[Droit] mauvaise nouvelle pour les téléchargeurs fous !!!

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Irazetsu
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Message par Irazetsu » 18 juin 2008, 07:53

Kakita Inigin a écrit :Et moi j'attends que la vidéo du concert soit sur Youtube et ... dload ! :france:
Ca c'est pas bien.
Pour avoir discuté avec le chanteur des ogres de barback, les groupes gagnent des sous grâce aux concerts qu'ils font, les CD ne leur rapportent quasiment rien, la majeure partie des bénèfs vont directement chez les Major Companies.
Autrement dit, ce sont les fan qui payent leur places de concert qui permettent aux petits groupes de survivre.
Alors agissez, téléchargez les CD si vous voulez mais allez au moins voir vos artistes en concert.
En plus c'est vachement mieux d'y être que de le voir en vidéo ^^

iraz' qui aurait aimé être au "Live in Verona" sous la pluie il y a quelques années.
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Kakita Inigin
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Message par Kakita Inigin » 18 juin 2008, 08:44

Je ne vais jamais en concert. sauf à un concert de servat il y a ... hum ... au moins 12 ans.
(et je n'ai la fonctionnalité tlchrgr que depuis trois semaines).
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Kõjiro
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Message par Kõjiro » 18 juin 2008, 12:02

Irazetsu a écrit :
Kakita Inigin a écrit :Et moi j'attends que la vidéo du concert soit sur Youtube et ... dload ! :france:
Ca c'est pas bien.
Pour avoir discuté avec le chanteur des ogres de barback, les groupes gagnent des sous grâce aux concerts qu'ils font, les CD ne leur rapportent quasiment rien, la majeure partie des bénèfs vont directement chez les Major Companies.
Autrement dit, ce sont les fan qui payent leur places de concert qui permettent aux petits groupes de survivre.
Alors agissez, téléchargez les CD si vous voulez mais allez au moins voir vos artistes en concert.
En plus c'est vachement mieux d'y être que de le voir en vidéo ^^

iraz' qui aurait aimé être au "Live in Verona" sous la pluie il y a quelques années.
+1

Pour être franc ça fait un bail que je n'ai pas été en concert (en même temps les types que j'aime sont souvent morts ou en soins palliatifs...) mais fut un temps où j'y allais assez régulièrement. Et effectivement, le concert est le moyen pour faire des sous pour les "petits" groupes (c'est à dire 99% de ceux qui produisent de la musique).

Après il y a aussi concert et concert. Les supershow date unique avec 16 millions de places ça me gonfle. Je trouve que c'est du foutage de gueule la plupart du temps (après il y a aussi des exceptions). Je me souviens de Sanseverino qui disait préférer faire 6 dates dans des salles moyennes voire petites que deux dans des grandes salles ou une dans une immense parce que ça lui permettait de mieux apprécier le contact avec le public. Et ça je trouve ça très respectable. D'autant que c'est moins rentable (ie il perd du pognon avec ce choix).

Sinon, j'ai bien aimé ces articles du Libé de ce matin à ce sujet. Ils sont drôles et correspondent bien à ce que, de ma maigre expérience du sujet, je peux penser de cette loi :

http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/332960.FR.php
Riposte graduée : le pire du pire ?

Le projet de loi prévoyant des sanctions contre le piratage sur Internet est présenté ce matin au Conseil des ministres.
BRUNO ICHER
QUOTIDIEN : mercredi 18 juin 2008

Décembre 2009. Triste Noël pour l’industrie de la musique qui enregistre la pire chute de son chiffre d’affaires depuis dix ans. Les rayons disques des grandes enseignes sont dépeuplés, les fabricants de lecteurs CD abandonnent la production, majors du disque et labels indépendants sont au bord de la banqueroute et Amandine, gagnante de la Nouvelle Star 2008, envisage une carrière de comique. Comment en sommes-nous arrivés là ? La loi Création et Internet, présentée comme la solution miracle par Christine Albanel, soutenue par les principaux acteurs de l’industrie du disque, a eu l’effet exactement inverse à celui escompté. Le texte, présenté en Conseil des ministres le 18 juin 2008 dans une version amendée par le Conseil d’Etat, n’avait pas prévu les innombrables dérapages qu’il a provoqués.

Pour mémoire, rappelons que la loi prévoyait une riposte graduée au téléchargement illégal. En clair, un système d’avertissements, par mails puis par lettre recommandée, afin d’inciter le pirate à cesser toute activité illégale. En cas de récidive, l’internaute se voyait sanctionné par une suspension de sa connexion Internet pour une durée d’un mois puis, à la récidive suivante, à six mois voire un an. Pour tenter de faire respecter l’ordre, une autorité indépendante a été mise sur pied : l’Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) qui devait chapeauter les fournisseurs d’accès (Numéricable, Free, Orange, Neuf, etc.) chargés de fournir les listes de leurs clients flibustiers. Or, rien n’a fonctionné comme prévu. Retour en six points sur la catastrophe industrielle.

Un malentendu de départ

Entre autres certitudes, le gouvernement pensait que la menace de sanctions suffirait à réduire à des proportions marginales l’ampleur du téléchargement illégal, ainsi que plusieurs sondages complaisants l’avaient laissé entendre. Lourde erreur. Les usagers réguliers des réseaux d’échange gratuit peer to peer sont connus pour leur dextérité à trouver des parades. Ainsi, moins d’un mois après la publication des décrets d’application, le Net assistait à l’éclosion de techniques très efficaces d’échanges de fichiers. Des réseaux privés encodés de sorte à échapper aux radars, et regroupant chacun quelques centaines de personnes, se sont multipliés, empêchant toute surveillance des fournisseurs d’accès. Exemple type de ces petits réseaux, Waste (10 à 50 personnes), dont les utilisateurs se regroupent par cooptation, est devenu la norme. D’autres systèmes, comme Rapid Share, fonctionnant par abonnement de 20 euros tous les six mois, Mega Upload ou Freenet ont vu leur fréquentation exploser. La grande majorité des fameux 20 % d’utilisateurs pirates du Net, désignés comme les assassins de la création, étaient à l’abri avant même de recevoir un premier mail d’avertissement.

La cacophonie des avertissements

Soucieux de semer une peur panique dans le camp des pirates, l’Hadopi a expédié des milliers de mails dans les premiers jours de l’entrée en vigueur de la loi. Peu les ont effectivement reçus. A commencer par ceux dont l’adresse mail ne correspondait pas au fichier des fournisseurs d’accès. Exemple : Jean-Pierre Corsaire est abonné chez Numéricable mais il a une boîte chez hotmail. Or, l’avertissement lui a été expédié sur sa boîte numéricable qu’il ne consulte plus depuis des années. Pis, la loi est ainsi faite qu’elle sanctionne le propriétaire de la ligne et non le pirate. Or, nombreux furent ceux qui ignoraient que leur ligne était utilisée par quelqu’un d’autre (sales gosses !) pour télécharger et qui, de bonne foi, poussèrent des hurlements indignés à réception de leur lettre recommandée.

La maladresse des sanctions

Pour l’exemple, le législateur devait faire tomber le couperet. Or, un grand nombre des exemples en question furent désastreux. Notamment les bénéficiaires d’offres groupées qui se virent non seulement privés d’Internet, mais aussi de téléphone et de télévision. La loi n’avait pas pris en compte le facteur humain et la glorieuse incertitude liée à l’intervention des techniciens chargés de la besogne. Certains cas furent tragiques. Ainsi, cette vieille dame, abonnée au Net par ses petits-enfants afin qu’elle s’adonne aux dames chinoises en ligne. La malheureuse n’avait pas pensé à sécuriser sa ligne et quelques voisins malveillants se sont connectés à son wifi, dont elle ignorait jusqu’à l’existence, pour télécharger par gigaoctets toutes sortes de divertissements illégaux. Comme elle n’avait jamais ouvert son mail et qu’elle n’a pas bien saisi les termes de la lettre recommandée, elle fut lourdement punie de six mois de suspension. La sévérité de la condamnation et la privation des dames chinoises eurent raison de la santé mentale de la paisible retraitée qui n’ose même plus écouter les Grosses Têtes à la radio de peur d’être à nouveau soupçonnée de piratage.

Les dérapages

Plusieurs affaires tournèrent en ridicule la loi. Ainsi, entreprises et services publics furent pris pour cible parce qu’ils n’avaient pas sécurisé leur ligne. Or, quelques salariés facétieux utilisaient la bande passante sur leur lieu de travail pour se fournir en divertissements. La direction générale de Dolce Gabbana France, la poste principale de Niort (Deux-Sèvres), le bureau d’ingénierie d’Airbus, Libération sur un malentendu, sans oublier le siège de l’UMP, furent ainsi menacés de suspension. Ces innombrables bavures eurent pour conséquence une affluence vertigineuse de réclamations auprès de l’autorité judiciaire, vite débordée. Les retards s’ajoutaient aux ajournements et chaque réclamation exigeait un délai de six mois pour être traité.

Les mouvements de protestation

Accompagnant le concert permanent de couacs offert par l’Hadopi, un mouvement contestataire a fini par se constituer. Juste après que Télérama eut fait sa une sur le premier privé d’Internet dans le cadre de la loi, de nombreuses associations de «punis» se sont formées, appelant publiquement au boycot des majors du disque. Avec un certain succès. Le dernier album de Christophe Maé s’est vendu à 114 exemplaires et il est désormais obligé de donner un concert par soir au Don Camillo, cabaret parisien. Pour les autres, ce fut encore plus dur.

Le bilan

Comme certains opposants à la riposte graduée l’avaient prédit, les résultats de l’industrie musicale ne se sont pas améliorés d’un pouce. Désignés par les associations de consommateurs et de défense des droits de l’homme, les majors n’ont pas été capables de contourner le déficit d’image consécutif à cette loi qu’ils ont appelé de tous leurs vœux. Après plusieurs plans sévères de restructuration, les majors supplient actuellement le gouvernement d’étudier un nouveau dispositif. Quant aux fournisseurs d’accès, contraints de fliquer leurs propres clients, ils en sont à préconiser l’abandon pur et simple de leur plan haut débit pour revenir aux bonnes vieilles connexions à 56 kbits.
Les défauts d’une loi.
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Message par Moto Shikizu » 18 juin 2008, 12:43

:lol: excellent !!! et frappant juste en plus sur certains points. :ok:
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Message par Goju Kaze » 18 juin 2008, 22:25

56k rulz!!!!

:kaze:
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Message par Moto Shikizu » 19 juin 2008, 09:28

Le filtrage des contenus s'invite dans la loi sur la riposte graduée
Par Marc Rees PCINpact - Jeudi 19 juin, 00h23Un article discret de la loi Hadopi, surtout éclairée par la riposte graduée, instaure un régime de filtrage de contenus en France. Une vision inédite du contrôle des échanges sur le réseau.

(Publicité)

Hier, lors de la présentation presse rue de Valois du projet de loi Création et Internet, Christine Albanel assurait au parterre de journalistes : « J’entends (..) parler de « filtrage généralisé des réseaux ». Il est évident que le projet du gouvernement ne prévoit rien de tel ! La diffusion des techniques de filtrage doit faire l’objet, aux termes des accords de l’Élysée, d’une expérimentation de bonne foi, sur une période de deux ans, entre les acteurs de la Culture et ceux de l’Internet. Il n’y a donc pas lieu, pour les pouvoirs publics, d’interférer sur ce point, dès lors que les parties respectent spontanément cet engagement ». Soulagement.

Après les URL, le filtrage des contenus


Si l’on examine le texte, miroir de cette déclaration d’intention, le discours prend une tournure plus floue. Et pour cause : Albanel et l’industrie de la Culture prévoient bien d’instaurer en France un système de filtrage. Pis, le filtrage est nettement plus incisif que celui envisagé récemment par Michèle Alliot Marie contre le contenu pédopornographique et qui déjà a provoqué des remous lors de la diffusion de la Charte sur la Confiance (notre actualité).

Alors que MAM était montée au front pour soutenir un intrépide et délicat filtrage d’URL contre ces contenus odieux, Albanel opte illico pour le filtrage de contenu. À côté, le filtrage d’URL fait office d’une mesure de garde-champêtre.

C’est un durcissement manifeste du texte. Le document initial, l’avant-projet concocté par le ministère, qui fut critiqué par la CNIL, l’AFA, L’Afoc, l’Asic… se contentait de confier la prévention des atteintes au droit d’auteur à l’autorité au centre de la loi Hadopi. Une interprétation large (ou paranoïaque) laissait entrevoir le filtrage dans l’ombre du texte, une interprétation serrée, non. Mais c'était avant l’avis « favorable » du Conseil d’État qui, attentif, torpilla le passage indiquant que la mesure devait être orchestrée seulement par un juge judiciaire, non une autorité indépendante.

Après cette correction, les artisans de la loi ont mis les bouchées doubles. Il faut se plonger dans la loi Création et Internet (ou Hadopi) jusqu’au bout pour découvrir tout en bas, à l’article 5, le futur article 336-2 du code :


En présence d'une atteinte à un droit d'auteur ou à un droit voisin occasionnée par le contenu d'un service de communication au public en ligne, le tribunal de grande instance, statuant le cas échéant en la forme des référés, peut ordonner à la demande des [ayants-droit] ou des organismes de défense professionnelle [comme l’ALPA], toute mesure de suspension ou de filtrage des contenus portant atteinte à un droit d'auteur ou un droit voisin, ainsi que toute mesure de restriction de l'accès à ces contenus, à l'encontre de toute personne en situation de contribuer à y remédier ou de contribuer à éviter son renouvellement.




Dans ces lignes, les accords de l'Elysée sont ignorés alors qu'ils provoyaient pourtant des expérimentations sur deux ans.




Un texte très vaste, dépassant les limites de la LCEN

Le tribunal de grande instance, statuant en référé, une procédure turbo, pourra donc demander à Free Neuf ou Orange que soit filtré tel contenu sur les réseaux. Le texte est d’ailleurs très vaste puisqu’il ne vise pas seulement sur les FAI, mais également les hébergeurs, ou n’importe quel intermédiaire ou tuyau. En quelque ligne, il détricote donc l’équilibre de la loi sur l’économie numérique qui oppose pourtant hébergeurs et éditeurs.

Ici l’ayant droit peut obtenir un filtrage de Youtube, des newsgroups, des réseaux P2P, d'un site internet, des échanges de toute nature, sans le formalisme tatillon de la LCEN : on saisit le juge des référés, et dans l’instant, voilà le filtrage ordonné. Sauf erreur, c’est aussi la première fois que la mention de « filtrage » apparaît ainsi dans le droit de l’internet.

Bien sûr, techniquement, le filtrage des contenus est une autre paire de manches que le filtrage des URL. On pourra relire l’interview que nous a accordé un FAI français de première importance. Ces mesures doivent par exemple s’accompagner d’investissements faramineux : la somme de 40 000 euros par DSLAM nous fut citée, alors qu’il y a 20 000 DSLAM chez Orange, et environ 3600 chez Free et autant chez Neuf. Cette petite décision d’un juge de référé pourrait donc avoir des effets encombrants pour les budgets de l'acteur qui devra supporter cette charge.

L'exemple belge

Cette tentation du filtrage des données échangées, qui implique mécaniquement un contrôle approfondi de tout ce qui passe entre votre écran et le web, n’est pas une nouveauté en Europe. Chez nos proches voisins, dans un jugement du 29 juin 2007, le tribunal de première instance de Bruxelles a exigé du FAI Tiscali (propriété de Scarlet) « qu'il adopte une des mesures techniques avancées (…) pour empêcher les internautes de télécharger illégalement le répertoire musical de la SABAM via les logiciels P2P » (notre actualité). La mesure fut considérée comme une véritable trappe puisque le juge ne donne aucune indication technique. Au FAI de se débrouiller, mais ce qui est sûr c’est qu’il s’expose à une astreinte importante au cas où les mesures prises s’avéreraient insuffisantes ou dépassées par la technique.

« Il ne s’agit (…) bien évidemment ni de « fliquer », ni de « criminaliser », ni de supprimer des libertés fondamentales – à moins que l’on considère le vol comme une liberté fondamentale » a tambouriné Christine Albanel avant donc de lancer cet engrenage, pièce discrète, mais maîtresse de l'arrivée du filtrage de masse de l'Internet en France.
et un jour ils comprendront qu'on ne peut rien filtrer precisement sur un reseau si les gens veulent vraiment s'en proteger, et ils mettront les filtres sur tous les ordinateurs. Big Brother nous voila !!! :akuro:
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Message par Kõjiro » 19 juin 2008, 09:42

C'est vraiment de plus en plus ridicule. On met des barrières physiques et/ou virtuelles partout.
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Message par Kakita Inigin » 19 juin 2008, 09:45

Et même autour des piscines. ca devient dingue. :france:
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Message par Kyorou » 19 juin 2008, 10:42

Elle sort d'où, en fait, Albanel ? Toutes les déclarations d'elle sur lesquelles je suis tombé sont à la fois très stupides intrinsèquement et totalement à côté de la plaque, même pour une membre de la Team Nicolas-Zaphod. A croire qu'on l'a exclusivement gavée à la réalité fantasmée UMP-TF1 pendant les 15 dernières années.
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Message par blair » 19 juin 2008, 14:00

Moto Shikizu a écrit : et un jour ils comprendront qu'on ne peut rien filtrer precisement sur un reseau si les gens veulent vraiment s'en proteger, et ils mettront les filtres sur tous les ordinateurs. Big Brother nous voila !!! :akuro:
installez linux ;)
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Message par blair » 19 juin 2008, 14:08

sinon une petite réflexion : le succès économique du disque (sous toutes ses formes : 33-tours, casette, cd, dvd...) à été un moment très court dans l'histoire de la musique ou de l'art en général (50 ans à tout casser). Les artistes, avant ca, faisaient des concerts, et étaient généralement assez pauvres, sauf à avoir une activité secondaire - un gagne-pain, quoi (comme beaucoup de sportifs qui sont employés de mairie ou militaires, par exemple).

Pour moi, les maisons de dique n'ont simplement aucune légitimité historique. Qu'elles crèvent me laisse totalement indifférent. Quant aux artistes, ils n'ont pas plus de légitimité à la fortune qu'une champion d'europe de boxe, par exemple. qu'ils fassent les même sacrifices, si ils veulent pouvoir prétendre au même respect. L'art est très rarement un métier, pas plus que le foot, la boxe, le rugby... sauf pour une toute petite élite. Ca n'empèche pas des centaines de milliers de pratiquants de donner le meilleur d'eux-même dans des tournois amateurs ou semi-pro.

blair, qui télécharge très peu de musique, mais qui n'arretera pas.
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Message par Kzo » 19 juin 2008, 15:49

:hmm:
A pas comprendre.

La légitimité à la fortune, oui en gros personne n'a plus de légitimité à la fortune qu'une autre (un pdg travaille t-il plus qu'une caissière?).

Je ne comprends pas du tout cette histoire de sacrifice. Quels sont les sacrifices d'un sportif? Pourquoi un artiste devrait faire les mêmes, alors que bon ce sont deux choses totalement différentes? L'artiste ne fait il pas déjà des sacrifices? En quoi pas de sacrifice = pas de respect (surtout concernant l'art ou c'est un peu le produit fini qu'on juge)?

Enfin les amateurs et les semi-pros c'est cool, en attendant J.S.Bach, je ne pense pas qu'il faisait de la musique seulement 1h en rentrant le soir. Pour atteindre une certaine maîtrise dans un domaine, il faut y consacrer du temps.
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Message par blair » 19 juin 2008, 16:14

Ben justement J.S Bach a put devenir célèbre sans avoir à recour à des droits d'auteurs. Il a dut faire ses preuves auprès de mécènes, ce qui existe toujours (soit l'etat, soit des entreprises). C'est encore comme ca que fonctionnent les sportifs - sauf les (très) rares qui sont suffisement célèbres pour faire des pubs.
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Message par Kakita Inigin » 19 juin 2008, 16:26

Bah oui mais en même temps, c'est pas une vie de ne dépendre que de mécènes ... surtout quand on produit des produits de masse.

t'es en train de dire que les écrivains devraient vendre une douzaine de livres par an aux seuls mécènes suffisament riches pour les entretenir ? mais on lirait quoi ? :help:

Parec que soyons clair : produire des millions de disques et en supporter les risques financiers, c'est comme produire des livres, faut des finances qui assurent derrière.
Et moi, que les maisons d'éditions tombent, ça m'intéresse pas du tout (... je suis imprimeur au fait :france: ).
Alors ça évolue (il y a des artistes qui se font produire via souscription sur internet) mais c'est marginal.
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Message par Kyorou » 19 juin 2008, 16:48

Faut aussi faire remarquer que la sacralisation des droits d'auteur est une spécialité très française, aussi... Ca remonte à Beaumarchais, si je ne m'abuse.

Accessoirement, le passage d'un modèle à un autre (sans droit d'auteurs) n'aurait rien d'apocalyptique. Franchement, ces discours à la "tout le monde va crever/perdre son emploi", ça m'évoque le mouvement Luddite. Les gens ont-ils tellement peur du changement ? Ou sont-ils prompts à se faire bourrer le mou par les quelques-uns qui réellement ont quelque chose à y perdre (de là à dire que leur thune leur vient de la seule survivance d'un modèle aujourd'hui inadapté...) ?
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