Je viens de voir l'excellente explication de Pénombre-kun au sujet des Yakuza au Japon. Encore une fois merci Pénombre-kun

.
A ce sujet, la version révisée de la Voie du Dragon fait référence à l'organisation des Yakuza à Rokugan, mais j'ai l'impression (quelqu'un pourra peut-être le confirmer ?) que cet ajout n'est pas vraiment en accord avec le reste de la gamme...
Personnellement, je suis pas vraiment fan de cette "transposition"...
Pour ceux qui n'auraient pas eu l'occasion de le lire, ça donne ça
(SPOILER, si votre MJ s'en sert)
Sur les terres du Dragon, dans la cité de Toshi no Shi (qui n'apparait d'ailleurs que dans ce supplément

), une nouvelle organisation a vu le jour, une quarantaine d'années avant le Coup d'Etat, celle des yakuza.
Fondée par un Ise zumi renégat, elle fut formée à l'origine par un groupe de ronin et de transfuges d'autres organisations criminelles, unifiée par la force de Goyu no Rizuko (l'Ise zumi déchu), qui devint vite une structure strictement hiérarchisée.
Désormais, ce sont des brigands de la pire espèce, qui s'intéressent à toutes les formes de criminalités : jeu, prostitution, drogue, contrebande.
Mais ils ont gardé aussi un certain sens du devoir envers le bas peuple, aidant les familles défavorisées et protégeant les quartiers où ils sont établis ; et ce pour leur principal but : accumuler de l'argent.
Ils s'y emploient de manière intelligente, en attirant la sympathie de la populace.
Ayant longtemps gardé un profil bas, ils sont, à la période du Coup d'Etat, désormais nombreux et puissants, détenant des possessions dans les grandes villes de l'Empire, et compte bien profiter de la période de trouble qui s'annonce.
L'origine du nom yakuza est donnée, la même que celle des yakuza au Japon comme expliquée par Pénombre, basée sur les 3 chiffres, tout comme la loyauté et l'obéissance dont doivent faire preuve les yakuza...
La structure est pyramidale avec ramification en différentes familles.
Mais il n'y a qu'un Oyabun, le dirigeant "suprême", en l'occurence l'Ise zumi Goyu no Rizuko (d'où l'origine de la tradition des tatouages, voir plus bas).
- Le waka-gashira ("l'enfant du chef") est le n°2 de l'organisation, il est le premier lieutenant de l'Oyabun et le chef direct du gang de ce dernier.
- Les shatei-gashira ("frères du chef") sont les dirigeants des grandes familles de l'organisation, disséminées dans l'Empire.
Ils contrôlent les kyodai ("petits frères"), qui à leur tour contrôlent les différents gangs. Chaque yakuza est le wakashu ("l'enfant") de son supérieur.
- Le saiko-komon est à mettre au même rang que les shatei-gashira.
Il est le premier conseiller de l'Oyabun, dirige les archivistes et comptables de l'organisation et est responsable de la branche administrative. Il a ses propres enfants (donc son propre gang).
Dans les traditions, on retrouve le Yubitsume, pour une faute commise par soi-même ou l'un de ses enfants. La phalange est placée dans du papier de riz et donné au supérieur.
Pour les tatouages, outre la marque d'un rang et l'importance symbolique (identique à celle expliqué par Pénombre), elle permet aux Ise zumi renégats (il y en aurait donc d'autres

) venus rejoindre cette organisation de dissimuler leurs tatouages magiques et de se fondre avec les autres yakuza.
Sinon, le terme "deiri" désigne une guerre entre deux gangs. Elle est souvent précédée d'un "Jigoku-tabi" (voyage en enfer) où chaque gang rival fait appel à ses alliés pour défendre ses intérêts...
Petite précision : au vu du scénario qui suit, les yakuza semblent avoir des noms de famille "informels" (dans l'exemple, les Abukage pour le gang de l'Oyabun et les Nobukana pour celui du saiko-komon).