Ôkii-hito a écrit :Bonjour à tous
Comme la discussion est passionnante, je me permets d'y rajouter mes questions et réflexions.
Vas-y mon ami, sens-toi libre

Ce sera même un plaisir de répondre à tes questions pertinentes.
Ôkii-hito a écrit :Bonjour à tous
Comme la discussion est passionnante, je me permets d'y rajouter mes questions et réflexions.
Affiliation des marchands
Ryoko Owari est présenté comme une exception, mais je ne me souviens plus à quel titre. Je me souviens juste qu'ils ont un protecteur samurai, et qu'ils peuvent en changer.
Est-ce qu'il est indiqué dans les autres livres que les marchands "appartiennent" à un clan? Je ne parle pas des familles de samurai chargées de la logistique et du commerce au niveau général, je parle bien de ceux qui manipulent l'argent, ceux qui font partie du bas de la caste heimin. Si oui, ont-ils le loisir de changer de clan ou RO est vraiment l'exception?
Je pense que ROT est l'exception mais pas dans ce sens. Apparemment Il est dit que Matsu Sigeko est contre le système où le samurai se mêle trop des affaires du commerçant au point d'y passer plus de temps qu'à s'entrainer ou servir son seigneur. Le commerce nécessite obligatoirement des voyages, surtout pour les marchands d'un certain niveau. Ce qui laisse suppose que leurs affaires sont inter-claniques, et les plus riches doivent surement être largement affranchis des samurais. Je dirai que la situation est assez proche de la situation historique :
- paysans attachés à
une terre (mais non à un clan, ils changent de clan avec la terre qu'ils cultivent)
- artisans et commerçants libres d'attache mais pas protégé des famines ou des hausses du prix des produits agricoles.
Ces derniers seront surtout dans les villes (nombreuses au Japon et largement sous-estimées par les livres du jeu quand on voit la superficie de Rokugan et la population)
Ôkii-hito a écrit :Taxes
Est-il décrit quelque part si les marchands sonts taxés, et si oui, sur quelle base: chaque transaction commerciale (sur la base d'un registre tenu par le marchand lui-même, ou par un scribe indépendant, genre contrôleur des finances)? Un forfait mensuel estimé en gros en fonction de la taille de l'affaire?
Est-ce que ces taxes ne seraient pas suffisantes pour assurer la richesse d'un clan, l'indepndance financière par rapport à la caste des marchands?
J'adore ce genre de question !
Dans les sociétés féodales ou agricoles, des taxes se font comme suit :
- taxes sur les récoltes, soit en pourcentage, soit selon la taille des terres cultivées (système du Koku au Japon)
- taxes fixes par tête, on le voit au Japon période Edo, chaque habitant masculin de 15 ans à 60 ans était recensé et devait payer une taxe fixe annuelle.
- taxes fixes par ville/cité, à la charge ensuite au gouverneur de les répartir entre les différentes guildes/corporations, puis ensuite au sein de ces guildes, la répartition se fait entre chaque artisan/commerçant.
On voit ce dernier exemple dans la boite de campagne de ROT, où le champion d'Emeraude doit augmenter les taxes de la ville, etc
Il est absolument impossible à l'époque de taxer le chiffre d'affaires. Ce genre d'impôt est apparu en 1954 en France! une taxe selon le chiffre d'affaires demande énormément de moyens administratifs et de communication, mais aussi un certain état d'esprit intellectuel éloigné de celui des sociétés féodales.
Ôkii-hito a écrit :Samurai artisans-marchands
Dans la boîte Otosan Uchi, on a beaucoup de boutiques qui sont tenues par des samurai. Les descriptions laissent même penser que ces samurai fabriquent et/ou vendent les articles des boutiques (j'ai souvenir d'un Asako fabriquant des lanternes plus ou moins magiques).
Sont-ce des anomalies de la gamme à oublier, des exceptions (plus ou moins bien perçues par les autres samurai), ou autre? Est-ce qu'il est préférable de leur adjoindre systématiquement un associé marchand chargé de manipuler l'argent?
Franchement, je le vois comme des anomalies, à oublier. Il ne faut pas oublier que "manipuler de l'argent" peut se comprendre au sens large, pas strict. Un samurai qui paye lui-même un aubergiste pour sa nuit à l'auberge ou qui paye un forgeron qui a remis un fer à son cheval ne commet pas de fautes. Un samurai qui investis dans un commerce et qui s'en mêle trop devient un commerçant. C'est ma vision personnelle, entre cohérence, lectures historiques et lecture gamme première édition.