Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 1

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Kõjiro
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Message par Kõjiro » 10 avr. 2009, 09:01

Moi ce qui m'a amusé c'est que quand il énumère les qualités d'un futur médecin "non S" il ne cite que des qualités "humaines" relativement sinon totalement indépendantes d'un quelconque enseignement. Que la personne soit en S, en ES ou enc e que vous voulez ces qualités elle peut les avoir ou non, ça n'a rien à voir avec l'enseignement. Donc on cherche vainement les apports en termes de formation à mettre en avant. Or il s'agit de savoir comment réformer l'école, le lycée même qui enseigne et, par la formation permet à des jeunes d'acquérir des savoirs et savoir faire. Donc c'est juste que cette partie de son discours est totalement HS par rapport à la problématique de sa visite.

Sinon, un petit retour sur les question d'inégalités. Suite à une discussion (à laquelle je ne participe pas) sur le forum préféré de Ding On j'ai rédigé un petit mp dont je me suis dit que ce serait bête de ne pas vous en faire profiter (rien de nouveau mais quelques faits concrets) :

Bref, sur les histoires d'inégalités de revenus tu peux les renvoyer à ce document :

http://2006.ehameeting.com/schedule/pdf ... d_saks.pdf

Il s'agit d'une étude de deux grands économistes américains, Frydman et Saks, sur l'évolution des écarts de revenus aux états unis depuis 60 ans.

C'est en anglais et c'est assez technique (économétrie, constitution de bases assez complexes, prise en compte des différentes composantes des revenus, etc.). Mais en gros l'idée c'est de prendre les salaires (tout compris genre stock options et cie ou non) des 3 plus grands managers des 50 plus grandes entreprises us (qui doivent représenter une part très élevée du pib à elle seules) et de les comparer (sous forme de ratios) aux salaires médians et moyens de la population us.

Pour comprendre sans lire il suffit d'aller voir les graphs à la fin de l'article.

Trois figures symbolisent à elles seules ces évolutions :

- la figure 3 page 58 : rapport entre les revenus des 150 plus grands patrons et les revenus médians et moyens. On voit que ce ratio est stable de 1940 à 1980 (en gros) autour de 40-50. A partir de 1980 (connue aussi comme le début de l'ère réagano-tatchérienne) ça commence à croître de plus en plus vite et on arrive au début des années 2000 à des rapports de 1 à 350. Ca re-décroît légèrement à partir de 2001 pour des raisons évidentes.

Pour le commentaire on peut aller voir cet article de Alternatives économiques (http://www.alternatives-economiques.fr/ ... 41931.html) et notamment ce passage :
Les Etats-Unis ont beaucoup de défauts, mais ils présentent au moins un avantage: ils ont une tradition ancienne d'information statistique de qualité. Notamment en matière de revenus et donc de mesure des inégalités. C'est ce qui a permis à Carola Frydman, d'Harvard, et à Raven E. Saks, de la Réserve fédérale, de reconstituer l'évolution des rémunérations des dirigeants des plus grandes entreprises du pays depuis 1936 (2). Les résultats sont spectaculaires. Entre 1936 et 1939, la rémunération moyenne des 150 dirigeants les mieux payés des 50 plus grandes entreprises américaines représentait 82 fois le salaire moyen. Entre 1960 et 1969, ce ratio était tombé à 39, après ce que Paul Krugman appelle la "grande compression", intervenue à la suite notamment de la mise en place par le président Franklin D. Roosevelt, après la crise de 1929, de taux d'imposition très élevés sur les plus hauts revenus.

Mais, après l'élection de Ronald Reagan en 1980, ce ratio est remonté en flèche pour atteindre 187 durant la décennie 90 et culminer à 367 au début des années 2000! Cette envolée est liée en particulier au développement d'un mécanisme de rémunération qui n'existait quasiment pas avant les années 50, mais concerne aujourd'hui 90% des patrons américains: les stock-options. Celles-ci, qui ne représentaient encore que 11% des rémunérations des 150 plus gros patrons américains dans les années 60, en pesaient 48% au début des années 2000. Du coup, alors que la rémunération directe des patrons américains n'a été, en moyenne, multipliée "que" par 3,1 en dollars constants entre les années 60 et le début des années 2000, leur rémunération totale est, elle, devenue 8,5 fois plus élevée...
Mais tout l'article est intéressant (notamment parce qu'il évoque aussi la période plus récente et d'autres études). Mais revenons aux figures du rapport de Frydman et Saks.

- La figure 2 page 56 compare maintenant ce "revenu" aux résultats des entreprises (valeurs de marché et CA). C'est "marrant" mais la courbe est cette fois ci décroissante assez rapidement... Autant pour l'indexation des revenus sur les performances... On voit que c'est simplement l'inverse...

- Enfin dernière figure intéressante, la figure 8 page 59. Elle présente l'évolution des taux marginaux d'imposition des différentes quartiles de revenus (les quartiles séparent la distribution des revenus en quarts - les 25% de revenus inférieurs, les 50% - la médiane - , les 75%). On voit deux choses : la baisse globale des taux d'impositions et la diminution de la progressivité de l'impôt qui finit par disparaitre (phénomène que l'on voit aussi apparaitre en France notamment depuis le premier mandat de Chirac et ses baisses d'impôts et qui s'accélère avec Sarkozy - j'ai pas les données mais j'ai lu un papier l'autre jour indiquant que désormais le taux marginal d'imposition des plus fortunés an France est équivalent voir inférieur à celui pratiqué aux usa).

D'autres études, notamment celles de Piketty et Saez (USA) ou celle de Camille Landais (France), confirment ces évolutions à partir d'autres méthodes (par exemple l'évolution de la part des revenus des plus riches dans l'ensemble des revenus ou l'évolution des revenus selon le niveau de revenus : évolution des revenus de l'ensemble des individus, du 1% le plus riche, du 1 pour mille, du 1 pour 10000 etc... plus on monte plus le taux - quasi nul pour l'ensemble de la population - grimpe jusqu'à atteindre de sacrées proportions - x2 ou x3 chaque année pour les plus riches). On peut aussi aller jeter un coup d'oeil au bouquin du dernier prix nobel d'économie (Krugman) cité dans l'article d'Alernatives éco.
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Message par Kõjiro » 10 avr. 2009, 10:57

Bon il aura fallu attendre plus d'un an mais au moins ça c'est fait (enfin reste à traduire le truc sans entourloupe) :

Temps de parole : camembert, Président !
Médias. Le Conseil d’Etat inflige un camouflet au CSA et exige que les interventions de l’Elysée soient prises en compte.

RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS

Monsieur le président de la République, merci de bien vouloir fermer votre clapet. C’est en substance le message qu’a adressé le Conseil d’Etat à Nicolas Sarkozy en décidant hier que le temps de parole du Président dans les médias serait désormais pris en compte. C’est aussi une grosse claque pour le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et son président, Michel Boyon, qui se voient renvoyés dans les cordes pour «erreur de droit», le Conseil d’Etat estimant que le CSA ne peut «exclure par principe toute forme de prise en compte des interventions du président de la République et de ses collaborateurs dans les médias».

Car aussi incroyable que ça puisse paraître, jusqu’à présent, le temps de parole du président de la République était décompté mais pas imputé. C’est-à-dire que le CSA relève toutes les interventions diverses et variées de Nicolas Sarkozy, mais en fait des cocottes en papier : ça s’arrête là. En effet, hors période électorale, le temps de parole des personnalités politiques doit respecter un équilibre entre gouvernement, majorité et opposition. C’est ce qu’on appelle la règle des trois tiers (un terme impropre, puisque 10 % sont normalement réservés en plus aux formations qui ne sont pas représentées au Parlement). Trois tiers, mais zéro pour le président de la République ; celui-ci étant supposé être au-dessus des partis.

«Omniprésence».Problème : que fait-on quand, par la grâce du suffrage universel, on se retrouve doté d’un omniprésident qui se mêle de tout, intervient à tout bout de champ, se substitue aux ministres et d’un claquement de doigt convoque les télés ? C’est le cœur de l’analyse effectuée par le Conseil d’Etat, qu’a pu consulter Libération : le Président «n’est pas seulement l’arbitre qu’évoque la Constitution, il est aussi un capitaine». Et ce quel que soit l’hôte de l’Elysée, prend soin de noter le Conseil d’Etat remontant à Mathusalem, en l’espèce un discours de Giscard en 1978 destiné non pas à s’afficher en père de la nation mais bien à botter les fesses de Mitterrand. Le Conseil d’Etat se fait plus précis, concluant que «le chef de l’Etat est donc en pratique "l’homme d’une politique"». Résultat : «Il paraît difficile de considérer que la parole présidentielle est, par nature et toujours, neutre.»

Et pan dans les ratiches du CSA. Interpellés à plusieurs reprises par le PS quant à «l’omniprésence» médiatique de Nicolas Sarkozy, Boyon et ses conseillers ont toujours envoyé bouler les demandeurs. Et ce au motif d’une autre décision du Conseil d’Etat sur la question, mais qui ne portait que sur le référendum européen de 2005. Saisi à l’automne 2007 par les socialistes François Hollande et Didier Mathus, le Conseil d’état a mis le CSA KO.

Veilleuse. Mais il va devoir se reprendre. Car il lui faut établir de nouvelles règles, conformes cette fois au droit et à la Constitution. Et fissa, exige François Hollande qui a demandé au CSA de s’adapter «dès le mois prochain».

Idée simple : inclure le temps de parole du président de la République dans celui du gouvernement. Problème : entre Nicolas Sarkozy et l’équipe de François Fillon, l’un ou l’autre va devoir la mettre en veilleuse, car si l’on additionne paroles présidentielle et gouvernementale, on arrive à des sommets.

Mais dans son analyse, le Conseil d’Etat donne une piste : distinguer dans le verbe sarkozyste ce qui ressort de la parole présidentielle et de celle du chef de la majorité. C’est-à-dire passer du quantitatif au qualitatif. Ainsi, explique le Conseil d’Etat, les discours de Sarkozy devant le Parlement européen, ses hommages à des personnes décédées ou «une allocution glorifiant la Résistance» ont à voir avec la fonction présidentielle. Et ne seraient pas pris en compte. Tout le reste, en revanche, devrait l’être. Mais, note le Conseil, «le tracé de cette frontière» sera «délicat». Surtout quand un Sarkozy s’est fait expert dans l’art de brouiller les pistes.
(j'aime décidément bien les deux spécialistes médias - les deux auteurs de l'article là - de Libé qui doivent bien se marre à écrire certains de leurs articles)
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Message par Pénombre » 10 avr. 2009, 11:26

très intéressante, l'étude américaine :)

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Message par Kakita Inigin » 10 avr. 2009, 11:32

Moi ce qui m'a amusé c'est que quand il énumère les qualités d'un futur médecin "non S" il ne cite que des qualités "humaines" relativement sinon totalement indépendantes d'un quelconque enseignement. Que la personne soit en S, en ES ou enc e que vous voulez ces qualités elle peut les avoir ou non, ça n'a rien à voir avec l'enseignement. Donc on cherche vainement les apports en termes de formation à mettre en avant. Or il s'agit de savoir comment réformer l'école, le lycée même qui enseigne et, par la formation permet à des jeunes d'acquérir des savoirs et savoir faire. Donc c'est juste que cette partie de son discours est totalement HS par rapport à la problématique de sa visite.
le pb c'est que, fondamentalement, à part dans les filières dédiées (lettres, langues, économie), les filières L et ES n'apportent rien. Ou du moins, que tout le monde en est persuadé, sarko le premier d'ailleurs.
Et que, manque de bol, dans toutes les autres, avoir un esprit scientifique est déterminant.
(D'ailleurs ... en économie aussi ... en fait le pb d'ES c'est d'être séparé de la série S :help: )
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Message par Kõjiro » 10 avr. 2009, 11:56

Kakita Inigin a écrit :le pb c'est que, fondamentalement, à part dans les filières dédiées (lettres, langues, économie), les filières L et ES n'apportent rien. Ou du moins, que tout le monde en est persuadé, sarko le premier d'ailleurs.
Et que, manque de bol, dans toutes les autres, avoir un esprit scientifique est déterminant.
(D'ailleurs ... en économie aussi ... en fait le pb d'ES c'est d'être séparé de la série S :help: )
C'est pas faux mais surtout en termes de représentations. Je ne suis pas certain de moi (vu que j'ai fait une D moi) mais en ES tu as quand même quelques cours utiles pour s'imprégner du "réel" en termes sociaux-économiques (ce qui peut apporter du fond pour étayer des raisonnements) et plus fondamentalement la filière ES est une filière où on rédige pas mal il me semble (bcp de matières à dissertations à mon époque, plus que dans les filières scientifiques) ce qui constitue mine de rien un atout non négligeable (pour l'éco j'entends). Après pour médecine c'est encore autre chose. Ca reste quand même une discipline scientifique comme le disait Hijiko... Et avoir des notions de bio et de chimie n'est pas négligeable...
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Message par Kakita Inigin » 10 avr. 2009, 12:13

mais en ES tu as quand même quelques cours utiles pour s'imprégner du "réel" en termes sociaux-économiques (ce qui peut apporter du fond pour étayer des raisonnements) et plus fondamentalement la filière ES est une filière où on rédige pas mal il me semble (bcp de matières à dissertations à mon époque, plus que dans les filières scientifiques) ce qui constitue mine de rien un atout non négligeable (pour l'éco j'entends).
Certainement, c'est juste que ... tout le monde semble considérer que les mateux écrivent des choses plus logiques et structurées que les autres (n'importe quels autres, dans n'importe quel domaine). :evil:
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Message par Pénombre » 10 avr. 2009, 12:40

ça me laisse songeur... quand je sais qu'on considère généralement que j'ai une expression écrite ou orale très construite et que depuis la 4ème, ma meilleure note en maths a été de... 6

on m'aurait menti ?

;)

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Message par Kõjiro » 10 avr. 2009, 12:45

Mais non, mais non :lol:

Sinon, one more time : Jean-Pascal Beaufret a reçu 1,3 million d'euros pour 9 mois
En cumulant prime d'arrivée, salaire fixe (500.647 euros) et indemnité de départ, il a perçu au total de Natixis 1,3 million d'euros. Directeur financier de l'équipementier en télécommunications Alcatel-Lucent de 2002 à fin 2007, Jean-Pascal Beaufret a rejoint Natixis le 14 février 2008, en qualité de membre du directoire en charge de l'ensemble des directions fonctionnelles. Ces directions comprennent notamment les finances, le contrôle des risques, les ressources humaines et la gestion d'actifs.
En 2008 la banque a connu une perte de 2,8 milliards d'euros, en raison essentiellement de ses activités de marché. Natixis a démarré au printemps 2008 une restructuration prévoyant 1.250 suppressions d'emplois.
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Message par Soshi Yabu » 10 avr. 2009, 12:57

http://pourlecinema.over-blog.fr/

Tous les professionnels du cinéma ne soutiennent pas hadopi, la preuve.

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Message par Kõjiro » 10 avr. 2009, 14:30

Un très bon article de Bonnet que je vous recommande chaudement de lire :

http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1102

A travers un bon nombre d'exemples et pas des moindres (durée de travail, fiscalité et autres) que Bonnet recense on voit le degré incroyable d'enfumage qu'on subi quotidiennement depuis des mois voire des années.

Le plus drôle c'est quand même sur le bouclier fiscal allemand "inscrit dans la constitution". Fillon et Sarkozy l'ont répété à l'envi pour justifier le maintien du notre. Sauf que les Allemands le cherchent toujours dans leur constitution... Et aussi sur les effets de la baisse de tva en Angleterre qui serait un échec patent avec une baisse de la consommation des ménages là bas tandis que chez nous qu'on est les meilleurs du monde elle augmenterait. Bin selon les organismes de stats nationaux des deux pays c'est juste l'inverse. Chez nous ça plonge, chez eux ça grimpe. Mais Fillon comme Sarko nous inventent des baisses imaginaires de la conso britannique... Tranquille les gars... La comparaison n'est pas bonne, bin changeons les chiffres.

Mais la palme de l'absurdité revient tout de même à notre saigneur à tous et là je recopie directement le bout de l'article :
Quand Nicolas Sarkozy veut expliquer, durant l’émission Face à la crise du 5 février dernier, pourquoi il parie sur le seul investissement au lieu d’imiter Gordon Brown, qui a fait baisser la TVA de 2,5% pour soutenir la consommation, il explique : "Si les Anglais ont fait cela, répondit-il, c’est parce qu’ils n’ont plus d’industrie, à la différence de la France (…). Les services pèsent pour 15% du PIB anglais. Ils pèsent pour 3% du PIB français. Tant mieux. (…) Gordon Brown ne peut pas faire ce que j’ai fait avec (…) un certain nombre d’industries parce qu’ils n’en ont plus." DéCHIFFRAGES rétablit les faits : "L’ironie veut que l’industrie pèse exactement le même poids dans le PIB des deux côtés de la Manche, soit 12,6% selon l’OCDE". 12,6% du PIB pour un pays qui n’a plus d’industrie, c’est assez fort non ? "Quant aux services, ils occupent en France une part prépondérante du PIB : 77,3% - et non pas 3% ! Cela place la France au deuxième rang derrière le Luxembourg parmi les trente pays de l’OCDE, devant les Etats-Unis et… le Royaume Uni (76,2% et non pas 15%). Ignorer ces chiffres ne serait pas grave. Se tromper à ce point dans les ordres de grandeur est stupéfiant."
Et c'est pas la première du genre. Les services à 3% du pib... C'est même pas la part de l'agriculture ou de la construction... Même dans les pays les plus sous développés elle est supérieure à 3%. Je me demande s'il existe un seul pays au monde où la part des services est en dessous de 10 ou même 15%...
Dernière modification par Kõjiro le 10 avr. 2009, 14:34, modifié 1 fois.
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Message par Kakita Inigin » 10 avr. 2009, 14:32

Les services pèsent pour 15% du PIB anglais. Ils pèsent pour 3% du PIB français.
:fou: mais il est d'une connerie ce mec !
N'importe quel gamin de collège sait qu'il dit de la merde !
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Message par Kõjiro » 10 avr. 2009, 14:36

Kakita Inigin a écrit :
Les services pèsent pour 15% du PIB anglais. Ils pèsent pour 3% du PIB français.
:fou: mais il est d'une connerie ce mec !
N'importe quel gamin de collège sait qu'il dit de la merde !
On notera que pas un des journalistes vedettes de cette soirée spéciale n'a relevé... C'est un peu comme Chabot face à Dati et ses près de 1000 meurtres, viols ou enlèvements commis par des mineurs chaque jour...
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Message par Kakita Inigin » 10 avr. 2009, 14:40

quand j'ai lu 3% la première fois, j'ai cru à une faute de frappe ...
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Message par Kõjiro » 10 avr. 2009, 14:49

Kakita Inigin a écrit :quand j'ai lu 3% la première fois, j'ai cru à une faute de frappe ...
En fait il voulait probablement parler du poids de la finance. Mais comme il parle jamais français... Mais même là ça tombe à plat puisqu'il dit 15 contre 3 (soit un rapport de 1 à 5 quand même) alors que la réalité c'est 8,6 contre 4,9 (soit un rapport de 1 à 1,5). En outre on ne voit pas trop ce que vient faire la poids de la finance dans cette histoire d'efficacité ou non de la tva. Par quel bout qu'on prenne la chose il est juste à coté de la plaque avec des chiffres faux et des raisonnements incohérents.
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Message par Ding On » 10 avr. 2009, 17:32

Suite à une discussion (à laquelle je ne participe pas) sur le forum préféré de Ding On
Qu'est ce que je me marrerai pourtant en te voyant casser ces petits racistes ordinaires si imbus d'eux mêmes...
Hitler, qui était beaucoup plus petit que Mannerheim (Mannerheim mesurait plus de 1,90 m), portait des talonnettes et avait demandé à ses photographes de trouver un angle favorable pour la photo officielle.

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