Bayushi Ryumi a écrit :
C'est bien là justement le point le plus génant. Quand je lis certaines remarquent je me dis que soit ces suppléments n'ont pas été achetés et ils sont critiqués par "on dit", soit ils ont été achetés mais non lu.
On pourrait renverser ce raisonnement mot à mot pour parler, toutes éditions confondues et toutes périodes historiques confondues, de certaines déclarations emphatiques particulièrement élogieuses sur tel ou tel aspect de L5a, non ?
qu'un contributeur ne soit pas en mesure de parler de manière structurée d'un sujet X n'a aucun rapport avec les qualités/défauts de ce dont il parle mais n'est lié qu'à sa personne, non ?
Et puis, bon le coup des Tamashii je ne vois pas en quoi c'est génant. C'est un élément de background qui ne touche en rien les PJ et au pire explique pourquoi un Ise Zumi est plus balaise que les autres en toile de fond.
perso, ils ne me gènent pas, je trouve simplement que le concept n'était pas utile. D'autant qu'en prétendant expliquer un point précis (= le fait que Togashi soit resté dans les parages pendant très longtemps), il pose des questions sans réponse (d'ou viennent les Tamashii, pourquoi est ce qu'il y en a encore qui apparaissent depuis la mort de Togashi etc...) qui ne servent à rien si ce n'est à perpétuer cet axe éditorial. Et éventuellement à se garder ouverte la porte d'un possible retour de l'autre vorlon... pardon, dragon. Ou de son fils.
C'est un peu comme Maigo-je-sais-plus-quoi, le Royaume des Destinées Contrariées qui n'apporte rien mais permet de recaser des persos morts depuis un moment si on en éprouve le besoin (cf. Daidoji Uji).
ça peut avoir son utilité si on veut se positionner dans de telles trames... et on peut très bien s'en passer au choix. Ca a le mérite d'exister pour ceux que ça intéresse, ça a l'inconvénient d'être officiel pour ceux que ça n'intéresse pas.
Le problème des univers évolutifs, c'est que même si on te dit toujours "faites comme vous voulez, hein", on sait très bien que dans le milieu des adeptes, ce qui est officiel a toujours un poids de plus que ce qui ne l'est pas. Alors, quand tu n'apprécies pas un truc officiel, tu es toujours plus marginalisé par une partie de la communauté que quand tu y adhères, même si tu y adhères de manière critique.
Ca n'a rien à voir avec des personnes précises, même si on peut individuellement amplifier les divergences ou les aplanir, c'est bètement mécanique et les sociologues en herbe s'amusent beaucoup à voir comment les communautés rassemblées autour de tels sujets se font et se défont.
je comprends personnellement très bien qu'on se sente lassé de voir attaquer quelque chose d'officiel qui nous plait, même si parmi les gens qui partagent notre opinion, il y en a qui parlent visiblement sans prendre la peine de réfléchir.
Et je comprends tout aussi bien - et pour cause - qu'on se sente pris à partie parce qu'on refuse d'adhérer à cette même évolution officielle, même si tout le monde n'est pas en désaccord sur les mêmes choses et même si certains parlent là encore sans forcément réfléchir.
Mais il y a un point qui devrait faire plaisir aux gens qui suivent avec assiduité (même si de manière critique, l'un n'empéchant pas forcément l'autre) la gamme officielle : plus le temps passe et moins les autres se manifesteront. Soit ils se rangeront à cet état d'esprit, soit ils finiront par disparaitre.
Parce que quand on préfère un truc révolu, ou qu'on préfère développer des alternatives officielles, indépendamment des personnes et indépendamment du sujet, on ne peut que se retrouver davantage marginalisé avec le temps.
Une question a laquelle je n'ai jamais eu de réponse ferme et définitive, c'est la suivante : il se passe quoi ensuite ? est ce que c'est du bruit inutile qui disparait ou est ce que c'est une richesse potentielle qui disparait ?
est ce qu'une communauté persiste uniquement à travers ce qui la rassemble ou y compris a travers ce qui la divise ?
dans un an, deux ans, trois ans, est ce que ceux qui aujourd'hui se sentent en phase avec l'officiel le seront toujours ? est ce qu'ils ne seront pas eux aussi un jour taxés, à raison ou à tort, d'être des nostalgiques d'un "bon vieux temps" qui n'existait peut-être que dans leur esprit (y existait-il d'ailleurs ou étaient-ils plus critiques qu'on ne le disait ?) ? est ce que le plaisir partagé de ceux qui resteront en sera enrichi ? est ce qu'il dépend à ce point du fait qu'ils laissent sur les bas-côté de la route ceux qui sont en désaccord avec eux pour la simple raison qu'ils ne souhaitent plus adhérer à une version officielle en constant remaniement de leur loisir commun ?