Actualité politique et sociale 2007 - Deuxième saison

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Kakita Inigin
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Message par Kakita Inigin » 07 sept. 2007, 11:15

En même temps pour atteindre 1 millions d'euros par an ...
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JBeuh
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Message par JBeuh » 07 sept. 2007, 11:23

Kõjiro a écrit :
Tetsuo a écrit :ça c'est ce qui est le plus angoisant:
nous ne cherchons plus à atteindre les nantis, les riches, bref nous ne voulons plus avoir la même chose que la classe sociale au dessus.

Nous voulons que les autres soient au même niveau que nous, qu'ils se rabaissent en non pas s'élévent.

:cut:
C'est ce qu'on appelle l'évolution sociale relative.

Si mon voisin perd je gagne relativement à lui.

Une mentalité comme on les aime et très productive avec ça...
Je dirais plutôt que la classe moyenne française regarde vers le haut (classe supérieure) et qu'elle ne souhaite pas regarder en bas. Elle a l'impression que les problèmes viennent de ceux d'en-bas qui ne font pas d'effort pour monter.
Par contre, les avantages des classes supérieures, faut pas trop y toucher, parce que chacun aspire à y arriver et obtenir ces privilèges...

Un peu comme en politique où les seuls pouvant faire tomber un Président de la République via l'Assemblée nationale (c'est possible, mais difficile) ne le feront jamais. Parce qu'ils sont en situation de briguer la dite-place et ne souhaite pas créer un précédent les affaiblissant à l'avenir. Donc on tape en dessous de soi. Toujours.

Enfin, c'est mon avis, hein...

JBeuh, qui pense qu'on regarde dans la mauvaise direction...

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Kzo
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Message par Kzo » 07 sept. 2007, 11:29

Kõjiro a écrit : C'est ce qu'on appelle l'évolution sociale relative.
Moi j'appelle ça la jalousie à la con. Mon voisin se demerde mieux que moi, donc j'espere qu'il va se casser la gueule comme ça j'aurais pas ce sentiment de me faire enculer à sec (par mon boulot, par mon comportement de mouton de consommateur, etc)!
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Message par Kakita Inigin » 07 sept. 2007, 11:30

Ce qui expliquze qu'on ne réprime pas trop les abus des nantis parce qu'on rêve d'en être ... même si le système est taillé pour que les personnes qui y parviennent soient rarissimes (et ... pour l'esentiel, déjà riches à la base)
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Message par Kakita Inigin » 07 sept. 2007, 11:31

Kzo a écrit :
Kõjiro a écrit : C'est ce qu'on appelle l'évolution sociale relative.
Moi j'appelle ça la jalousie à la con. Mon voisin se demerde mieux que moi, donc j'espere qu'il va se casser la gueule comme ça j'aurais pas ce sentiment de me faire enculer à sec (par mon boulot, par mon comportement de mouton de consommateur, etc)!
il y a se démerder mieux et avoir un salaire indécent (ou être né dan un berceau d'or massif), c'est pas la même chose.
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Message par Kzo » 07 sept. 2007, 11:40

Non si le voisin a un salaire indecent, la personne va chercher à être amis avec elle car elle pourra peut etre, comme le dit Jbeuh, toucher la haute sphère du doigt.
Alors que si le voisin est dans la meme tranche sociale, bah la c pas pareil, c'est qu'il profite de quelquechose, et pas toi, donc "c'est pas juste"! Elle ressemble à ca la mentalité actuelle.
Désolé mais la majorité des discours que t'entends sur les grèvistes ou sur les 35h c'est de cette nature là.
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Message par Kakita Inigin » 07 sept. 2007, 11:51

les grévistes essaient justement d'avoir de meilleurs salaires ... ou d'avoir encore un emploi avnt la fin de la semaine.

mai c'est quoi cette mentalité misérabiliste qui s'est emparée de ce sujet ? :fou:
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Kõjiro
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Message par Kõjiro » 07 sept. 2007, 12:32

JBeuh a écrit :
Kõjiro a écrit :
Tetsuo a écrit :ça c'est ce qui est le plus angoisant:
nous ne cherchons plus à atteindre les nantis, les riches, bref nous ne voulons plus avoir la même chose que la classe sociale au dessus.

Nous voulons que les autres soient au même niveau que nous, qu'ils se rabaissent en non pas s'élévent.

:cut:
C'est ce qu'on appelle l'évolution sociale relative.

Si mon voisin perd je gagne relativement à lui.

Une mentalité comme on les aime et très productive avec ça...
Je dirais plutôt que la classe moyenne française regarde vers le haut (classe supérieure) et qu'elle ne souhaite pas regarder en bas. Elle a l'impression que les problèmes viennent de ceux d'en-bas qui ne font pas d'effort pour monter.
Par contre, les avantages des classes supérieures, faut pas trop y toucher, parce que chacun aspire à y arriver et obtenir ces privilèges...

Un peu comme en politique où les seuls pouvant faire tomber un Président de la République via l'Assemblée nationale (c'est possible, mais difficile) ne le feront jamais. Parce qu'ils sont en situation de briguer la dite-place et ne souhaite pas créer un précédent les affaiblissant à l'avenir. Donc on tape en dessous de soi. Toujours.

Enfin, c'est mon avis, hein...

JBeuh, qui pense qu'on regarde dans la mauvaise direction...
Tout à fait d'accord avec ça. C'est le fameux 40% qui pense faire déjà ou bientôt partie des 1% les plus riches (aux us).

Mais ça ne concerne pas que la classe moyenne (difficile à définir d'ailleurs) mais même les plus modestes qui ont les mêmes espérances. Et la real tv façon Andy Warhol et plus généralement l'abondance d'émissions tv sur les "riches" les "puissants", les people etc... y contribuent plus que marginalement.
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Message par Kzo » 07 sept. 2007, 13:08

Kakita Inigin a écrit :les grévistes essaient justement d'avoir de meilleurs salaires ... ou d'avoir encore un emploi avnt la fin de la semaine.
Tu preches un converti là
"Je suis un gentil, j'ai que des amis et plus d'ennemis :mal:"

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Message par Kõjiro » 11 sept. 2007, 12:45

Un article synthétique qui reprend pas mal d'idées (qui elles mêmes battent en brèche d'autres idées reçues) d'articles que j'avais copié ici pour les mettre en perspective les unes par rapport aux autres. Du coup rien à ajouter à ce qui a été dit. Sinon que je pense que le choix indiqué ici est un peu celui que dont parlais des gens comme certains éditorialistes anglo-saxon dont on avait parlé avant l'élection. Se raccrocher aux wagons d'un "système" à l'anglo-saxone ou continuer d'essayer de développer un modèle de société propre. Pour moi les français ont clairement choisi.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 362,0.html
Non, la France n'est pas en déclin, par Jérôme Guillet

LE MONDE | 10.09.07 | 14h17 • Mis à jour le 10.09.07 | 14h17

A l'image des propos annonçant la constitution de la commission Attali, il est bien difficile aujourd'hui de trouver, dans les médias tant nationaux qu'internationaux, un commentaire sur l'économie française où manquent les mentions obligatoires de son déclin, de la faiblesse de la croissance, ou de la persistance d'un chômage de masse. De tous côtés, les "réformes" sont présentées comme une urgente nécessité.

Ce mot "réformes" est devenu un nom de code plus ou moins explicite pour un programme à sens unique : libéralisation d'un marché du travail considéré "trop rigide", via l'assouplissement du code du travail ; baisse des charges sur les entreprises ; allégement du contrôle de l'Etat, et, naturellement, baisse des impôts. Des travailleurs plus flexibles et moins chers seraient plus facilement embauchés, ce qui améliorerait la compétitivité des entreprises et leurs profits, sur le modèle anglais ou américain. Et, évidemment, les 35 heures tant décriées, cette "aberration économique", doivent être éliminées afin de remettre la France au travail.

Le problème est que ce programme, qui sert bien les intérêts des actionnaires et des dirigeants d'entreprise, se fonde sur une description extrêmement partielle et partiale de la réalité.

Le leitmotiv du déclin prend généralement appui sur la croissance plus faible de la France et sur la baisse relative de son PIB par habitant, comparé à ceux de pays comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis au cours des dernières années. Or cette description tronquée de la réalité ne tient pas compte de la distribution des richesses et de l'augmentation extraordinaire de l'inégalité dans ces économies censées servir de modèles. En fait, toute la richesse créée dans ces pays a été captée par une tranche étroite de la population.

Les revenus médians sont stagnants, alors que les revenus des 0,1 % les plus riches de la population augmentent en flèche, au point d'être passés de 2 à 7 % des revenus totaux en moins de vingt ans aux Etats-Unis, selon les chiffres de la retentissante étude de Piketty et Saez. Ces 5 % supplémentaires captés par les plus riches sont équivalents à l'appauvrissement relatif des Français (dont le PIB par tête est passé de 78 % à 72 % de celui des Américains sur la période, en moyenne), ce qui veut dire que la croissance économique a été identique en France pour les 99,9 % les moins riches de la population...

L'accroissement des inégalités se constate également à l'autre bout de l'échelle des revenus, où l'on note un taux de pauvreté infantile de 7 % en France, de 16 % au Royaume-Uni (le double de celui en 1979) et de 20 % aux Etats-Unis (sans oublier les 15 % d'Américains qui n'ont aucune couverture maladie).

Il est compréhensible de défendre la liberté d'entreprendre et de bénéficier des fruits de leur travail pour les membres les plus dynamiques de la société. Mais cette liberté accordée sans contreparties s'accompagne inévitablement de fractures sociales bien plus marquées qu'en France. Le choix d'un niveau élevé de solidarité et de redistribution modère les revenus des plus riches, soit, mais pas ceux des autres, ce qui est moins souvent évoqué. Des études comme celles de la banque UBS démontrent qu'un Français de revenu modeste ou membre des classes moyennes ou même aisées profite plus de la croissance modérée de l'économie française que son cousin américain profite du dynamisme de son pays.

Il semblerait donc que, sur le plan des revenus, les très riches forment le seul groupe qui bénéficie des "réformes". Mais cette conclusion ne fait-elle pas bon marché du chômage dont souffre la France ?

Tout dépend de ce qu'on mesure. Ainsi, parmi les hommes de 25 à 54 ans, 87,6 % avaient un emploi en 2004 en France et 87,3 % aux Etats-Unis, selon les chiffres de l'OCDE. Et pourtant, le taux de chômage pour cette catégorie était alors de 7,4 % en France et de 4,4 % aux Etats-Unis. La ligne séparant chômage d'inactivité n'est visiblement pas mise au même endroit dans chaque pays...

De même, le chômage des jeunes touche 8,4 % des 15-24 ans en France, contre 5,5 % au Danemark, 7,6 % aux Etats-Unis et 7,5 % au Royaume-Uni, donc pas de quoi crier à la faillite du modèle. Certes, le taux de chômage est nettement plus élevé, mais cela reflète essentiellement le fait que la population active est plus étroite dans cette classe d'âge en France, notamment parce que moins de jeunes trouvent nécessaire d'occuper un emploi tout en poursuivant leurs études.

Nouvel argument : les Français travaillent moins, nous dit-on. Ce n'est pas vrai. Les travailleurs français effectuent 37,4 heures par semaine en moyenne, contre 35,6 heures au Royaume-Uni. Les employés à temps-plein travaillent effectivement moins longtemps en France (40,9 heures, contre 43,2 heures en 2005), mais le nombre élevé d'emplois à temps partiel baisse la moyenne britannique ; le nombre d'heures totales travaillées dans les deux pays est à peu près équivalent, pour des populations similaires. Dire que les Français travaillent moins est donc tout simplement faux.

Par ailleurs, la France a créé autant d'emplois que le Royaume-Uni au cours des dix dernières années : 2,5 millions. La seule différence est que, au Royaume-Uni, la création de postes a été très régulière, alors qu'en France, la quasi-totalité de ces emplois a été créée entre 1997 et 2002, c'est-à-dire précisément au moment de la mise en place des 35 heures et alors que la croissance mondiale a été plus forte durant les cinq dernières années.

Plus remarquable encore, la France a créé plus d'emplois dans le secteur privé (+ 10 % entre 1996 et 2002, selon l'OCDE) que le Royaume-Uni (+ 6 %) ou les Etats-Unis (+ 5 %). En fait, le Royaume-Uni n'a créé quasiment aucun emploi net dans le secteur privé depuis près de cinq ans, mais a bénéficié de l'augmentation très forte des emplois dans le secteur public.

Cela reflète le fait que les croissances anglaise et américaine reposent très largement sur l'augmentation de la dépense publique, qui a littéralement explosé sous Blair et Bush, passant de 38 % à 45 % du PIB au Royaume-Uni et de 34 % à 37 % aux Etats-Unis entre 2000 et 2006. Dans le cas britannique, cette relance keynésienne (centrée sur les secteurs de l'éducation et de la santé) s'est faite grâce à l'augmentation des impôts et à la cagnotte du pétrole de la mer du Nord, tandis que l'administration Bush a procédé (pour payer sa guerre en Irak) à une augmentation sans précédent de la dette publique comme de la dette privée, la plupart des ménages se voyant obligés d'emprunter pour compenser la stagnation de leurs revenus. Mais dans ce cas-là, semble-t-il, il s'agit de "dynamisme". Il paraît cependant légitime de se demander quelle partie du modèle anglo-saxon nous sommes conviés à copier...

Evidemment, il ne s'agit pas de dire que tout va bien en France, ni qu'il n'y a rien à changer. Mais le mot "réforme" est maintenant porteur d'un tel agenda idéologique qu'on aurait sans doute tout à gagner à l'exclure de tout discours qui se voudrait sincère. A moins, bien entendu, que nous soyons tous déjà d'accord sur l'objectif : faire baisser les revenus des travailleurs les plus modestes afin de réduire le fardeau qui pèse sur les quelques happy few en haut de l'échelle des revenus.

Il est tentant de se demander si le feu roulant qui tend à déprécier l'économie française provient de ceux qui ne supportent pas l'existence d'un modèle social différent. S'il est possible d'assurer la prospérité de presque tous en décourageant la concentration de la richesse entre quelques mains, cela élimine le principal argument des partisans du capitalisme débridé.

Comme l'a dit le milliardaire Warren Buffett, les riches aux Etats-Unis mènent - et gagnent - la lutte des classes. Il serait temps de noter qu'ils n'agissent pas dans l'intérêt de tous, mais uniquement dans le leur.
Jérôme Guillet est polytechnicien et banquier.
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"Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée. Trop de citoyens veulent la civilisation au rabais" - Henry Morgenthau, remettant son rapport sur l'utilisation abusive des paradis fiscaux par les contribuables au président Roosevelt en 1937.

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Kõjiro
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Message par Kõjiro » 11 sept. 2007, 14:01

Moins intéressant mais tout aussi révélateur :
Le torchon brûle-t-il entre Sarkozy et Merkel ?

NOUVELOBS.COM | 11.09.2007 | 13:09

Selon un quotidien allemand, les relations entre le président français et la chancelière allemande seraient devenues délétères depuis un accrochage en juillet dernier.

Malgré les sourires de façade et les démonstrations publiques d'amitié, le président français, Nicolas Sarkozy, et la chancelière allemande, Angela Merkel, traversent une "crise profonde" dans leur relation. C'est en tout cas ce qu'affirme le quotidien allemand Rheinische Post, mardi 11 septembre.
Nicolas Sarkozy est en colère contre la chancelière et son ministre des Finances, Peer Steinbrück, en raison d'un accrochage qu'auraient eu les deux hommes en juillet dernier, explique le quotidien, citant des sources à la présidence française.
Lors d'une réunion des ministres des Finances européens à Bruxelles, Peer Steinbrück a reproché à Nicolas Sarkozy de préférer faire des cadeaux fiscaux de plusieurs milliards d'euros à ses électeurs plutôt que de respecter le plan d'économies européen, affirme le quotidien.

"Qu'est-ce qui vous prend de me parler sur ce ton?"

Nicolas Sarkozy s'est alors emporté et a rétorqué: "Qu'est-ce qui vous prend de me parler sur ce ton?", poursuit le Rheinische Post. Selon le journal, Peer Steinbrück est, depuis, en disgrâce à Paris. En outre, le président français n'a "toujours pas pardonné" à Angela Merkel de n'avoir pas publiquement désavoué son ministre.
Plus largement, Angela Merkel "tape de plus en plus sur les nerfs" de Nicolas Sarkozy, écrit le quotidien rhénan, citant une source au parti UMP du président français.
La réciproque est vraie, poursuit le Rheinische Post: "Avec sa manière de voler la vedette aux autres, le président remuant s'est rendu extrêmement impopulaire à la chancellerie" allemande.
Le journal égrène une partie de la liste des griefs, liés à diverses initiatives de l'Elysée, qui vont de l'affaire des infirmières bulgares libérées par la Libye au lancement de la candidature de Dominique Strauss-Kahn pour la direction du Fonds monétaire international (FMI).
Je me demande si on a bien expliqué à Sarkozy que ayé il avait été élu... Non parce qu'on a quand même l'impression qu'il est toujours en campagne à longueur de temps (son dernier discours sur les régimes spéciaux ou sa lettre de 30 pages aux enseignants ressemblent toujours plus à des tracts de campagne qu'à un vrai programme d'action). A moins qu'il ne croit que c'est comme pour les miss, après mister France il croit qu'il va concourir pour mister Europe puis mister Monde...
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Ding On
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Message par Ding On » 11 sept. 2007, 18:02

Propagande gauchiste que tout cela.
Hitler, qui était beaucoup plus petit que Mannerheim (Mannerheim mesurait plus de 1,90 m), portait des talonnettes et avait demandé à ses photographes de trouver un angle favorable pour la photo officielle.

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Message par Ariman » 11 sept. 2007, 19:06

tant qu'on reproche à l'Elysée d'avoir (fait) libérer les infirmières et de soutenir DSK, c'est sur ca attaque violant ...

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Moto Shikizu
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Message par Moto Shikizu » 12 sept. 2007, 09:20

en tout cas au Japon ca fait le menage...
Japon: le Premier ministre Shinzo Abe, de plus en plus impopulaire, démissionne
Par Par Mié KOHIYAMA AFP - TOKYO(AFP) - Le plus jeune Premier ministre de l'après-guerre au Japon, Shinzo Abe , très affaibli par des scandales à répétition, a annoncé mercredi sa démission, moins d'un an après son arrivée triomphale au pouvoir.


"J'ai décidé de démissionner de mes fonctions de Premier ministre", a déclaré M. Abe, le visage fermé, au bord des larmes, lors d'une conférence de presse.

Shinzo Abe, 52 ans, quitte aussi la direction du Parti libéral-démocrate (PLD), le grand parti de la droite nippone.

Il a demandé au PLD de "sélectionner le plus vite possible un nouveau président" qui deviendra le prochain Premier ministre.

Le PLD devrait se réunir la semaine prochaine pour désigner le remplaçant de M. Abe, selon les médias.

C'est l'actuel numéro deux du PLD et ancien ministre des Affaires étrangères, Taro Aso, un nationaliste comme M. Abe, qui est favori pour lui succéder.

"La situation inextricable dans laquelle je me trouve rend ma tâche très ardue. J'en ai donc conclu que je devais rapidement prendre une décision afin de limiter au maximum la crise politique", a avoué le Premier ministre.

Depuis la déroute historique du PLD aux élections sénatoriales du 29 juillet, M. Abe, premier chef de gouvernement japonais né après 1945, était en sursis, contesté jusque dans son propre camp.

Son départ était devenu inévitable à la suite d'un nouvel effondrement de sa cote de popularité et la prochaine publication de très mauvais sondages.

Selon une enquête réalisée le week-end dernier par le quotidien Yomiuri, moins de 30% des Japonais approuvaient l'action du Premier ministre.

Fin août, M. Abe avait pourtant bénéficié d'un regain de popularité après avoir effectué un important remaniement ministériel.

Mais son gouvernement a ensuite été rapidement déstabilisé par une série de scandales financiers qui ont gommé la bonne impression laissée par le changement d'équipe gouvernementale.

"J'ai remanié mon gouvernement afin de pouvoir poursuivre les réformes. Mais il est devenu très difficile de mener à bien ma politique sans la confiance ni le soutien du peuple", a reconnu M. Abe.

"J'en ai donc conclu que je devais assumer ma responsabilité morale afin de débloquer la situation", a ajouté le Premier ministre, au lendemain de l'ouverture d'une session extraordinaire de la Diète à haut risque pour la droite au pouvoir.

L'enjeu principal des débats parlementaires est la prolongation controversée au delà du 1er novembre de la mission navale japonaise de ravitaillement des forces internationales engagées en Afghanistan.

Mais l'opposition de centre-gauche, qui contrôle le Sénat depuis la fin juillet, a l'intention de s'opposer à l'extension de la mission logistique nippone réclamée à cor et à cri par le gouvernement de M. Abe.

Le chef de l'opposition, Ichiro Ozawa, un stratège hors pair dont l'objectif principal est d'obtenir l'organisation d'élections législatives anticipées, avait menacé par ailleurs de déposer une motion de censure contre M. Abe.

M. Ozawa a déploré que la démission du Premier ministre survienne au moment même où devait s'ouvrir une séance cruciale de questions au Parlement.

"Notre position ne va pas changer simplement parce que le président du PLD change", a souligné le leader de l'opposition.

En arrivant au pouvoir, en septembre 2006, M. Abe, un nationaliste pragmatique, s'était fait l'apôtre d'un Japon décomplexé dans l'arène internationale mais au détriment des soucis quotidiens des Japonais.

Il avait succédé au populiste Junichiro Koizumi (2001-2006), une succession difficile à assurer en raison de la très forte personnalité de ce dernier.

L'opinion lui reprochait, outre les scandales éclaboussant son entourage, un manque d'autorité et d'expérience et des convictions idéologiques droitières éloignées des soucis quotidiens des Japonais.
Moto Shikizu
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Message par Mr.Flibble » 12 sept. 2007, 09:27

Moto Shikizu a écrit :en tout cas au Japon ca fait le menage...
Et va falloir le faire aussi ici pour effacer ton doublon ;)
- Moi, je dis qu'on a la belle vie. D'accord, on pourrait être plus cultivés, plus à l'écoute des autres et moins superficiels... mais c'est cette superficialité qui nous rend heureux. Cette superficialité, c'est le vrai luxe, c'est le droit au bonheur.
Nous sommes les milliardaires du bonheur car nous sommes plus heureux que ne le seront jamais tous les magnats du pognon.
- Tu dis ça parce que tu le penses ou c'est pour nous déconcentrer ?
- Pour vous déconcentrer...

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