Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
Je dis que la droite veut flinguer la loi SRU parce que, à toute les échelles, depuis la nationale jusqu'à la communale, ils n'ont eu de cesse de chercher à la vider de sa substance ou à la contourner. Je ne vais pas me lancer dans un listage de toute les attaques qu'ils ont porté à cette pauvre loi (qui d'ailleurs mériterait surtout d'être renforcé et non handicapé pour fonctionner vraiment) ce serait trop long.Banshee a écrit :y'a un truc que j'ai pas compris dans ton message Kojiro.
tu dit que la droite veux finguer la SRU.
alors comment t'explique que le vote au sénat a été effectué a 314 voix contre 21? (chiffre nouvel obs)
donc des votants de droite et de gauche...
j'ai pas tout suivi, mais bon, pour que tout le monde gueule contre, c'est que ça devait etre sacrement merdique
cette femme est un puit de sagesseKzo a écrit : Bref du grand blabla pour pas grand chose, j'ai juste adorée l'intervention de la miss météo:
"Je me sens proche de vous Rama Yade, je suis présente sur ce plateau pour dénoncer des évènements pas toujours beau, mais meme si ce que je dis ne change absolument rien à la situation, comme une petite fleur, au moins je fais joli"... Voilà ça c'est fait.
Attends, c'est une blague...Kzo a écrit :Génial, passage de Yama Rade au Grand Journal de Canal+.
Madame nous a écrit un livre! Intitulé habillement "Les Droits de l'Homme expliqués aux enfants de 7 à 77 ans"
Nicolas Sarkozy veut diriger la zone euro jusqu'en 2010
Strasbourg, Paris, Bruxelles
D'une pierre deux coups. Nicolas Sarkozy veut profiter de la crise financière pour imposer sa vision économique de l'Europe et continuer à présider l'Union européenne (UE) au niveau de la zone euro, au moins pour une année supplémentaire. Le président français a amorcé cette offensive au Parlement européen, mardi 21 octobre. Elle a été confirmée au Monde par plusieurs conseillers de l'Elysée.
L'ambition de M. Sarkozy part d'un diagnostic partagé : les crises géorgienne et financière ont montré que l'Europe avait besoin d'une présidence forte pour exister : faute de quoi, il aurait été impossible de négocier avec Moscou sur la crise géorgienne ou de concocter un plan européen de sauvetage des banques. Le traité de Lisbonne n'étant pas entré en vigueur à cause du "non" irlandais, l'Europe ne disposera pas, comme prévu, d'un président stable du conseil, élu pour deux ans et demi. L'Union va continuer d'être dirigée au hasard des présidences semestrielles. Le 1er janvier 2009, elle se retrouvera dans les mains des eurosceptiques tchèques Vaclav Klaus et Mirek Topolanek, dans un pays en pleine crise gouvernementale, puis des Suédois, hors de l'euro.
Pour aggraver le tout, la Commission sera en fin de mandat, avant les élections européennes de juin 2009. Les circonstances seront peu propices à l'action. Le chef de l'Etat ne veut pas l'envisager : "Je ne laisserai pas revenir sur une Europe volontariste", a-t-il insisté devant la presse.
M. Sarkozy a annoncé une feuille de route en décembre pour résoudre le problème de la présidence tournante. Faute de ratification irlandaise, il sera impossible d'agir au niveau des Vingt-Sept. Mais il est possible de contourner les Tchèques, puis les Suédois, en se réunissant au niveau des seize dirigeants de la zone euro, comme ce fut le cas dimanche 12 octobre, avant le Conseil européen.
M. Sarkozy a esquissé sa proposition devant le Parlement européen en expliquant que "la seule réunion des ministres des finances n'est pas à la hauteur de la gravité de la crise". Les chefs d'Etat et de gouvernement étaient les seuls, selon lui, à pouvoir décider du plan de sauvetage des banques de 1 800 milliards d'euros, qui a constitué "un tournant dans cette crise". La réunion périodique de cette instance constituerait un "gouvernement économique clairement identifié de la zone euro".
RÉTICENCES DE L'ALLEMAGNE
L'Eurogroupe n'a aucune existence juridique et peut donc se doter d'une présidence sans traité institutionnel. La solution la plus audacieuse pour diriger ce forum consisterait à procéder à une élection. La seconde, plus simple, serait de décider que la France continue d'exercer la présidence au niveau de la zone euro, jusqu'à ce que la présidence de l'Union revienne à un pays ayant la monnaie unique, ce qui sera le cas le 1er janvier 2010, avec l'Espagne. Cette deuxième thèse semble naturelle au secrétaire d'Etat aux affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, qui rappelle que les Belges ont dirigé un an l'Eurogroupe, en 2001, suppléant la présidence suédoise qui n'est pas dans l'euro. De même, les Grecs avaient remplacé en 2002 les Danois.
Le président ne serait autre que Nicolas Sarkozy, qui inviterait le premier ministre britannique, pour que la City, première place financière d'Europe, soit à bord. "Si l'on fait une élection, il faut un chef d'Etat leader et pas un chef d'Etat suiveur", assure un conseiller de M. Sarkozy. Interrogé sur la candidature de Jean-Claude Juncker, premier ministre et ministre des finances luxembourgeois, qui préside l'Eurogroupe au niveau des ministres des finances, M. Sarkozy a répondu : "Bien sûr, pourquoi pas? Il faudra qu'on l'élise."
Derrière des mots aimables, le président français ne veut pas de M. Juncker, dont il estime qu'il a fait preuve de peu d'initiative dans la crise financière, et dont il a critiqué le pays pour son opacité financière. Outre l'Eurogroupe, M. Sarkozy voudrait utiliser un argument analogue pour présider l'Union pour la Méditerranée jusqu'à ce que vienne le tour de l'Espagne : Suède et République tchèque ne sont pas riverains de la Méditerranée.
M. Sarkozy n'a pas prévenu Angela Merkel avant son discours. Il attend sa réaction. Il faudrait que la chancelière accepte des réunions au plus haut niveau de la zone euro, alors que l'Allemagne a toujours été réticente à un gouvernement économique. Et qu'elle dise oui à une présidence Sarkozy.
Cécile Chambraud, Arnaud Leparmentier et Philippe Ricard