Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
Le problème étant conscient de quoi en fait ?Ding On a écrit :C'est surtt sur le dernier que je partage ta vision : le film va plus loin que la fable / conte de fée typique... Il a un fond politique qui me déplait totalement et qui est AMHA très conscient. Le pb étant que c'est bien réalisé, bien interprété et donc ça fonctionne du tonnerre comme "oeuvre de propagande".
AMHA c'est très très conscient.Kõjiro a écrit :Le problème étant conscient de quoi en fait ?Ding On a écrit :C'est surtt sur le dernier que je partage ta vision : le film va plus loin que la fable / conte de fée typique... Il a un fond politique qui me déplait totalement et qui est AMHA très conscient. Le pb étant que c'est bien réalisé, bien interprété et donc ça fonctionne du tonnerre comme "oeuvre de propagande".
Conscient de manipuler ou inconscient d'avoir été tellement eux mêmes manipulés qu'il ne se rendent même plus compte que le message véhiculé peut être remis en question.
Des fois je me dis qe ça doit leur apparaître comme une telle évidence qu'ils ne pensent même pas à la manip' ils se contentent de proroger un discours...
A mon avis, suivant les personnes qui bossent sur le film, y'a des deux.
De toutes manières le résultat est le même : le mythe du self made man, du "quand on veut on peut" n'a jamais été aussi florissant alors que dans les faits la promotion sociale est en pleine régression...Ding On a écrit :AMHA c'est très très conscient.Kõjiro a écrit :Le problème étant conscient de quoi en fait ?Ding On a écrit :C'est surtt sur le dernier que je partage ta vision : le film va plus loin que la fable / conte de fée typique... Il a un fond politique qui me déplait totalement et qui est AMHA très conscient. Le pb étant que c'est bien réalisé, bien interprété et donc ça fonctionne du tonnerre comme "oeuvre de propagande".
Conscient de manipuler ou inconscient d'avoir été tellement eux mêmes manipulés qu'il ne se rendent même plus compte que le message véhiculé peut être remis en question.
Des fois je me dis qe ça doit leur apparaître comme une telle évidence qu'ils ne pensent même pas à la manip' ils se contentent de proroger un discours...
A mon avis, suivant les personnes qui bossent sur le film, y'a des deux.
Je pense pas que ce genre de films, à priori anecdotiques, sortent par hasard à de telles périodes avec tt ce qu'il faut pour en faire des véhicules à Oscar... Y a une volonté des studio de dire qque chose, d'aller dans un certain sens politique.
où comment faire pour que les gens soient intimement persuadés que si leur vie c'est de la daube ... ben c'est de leur faute rien qu'à eux ...Kõjiro a écrit :De toutes manières le résultat est le même : le mythe du self made man, du "quand on veut on peut" n'a jamais été aussi florissant alors que dans les faits la promotion sociale est en pleine régression...Ding On a écrit :AMHA c'est très très conscient.Kõjiro a écrit : Le problème étant conscient de quoi en fait ?
Conscient de manipuler ou inconscient d'avoir été tellement eux mêmes manipulés qu'il ne se rendent même plus compte que le message véhiculé peut être remis en question.
Des fois je me dis qe ça doit leur apparaître comme une telle évidence qu'ils ne pensent même pas à la manip' ils se contentent de proroger un discours...
A mon avis, suivant les personnes qui bossent sur le film, y'a des deux.
Je pense pas que ce genre de films, à priori anecdotiques, sortent par hasard à de telles périodes avec tt ce qu'il faut pour en faire des véhicules à Oscar... Y a une volonté des studio de dire qque chose, d'aller dans un certain sens politique.
Aux USA, gagner des millions c'est le bonheur, iln'y a pas de complexe sur l'argent (= ce pays est pourri).Kõjiro a écrit :J'ai revu Transformers dans une version "propre". C'était moins pénible à regarder mais décidément j'ai pas accroché à ce film. Trop de trucs débiles, d'humour potache ridicule et de passages pompiers qui tombent à plat. Dommage parce qu'il y avait de bonnes intentions et qu'il demeure des passages assez trippant comme l'arrivée des Autobots. Mais le gremlin decepticon, la bimbo mécano et les hormones du héro, l'agent secret survolté qui se fait pisser dessus par un autobot, le cache cache dans le jardin, le "tu es un soldat maintenant !", le coup du j'emmène le cube en ville histoire de maximiser les dégâts sur la population civile etc ça contribue à rendre soporifique un film d'action (j'ai encore lutté pour pas dormir...) Si on y ajoute des combats quasi illisibles parce que trop rapides, ça donne un beau gâchis.
J'ai également vu Je suis une Légende. J'ai été globalement déçu par ce film qui m'a fait l'effet d'un beau gâchis lui aussi. Le début accroche bien, Will Smith y est très bon, l'ambiance est bien rendue, on ressent notamment très bien cette impression de vide, de solitude. L'idée des mannequins est pas mal mise en scène. Les premiers contacts avec les hémocytes sont bien foutus, le piège de ses derniers et la baston qui s'en suit bien maîtrisée, la scène avec le chien dans le labo très bonne et la tentative de suicide-massacre de masse de Neville pris de rage et de frustration qu'on lui ait retiré le dernier être vivant avec lequel il communiquait excellemment amenée. Et puis là, ça dérape complètement. Tous les passages avec l'envoyée de Dieu sont ridicules, le film prend une tournure mystico-religieuse inintéressante et le sacrifice de Neville en jésus-petit-chimiste est carrément casses-couilles tellement ça flingue tout le reste. Dans cette seconde partie il reste l'attaque de la maison qui est très bien faite mais le reste est piteux. C'est vraiment un sacré gâchis. Bon Redemption Song à la fin ça le fait et avoir placé du Bob dans le film m'a fait plaisir mais l'exploitation comme caution morale était un peu mal amenée elle aussi... Vraiment dommage.
Enfin, j'ai aussi vu A la recherche du bonheur. Pour re-situer c'est l'histoire (vraie semble t il) d'un père célibataire (enfin qui devient célibataire par la force des choses), dans les années 80, qui va réussir professionnellement malgré des tas d'obstacles en arrivant aussi à élever son fils. C'est bien joué encore une fois. Will Smith est plutôt un bon acteur il faut le reconnaitre. Le parcours est bien rendu, sans pathos excessif, le passage dans la gare excepté. M'enfin dormir dans les chiottes d'une gare avec son gamin parce qu'on vient de se faire expulser forcément ça fait mal. Au final j'ai bien aimé mais je ne peux m'empêcher d'avoir un arrière goût désagréable après ce genre de film. Déjà j'ai toujours du mal avec les histoires de ce genre qui jouent sur la corde du "à force de volonté rien n'est impossible" parce que ça s'apparente trop au storytelling politique dont le pendant implicite est "si t'y arrive pas c'est que tu fais pas assez d'efforts". En plus l'action du film se passe au début des années 80 donc en pleine vague Reagannienne. Soit justement le début de l'apogée de cette pratique politique. Mais cela dit le film aurait très bien pu passer quand même sans le petit message à la fin qui te rappelle que c'est une histoire vraie et se sent obliger de rajouter que "des années plus tard en vendant une toute petite petite partie de sa boîte de courtage il gagné beaucoup beaucoup de millions de dollars". Genre le bonheur c'est des millions de dollars. Finir le film sur "il a obtenu le job et il va pouvoir donner une vie agréable à son fils loin des galères qu'ils ont traversé ensemble" c'était pas suffisant. Il fallait bien préciser que le gentil courageux à la fin il gagne des millions. Ca m'a fait le même effet que le gros chèque qui clôt le film sur l'histoire d'Erin Brokotruc. Sauf que Erin est très hypocrite (genre moi je m'intéressait qu'aux victimes et à leur triste sort, le gros chèque je m'y attendais pas du tout mais comme le monde est super bien fait si je fais le bien autour de moi après je deviens millionnaire) alors qu'au moins c'est plus assumé dans A la recherche vu qu'on a quand même la scène de la Ferrari. Du coup avec cette fin qui se clôt sur le mot "millions'dollars" on a finalement un raccourci proposé par la scénarisation elle même : "je vois une belle caisse du genre signe ostensiblement ostentatoire de maxi richesse et si je fais ce qu'il faut et que j'ai suffisamment de volonté à la fin du film moi aussi j'ai la caisse". Dommage parce que le film aurait pu s'épargner ça. M'enfin j'imagine que pour faire rêve et en suivant les vertus du storytelling faut ajouter des millions'dollars pour que ça marche.
L'absence de complexe sur le fait de gagner de l'argent (voire bcp d'argent) et la thématique de la réussite par la volonté qui se concrétise en millios'dollars c'est pas tout à fait la même chose.Kakita Inigin a écrit :Aux USA, gagner des millions c'est le bonheur, iln'y a pas de complexe sur l'argent (= ce pays est pourri).
Mais qu'il sorte maintenant ... argh ...
Tssss j'ai juste oublié un "n" moiKakita Inigin a écrit :Tiens Kojiro aussi a des pbs de clavier ... un kodjothon !
C'est aussi dans Hansel et Gretel. Le début des deux contes est sensiblement le même.axl_2baz a écrit :Re-maté "I robot" hier soir.
J'ai autant aimé qu'au ciné, mais je me suis rendu compte d'une belle bourde ... Je sais pas si c'est la traduc, ou si l'erreur est aussi dans la VO, mais c'est pas "Hansel et Gretel" qui font un jeu de piste, mais "le petit poucet"