[Droit] mauvaise nouvelle pour les téléchargeurs fous !!!

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Kõjiro
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Message par Kõjiro » 24 juin 2008, 18:42

Kyorou a écrit :(comme dans le cas de l'enroule qui concernait Hughes Aufray)
C'est lui qui avait fini par payer une amende que la sacem avait infligé à une école dont les enfants avait repris une de ses chansons pour la fête de fin d'année ?

Il faut avouer que ce genre de situation laisse perplexe (euphémisme). Mais bon n'y connaissant rien en matière de droits d'auteur je me garderais d'en tirer une quelconque conclusion.

Si je me fais l'avocat du diable : en admettant que la sacem remplisse son rôle (si c'est bien le sien, je l'ai dit j'y connais rien) qui consiste à protéger les auteurs et/ou leurs droits, si Hugues Auffraiy décide de "libérer" ses droits alors il se lèse lui même et c'est bien son droit mais il lèse aussi l'institution qui perd alors une partie de ses ressources (à moins que la sacem ne vive que de subvention publiques et ne se nourrisse pas sur la "bête" - je vous ai dit que j'y connaissais rien ?) pour assurer sa mission, ce qui revient à lèser l'ensemble des ayant droits. Certes là on parle d'un truc infinitésimal mais bon c'est aussi éviter que cela puisse "dégénérer". Sans compter que ça reviendrait à appliquer une politique "à la carte", ce qui serait peu pratique.

Maintenant je précise bien que je me fais l'avocat du diable parce que cle peu que j'ai lu de la sacem ne me laisse pas une très bonne impression sur l'institution. Sans compter que, du bout de ma petite lorgnette, j'aurais tendance à plutôt adopter une lecture proche de celle de Kyorou.
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Message par EcceAngelo » 24 juin 2008, 20:42

Kõjiro a écrit :Si je me fais l'avocat du diable : en admettant que la sacem remplisse son rôle (si c'est bien le sien, je l'ai dit j'y connais rien) qui consiste à protéger les auteurs et/ou leurs droits, si Hugues Auffraiy décide de "libérer" ses droits
C'est effectivement là que se situe le problème. Pour soutenir Kyorou en me référant plus ou moins aux mêmes sources que Karamisu (notamment l'excellent ouvrage composé par J. Baetens), mais en y rajoutant ceci, le droit d'auteur est un droit typiquement français, et dont le paradigme, ça ne s'invente pas, est désigné comme "paradigme du génie".

Pour la version longue, cf le double billet que j'ai commis ici, avec plus de détails historiques que dans la version courte que je livre ici :

1. Le cas de la France : le paradigme du génie

En France, l'oeuvre est considérée comme une expression de la personnalité propre de l'auteur ("de son génie", littéralement... comme quoi en France, traditionnellement, on ne se prend pas la dernière des crottes). Or, principes, traditions et compagnie interdisent à un quidam d'aliéner (vendre, faire commerce, en termes marxistes pour faire bonne mesure) tout ou partie de son corps, ou de son âme (logique, ça n'appartient pas à l'homme mais à Dieu, toujours traditionnellement). Donc l'auteur français, ou plutôt dire l'Auteur Français, qui est un génie, ne peut vendre la matière, l'expression de son génie. La solution française à la question de la thune liée aux oeuvres vient de la distinction platonico-chrétienne corps/esprit, qui permet aux éditeurs de dire, finalement : nous ne faisons pas de la thune sur l'esprit (=les idées) mais sur le corps (=le support), qui sont des choses bien différentes, et donc gérées selon des régimes différents. Bon, cette conception du droit a aussi permis pendant longtemps aux éditeurs de priver leurs auteurs de revenus en soutenant que 1. les auteurs étaient des mecs trop cool et trop largement au-dessus des choses matérielles (des aaâââaartistes, en somme) pour s'abaisser à faire de la thune sur leurs oeuvres, et 2. ils ne peuvent pas vendre leur génie, donc ils ne peuvent pas faire de thune là-dessus. Ne rigolez pas, les auteurs français, comme le Corbeau de la fable, se sont laissé coincer pendant plusieurs siècles par leur égo surdimensionné et frotté dans le sens du poil par les éditeurs (de là à en tirer des conclusions sur la congénitalité de... enfin... bref :biere: ), et il a, justement, fallu Beaumarchais pour commencer à mettre fin à ces conneries (pourtant lui non plus n'avait pas son égo dans ses chaussettes, comme quoi...).

2. Le cas de l'Angleterre et des Etats-Unis : le paradigme du laboureur

Par opposition, la conception anglosaxonne du droit d'auteur, elle, est bien plus adaptée au régime économique, a fortiori de marché : il s'agit du paradigme du "laboureur" : l'artiste est un laboureur qui travaille le champ de ce qui était déjà là avant lui, c-a-d la culture dans laquelle il vit, et qui travaille cette culture afin d'en sortir un produit, comme le fermier produit des patates ou des carottes par son travail ("labeur", d'ailleurs). Point ici de génie, dans la tête duquel naissent ex nihilo les magnifiques oeuvres qu'il daignera livrer aux manants béats d'admiration ; mais un homme qui, par sa sueur, travaille un matériau déjà présent avant lui, et vend le produit de son travail (dans des termes marxistes, de nouveau : il vend sa force de travail). Bref une rupture radicale entre la conception française de l'oeuvre, qui nourrit le fantasme de l'artiste "pur", qui crée des oeuvres d'autant plus magnifiques qu'il a su se préserver des influences extérieures, et la conception anglaise, qui considère l'oeuvre comme directement nourrie par la diversité et la richesse de la culture d'où elle est née, de la même manière qu'un fruit tire sa force de la richesse de la terre où il a poussé. En caricaturant à peine, l'artiste français n'a rien à faire pour créer : il attend patiemment, isolé dans sa tour d'ivoire pour ne pas être "pollué" par les créations culturelles qui existent déjà, et un jour, comme ça, l'inspiration va jaillir de son génie. L'artiste anglo-saxon cherche dans sa culture les éléments les plus riches, les plus beaux, et tout son mérite tient dans son savoir-faire, sa maîtrise des procédés qui vont lui permettre, à la manière d'un maître-artisan, de combiner au mieux les meilleurs morceaux, et produire le meilleur "fruit", la meilleure composition à partir de ces éléments : à la limite, son talent consiste plus à savoir sélectionner les plus beaux morceaux produits par ses pairs qu'à faire preuve d'imagination.

Du coup, dans cette conception du droit d'auteur, l'oeuvre ne fait pas plus partie de l'artiste que le fruit ne fait partie du paysan : il peut le vendre comme il vend son blé. Le "copyright" c'est cela : un droit d'exploitation qu'on peut vendre, acheter, etc, comme on vend, achète, etc, des fruits ou des légumes.

Donc le droit "d'auteur" est bel et bien une spécialité française. De plus, n'oublions pas un autre point important qui va faire hurler tous les idéalistes un peu naïfs : à la base, le droit d'auteur n'a pas été fait pour protéger les auteurs. C'est un droit, et c'est d'autant plus vrai en France, inventé par les éditeurs pour contester à d'autres éditeurs le droit d'exploiter certaines oeuvres. Pour se protéger de la concurrence, en somme. On la refait à partir de ce point de vue, en prenant la situation historique française : les éditeurs parisiens font interdire par le Roi aux éditeurs de province d'éditer les mêmes livres qu'eux. Exemple : les pièces de Racine.

L'éditeur parisien qui veut justifier son exclusivité dira (je fais uuuuuultra simple, hein, venez pas avec les nuances, la situation est beaucoup plus complexe, mais là c'est pour qu'on comprenne bien les principes) : l'oeuvre est un "produit" (paradigme du laboureur), l'auteur me l'a vendu, et il ne peut donc pas la re-vendre à quelqu'un d'autre puisqu'il n'en est plus propriétaire. Donc moi seul, qui l'ait achetée, peut l'éditer et me faire de la thune dessus.

L'éditeur de province, lui, dira : pas du tout, l'oeuvre est une expression de son génie (paradigme éponyme), il ne peut pas la vendre. Il peut permettre à un éditeur de faire de l'argent sur le support, mais ça s'arrête là : il reste possesseur de son oeuvre, et peut par conséquent autoriser autant d'éditeurs qu'il veut à faire du blé sur le support de son oeuvre. Donc nous aussi, éditeurs de province, pouvons contracter avec les auteurs pour imprimer et vendre leurs oeuvres même si ils ont déjà contracté avec un éditeur parisien.

3. La revanche des auteurs

Et un jour des mecs comme Beaumarchais ont débarqué dans cette querelle entre éditeurs, sur la base : "Tiens, mais on parle de nous, là? Ah, vous avez créé des droits pour les auteurs? Merveilleux! Oui, je sais, c'était une fiction commode pour vous disputer entre éditeurs... Mais maintenant que nous, auteurs, sommes au courant, nous allons prendre cette place que vous avez créée en notre nom ("droit d'auteur") et la réclamer en notre nom propre. Allez, amenez l'oseille, maintenant."

Voilà. En gros.

4. La situation actuelle

Au niveau de la situation actuelle, rien n'a changé, au fond, mis à part qu'au niveau commercial, c'est le modèle Anglo-Saxon qui prime, avec par chez nous quelques survivances du paradigme du génie, comme le fait que l'auteur ne peut jamais céder complètement son oeuvre. Mais ce qui compte réellement ce sont les droits d'exploitation, cédés à l'anglo-saxonnes à d'autres que les artistes. Et moralement, les Majors continuent à faire croire qu'ils parlent au nom du droit des artistes, pauvres artistes qu'on veut spolier de leurs créations. Mais comme au XVIIIe, il s'agit d'une magnifique imposture : on s'en fout des artistes, c'est juste un épouvantail pour faire culpabiliser le bon peuple qui refuse de déverser sa thune dans les poches des éditeurs. D'ailleurs aujourd'hui les chiffres sont encore plus clairs : quel pourcentage de la vente d'un disque va dans la poche de l'artiste?...
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Kõjiro
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Message par Kõjiro » 24 juin 2008, 21:01

Merci pour ces informations en tout cas. C'est très intéressant tout ça.
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Message par Karamisu » 25 juin 2008, 16:14

[supprimé par moi-même]
Faites un tour chez Monsieur de C., dans le sillage de Corto ou au Club Série Noire. Ou venez chercher et partager des inspirations rôlistiques dans Inspirôle.

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Message par Kakita Inigin » 25 juin 2008, 20:52

4. La situation actuelle

Au niveau de la situation actuelle, rien n'a changé, au fond, mis à part qu'au niveau commercial, c'est le modèle Anglo-Saxon qui prime, avec par chez nous quelques survivances du paradigme du génie, comme le fait que l'auteur ne peut jamais céder complètement son oeuvre. Mais ce qui compte réellement ce sont les droits d'exploitation, cédés à l'anglo-saxonnes à d'autres que les artistes. Et moralement, les Majors continuent à faire croire qu'ils parlent au nom du droit des artistes, pauvres artistes qu'on veut spolier de leurs créations. Mais comme au XVIIIe, il s'agit d'une magnifique imposture : on s'en fout des artistes, c'est juste un épouvantail pour faire culpabiliser le bon peuple qui refuse de déverser sa thune dans les poches des éditeurs. D'ailleurs aujourd'hui les chiffres sont encore plus clairs : quel pourcentage de la vente d'un disque va dans la poche de l'artiste?...
hum ... je ne sais pas ce qui prime pour le droit d'auteur, mais pour les brevets, tu peux en confier l'exploitation à une (exclusivité) ou plusieurs (autrement dit, le premier qui en a payé l'exploitation peut ne pas rester tout seul sr les rangs) entités.
Quid ?
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Goju Kaze
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Message par Goju Kaze » 25 juin 2008, 21:40

Un brevet est considéré comme le fruit d'un travail, et pas du génie.

:kaze:
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Message par EcceAngelo » 25 juin 2008, 23:00

Kakita Inigin a écrit : hum ... je ne sais pas ce qui prime pour le droit d'auteur, mais pour les brevets, tu peux en confier l'exploitation à une (exclusivité) ou plusieurs (autrement dit, le premier qui en a payé l'exploitation peut ne pas rester tout seul sr les rangs) entités.
Quid ?
Tu en confies l'exploitation, c'est-à-dire la possibilité de "vendre le support matériel de l'idée", ou autrement dit "les incarnations matérielles de l'idée" ; mais l'idée reste la tienne, et elle tu ne peux la céder. Dans le système classique français, du moins.

Maintenant je ne suis pas un spécialiste du droit des brevets : j'explique plus d'où on vient (=mise en perspective) que je ne détaille où on en est.
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Kõjiro
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Message par Kõjiro » 02 juil. 2008, 14:14

Y'a pas à dire, si l'industrie du disque périclite c'est totalement de la faute du piratage et pas du tout celle des stratégies de dirigeants des majors. D'ailleurs Pascal Nègre le prouve une nouvelle fois en montrant sa fine connaissance des subtilités du domaine des nouvelles technologies.

Pascal Nègre nous explique la riposte graduée et le P2P

Extrait :
François Sorel : « Oui mais par exemple, on sait qu'aujourd'hui qu'il n'y a plus de frontières. Si par exemple quelqu'un a 150 millions de titres sur un disque dur, je sais pas moi, dans un autre pays, à l'autre bout du monde, on pourra, nous, le télécharger, et sans rien avoir sur le disque dur. »

Pascal Nègre : « Ça ne se passe pas comme ça. C'est-à-dire que, Dieu merci, c'est pour ça que le Peer-to-Peer fonctionne, c'est que quand vous cherchez un titre, Dieu merci, il est pas très loin de chez vous. Parce que si vous allez le télécharger au Japon, avant que vous atteigniez le Japon et qu'il revienne, vous allez mettre trois jours avant de le télécharger. Et clairement on l'a vu nous, quand à un moment donné, on a fait fermer un certain nombre de serveurs sur Emule, on a vu que pendant une semaine, c'était beaucoup plus long pour télécharger et beaucoup plus compliqué. Donc voilà. »
Et oui, ce type dirige une des principales (sinon la principale) majors du disque qui sont naturellement amenées à se tourner de plsu en plus vers ce domaine que Pascal maitrise à la perfection.

Ah ce qu'ils bien nos dirigeants multimillionaires. Ils le méritent vraiment leur salaire, c'est sûr.
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Bayushi Natochi
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Message par Bayushi Natochi » 02 juil. 2008, 14:23

En un sens, il n'a pas tort, le temps qu'on se déplace physiquement au Japon pour télécharger et revenir, oui il faudra peut être 3 jours :langue:

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Kyorou
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Message par Kyorou » 11 juil. 2008, 10:13

Bon, ça ne nous concerne pas directement (enfin, je pense) mais, sur le principe, c'est intéressant.
U.S. TELECOMS REGULATOR WANTS SANCTIONS AGAINST COMPANY THAT CUT FILE SHARERS OFF THE WEB. The head of the Federal Communications Commission said Thursday he will recommend that the nation's largest cable company be punished for violating agency principles that guarantee customers open access to the Internet. The potentially precedent-setting move stems from a complaint against Comcast Corp. that the company had blocked Internet traffic among users of a certain type of «file sharing» software that allows them to exchange large amounts of data. «The commission has adopted a set of principles that protects consumers access to the Internet,» FCC Chairman Kevin Martin told The Associated Press late Thursday. «We found that Comcast's actions in this instance violated our principles.» Martin said Comcast has «arbitrarily» blocked Internet access, regardless of the level of traffic, and failed to disclose to consumers that it was doing so. Company spokeswoman Sena Fitzmaurice on Thursday denied that it blocks Internet content or services and that the «carefully limited measures that Comcast takes to manage traffic on its broadband network are a reasonable part» of the company's strategy to ensure all customers receive quality service. Martin will circulate an order recommending enforcement action against the company on Friday among his fellow commissioners, who will vote on the measure at an open meeting on Aug. 1. The action was in response to a complaint filed by Free Press, a nonprofit group that advocates for «network neutrality,» the idea that all Internet content should be treated equally. Martin's order would require Comcast to stop its practice of blocking; provide details to the commission on the extent and manner in which the practice was been used; and to disclose to consumers details on future plans for managing its network going forward. The FCC approved a policy statement in September 2005 that outlined a set of principles meant to ensure that broadband networks are «widely deployed, open, affordable and accessible to all consumers.» The principles, however, are «subject to reasonable network management.» Comcast argues that the agency's policy statement is not enforceable and that the commission has «never before provided any guidance on what it means by 'reasonable network management.»'
In wartime, truth is so precious that she should always be attended by a bodyguard of lies.
Winston Churchill

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Moto Shikizu
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Message par Moto Shikizu » 11 juil. 2008, 12:37

j'applaudis des deux mains !!! :ok:
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Message par Kõjiro » 24 sept. 2008, 16:04

Le parlement européen saborde la riposte graduée.
Ce matin, le Parlement européen a enterré la riposte graduée. En France, et dans les tous les pays membres de l’Union. Une « énorme gifle », selon la Quadrature du net, pour les lobbys de l’industrie culturelle et l’administration française. « On ne joue pas comme ça avec les libertés individuelles. Le gouvernement français doit revoir sa copie ! », a indiqué de son côté l’eurodéputé socialiste Guy Bono.

Il y a quelques heures, le Parlement européen a voté en séance plénière le Paquet Télécom. Ce dernier comprend quatre rapports qui doivent permettre de définir le cadre des prochaines règlementations relatives aux télécommunications en Europe. Depuis quelques mois, des directives sont au cœur des débats car elles définissent la position de l’Europe vis-à-vis du système de la neutralité du net, la surveillance des réseaux, et la riposte graduée telle que souhaitée et soutenue par le gouvernement français, alors que la France occupe, depuis le 1er juillet dernier, la présidence de l’Union européenne.

« Aujourd’hui l’Europe apparaît comme le dernier rempart contre les velléités liberticides de certains Etats membres », a indiqué Guy Bono à l’annonce des résultats du vote de l’amendement 138. Déposé la semaine dernière par les eurodéputés Guy Bono, Daniel Cohn-Bendit, et Zazana Roithová, ce dernier empêche qu’un Etat membre évacue l’autorité judiciaire au profit d’une autorité administrative pour prendre des décisions relatives à la liberté d’expression et d’information des citoyens.

Dans le cadre de la première lecture du Paquet Télécom, l’amendement a aujourd’hui été approuvé par une très large majorité (573 pour, 74 contre). « Cet amendement démontre que l’Europe est consciente que certains Etats membres veulent contourner l’autorité judiciaire et qu’elle les protège ! », se réjouit l’eurodéputé. Le texte a été modifié au dernier moment au niveau des exceptions (1) mais cela ne remet pas en cause son impact sur le système de riposte graduée. La propriété intellectuelle peut en effet difficilement être considérée comme une « menace à la sécurité publique ».

Tous les autres amendements considérés comme des atteintes à la vie privée ou à la neutralité du net ont été par ailleurs retoqués. Et ceux, comme l’amendement 166, qui au contraire visaient à les protéger, votés. Une victoire à 100% donc pour les opposants européens à la riposte graduée et au filtrage des réseaux. Les textes vont maintenant être retravaillés pour une deuxième lecture, au plus tôt au premier trimestre 2009. Mais ils ne peuvent pas être retouchés sur le principe.

(1) Amendement 138, texte adopté : « en vertu du principe selon lequel aucune restriction aux droits et libertés fondamentales des utilisateurs finaux ne doit être prise sans décision préalable de l’autorité judiciaire en application notamment de l’article 11 de la charte des droits fondamentaux, sauf en cas de menace à la sécurité publique où la décision judiciaire peut intervenir postérieurement »

Amendement 138, texte déposé : « en vertu du principe selon lequel aucune restriction aux droits et libertés des utilisateurs finaux ne doit être prise sans décision préalable de l’autorité judiciaire en application notamment de l’article 11 de la charte des droits fondamentaux, sauf en cas de force majeure ou d’impératifs liés à la préservation de l’intégrité et de la sécurité des réseaux, et sous réserves des législations pénales nationales motivées par des considérations liées à l’ordre public, la sécurité publique et la moralité publique »
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Message par Pénombre » 25 sept. 2008, 07:43

Je voudrais pas dire, mais il me semble qu'on avait aussi une rubrique "bonne nouvelle pour les téléchargeurs fous", non ?

c'est pernicieux cette morosité ambiante qui fait que même quand un truc est positif, on le met dans les mauvaises nouvelles ;)

va falloir que je fasse "les bonnes journées en moins de 100 minutes" si ça continue ;)

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Message par Hida Kekkai » 17 févr. 2009, 15:30

et voilà un article à propos de Luc besson et de son intervention dans Le Monde

http://maitre-eolas.fr/2009/02/16/1318- ... luc-besson
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Message par Toshi » 17 févr. 2009, 16:50

marche pas le lien ? ..... :(

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