas sans un mot d'explication). Et encore, c'est juste du Deus de base, rien de bien méchant.
Voile de l'Honneur je suppose…les deux scénarii Crépuscule de l'Honneur
Autant le premier est pas trop mal écrit dans le genre (même si les scénario de pure enquête, en général, je n'aime pas : c'est la version cérébrale d'un PMT pour moi : juste un moyen d'occuper les joueurs - intellectuellement – avec des Interrogatoires-Fouilles-Indices (IFI) en attendant que la scène de fin n'arrive - il faut vraiment que les enjeux soient forts et que les éléments dramatiques soient nombreux pour que ça décolle), le deuxième (celui qui donne son nom au recueil) est franchement très mauvais. Pour moi, c'est un parfait exemple de tout ce qui ne faut pas faire : raconter une histoire qui est terminée… avant que les personnage n'arrivent, et où ils passent leur temps à enquêter sur l'histoire de deux parfaits inconnus en allant d'un point à un autre pour comprendre ce qui leur est arrivé et qui a l'air autrement plus intéressant que ce qu'ils sont en train de vivre, bâillement ! J'ai fini par l'adapter en impliquant les personnage dans le déroulement prévu (ils ont d'ailleurs changé la résolution).sont des scénarios enquête qui n'ont rien de bien extraordinaire en soi, mais à mon sens il faut les remettre dans le contexte au moment de leur parution : ils faisaient vraiment novateurs alors que les scénarios enquête classique étaient plutôt de type chtuloide/murder et qu'on en trouvait vraiment peu qui soient édités pour des jeux ou les prémices de base sont quand même de jouer de manière épique
Possible, mais je préfère la façon dont ça a été exploité plus tard dans Le Code du Bushido et dans La Cité des Mensonges (qui reste un des meilleurs supplément que j'ai lu malgré les défauts que j'ai pu trouver à la campagne qu'il contient). Pour le Voile de l'Honneur, j'ai juste l'impression que ce sont d'honnêtes scénarios Casus (ce n'est pas un compliment en ce qui me concerne) où on pouvait lire depuis longtemps des scénarios enquêtes pour quasiment tous les jeux… avec une surprise finale genre "Oh notre employeur/daimyo/compagnon de route est le méchant de l'histoire", dans le meilleur des cas.je pense qu'à l'époque, pour un public qui pensait sans doute plus à du chambara ou à du combat de masse (en n'allant pas plus loin que les origines de L5a), le pari de l'enquête policière avec des coupables qui ne sont ni des salauds, ni des vilains sorciers, ni des criminels de métier mais des gens embarqués dans des problématiques liées à l'aspect "exotique" de la société rokugani était un beau pari.
Que j'ai adapté aussi d'ailleurs, cf. l'appendice du scénario Le Miroir des Vanités.maintenant, j'avoue qu'ayant tous ça sur mes étagères, il m'arrive plus souvent de relire Crépuscule que Voile de l'Honneur