Actualité politique et sociale 2007 - Deuxième saison

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Kakita Inigin
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Message par Kakita Inigin » 11 juil. 2007, 18:00

Kyorou a écrit :Putain, Fogiel... c'est atroce : "Vous n'êtes pas objectifs, comme "Ni putes ni soumises"". Je me demande qui peut supporter ce gars.
J'ai arrêté. Guy Carlier a fait déborder le vase. Mais il m'a fait découvrir Benjamin Biolay et Chiara Mastroianni.
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Kõjiro
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Message par Kõjiro » 11 juil. 2007, 19:04

Ah et j'oubliais que celui qui relance à chaque fois est aussi celui qui a dit qu'il "[préférait] un excès de caricature à un excès de censure"...

Comme le rappelle si bien Sebastien Fontenelle dont un des billets est repris sur le site LMSI :

http://lmsi.net/spip.php?article655

Comme je l'aime bien je le recopie :
Je préfère un excès de caricature (du prophète)

Par Sebastien Fontenelle, 26 juin

Ce mardi 26 juin 2007, le Procureur de la Cour de Cassation vient de requérir l’annulation de la relaxe dont avait bénéficié Hamé, du groupe de rap La Rumeur, dans le procès que lui intentait le ministère de l’Intérieur depuis plus de cinq ans. Poursuivi, à l’initiative de Nicolas Sarkozy, pour avoir simplement énoncé une vérité : l’existence et l’impunité de la violence policière, le rappeur avait été relaxé en première instance en décembre 2004, puis en Appel en juin 2006. Nicolas Sarkozy avait alors saisi la Cour de Cassation, qui rendra son jugement le 11 juillet prochain. En attente de ce jugement lourd d’enjeux, et en signe de solidarité, nous publions un article de Sebastien Fontenelle qui revient sur l’affaire Hamé , ainsi que sur une autre affaire similaire : « l’affaire Placid ». Deux attaques graves qui ont pourtant laissé absolument zen nos bataillons de défenseurs de la liberté d’expression : BHL, Onfray, Finkielkraut, Taguieff, Fourest, Philippe Val et autres essayistes-éditorialistes qui avaient décrété la patrie en péril lors de « l’Affaire Redeker », ou lorsque deux associations musulmanes avaient porté plainte contre des caricatures islamophobes...

Pour stupéfiant que cela puisse paraître, il y a encore en France des gens qui pensent, comme Philippe Val, patron de "Charlie Hebdo", que Nicolas Sarkozy, chef de l’Etat, est un ami des libertés.

D’où vient ce grave malentendu, exactement ?

De ce que Nicolas Sarkozy, au moment du (grotesque) "procès des caricatures", qui a opposé "Charlie Hebdo" à des milliards de musulmans ivres de sang (pléonasme), s’est fendu, était-ce gentil, d’une lettre de soutien à Philippe Val, où il écrivait, en substance, "non vous n’aurez paaaa-aaaa-aaaaas ma liberté de penser" - précisant même, je cite : "Je préfère un excès de caricature à un excès de censure".

Philippe Val, qui a sur la marche du monde en général (et sur le doux feulement des F-111 le soir au-dessus des populations arabiques) des vues (au moins) assez proches de celles des clercs de chevet de Nicolas Sarkozy, avait positivement adoré ce courrier du coeur : il avait, ensuite, chaleureusement remercié Nicolas Sarkozy, le qualifiant, dans "Charlie Hebdo", de franc démocrate, républicain jusqu’au bout des ongles, beau, chaud, et pour tout dire follement sexy.

(Depuis, Philippe Val, qui a réalisé (avec tristesse) que l’électorat UMP continuait à bouder son ridicule hebdomadaire, rétropédale comme un fou, semaine après semaine, pour essayer de garder quelques lecteurs "de gauche", mais le mal est fait : additionnée aux laids ricanements guerriers par quoi il salue depuis des années chaque nouveau bombardement étatsunien, sa génuflexion nicolassarkozyste lui a définitivement aliéné une immense fraction du lectorat traditionnel de "Charlie Hebdo".

Philippe Val se console en débattant, sur i-TELE, avec force contradicteurs de qualité, comme Philippe Tesson ou Jean-Marc Lech, dans des joutes verbales de très, très haute tenue.)

Et donc : il y a encore des gens qui pensent que le chef de l’Etat est le Dernier Rempart de la liberté d’expression (que menacent les hideuses légions de l’islamo-gauchisme), comme dans une pétition de soutien à Robbie Redeker.

Or : non.

Dans la vraie vie, Nicolas Sarkozy préfère, c’est vrai, un excès de caricature du prophète à un excès de censure, mais il préfère (et c’est cohérent) un excès de censure à toute caricature de la (nombreuse) corporation connue sous le nom générique de "forces de l’ordre".

Le dessinateur Placid l’a récemment expérimenté, pour avoir publié ce dessin :

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Publication qui lui a valu, ça serait dommage de l’oublier, d’être condamné à 500 euros d’amende pour "injures publiques" envers "la police nationale".

Sans que les (très) hautes consciences qui avaient tant pétitionné pour "Charlie Hebdo" ne lèvent, il va de soi, le petit doigt, et sans que "Charlie Hebdo" réagisse : un peu comme si les seules caricatures susceptibles de faire marrer ces gens-là étaient celles qui font chier les Bougnoules.

Quand le ministère de l’Intérieur, dont Nicolas Sarkozy a longtemps été l’hôte, lance, comme disent les crétins qui ne savent pas de quoi ils parlent, une "fatwa" contre un dessinateur qui a eu l’outrecuidance de représenter un flic, on n’entend plus (du tout) chanter nos si courageux défenseurs de la liberté d’expression - car eux non plus n’aiment pas, au fond, que l’on se moque de la police.

Autre exemple, au moins aussi révélateur de l’inconcevable tartuferie de ces misérables sentinelles : c’est le 13 juin prochain que "la cour de cassation va trancher le conflit entre (Nicolas) Sarkozy et (le (fort plaisant) groupe de rap) La Rumeur", comme le rappelle aujourd’hui "Le Monde".

De quoi s’agit-ce ?

De "l’affaire qui oppose le ministère de l’intérieur à Mohamed Bourokba, dit Hamé, membre de La Rumeur, sans doute le plus politisé des groupes de rap français".

Une "plainte avait été déposée le 3 juillet 2002 par M. Sarkozy", alors ministre de la police, "après la parution d’un article signé Hamé intitulé "L’insécurité sous la plume d’un barbare" : ce billet d’humeur avait été publié dans un magazine promotionnel qui accomapgnait la sortie du premier album du groupe, "L’Ombre sur la mesure", le 16 avril 2002".

Hamé y écrivait notamment : "Les rapports du ministère de l’intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins n’ait été inquiété".

Nicolas Sarkozy : "Lesdits propos portent atteinte à l’honneur et à la considération de la police nationale en ce qu’ils insinuent l’existence de conduites illégales de la part des forces de police".

(Des bavures ?

En France ?

Mais vous plaisantez !)

Hamé ajoutait : "La réalité est que vivre aujourd’hui dans nos quartiers, c’est avoir plus de chances de vivre des situations d’abandon économique, de fragilisation psychologique, de discrimination à l’embauche (...), d’humilitations policières régulières".

Nicolas Sarkozy : "(Ces propos sont) diffamatoires dans la mesure où ils insinuent l’existence de pratiques déontologiquement prohibées de la part des forces de l’ordre, ainsi qu’un comportement contraire à la probité".

(Or, si la police, dans les banlieues, n’était pas toujours d’une exquise politesse, on le saurait, pas vrai - comme on dit à Clichy-sous-Bois.)

La prochaine fois que vous chercherez une rime pour honneur de la police, essayez donc Nicolas Sarkozyce.

"Le Monde" rappelle que "le rappeur d’origine algérienne a été relaxé une première fois, en décembre 2004, par la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, puis en juin 2006, par la cour d’appel".

Mais Nicolas Sarkozy, en fan de base de la liberté d’expression qu’un excès de censure désole, a maintenu sa plainte - de telle sorte que l’affaire est désormais entre les mains de la cour de cassation.

Est-ce que vous en avez entendu parler, autant que de l’affaire des caricatures ?

Est-ce que vous avez lu, dans la presse "de gauche", de vibrantes pétitions ?

Ben non.

Beeeeen non.

Rien.

Du.

Tout.

Nos éclairés clercs, si gigotants lorsqu’il s’agit de bouter le Sarrasin, restent cois.

(Il est vrai que pour le plus emblématique de ces valeureux penseurs, le rap de Diam’s (qui est une espèce de chanson pour enfants, à côté de celui de La Rumeur) incarne, accrochez-vous, "l’avachissement" de notre fier et beau pays - où il convient par conséquent d’oeuvrer (avec Nicolas Sarkozy) au Redressement National.)

Est-ce que vous avez entendu Philippe Val ?

Nenni, le gars est occupé : il cherche une repartie cinglante à balancer dans les gencives de Jean-Marc Lech.

Quand des musulmans portent plainte contre "Charlie Hebdo", tout ce petit monde pousse des hurlements de rage - et remercie humblement Nicolas Sarkozy de veiller aux respects de nos libertés fondamentales.

Quand Nicolas Sarkozy porte plainte contre un rappeur qui se trouve être d’origine algérienne, tout le monde ferme soigneusement sa gueule - car en effet, quoi de plus normal, pour un gars qui adore l’excès de caricature, que d’essayer de museler l’anti-France ?

Au bal des tartuffes, cherchez surtout pas les Ami(e)s Officiel(le)s des Libertés du côté de l’orchestre : ils dansent, au fond de la salle, la bourrée du nouveau régime.

Ce texte a été publié une première fois sur le blog Vive le feu
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Message par Tetsuo » 12 juil. 2007, 09:04

Kõjiro a écrit :Tetsuo, tu fais des vaches de raccourcis quand même je trouve. Je ne suis pas vraiment d'xg mais dire qu'ils se résument à "on est contre tout" c'est faux, il suffit de jeter un coup d'oeil à n'importe quel connerie de test politique de l'époque de la présidentielle pour s'en rendre compte. Après que tu ne juge pas leurs propositions / projets pertinents ou crédibles ou... soit. Mais dire qu'il n'y a rien c'est une mauvaise caricature.
Justement, je prends n'importe quel partie de gauche et je vois : contre ci, contre ça. Et alors qu'ils semblent tous d'accord sur un truc : contre le Kapital, ils n'arrivent même pas à s'unir et trouver des points commun.
Kõjiro a écrit :M'enfin, sur un autre sujet :

On repart pour un tour :
L'absence de soutient est effectivement dérangeante, de mémoire je ne me souvient pas qu'autant de censure ait été faite depuis 2005.
Le fait est que M. Sarkozy ayant détruit l'opposition la seule qui maintenant s'exprime vient de la rue et donc il doit la détruire aussi. Les veaux ne doivent pas s'éveiller.
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Message par Kõjiro » 12 juil. 2007, 10:27

L'arrêt de la cour de cassation (doc Word).

L'arrêt est cassé pour ça :
Mais attendu qu’en prononçant ainsi, alors que constitue une diffamation envers une administration publique ne pouvant être justifiée par le caractère outrancier du propos, l’imputation faite aux forces de police de la commission, en toute impunité, de centaines de meurtres de jeunes des banlieues, la cour d’appel a méconnu le sens et la portée du texte susvisé
Or il est écrit ça :
« Les rapports du ministre de l’intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins n’ait été inquiété »
Et Hamé en disait ça :
« Qui appelez-vous vos "frères", qui semblent se faire trucider en toute impunité ? »

Le procès donna tout de même lieu à un débat sur les termes employés par Hamé dans son article. Celui de « frères » semble avoir particulièrement gêné la juge rapporteur, qui osa poser aussi trivialement sa question. Hamé l’évoqua comme un « terme usuel », à forte « charge affective », désignant une « fratrie avec laquelle on peut se trouver des cicatrices et des espoirs en commun », au-delà de toute distinction de couleur de peau ou de religion.
Et durant le procès il fut rappellé :
Maurice Rasjfus raconte notamment dans ses ouvrages les massacres du 14 juillet 1953 et du 17 octobre 1961, occultés par l’Histoire officielle. Dans Les silences de la police : 16 juillet 1942 - 17 octobre 1961 (écrit avec Jean-Luc Einaudi, paru en 2001 chez L’Esprit frappeur), nous est rappelée « cette véritable guerre contre les "bougnoules", conduite dans Paris, (qui) eut son point d’orgue le 17 octobre 1961, lorsque, sous les ordres du préfet de police Papon, des centaines d’Algériens furent froidement assassinés par des policiers dont un certain nombre avait certainement officié sous Vichy, au temps des rafles, avec des Juifs pour victimes ». Or ce sont bien de ces morts par « centaines » qu’on nous a « demandé d’oublier » dont parle Hamé, de ces crimes non seulement impunis mais encore aujourd’hui timidement reconnus par l’Etat français…
et on pourrait y ajouter :
Dans les premières minutes du procès, quand ce fut au tour de D. Tricaud de poser des questions à son client, il interrogea Hamé : « pouvez-vous nous donner des exemples de personnes tuées par la police ? ».

Dans le silence de la 11e chambre, à la fenêtre de laquelle flottaient deux grands drapeaux tricolores dominant l’île de la Cité, Hamé, dont le nom de famille fut systématiquement écorché par l’avocate générale et la juge rapporteur, prononça d’une voix blanche, droit, face aux juges :

« Malik Oussekine ; Makomé ; Abdelkader Bouziane … »

Comme dans ces hommages funéraires où les morts sont invoqués pour les convier parmi les vivants, une vingtaine de noms furent prononcés. Des noms de morts victimes de meurtres jugés sans importance. Des noms de morts, pour quelques instants ressurgis de l’opacité, de l’oubli, des dénis policiers et judiciaires – car ils sont morts, et ceux qui ont tué sont libres.
J'espère que si le nouveau jugement n'est pas favorable cette affaire ira alors devant une juridiction européenne et que la France y sera humiliée d'avoir voulu censurer ces vérités.

Et après on s'étonne que d'autre rappeurs, bas du front eux, lancent des
"La France est une garce, n'oublie pas de la baiser jusqu'à l'épuiser, comme une salope il faut la traiter mec !"
A noter que M. R (l'auteur des superbes paroles ci dessus) a été relaxé au cours de son premier procès et qu'il n'y a eu aucun appel de demandé... Comme dans TOUTES les autres affaires (du moins à ma connaissance) où des rappeurs étaient poursuivis.

J'en conclu qu'il est donc plus grave de parler des pages sombres de l'histoire de France que de la traiter de salope et de garce à baiser jusqu'à l'épuiser en faisant un clip avec deux porn stars qui se trémoussent sur le drapeau en ajoutant que "Moi, je pisse sur Napoléon et sur le général de Gaulle ", "Putain de flics de fils de pute"...

Z'avez retenu la leçon les enfants, si vous voulez pas d'ennui avec la police traitez votre pays de salope, pissez sur les anciens présidents et, surtout, fermez vos bouquins d'histoire...
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Kyorou
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Message par Kyorou » 12 juil. 2007, 10:43

Sympa ça. Tant qu'on reste dans la grosse insulte gratuite, pas de problèmes. Au final, ça contribuera à renforcer chez le pékin moyen l'idée que les rappeurs sont des racailles, tout comme leur public... et c'est bien cela qu'on veut, n'est-ce pas ?
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Message par Ide Akio » 12 juil. 2007, 11:24

Là, je suis très déçu par la Cour de cassation.

Elle juge sur le fond alors qu'elle n'est censée juger que sur le droit. Sur le coup, la France mérite d'être condamnée devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme.

M..., quoi.
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Moto Shikizu
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Message par Moto Shikizu » 12 juil. 2007, 11:45

de l'avis meme d'un avocat, les cours de cassations de nos jours ne jugent plus que sur la forme, plus sur le droit ou le fond. L'etat actuel de la justice serait "ne pas prendre de risque", proteger ses arrieres, ... :peur:


on se ne se demande plus ou on va, mais ou on est d'ores et deja... :cut:
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Message par Moto Shikizu » 12 juil. 2007, 11:51

jusqu'ou peut aller la connerie...
Grande-Bretagne: Tintin au Congo, jugé "raciste", relégué au rayon "BD pour adultes"
AFP - Mercredi 11 juillet, 20h13LONDRES (AFP) - Le groupe américain Borders a demandé à toutes ses librairies en Grande-Bretagne de déplacer leurs exemplaires de l'album "Tintin au Congo" des rayons enfants à la section des BD pour adultes, après la dénonciation par une association britannique de son caractère "raciste".


La commission pour l'égalité raciale (CRE) a jugé que la vente de cet album "dépassait l'entendement", dans la mesure où il contient "des éléments potentiellement très choquants" pour beaucoup de lecteurs.

"Ce livre contient des images et des dialogues porteurs de préjugés racistes abominables, où les +indigènes sauvages+ ressemblent à des singes et parlent comme des imbéciles", a déclaré une porte-parole de la CRE.

La Commission a indiqué avoir été contactée le mois dernier par un client de Borders ayant vu le livre en vente à Londres.

Une porte-parole de Borders a affirmé de son côté que "des milliers de livres et de disques que nous vendons peuvent être considérés polémiques ou répréhensibles, en fonction des points de vue, des goûts ou des intérêts des uns et des autres".

Affirmant vouloir laisser le choix aux lecteurs, elle a cependant précisé qu'après "avoir examiné ce titre, nous avons demandé à tous nos magasins de le présenter dans la section des BD pour adultes".

"Tintin au Congo", d'abord publié dans le journal belge "Le Vingtième siècle" en 1930-1931, est l'un des albums de la série dessinée par Hergé.

Cet album du célèbre reporter en culottes de golf a suscité de nombreuses polémiques, en raison de sa présentation crue du colonialisme et du racisme, comme de la violence contre les animaux.

Hergé s'était justifié en affirmant qu'il n'avait fait que représenter l'état d'esprit "paternaliste" de la Belgique coloniale.
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Message par Mr.Flibble » 12 juil. 2007, 12:40

Je viens de le voir sur Yahoo Actualités

Tant qu'ils y sont, ils ont qu'à rajouter des livres comme "5 semaines en ballon".

Non mais on peut pas comparer une bd qui a été écrite en 1930 avec des valeurs actuelles...
- Moi, je dis qu'on a la belle vie. D'accord, on pourrait être plus cultivés, plus à l'écoute des autres et moins superficiels... mais c'est cette superficialité qui nous rend heureux. Cette superficialité, c'est le vrai luxe, c'est le droit au bonheur.
Nous sommes les milliardaires du bonheur car nous sommes plus heureux que ne le seront jamais tous les magnats du pognon.
- Tu dis ça parce que tu le penses ou c'est pour nous déconcentrer ?
- Pour vous déconcentrer...

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Message par Kyorou » 12 juil. 2007, 12:42

J'imagine que, justement, l'idée est d'éviter que les enfants ne soient en contact avec quoi que ce soit de contraire aux valeurs actuelles.

Hypocrisie rulez !
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Message par Moto Shikizu » 12 juil. 2007, 12:49

si c'est cela le but, alors c'est simple : on les enferme dans des Private Raltions Institutes for Sapiens On Norms et on les formate comme de bon petit robots (au passage on leur inculque le creationnisme, la religion qui va bien selon le pays ou l'origine, on leur implante une puce, ...) A j'oubliais, pour que cela marche il faudra, bien sur, abattre les parents histoire qu'ils ne transmettent aucune idee potentiellement subversive... et on brule les livres, les archives, ...
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Message par Kõjiro » 12 juil. 2007, 12:52

C'est clair, ils pourraient se rendre compte de l'état d'esprit des années 30.

Mieux vaut "montrer les aspect positifs de la colonisation dans les livres d'histoire".
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Message par Kõjiro » 12 juil. 2007, 12:53

Moto Shikizu a écrit :si c'est cela le but, alors c'est simple : on les enferme dans des Private Raltions Institutes for Sapiens On Norms et on les formate comme de bon petit robots (au passage on leur inculque le creationnisme, la religion qui va bien selon le pays ou l'origine, on leur implante une puce, ...) A j'oubliais, pour que cela marche il faudra, bien sur, abattre les parents histoire qu'ils ne transmettent aucune idee potentiellement subversive... et on brule les livres, les archives, ...
Plus simple : on file la première télé du pays à un groupe privé qui se torche avec les recommandations culto-éducatives...

Merde... déjà fait...
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Message par Tetsuo » 12 juil. 2007, 13:02

C'est une question d'action/réaction.

Si vous brûlez les livres que vous jugez subversif, ça choque, c'est trop brusque : l'opinion se bloque contre vous.

Si vous dénoncé, argumentez, prenez le temps d'affaiblir, ça passe, si vous êtes bon vous arrivez même a faire croire que c'est une amélioration pour le peuple.

C'est hélas le problème avec la Liberté : elle ne souffre d'aucune concession, elle doit être totale, ce qui implique d'accepter l'inacceptable.
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Message par Kakita Inigin » 12 juil. 2007, 13:58

Euh ... moi je vois aucun pb à ce que les enfants ne considèrent pas les noirs comme de grands singes.
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