T'abuses quand même un peu sur les clichés là, Pénombre…Pénombre a écrit :rien de pire que le mj persuadé qu'il est "compétent" qui paralyse tout le monde, y compris quand il est joueur ou il polémique ou monopolise la table parce que son complexe de pauvre ado boutonneux revanchard prend le dessus. Ben quoi, ça vous étonne tant que ça que nombre de rôlistes apprécient Harry Potter ? c'est le syndrôme de la revanche du petit binoclard qui lit trop pour son propre bien
On peut faire 1m83 avoir une carrure de rugbyman et aimer Harry Potter (c'est le cas de quelqu'un que je connais)... on peut avoir eu une adolescence désasteuse et n'emmerder personne avec ça...et on peut avoir été un bellâtre à la peau lisse et être quand même bourré de complexes. Et on peut avoir des complexes et être un type adorable à une table de Jeu de rôles et dans la vie...
Maintenant, on a tous eu des personnalités à problème autour des tables de JdR, donc j'imagine que c'est du vêcu. Il y a plusiers façons de dealer avec ça. Pendant longtemps la mienne était la discussion et la tolérance et blablabla. Aujourd'hui la tolérance est émoussée et la discussion se résume à : "t'es sympas mais ça marchera pas, je crois qu'il y a d'autres tables où ils n'ont pas de problème à accepter des sociopathes."
Je n'ai pas rencontré ce problème particulier depuis que je ne joue plus en club (je n'ose pas donner de date, ça va faire peur à certains). Le jeu de rôle qui se pose comme jeu d'ambiance, c'est un peu comme une blague où on vous dit qu'il faut rire : le résultat inverse est assuré. Une ambiance ça se pose, ça ne se décrête pas... On peut utiliser de la musique, baisser la lumière et tout les trucs du manuel, mais si on fait l'Ayatollah à chaque fois qu'un joueur fait une réflexion hors jeu, c'est quand même mort...Les joueurs ne viennent pas pour subir leur mj ni pour subir leurs petits camarades et, désolé de le dire, si vous avez la malchance de siéger à une table ou les autres vous pompent l'air et ou le mj vous met la pression sous prétexte qu'il faut "respecter l'ambiance et le contexte", ben je doute que vous preniez vraiment plaisir à jouer.
C'est vrai mais il y a des étapes. De temps en temps, c'est un peu comme un passage de niveau AD&D, je me rends compte que j'ai passé un cap... J'ai ainsi joué un jour le PJ que je tentais vainement de jouer depuis des années, dans le scénario parfait pour ça et avec le groupe qui fonctionnait parfaitement. Du coup ça m'a libéré d'un truc et je me sens plus à l'aise en tant que joueur. J'ai toujours autant envie de faire de bonnes parties comme joueur mais je me sens plus ouvert à ce qui peut arriver...La quête du génial, c'est comme la quête du beau : on fait avec mais le chemin est beaucoup plus important que la destination. Parce que la destination, on l'atteint jamais.
En tant que MJ, c'est autre chose. J'ai plus l'impression d'avancer sur une même voie depuis des années... tout en cumulant des expériences différentes. Basiquement mon credo n'a pas changé depuis que j'ai commencé à masteriser, il y a dix-huit ans : mettre les PJ au centre de l'histoire, pas forcément de façon frontale mais, en tout cas, que ce soient leurs choix qui déterminent le résultat final et la thématique d'ensemble. C'est pas grand chose, c'est même pas une règle absolue mais ça comporte plein d'implications.