Je ne vois pas très bien non plus où tu veux en venir mais bon je vais essayer de te répondre.
Kitsuki Jitsuma a écrit :Je me suis penché sur la question pour savoir combien produisait un paysann, une ferme etc...
J'ai trouvé en trainant un peu sur les sites de la FAO et de d'autres organismes l'évolution de la production à l'hectare en Inde :
The productivity of rice which was 668 kg/ha in 1950-51 has reached to 2,066 kg/ha during 2001-02.
Traditionnellement la valeur d'un koku c'est la quantité de riz nécessaire pour nourrir une personne pendant un an. Soit au alentour de 180 kg de riz.
Petite précision, le koku est une mesure de contenu et non de poids et fait environ 180 litres (après je ne connais pas l'équivalent en poids mais le litre est plus fiable à employer car ne prend pas en compte l'humidité du produit).
Kitsuki Jitsuma a écrit :Imaginons que Rokugan soit une terre benie et qu'avec l'aide des Kamis et des Shugenjas qui vont bien la productivité soit de 720kg/ha.
Ca veut dire que pour nourrir une personne il faut 0,25 ha, soit un champ de 25m sur 25m... Ce qui ne semble pas trop absurde... Et pour nourrir 50 personnes il faut donc une surface de 1250 m sur 1250 m...
Bien sûr s'il y a deux récoltes dans l'année alors la même surface nourrit 100 personnes...
En clair une fois taxé le paysan doit se retrouver avec 1 koku par personne sinon il meure de faim... Ou n'a pas plus le nécessaire pour planter la prochaine récolte...
Les Kami n'envoient pas que des bénédictions sur Rokugan. Les tempêtes, tremblements de terre, tsunami, sécheresse et inondations sont le fait de la mauvaise humeur des kami.
Quant aux shugenja, ils n'ont de pouvoirs que par le biais des kami, donc si ces derniers ne sont pas d'accord ...
Sinon, j'ai ces informations concernant début Edo dans un bouquin de Louis Frédéric (Japon, l'empire éternel page 266), Rokugan n'est pas le Japon mais ça donne un ordre d'idée :
"L'impôt, le même sur tout le territoire, variait selon le type de culture et la qualité de la terre, et était de 40 à 50 % de la récolte.
Un chô (environ un hectare) de bon terrain pouvait produire environ 10 koku de riz. Un chô ne pouvait être cultivé que par quatre ou cinq personnes, il ne restait à celles-ci, une fois l'impôt payé, qu'à peine de quoi ne pas mourir de faim."
La double récolte n'est pas possible partout, n'est pas possible tous les ans et nécessite davantage de main d'oeuvre.
Kitsuki Jitsuma a écrit :Là où sa se complique c'est que souvent le Daimyo de province ou l'Empereur prélève un impot en fonction de la population du fief... Donc en gros si la récolte est mauvaise le Daimyo local qui lui a ses revenus indexés sur la production voit sa part globale diminuée à moins bien entendu de taxer plus les paysans pour maintenir ses revenus... et de les affamer...
La population n'est pas évidente à taxer. Il est plus simple / facile à contrôler de taxer selon les surfaces cultivées ce qui revient à peu près au même, plus il y a de population paysanne, plus il y a de surface cultivées / mises en valeur.
Après effectivement comme le dit très bien Pénombre tout dépend ce que souhaite le daimyô en pressurant plus ou moins ses paysans et / ou spéculant et empruntant.
En tout état de cause, la marge est étroite. Ce n'est pas pour rien que la population du Japon médiéval était constitué à 90 % de paysans, la productivité agricole est faible.
En cherchant la voie, vous trouverez le vide. Dans le vide est la force sans le mal.