Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
En meme temps qd on est ninja c'est pas bien vu d'être enregistré partoutGoju Kaze a écrit :Juste pour préciser au cas ou il y en ai qui ai raté l'info, moi je ne suis pas inscrit sur les listes électorales.
C'était pas Chavez (qui s'était frité avec Lula sur le sujet d'ailleurs) ? A moins que ce ne soit les deux...Pénombre a écrit :- bien qu'il dise un tas de grosses conneries par ailleurs, Fidel Castro a cependant été quasiment le seul à soulever la question : doit-on reconvertir massivement des terres arables pour qu'elles soient utilisées afin d'alimenter les hommes ou pour qu'elles soient utilisées afin d'alimenter les voitures ?
hé non, c'est Fidel himself qu'a sorti ça le premier. Par contre, c'est clair que c'est pas Lula qui lui donnera la main sur ce coup vu que la production de bioéthanol des USA + du Brésil représente 70% du volume mondial actuel...Kõjiro a écrit :C'était pas Chavez (qui s'était frité avec Lula sur le sujet d'ailleurs) ? A moins que ce ne soit les deux...Pénombre a écrit :- bien qu'il dise un tas de grosses conneries par ailleurs, Fidel Castro a cependant été quasiment le seul à soulever la question : doit-on reconvertir massivement des terres arables pour qu'elles soient utilisées afin d'alimenter les hommes ou pour qu'elles soient utilisées afin d'alimenter les voitures ?
No Smoking. Ne rêvons pas trop haut encore…
Par Pierre Marcelle
QUOTIDIEN : mardi 6 novembre 2007
D’un désir d’en découdre
Six mois, c’est, pour un bilan, un laps pas plus arbitraire que cent jours, ou douze mille kilomètres pour la révision d’un moteur… Alors, va pour six mois, mais là, on ne révise pas ; on constate.
Six mois en Sarkozie, et voyez le travail : au gris jeudi de tous les saints qui ne seront pas de trop pour sauver quelques meubles, Libération pronostiquait sans trop de risque un «Novembre pourri» pour un exécutif qu’octobre, déjà, secoua rudement. «L’état de grâce», comme on dit dans les gazettes, a d’inéluctablement commun avec la marée qu’il baisse comme elle se retire, et cet automne est de grandes marées. Après moult déboires et pas mal de bavures incarnés par, entre autres, Bernard Laporte, Brice Hortefeux ou Rachida Dati, la grève des cheminots a sonné la fin de la récré «ouverture» et d’une illusion de «croissance». Les états d’âme d’une majorité morose mesurent cruellement les limites d’un volontarisme présidentiel salement plombé par la cacophonie gouvernementale, et le social enfin reprend la main. Mesuré à l’aune des revenus d’en haut, le pouvoir d’achat d’en bas sera moins aisé à peindre en rose qu’un Grenelle de l’environnement non financé, une réforme constitutionnelle déjà remisée aux calendes, ou un «mini traité» européen que le Parlement s’apprête à faire passer en contrebande. C’est entendu : l’exécutif tangue de partout, et les mobilisations annoncées à partir du 13 novembre (mais les marins pêcheurs n’ont pas attendu cette échéance) s’annoncent redoutables.
Mais tout doux ! Ne rêvons pas trop haut encore : l’élection présidentielle aussi était «imperdable», qui fut perdue, cependant. Ne manquait, pour la gagner, qu’une opposition, laquelle on cherchera en vain dans l’entité dite Parti socialiste, aussi aphone aujourd’hui que des syndicats terrifiés. Terrifiés par les révélations relatives aux caisses noires du Comité des forges, peut-être ; par un sourd désir de leur base d’en découdre, sûrement.
Combien pour ces «otages» ?
Est-ce qu’il veut en découdre Nicolas Sarkozy ? A considérer la multiplication de ses provocations – l’autre semaine chez les cheminots du dépôt de Saint-Denis, l’autre jour en Corse –, c’est plausible. En attendant, ici et là, tout ce que touche notre Midas contrarié se transforme à la fois en or et en plomb. La dominante est d’un n’importe quoi, comme si, de ce pouvoir qu’il a tant désiré, il ne savait soudain plus que faire ; comme s’il lui fallait, pour le lester, une bonne guerre sociale. Pour faire oublier quoi ? Le scénario de son divorce, à peu près aussi transparent que le plus que doublement de ses émoluments ? Ou le prix à payer à Idriss Déby pour négocier le sort des criminels guignols de l’Arche de Zoé, dans une négociation aussi opaque que celle qui amena Kadhafi à libérer les infirmières bulgares ?
La question doit être d’importance, pour que, de cette affaire discrètement d’Etat (comme sera d’Etat la visite prochaine du colonel libyen à Paris), la diplomatie française ait si peu à nous dire. Au silence éloquent de Kouchner, trompeteur de «génocide» au Darfour fort occupé à dédouaner Total de la dictature birmane, fait pendant l’incohérent babil de Rama Yade, qui, la pauvre enfant, n’en peut mais. Elle attend que Nicolas lui dise ce qu’elle doit dire, mais Nicolas est en représentation. Dimanche, il était dans un avion à faire sa Cécilia. Il était, l’homme blanc, en Françafrique, déclinant à destination de juges tchadiens son discours de Dakar. Car en matière d’indépendance de la justice aussi, l’homme blanc est un maître.
«Nous pas bouger»
Et rue de la Banque, à deux pas de la Bourse, pas mieux… Christine Boutin gère le sort de ces femmes et enfants tout noirs (les hommes sont au travail) qui campent à même le trottoir de la rue de la Banque et qui, après une demi-douzaine d’expulsions, y reviennent sans cesse réclamer leur dû d’un toit. Et là, même dans les yeux de gendarmes et CRS appelés à liquider cet autre mini Sangatte à deux pas de la Bourse, on sent d’incongrus états d’âme… La mauvaise conscience qu’inspire l’ordre de «faire du chiffre», peut-être ?
Michèle Alliot-Marie est paraît-il ministre de l’Intérieur, et Brice Hortefeux, outre de l’Identité nationale, de l’Intégration, dit-on. Mais cet ordre de contraindre les campeurs à se tenir debout, sous peine de énième embarquement, qui le donna ? Cette ignominie, qui la signa ? On ne sait. Sans effet au-delà de quelques heures, elle se réduisit bientôt à un rien, gratuit et vain. Dire qu’elle fut anonyme, c’est dire l’état d’un Etat qui, en place de gouverner, ne semble parfois plus guère capable que d’improviser des brimades.
Le Brésil qui justement déforeste à tour de bras la forêt amazonienne (qui n'avait pas besoin de ça) pour pouvoir produire plus de ce merveilleux ethanol. Bravo les mecs, vous avez tout bonPénombre a écrit :Par contre, c'est clair que c'est pas Lula qui lui donnera la main sur ce coup vu que la production de bioéthanol des USA + du Brésil représente 70% du volume mondial actuel...
Petite précision : le moteur à hydrogène ne consomme pas d'eau ; il en produit sous forme de vapeur.Pénombre a écrit : - ça fait plus de 30 ans qu'on sait faire rouler les bagnoles avec les moteurs à hydrogène, c'est à dire avec de l'eau. Et elle n'a pas besoin d'être potable en prime... sauf que de l'eau non potable, ça se trouve plus facilement que des terres arables. On a des quantités incroyables de flotte impropre à l'usage humain qui ne demandent qu'à être exploitées par des gens qui n'ont aucune autre ressource mais on préfère favoriser un modèle économique permettant les oligopoles. Parce que les distributeurs de biocarburants, on en trouvera pas des milliers parti comme c'est...
Actuellement la question c'est surtout le cycle carbone de cs carburants (en part. les étapes de transformation) qui interroge.pour mémoire, qui dit carburant dit combustion. Quelqu'un sait ce que de l'éthanol ou du colza rejettent comme gas exactement ? parce que si c'est pour que dans trente ans on ait échangé un problème de pollution contre un autre avec deux fois plus de bagnoles qu'aujourd'hui en prime...
Elle dénonce la "lourdeur des dispositifs", "l'inconstance des politiques", "les retards de paiement aux associations", ou encore le "désengagement de l'Etat avant les émeutes" de 2005.
La Cour des comptes doit rendre un rapport accablant, mercredi 7 novembre, sur la gestion des fonds attribués aux banlieues depuis cinq ans affirme Le Parisien dans son édition de mercredi.
Le rapport souligne, selon le quotidien, la "lourdeur des dispositifs", "un enchevêtrement des dispositifs", "l'inconstance des politiques", "les retards de paiement aux associations", ou encore le "désengagement de l'Etat avant les émeutes" de 2005.
Déjà, en 2002, la Cour des comptes avait souligné dans un précédent rapport la lourdeur des dispositifs, souligne le quotidien. Cette fois, il note logiquement en plus "le manque de remise en cause des dispositifs".
Concernant "l'inconstance des politiques", la Cour des compte propose d'y remédier en créant "un ministère d'Etat dont le périmètre ne changerait pas pendant dix ans" afin de donner "un cadre stable à la politique de la ville et d'en évaluer les résultats".
Retards de paiement
La Cour "récidive cette fois encore sur les dysfonctionnements dans la gestion des subventions de l'Etat aux associations", note Le Parisien qui explique: "en clair, les associations souffrent toujours des retards de paiement de l'Etat". En cause, l'allocation des subventions souvent repoussées "à l'automne".
Enfin, la Cour des comptes épingle l'Etat sur son désengagement "certain". Il précise que le Comité interministériel des villes, qui doit fixer les grandes lignes de la politique de la ville et son budget, réuni sept fois alors que Lionel Jospin était Premier ministre, n'a jamais été convoqué par Jean-Pierre Raffarin entre 2002 et 2005.
Interviewée par Le Parisien sur le contenu du rapport, la secrétaire d'Etat à la politique de la ville Fadela Amara estime qu'il est "de bon conseil". Elle dresse un portrait sensiblement identique de la politique de la ville et affirme son intention de la rendre "plus lisible et efficace".
Sources a écrit :Un peu plus de trois mois après son discours très controversé de Dakar, le président français Nicolas Sarkozy a suscité de nouvelles réactions irritées par des propos sur l'Afrique, avec sa promesse "d'aller chercher" les Français inculpés au Tchad "quoi qu'ils aient fait". Mercredi, le président de la Commission de l'Union Africaine (UA), Alpha Oumar Konaré, a emboîté le pas aux Tchadiens, jugeant "indispensable que le dossier de +l'affaire de l'Arche de Zoé+ soit traité dans le respect de la souveraineté du Tchad et des institutions tchadiennes". Et d'en faire une "question de dignité et de respect de nos peuples, et du respect de l'homme tout court". Le dirigeant de l'UA avait déjà vivement critiqué les positions du président français sur l'Afrique après le discours "fondateur" sur les relations franco-africaines prononcé le 26 juillet par Sarkozy à Dakar. Le président français avait alors, à l'occasion de son premier déplacement en Afrique noire, provoqué la colère en évoquant notamment "le drame de l'Afrique, (qui est) que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire". Nombre de politiques -à l'exception notable du président sud-africain Thabo Mbeki- et d'intellectuels africains, avaient fustigé une vision "paternaliste" et "néo-coloniale" de l'Histoire et des relations franco-africaines. Si d'autres dirigeants du continent sont cette fois restés silencieux, les critiques étaient reprises mercredi par certains responsables de la société civile. "Dans l'opinion publique de la France et de l'Espagne, (M. Sarkozy) est vu comme +Rambo+, un héros qui est allé secourir les 11 Européens qui étaient en danger, en supposant que leur vie est plus importante que celle des 103 enfants africains. C'est le comportement typique des puissances occidentales. C'est extrêmement grave ce qu'il vient de faire", estimait ainsi Me Patrick N'Gouan, président de la Ligue ivoirienne des droits de l'homme. Et de prédire qu'il y aurait comme au plus fort de la "Françafrique", avec laquelle l'hôte de l'Elysée assure vouloir en finir, des "contreparties (...) faites de manière non transparente" pour le président tchadien. La position du président français constitue "le point d'achèvement d'un processus (...) d'évolution droitière due à l'émergence de courants forts racistes et à l'échec de toutes les politiques de coopération avec l'Afrique", jugeait de son côté le responsable de la section sénégalaise de Transparency International, Mohamed Mbodj. "Il faut un nouveau leadership en Afrique pour nous dégager de ce paternalisme à la française et pour une refondation des Etats post-coloniaux", a-t-il déclaré à l'AFP.