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Moto Shikizu
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Message par Moto Shikizu » 09 nov. 2005, 08:22

ce soir !
Mercredi 9 novembre 2005 à 22h35
L’ île

Film de Kim Ki-duk

L’amour sado-maso d’une femme muette et d’un jeune homme désespéré, dans l’atmosphère onirique d’un lac perdu quelque part en Corée. Ce film sanglant et beau, au parfum de scandale, fit découvrir Kim Ki-duk (Printemps, été, automne, hiver… et printemps) en Europe.


“Un film de plasticien et de théoricien, sans que ni le discours du film ni ses recherches visuelles en fassent un objet poseur et lénifiant.” (Les Inrockuptibles)

Au coeur d’une forêt, la muette et belle Hee-jin cultive un petit paradis de beauté. Sur un lac, entre la brume et l’eau, flottent de petits îlots artificiels qu’elle loue aux pêcheurs pour le week-end. Elle vend aussi des appâts, de la nourriture et des boissons, et à l’occasion se prostitue. Un jour débarque un jeune homme désespéré, Hyun-shik, qui a assassiné sa petite amie et l’amant de celle-ci. Il fuit son crime et trouve refuge sur un des îlots de pêche où il reste assis, figé, hanté par les images de son passé. Sa souffrance intrigue Hee-jin, qui tombe amoureuse de lui…


Conte cruel de l’humanité
Avec ce film horrible et beau, brutal et fascinant, le réalisateur sud-coréen Kim Ki-duk a défrayé la chronique du Festival de Venise en 2000. L’île y était en compétition pour le Lion d’or. C’est un objet cinématographique hors du commun : quasiment muet, comme le personnage de Hee-jin, il mêle la beauté pure à la salissure crue. L’histoire qu’il raconte, celle d’un amour charnel, obsessionnel et violent, peut être lue comme une métaphore de la guerre des sexes, de l’ultramoderne solitude, ou d’une société coréenne corsetée. Elle porte en tout cas une vision profondément sombre de l’humanité. Mais au fond, l’interprétation qu’on peut en faire n’importe pas autant que le trouble qui saisit à la vision de cette fable hallucinante, à l’atmosphère onirique, dont on ne sort pas indemne.

Né en 1960, Kim Ki-duk est l’un des réalisateurs les plus créatifs et les plus productifs du nouveau cinéma sud-coréen. Radical, esthétique, perturbant, son cinéma, riche en métaphores, tourne autour des thèmes de la solitude, de la schizophrénie et des désirs inassouvis. Après L’île, il a réalisé plusieurs films remarqués : Printemps, été, automne, hiver… et printemps (2003), beau succès public, Samaria (2004, Ours d’argent à Berlin) et Locataires (2004, Lion d’argent à Venise).
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Message par Moto Shikizu » 09 nov. 2005, 08:24

la semaine prochaine :)
Mercredi 16 novembre à 23h25
Audition

Un film de Takashi Miike

Le veuf Aoyama veut se remarier et s’éprend de la mytérieuse Asami, mais la romance bascule dans un cauchemar sanglant. Audition déconcerte par un mélange des codes, ne dévoilant qu’insensiblement un univers sadomaso ultraviolent.


Aoyama, qui vit seul avec son fils depuis la mort de sa femme, songe à se remarier.
Sur les conseils d’un ami producteur, il imagine, pour trouver l’âme soeur, un curieux stratagème : organiser une fausse audition pour un projet inexistant de téléfilm. C’est la dernière candidate qui retient son attention.


Asami Yamazaki est une jeune fille mince, apparemment timide, aux allures énigmatiques.

Aoyama en tombe amoureux et, malgré ses propres doutes et les mises en garde d’un ami, qui a découvert des zones d’ombre dans les références données par la jeune fille, il décide de partir avec elle en week-end à la campagne. Après une première nuit d’amour, il se réveille seul. Lorsque Asami reparaît, un cauchemar commence qui va de plus en plus ressembler à une réalité à peine imaginable – ou l’inverse…

Femme-enfant et sévices
D’une première partie plutôt conventionnelle et lente, qui pointe la solitude des individus dans un univers froid et écrasant, se dégage simplement un malaise. Mais celui-ci grandit au fur et à mesure des rencontres entre Aoyama et Asami. Toute l’horreur du film surgit dans les dernières scènes, où le sadisme a le visage d’une femme-enfant énonçant les pires sévices d’une voix fluette. Les mots prononcés sont encore plus cruels que les images et ajoutent au trouble né d’un montage ingénieux, qui amène à se demander jusqu’à la fin si l’on est dans le cauchemar ou dans la réalité.

Né en 1960, Takashi Miike a étudié la réalisation sous la houlette de Hideo Onchi et Shoei Imamura. Cinéaste hors normes, ne craignant pas de changer de genre, il est devenu l’un des plus productifs de sa génération et tourne jusqu’à quatre films par an. À côté de films assez violents comme Les affranchis de Shinjuku (1995), Chien enragé (1997) et la série Dead or alive 1, 2 et 3, Audition est sans doute le film le plus abouti et le plus extrême du réalisateur nippon. Il a obtenu le Prix de la critique internationale au Festival de Rotterdam 2000.
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Message par axl_2baz » 09 nov. 2005, 11:22

Pour audition, ame sensible s'abstenir ...

Je l'ai vu au ciné, et j'ai encore des frissons en y repensant ...

C'etait il y a 2ans.
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Message par Moto Shikizu » 16 nov. 2005, 16:25

Rappel ce soir sur Arte : Audition !!! :akuro:
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Message par Hida Koan » 17 nov. 2005, 09:25

Bah j'en ai vu que la moitié :ouin Hier soir la télé est parti en sucette :cut: Réfection sur la Tour Eiffel qui disaient...

Super... Enfin c'est le destin hein... faut croire qu'il fallait pas que je regarde. Ou pas toute seule en plein milieu de la nuit en tous cas ;)
C'est marrant parce que ça part tout soft (puis même je suis pas arrivé au moments bizarres) mais tu sens énormément que ça va partir en vrille quand même. Puis a fille qui attend prostrée par terre... Avec la colone vertébrale bien visible sous sa peau, les cheveux noirs devant la figure (grand classique), les membres tous fins, le petit sourire... Et ce putain de sac... qui saute et qui grogne sans prévenir!!! :peur: Saloperie de truc...

EDIT: Bon je le dis au cas où: y'a une rediff., le lundi 28.11.2005 à 00:20
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Message par Moto Shikizu » 17 nov. 2005, 09:38

c'est ca le plaisir de ce film, ca part cool, puis :akuro:

le remake americain en comedie est une nullite sans non, en comparaison...

C'etait donc la Tour Eiffel qui merdait, je ne comprenais pas ce matin a 6 h, pas moyen de voir les infos...
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Message par Hida Koan » 17 nov. 2005, 09:41

Tiens voilà :) je le mets quand même (ils auraient pu le dire.... Enfin peut-être qu'ils ont prévenu mais moi j'avais pas vu :cry: )

Info postée le 16-11-2005 à 10:23 / Source: Tdf.fr a écrit :Maintenance à la Tour Eiffel ce soir

Dans un communiqué présenté sur son site, TDF annonce :

"...Afin de garantir une qualité optimale de l’image et du son des programmes de télévision, TDF réalisera, dans la nuit du 16 au 17 novembre, des travaux sur la chaîne technique de diffusion de la Tour Eiffel.

Ces travaux nécessitent l’interruption momentanée des programmes.

Seront ainsi interrompus, au maximum entre 0 h 30 et 6 h 30, en accord avec les chaînes de télévision, les programmes diffusés en analogique de TF1, France 2, France 3, Arte/France 5 et M6, et ceux des multiplex numériques GR1, NTN, CNH, Multi4 et SMR6..."
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Message par Moto Shikizu » 17 nov. 2005, 09:50

bon ben donc mon enregistrement doit eter coupe, faudra surveiller quand il y aura une rediff.
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Message par Moto Shikizu » 18 nov. 2005, 12:39

la semaine prochaine
mercredi, 30 novembre 2005 à 22:40

Life show
(Chine, 2002, 101mn)
ARD
Réalisateur: Huo Jianqi
Auteur: Sibella Hu
Image: Su Ming
Musique: Xiao-Feng Zhang
Montage: Sun Jinglei
Production: Beijing Film Studio, China Film Group Corporation
Producteur: Jin Zhongqianq
Avec: Tao Hong, Tao Zeru, Pan Yueming, Hong Tao, Zeru Tao , Wu Ruixue , Li Xiaochen , Yang Yi, Pan Yueming


Une femme chinoise indépendante se heurte au conservatisme et à l'avidité d'une société restée très patriarcale. Dans l'atmosphère colorée d'un marché nocturne à Shanghai, un film habité par la grâce d'une actrice hors pair.

La nuit, la belle Lai Shuang Yang, divorcée, la trentaine, tient une gargote sur le marché de Shanghai. Sa spécialité : les cous de canard rôtis. Le jour, elle dort. Enfin, quand elle peut. Car elle doit aussi veiller sur son neveu Duo'er, que sa belle-soeur lui confie pour pouvoir boursicoter tranquille ; sur son frère Jiujiu, junkie ; sur son aide-cuisinière A-Mei, amoureuse de Jiujiu et déprimée. Lai Shuang Yang doit aussi s'occuper du dossier de la maison dont sa famille a été dépossédée pendant la Révolution culturelle. Pour couronner le tout, un projet de modernisation du marché met son restaurant en péril. Mais elle fait face - et c'est bien ça le problème. Elle qui voudrait se remarier, son indépendance fait peur aux hommes...
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Message par Kõjiro » 30 janv. 2006, 14:58

kakita-toshi a écrit :juste pour dire que cette semaine il y a sur ARTE, un doc sur les archers montés au japon .... vu ça dans le programme j'essaie de préciser un peu plus tard
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Message par kakita-toshi » 30 janv. 2006, 14:59

merci kojiro-san ;)
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Message par Kõjiro » 30 janv. 2006, 15:14

kakita-toshi a écrit :merci kojiro-san ;)
do itashimashite ;)
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Message par Kakita Inigin » 30 janv. 2006, 16:20

Oui, mais quand ?
Inigin, qui revient de l'accueil d'Arte et qui a pas trouvé. :chepa:
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Message par Moto Shikizu » 01 févr. 2006, 14:27

ce soir a 22h55 (source site d'Arte) :

Le chant de la fidèle


Le chant de la fidèle
(Coree, 2000, 115mn)
Réalisateur: Im Kwon-Taek
Auteur: Kang Hye-yun, Kim Myung-gon , Cho Sang-hyun
Image: Jung Il-sung
Musique: Kim Chong-gil


Dans la Corée du XVIIIe siècle, l'amour indestructible du noble Mongryong et de la belle Chunhyang. Un conte somptueusement filmé et chanté par un maître de pansori, qui valut enfin au vétéran Im Kwon Taek la reconnaissance internationale.


Dans la Corée du XVIIIe siècle, Mongryong, le fils du gouverneur de Namwon, s'éprend de la fière Chunhyang, fille illégitime d'une courtisane et d'un noble. Aussi beaux, lettrés et passionnés l'un que l'autre, les deux jeunes gens se marient en secret et coulent des jours heureux une année durant. Mais le père de Mongryong, qui ignore tout de la mésalliance contractée par son fils, est appelé à la cour à Séoul. Mongryong promet à Chunhyang, désespérée, qu'il reviendra la chercher aussitôt ses examens passés, puis la laisse sans nouvelles. Arrive à Namwon un gouverneur brutal, Byun, qui entend faire d'elle sa maîtresse. Mais Chunhyang, malgré une bastonnade publique puis une condamnation à mort, refuse de lui céder. Une femme, s'obstine-t-elle, ne saurait servir deux hommes à la fois sans trahison.
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Message par Moto Shikizu » 01 févr. 2006, 14:28

mercredi prochain a 22h40 :

Ivre de femmes et de peinture

(Coree, 2002, 112mn)
Réalisateur: Im Kwon-Taek
Auteur: Im Kwon-taek, Kim Yong-ok, Min Byung-sam
Image: Jung Il-sung
Musique: Kim Young-dong
Montage: Park Seon-deok
Son: Lee Choong-hwan



Im Kwon Taek s'inspire de la vie et de l'oeuvre du peintre coréen du XIXe siècle Jang Seung-ub pour composer un hymne à la beauté et à la création.


1882, les derniers jours de la dynastie Chosun. Devant une assemblée de connaisseurs, dans une maison de Séoul, Jang Seung-ub, alias Ohwon, peint à l'encre, à grands traits inspirés, un paysage de montagne. Soulevant des commentaires émerveillés, l'artiste défie grossièrement les notables, s'attirant les quolibets de l'un d'eux sur son origine roturière. Un peu plus tard, un admirateur japonais, venu le supplier de réaliser un tableau, l'interroge sur son apprentissage de peintre. Trente ans plus tôt, Seung-ub était un orphelin misérable, à la merci d'un maître brutal. Sa rencontre avec un érudit au coeur noble, Kim Byung-moon, séduit par la puissance de ses dessins d'enfant, allait lui permettre de s'arracher à sa condition...
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