Susanoo a écrit :Seppun Okama a écrit :Susanoo a écrit :
Ben non, pour moi le drame est là.
S'il y avait une dose de proportionnelle importante aux élections législatives, il n'y aura pas besoin de voter pour se faire plaisir/par conviction au premier tour et pour le moindre mal au second tour.
Proportionnelle = système utilisé en belgique = particratie = regarde où on en est à l'heure actuelle.
http://news.google.be/?ncl=1176224082&hl=fr
Je rappelle qu'on a voté en mai...
Je ne connais pas le modèle de proportionnelle en Belgique.
L'idée n'est pas de faire du tout proportionnel, ou alors avec des garde fou genre, un minimum de % (5, 10 ?) pour avoir droit à être représenté.
Une part de 20-25% de proportionnel me semble nécessaire. Cela évite qu'un parti politique conserve la majorité des sièges sans avoir de compte à rendre...
Si vous ne le saviez toujours pas, je suis très porté sur les pays nordiques à fin d'étude (

plus que 10 jours pour tout boucler et j'ai une flemme et un manque totale d'envie d'écrire sur ce sujet que je traîne depuis trop longtemps).
A l'inverse, dans ces pays, la proportionnelle est un système qui fonctionne, des pays très gouvernables, avec des réformes régulières et pas des moindres (cf. cette foutu réforme de tout le droit de la décentralisation danoise en janvier 2007... en plein mon sujet et une absence totale de littérature sur le sujet : trop chaud). Il est vrai qu'ils ont des mécanismes intéressants qui complètent le tout.
Le même modèle de proportionnelle (système d'Hondt) est en place en Finlande, sans grand problème - cette méthode favorise les grands scores. Le modèle de Sainte Lagüe actuellement dans les pays scandinaves (donc pas la Finlande) favorise les petits scores (plus de siège pour un même résultat). Par contre pour éviter les tous petits, il y a une oblication de seuil. Résultat : les gros partis font aux alentours de 25-30%. Toujours des coalitions. Et à la différence de la France, ce n'est pas sur un accord de gouvernement. Le gouvernement est quasi toujours minoritaire. Les lois passées au parlement sont le résultats d'alliance sur chaque point. Pas sur une envelloppe globale où si tu es OK sur un point, tu avales la pilule. Ca marche globalement (aussi parce que les nordiques ont une culture fortement imprégné du luthérianismen, notamment).
Et proportionnelle ne signifie pas obligatoirement vote de liste. Il est possible, par exemple, avec le vote unique transférable (mais d'autres modèles aussi) de voter pour une personne. Dès qu'elle est élue, votre vote est transférée en proportion à votre second choix (potentiellement un candidat d'un autre parti) et ainsi de suite.
On peut aussi rajouter le vote préférentiel sur les listes : l'ordonnancement d'une liste dépend des choix des électeurs, et en cas d'égalité entre des candidats du parti. On vote pour une liste plus pour certaines personnes pour la liste (qui ont deux voix, celui qui a une bonne gueule) et on peut rayer un nom (le politicien tête de liste qui est véreux ou que vous ne pouvez pas piffrer, par exemple).
Les deux derniers cas (vote préférentiel et vote nominal) permettent d'affaiblir le poids des partis et de garder l'aspect "voter pour un candidat en qui vous avez confiance".
Enfin bref, il existe une floppée de possibilité. Le problème, c'est de prévoir les gardes fous institutionnels qui vont avec.
Une proportionnelle accrue avec multiplication des partis impose un pouvoir fort du gouvernement pour être stable ; inversement un scrutin stable provoquant un fait majoritaire devrait être la contrepartie d'un gouvernement volage.
Et un dernier problème en Belgique est que c'est un État fédéral désormais et que cela complexifie d'autant plus le fonctionnement, puisque chaque État fédéré souhaite faire valoir ses particularités.
JBeuh, qui repasse...