Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
non car le bushido n'est pas un écrit, c'est une voieTetsuo a écrit :Le bushido est à la voie du sabre ce que le Tao est à la voie de la sagesse.
C'est un cadre qui aide à atteindre l'illumination.
Tout comme le Tao est un guide pour ceux qui cherche l'illumination par l'étude et l'écris le Bushido guide les guerriers.
Oui le bushido est une voie, mais dans l'univers de L5R cette voie est explicitement définie comme étant cadrée par les sept préceptes moraux du samurai... Ces préceptes ont été rédigés par Akodo qui refusait en bloc l'enseignement de Shinsei, donc le principe même de l'illumination…Hida Kekkai a écrit :
non car le bushido n'est pas un écrit, c'est une voie
le bushido est le chemin que suivent les guerriers, tout comme l'illumination est le chemin que suit le sage/moine
pour moi le bushido EST la voie du sabre, pas de différence
Le Tao de Shinsei est une religion comme on en voit peu dans les mondes de Jdr. Une religion avec des courants des hérésies, des contradictions, une dialectique et surtout une spiritualité - à laquelle on adhère ou non, mais quand même une spiritualité. Bien évidemment, l'inspiration avec les authentique religions orientale (taoisme, bouddhisme) est directe, ça aide... Mais je trouve que c'est trop rare en JdR de pouvoir raconter des histoires avec de tels prémisses. À part Void in the Heavens, il est dommage qu'il n'y ait pas eu beaucoup de scénarios permettant de mettre en valeur l'aspect spirituel du monde de Rokugan. Probablement que ça paraissait trop difficile aux auteurs... et moins commercial que des scénario Outremonde.Pénombre a écrit :a contrario du bushido d'Akodo, le Tao de Shinsei ne mène en fait nulle part. Il n'est pas un guide bien que certaines de ses maximes puissent être mises en pratique, si on le prend ensemble il y a souvent des contradictions.
Certains Shinséistes diraient que la voie ne peut pas être nommée ni définie, que la suprème illusion est de croire qu'il a autre chose que des illusions, et que vouloir se débarrasser de ses désirs est encore un désir. C'est le côté sympa de cette religion, on peut en débattre à une table de JdR et jouer sur ses paradoxes pour dire des choses qui ont l'air assez profondes, sans avoir besoin d'être un théologien…parce que le Tao ne vise pas à faire adopter une voie particulière mais à amener l'individu à se retourner vers lui-même et à reconsidérer la manière dont il vit, dont il agit au sein du monde. En comprenant qu'il vit une illusion, que ses désirs et ses ambitions l'enchainent, alors il peut aller au delà et vivre enfin de manière pleine et lucide. C'est ça l'illumination.
Tout à fait, mais certains pourraient dire aussi que s'appliquer parfaitement à une forme pour atteindre le vide intérieur fait aussi partie du Tao. En fait, j'ai l'impression qu'il y a plus de moyen d'arriver à l'illumination que d'individu. Chacun a ses dangers, et la folie n'en est peut-être pas le moindre...le souci de nombreux adeptes de l'illumination, c'est que malgré leurs bonnes intentions, la forme finit par reprendre le dessus. On s'enfonce dans la pratique et l'on se sent coupable de la négliger par exemple. Donc, on reforge ses propres chaines en voulant les briser.
C'est finalement l'aboutissement du deuxième pas (celui qui tue son maître) que de "tuer" l'initiateur même d'une religion. Il y a quelque chose d'extrèmement paradoxal dans la religion rokugani. Alors que leur société est fondée entièrement sur la contrainte, l'obéissance, le respect, la hiérarchie leur courant spirituel principal prône la liberté, la provocation, la relativité de toute chose. Il y a plein de possibilité humaine derrière, on peut voir ça comme une soupape de sécurité, comme une reconquête nécessaire de l'individu, ou comme une contrainte plus subtile encore.Le Tao n'est qu'un moyen, d'ou le courant des questionneurs rokugani qui aiment rappeler que Shinsei ne l'avait pas (puisqu'il le créa de son vivant) ce qui ne l'empécha pas de trouver l'illumination.
C'est parfaitement résumé. Sauf qu'il n'avait qu'un œil.Akodo, lui, a voulu codifier la manière dont l'homme agit avec ses supérieurs et fortifier son esprit alors qu'il vit pour les servir et meurt également pour les servir. Il a voulu définir ce que vivre comme un guerrier signifiait mais par extension ce que vivre en tant que serviteur d'un autre signifiait aussi, la guerre n'étant à ses yeux que le principal moyen de servir.
Il s'est intéressé à tremper l'âme du guerrier.
C'est vrai et de plus, contrairement à Akodo, on sent chez eux l'influence du Tao. L'importance du naturel, du vide etc.Kakita et Mirumoto eux se sont intéressés à la manière dont le guerrier allait combattre et remporter la victoire. Ils ont cherché à rendre le guerrier plus capable et l'ont incité à se positionner aussi vis à vis de la manière dont les autres voient ce statut.
on peut très bien embrasser l'ensemble de cela en théorie mais dans la pratique, les gens même quand leur éducation ne les y pousse pas finissent par presque naturellement privilégier l'aspect de la vie du samurai qui leur est le plus familier ou qui leur convient le plus, si la société leur accorde ce loisir.
tout à fait d'accord avec ça
Le Tao de Shinsei est une religion comme on en voit peu dans les mondes de Jdr. Une religion avec des courants des hérésies, des contradictions, une dialectique et surtout une spiritualité - à laquelle on adhère ou non, mais quand même une spiritualité. Bien évidemment, l'inspiration avec les authentique religions orientale (taoisme, bouddhisme) est directe, ça aide... Mais je trouve que c'est trop rare en JdR de pouvoir raconter des histoires avec de tels prémisses.
il n'y a pas de maitres zen d'une manière générale, et sur la voix pas davantage qu'ailleursPour un MJ, il est assez difficile de représenter l'histoire d'une élévation spirituelle, la plupart d'entre nous n'étant pas des maîtres du zen
les courants du zen que je connais (à ne pas confondre avec le bouddhisme, même si son influence sur le zen est cruciale) s'accordent à considérer que tu t'approches de l'illumination quand tu es tout entier à ce que tu fais. Comme dans la formule "si tu dois marcher, marches. Si tu dois manger, manges". Selon tous ces gens, l'ébauche de l'illumination réside dans la présence totale que tu as dans l'instant. Tu peux très bien l'effleurer des millions de fois dans ta vie sans même y faire attention en fait. La pratique doit te permettre de te libérer du reste non pas tant pour te concentrer sur l'instant que surtout pour le laisser exister telle quel. en méditation zen, on ne te dit pas "ne penses à rien, ou penses à ceci" mais plutôt "laisse passer ce à quoi tu penses sans t'y attarder" et c'est bien plus difficile. Vouloir ne penser à rien est plus aisé mais plus "erroné" parce que tu t'attaches trop à ça justement. Le problème n'est pas de penser à quelque chose mais de laisser tes pensées suivre leur cours. Les postures sont là pour aider au relachement du corps et à travers lui du mental mais rien de plus. C'est un des nombreux paradoxes du zen : tu dois toujours faire quelque chose, exister, mais entièrement dans ce que tu fais. Anticiper, vouloir, souhaiter, s'efforcer sont choses normales, mais si tu les laisses te guider, ce sont au final tes peurs et tes désirs qui prendront le pas sur ta simple aspiration à l'éveil. On différencie donc l'aspiration à l'élévation du désir qui va de pair avec la peur d'échouer, la colère de ne pas réussir, la lassitude, l'orgueil quand on avance et ainsi de suite.Tout à fait, mais certains pourraient dire aussi que s'appliquer parfaitement à une forme pour atteindre le vide intérieur fait aussi partie du Tao. En fait, j'ai l'impression qu'il y a plus de moyen d'arriver à l'illumination que d'individu. Chacun a ses dangers, et la folie n'en est peut-être pas le moindre...
je n'aurai su mieux direIl y a quelque chose d'extrèmement paradoxal dans la religion rokugani. Alors que leur société est fondée entièrement sur la contrainte, l'obéissance, le respect, la hiérarchie leur courant spirituel principal prône la liberté, la provocation, la relativité de toute chose. Il y a plein de possibilité humaine derrière, on peut voir ça comme une soupape de sécurité, comme une reconquête nécessaire de l'individu, ou comme une contrainte plus subtile encore.
Comme aphorisme zen, ça se défend… ("Il n'y a pas de cuiller" comme dit le grand sensei Keanu ReevesPénombre a écrit : il n'y a pas de maitres zen d'une manière générale, et sur la voix pas davantage qu'ailleurs
En substance, il me semble que ça rejoint l'attitude de Musashi dans la Pierre et le Sabre.C'est un des nombreux paradoxes du zen : tu dois toujours faire quelque chose, exister, mais entièrement dans ce que tu fais.
Tout à fait, et il a beaucoup de variations et d'interactions possibles à partir de ces deux attitudes… du daimyo qui se sent libéré de tout désir politique et absorbé par sa quete spirtuelle au pire moment au samurai qui utilise sa connaissance des subilités du bushido pour justifier les pires atrocités par de la casuistique.je pense que le bushido vise à donner aux gens un sens à leur place sociale : pourquoi je dois obéir, comment je dois vivre, comment je dois me préparer à ce que cette vie et cette mort soient conformes à ce que l'on attend de moi. Puisque nous devons tous vivre et tous mourir, qu'est ce qui fait de moi en tant que samurai un individu réellement différent des autres ?
alors que le tao vise à donner aux gens un moyen de comprendre leur place dans l'ordre des choses. En saisissant la nature du monde, on appréhende mieux la sienne et inversement. On est donc plus serein (avec tout ce que cela peut supposer à la fois de libérateur et de fataliste) vis à vis de ce que l'on nomme "la vie".
Merci, je vais passer jeter un coup d'œil.Shosuro Akae a écrit :Kocho pour ce qui est des scénarios liés aux relations spirituelles, et religieuses, Matsuura avait ouvert un topic dans la forge justement dans le but d'en parler si ça t'intéresse, tu pourras toujours nous donner des idées
oui, par rapport à ces gens là que je connaissais déjà, effectivement, on peut considérer la perspective d'enseignement du zen. Mais tu remarqueras, si tu lis Suzuki (dans "esprit zen, esprit neuf" par exemple) qu'il fait attention à rappeler que c'est surtout comme personne qui a déjà fait un bout de chemin et non comme "maitre" au sens traditionnel du terme qu'il s'exprime.Cependant dans une perspective purement sociale d'enseignement du zen et de hiérarchie spirituelle - qu'on considère cela comme valide ou non - il y a bien des maîtres zen - sensei ou roshi – :
http://www.zen-occidental.net/ndl/robert1.html
http://alainriouxpq.iquebec.com/suzuki.htm
http://www.zen-occidental.net/gudo.html
Parmi d'autres…
Au Japon, à ma connaissance il n'y a pas de différence, les deux se réfèrent à une manière d'être de la caste martiale "ceux qui font la guerre".matsu aiko a écrit :Quelle est la différence entre le bushido( la voie du guerrier) et la voie du sabre ?