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"Belles âmes", "droit de l'hommistes", "bien pensance". Non heureusement que Brice et Rachida sont là pour nous sauver de tous ces gens qui ont un cerveau et ne l'ont pas mis sur off volontairement depuis qu'on a élu Sarkozy...Les chaisières de la République
Publié le 20 septembre 2007
L'éditorial d'Yves Thréard
Immigration et Brice Hortefeux. Un mot qui fâche et un nom qui, sitôt prononcé, déclenche la suspicion chez les belles consciences. À ces deux détonateurs, l'amendement sur le test ADN a servi de mèche pour enflammer le débat. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour que le texte sur les conditions d'entrée des étrangers en France examiné à l'Assemblée déchaîne des commentaires hostiles, suscite des haut-le-coeur.
Avec Rachida Dati, le ministre de l'Immigration partage le privilège d'être une cible facile pour la gauche et les chantres du droit-de-l'hommisme. L'un et l'autre sont très proches de Nicolas Sarkozy : lorsqu'on les attaque, c'est aussi le chef de l'État que l'on vise. L'un et l'autre sont très actifs, à la tête de ministères sensibles : c'est peu de le dire de Brice Hortefeux, en charge de l'Identité nationale, formule honnie de la bien-pensance. Enfin, l'un et l'autre ne s'en laissent pas conter, bien décidés à rompre avec les tabous, avec les us et coutumes de la gouvernance à la française : chacun de leurs faits et gestes est épié, comme s'il cachait nécessairement une intention retorse.
Leurs contempteurs glosent, accusent, poussent des cris d'orfraie, mais les Français ne les entendent pas. Selon les sondages, ils approuvent même à une très forte majorité les réformes engagées par le garde des Sceaux et le ministre de l'Immigration. C'est dire le fossé qui sépare une certaine élite du pays réel, dégoûté, depuis belle lurette, des fausses pudeurs des chaisières de la République.
Un plus grand réalisme dans la maîtrise des flux migratoires, c'est précisément ce que propose Brice Hortefeux. Pour n'y avoir pas suffisamment veillé depuis trente ans, nos gouvernements successifs ont fait le lit de tensions propres à menacer la cohésion nationale. La fermeté affichée sur ce sujet par Nicolas Sarkozy, qui explique en partie son élection, n'est donc pas hors sujet.
Reste à analyser les moyens mis en oeuvre. L'idée de soumettre à un test ADN les candidats au regroupement familial provoque des remous, y compris dans la majorité. C'est compréhensible : non contrôlée, son application ouvrirait la porte à toutes les dérives imaginables. Le gouvernement a raison d'avancer à pas comptés. Même si d'autres pays européens, pas moins démocratiques que le nôtre, pratiquent déjà ce test. À plus de 50 % motivée par des raisons familiales, l'immigration régulière est exposée aux fraudes : fausses filiations, mariages blancs...
Mais c'est ailleurs que devraient se concentrer les critiques. D'abord, comment mener une action efficace alors que l'Union européenne est incapable d'adopter une politique commune d'immigration ? Certains États régularisent en masse quand d'autres durcissent leur législation. Chacun chez soi, chacun pour soi. Ensuite, c'est sur l'immigration clandestine que l'effort doit porter en priorité. Comment relever ce défi lorsque, tous les jours, des milliers de damnés de la terre sont prêts à risquer leur vie pour venir s'installer chez nous ? Aucun mur, aucun quota n'en viendra à bout.
Ca ressemble à un vieux lynchage médiatique ... c'est con parce que Chomsky dit beaucoup de choses intéressantes en politique et dans son domaine (la linguistique il me semble), et que tout le monde le sait, et que pour lui tirer dessus ... faut être à la masse quoi.Kõjiro a écrit :Un peu périphérique au sujet.
Ca confirme ce que je sentais venir depuis quelques temps sur le raidissement de Charlie avec Val.
http://www.acrimed.org/article2705.html
Faut dire que la monochromie est plutôt à la mode ces derniers temps.
Sources a écrit :L'ancien Premier ministre français Edouard Balladur s'est à son tour prononcé lundi pour la suppression du référendum obligatoire pour les futures adhésions à l'Union européenne, instauré en 2005, un sujet particulièrement sensible en raison de la candidature de la Turquie. M. Balladur, qui préside une commission sur la réforme des institutions françaises voulue par le président Nicolas Sarkozy, a recommandé que l'on puisse avoir le choix entre un référendum ou un vote à la majorité qualifiée au Parlement pour les nouvelles adhésions. "De même qu'on ne peut pas modifier la Constitution française sans faire un référendum ou un vote à la majorité qualifiée au Parlement" réuni en Congrès, de la même manière, il serait souhaitable "qu'on ne puisse pas élargir l'Europe sans organiser un référendum ou un vote à la majorité qualifiée au Parlement", a-t-il expliqué sur la chaîne française LCI. Au Congrès du Parlement, la majorité des 3/5èmes est requise pour modifier la Constitution. Le secrétaire d'Etat aux affaires européennes Jean-Pierre Jouyet a récemment évoqué un abandon de l'article 88-5 de la Constitution qui impose un référendum pour toute adhésion future, après celle de la Croatie qui espère devenir membre en 2009. Cette disposition avait été adoptée début 2005 à l'initiative de l'ancien président Jacques Chirac pour tenter de rassurer des Français inquiets face aux élargissements de l'Union et aux perspectives d'adhésion turque. Le président Nicolas Sarkozy, qui a encore déclaré jeudi que la Turquie n'a pas "sa place" dans l'Union, a fait savoir qu'il prendrait position le moment venu à la lumière des conclusions de la commission Balladur. Les partisans de l'abandon de la procédure référendaire obligatoire font valoir que cela permettrait de lever une hypothèque pesant sur les adhésions de pays dont la vocation européenne n'est pas en cause, comme plusieurs pays des Balkans. En revanche, certains adversaires de l'entrée de la Turquie dans l'UE ont vivement critiqué l'abandon du référendum automatique, y voyant une manoeuvre pour faciliter le moment venu une adhésion d'Ankara.
tu parles de géographie là, pas de géo-politiqueKyorou a écrit :Ouaip, surtout que, géographiquement justement, le continent dont on parle, c'est l'Eurasie. Alors, l'autre nabot et son "La Turquie est en Asie Mineure"...