Actualité politique et sociale 2007 - Troisième acte

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Kakita Inigin
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Message par Kakita Inigin » 09 oct. 2007, 16:38

L'accord conclu dans la nuit de lundi à mardi -qui n'entrera en vigueur que dans l'hypothèse de la formation de la gouvernement- prévoit notamment l'ouverture aux citoyens extra-communautaires à l'immigration économique en cas de candidatures insuffisantes issues de l'Union européenne. Les procédures d'expulsion seraient également accélérées et les règles du regroupement familial durcies.
Quoi ? Y'a encore des gens en Belgique pour s'imaginer que des non-belges veulent y mettre les pieds alors qu'ils sont au bord de la guerre civile ? :mal:

Vos politiques vous prennent vraiment pour des c... ... comme en France en somme.
Au moins, je peux me dire que je n'ai pas voté pour eux.
:biere: :x Moi non plus. Je suis Français. Et c'est piiire :ouin
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Kõjiro
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Message par Kõjiro » 09 oct. 2007, 16:57

Sur la question de la sécu, un chat intéressant :

Lien Le Monde
"Avec les franchises médicales, l'inégalité devant les soins va s'accroître"

LEMONDE.FR | 05.10.07 | 18h19 • Mis à jour le 09.10.07 | 16h39

Dans un "chat" mardi sur le Monde.fr, Pierre Volovitch, chercheur à l'Institut de recherches économiques et sociales, se dit "pessimiste" sur les réformes de santé proposées par Nicolas Sarkozy.

Ipseite : N'est-on pas déjà devant une santé à deux vitesses ?

Pierre Volovitch : Si on parle de l'état de santé, on est déjà dans un système au moins à plusieurs vitesses, puisqu'on sait que l'espérance de vie d'un travailleur manuel est inférieure à celle d'un cadre de sept ans. Et pour l'ensemble des pathologies, l'état des populations modestes est moins bon que celui des populations plus privilégiées. Si c'est sur l'accès aux soins, on a des données qui montrent que plus la personne appartient à une catégorie modeste, et plus l'accès aux soins est tardif, et plutôt orienté vers l'hôpital que vers la médecine de ville. Le service statistique du ministère de la santé publie régulièrement des données qui confirment ce constat. On a aussi mesuré que la durée de la consultation est plus courte quand la personne appartient à une catégorie plus modeste. On est donc déjà dans un système où il n'y a pas d'égalité, ni d'état de santé ni d'accès. La question est de savoir si l'on diminue ces inégalités ou si on les renforce encore.

EM : Je voudrais savoir quels changements les réformes de M. Sarkozy vont-ils avoir sur l'égalité devant les soins ?

Pierre Volovitch : On peut être assez pessimiste. Aujourd'hui, les catégories les plus modestes se font soigner plutôt plus tard. Une partie de la cause de ce retard est une cause financière, et, en mettant en place des franchises, on va renforcer l'obstacle financier.

dod : Pourquoi la dimension de service public ou de service rendu semble-t-elle abandonée (astreintes non assurées, renvoi vers l'hôpital, choix des spécialités sur leur caractère lucratif...) ?

Pierre Volovitch : Historiquement, l'assurance-maladie a été mise en place pour rembourser les soins. Mais pas pour organiser un système de soins. Sauf pour une partie du système, personne en France, aucune autorité n'a réellement une fonction d'organisation de ce système. Dans ce pays, on a laissé aux médecins – et parfois aux parties les plus rétrogrades des médecins, je pense à l'Ordre national des médecins – le rôle d'organiser le système. Et la question est bien là : plutôt que de mettre en place des pénalités financières, le vrai sujet serait : comment organiser aujourd'hui en France un service public de soins ? Mais ce n'est malheureusement pas du tout cette question que se posent les politiques en mettant des taxes sur les boîtes de médicaments.

interne en médecine : Le déconventionnement des nouveaux médecins dès juin 2008, lié à la suppression de la liberté d'installation, ne va-t-il pas favoriser l'émergence d'un système d'assurance 100 % privé et à deux vitesses ?

Pierre Volovitch : Il y a plusieurs questions. La première est : aujourd'hui, la répartition des médecins sur le territoire est très inégalitaire. Un des aspects de l'inégatlité des soins, c'est que suivant le lieu où vous êtes, les professionnels disponibles varient de un à quatre. Donc il faut faire quelque chose, c'est sûr. Ce dont vous avez peur, c'est que les jeunes médecins qui s'installeraient là où l'on ne veut pas qu'ils s'installent ne seront plus conventionnés par la Sécurité sociale. Mesure qui s'inspirerait d'un système qui existe aujourd'hui en Allemagne. Sans doute rapidement, car c'est tout un sujet en soi, il me semble que poser la question de l'installation des médecins uniquement en termes de rémunération n'est pas la bonne solution. Pourquoi les jeunes médecins ne s'installent-ils pas dans certaines zones ? En gros, on sait que c'est pour des raisons de conditions de travail, de solitude, de mode de travail. Donc c'est plutôt vers d'autres modes d'organisation, en particulier ce qui est proposé par certaines organisations de médecins, la mise en place de maisons médicales qui permettraient, par un travail plus coopératif entre médecins, de résoudre les problèmes de surcharge de travail, de liberté en termes d'horaires. C'est plutôt vers ce type de solution qu'il faudrait aller.

LES FRANCHISES NE SERVIRONT PAS À FINANCER LA LUTTE CONTRE CERTAINES MALADIES

oubliette : Se focaliser sur des maladies comme Alzheimer et en faire des sujets médiatiques, est-ce réellement positif ?

Pierre Volovitch : Non. D'autant plus qu'on voit bien ici que l'idée de départ était de mettre en place des franchises. Devant l'impopularité de la mesure, on a dit que les franchises serviraient à financer certaines maladies. Techniquement, c'est impossible, il n'y a aucun système financier qui peut assurer que les franchises serviront à financer ceci ou cela. Et plus au fond, on est dans l'absurde si l'idée est de faire payer certains malades atteints de certaines maladies pour financer la prise en charge d'autres maladies. L'assurance-maladie, c'était les bien-portants qui payaient pour des malades. Veut-on vraiment passer à un système où certains malades paieront pour d'autres malades ?

aurelie : La mise en place de la franchise médicale n'a-t-elle pas pour but de favoriser l'automédication ?

Pierre Volovitch : Cela peut y conduire. Et ça renvoie à un autre sujet qui est celui de l'éducation à la santé. Derrière les franchises, il y a l'idée que des gens iraient chez le médecin pour des choses pas graves et pourraient ne pas y aller. C'est la logique qui est derrière la franchise. Si l'on croit que c'est le problème, la solution est plus dans une éducation à la santé qui permettrait aux gens de mieux comprendre ce qui leur arrive, plutôt que d'instaurer une taxe qui évidemment ne va gêner que les plus modestes, car ceux qui ont des revenus plus importants paieront la taxe et continueront à avoir le même type de rapport avec leur médecin.

PATRICE : Le système de soins coordonné est-il une mauvaise idée ?

Pierre Volovitch : C'est une très bonne idée. La question est : comment coordonne-t-on un système de soins ? Est-ce qu'on le fait de maniière administrative en obligeant les gens à passer par un médecin traitant ? Ou est-ce qu'on se pose la question sur la manière de favoriser, entre professionnels du soins – et une fois de plus, c'est aussi les infirmières, les kinés ou les travailleurs sociaux –, un travail en commun ?

On a eu en France des réseaux de santé qui ont été mis en place et qui ont beaucoup de mal à survivre, parce que les pouvoirs publics les financent très mal et ne leur donnent pas les moyens au moins d'exister. Mais la question des coordinations, du suivi est centrale. Une des caractéristiques de la situation c'est que dans ce pays, les maladies chroniques ont une place de plus en plus importante dans les pathologies qu'on prend en charge. Et cette prise en charge des maladies chroniques suppose une meilleure coordination entre professionnels. Là-dessus, il y a des déclarations, mais on a mis en place très, très peu de choses.

alanbee : Ne croyez-vous pas que Nicolas Sarkozy, grand admirateur des Etats-Unis, ne va pas nous conduire progessivement vers un système de santé à l'américaine où les citoyens sont à la merci des grandes assurances ?

Pierre Volovitch : Si c'est son objectif, c'est catastrophique, car tout le monde, y compris les gens qui travaillent sur le sujet aux Etats-Unis, est persuadé que le système de santé américain est le contre-exemple absolu. Parce que c'est le pays où l'on dépense le plus pour la santé, pour des résultats sanitaires mauvais. Dans le classement de l'OMS, les Etats-Unis se trouvaient autour de la 30e place, et avec un niveau d'inégalité dans l'accès à la santé tout à fait important.
Mais pour répondre à la question qu'on devine dans la question posée, ce qui est peu compréhensible, c'est qu'on espère agir sur les dépenses de santé en faisant payer le premier accès aux soins. C'est peu compréhensible parce que les dépenses de santé sont extraordinairement concentrées sur un petit nombre de grands malades, donc en termes de résultat économique, pénaliser le premier accès aux soins n'a tout simplement pas de sens.

laurent : Les cliniques privées sont plus rentables et mieux organisées que les hopitaux publics plétoriques dans chaque ville. Ne faut-il pas restructurer les hôpitaux ?

Pierre Volovitch : S l'on va chercher des données, une partie des cliniques privées sont rentables, et une autre partie, environ un tiers, est dans une situation financière catastrophique. L'idée qu'il suffirait d'être privé pour être rentable est donc au moins une simplification. Autre aspect : les cliniques privées se spécialisent, justement parce qu'elles sont privées, sur la partie des pratiques médicales qui sont rentables. En gros, les activités où on va pouvoir programmer l'utilisation du matériel. Et l'hôpital public a en charge ce que les cliniques privées ne prennent pas.

Troisième élément : bien sûr qu'il faudrait réfléchir beaucoup plus qu'on ne le fait à la répartition des lits hospitaliers dans ce pays, qui elle aussi est tout à fait inégalitaire. Mais la réflexion sur l'hôpital ne peut pas être séparée de la réflexion sur la médecine de ville. Donc c'est bien la question à se poser : comment organiser notre système de soins, quelle place pour la médecine de ville, pour la médecine hospitalière, quels liens entre les deux ? Ce sont des questions difficiles, mais on ne se les pose pas. Pour reprendre ce que je disais au début sur les inégalités géographiques : les zones en France où il y a le moins de lits hospitaliers sont celles où il y a aussi le moins de médecins. Donc les problèmes sont renforcés.

dod : Vous avez évoqué les cliniques privées rentables sur les secteurs de soins rentables : quel serait le rôle ou la contribution de l'initiative privée dans un système coordonné de soins ?

Pierre Volovitch : Si l'initiative privée est le fait que les professionnels de santé doivent garder une autonomie importante, il faut évidemment que cette autonomie reste forte. Si initiative privée veut dire qu'un investisseur de capitaux doit pouvoir intervenir, cela pose une question : nous sommes dans un pays où la dépense de santé est prise en charge collectivement. Le fait qu'un entrepreneur privé - je pense par exemple à certaines sociétés de cliniques cotées en Bourse - fasse du profit grâce à un financement collectif, il me semble qu'il y a là une contradiction importante, pour le moins.

samiska : Y-a-t il vraiment un risque que les hôpitaux sélectionnent les malades "rentables" avec la généralisation de la tarification à l'activité (T2A) ?
Pierre Volovitch : Rentables, je n'utiliserais pas ce mot. Un malade, c'est un problème médical et une situation sociale. Aujourd'hui, heureusement, on sait que la durée d'hospitalisation dépend de la situation sociale du malade. Heureusement, dans les hôpitaux, on garde plus longtemps la personne dont on sait que les conditions de logement ou de revenus font qu'elle est plus fragile. La T2A est une tarification qui prend en compte l'aspect médical et ignore totalement la dimension sociale. Donc une application non réfléchie – et malheureusement c'est plutôt vers cela qu'on va – de la T2A, cela veut dire que l'hôpital qui continuera à prendre en compte la situation sociale des malades se mettra en danger financièrement.

oubliette : Les maisons de retraite et leurs prix. Qu'en pensez-vous ?

Pierre Volovitch : Le vieillissement et le fait qu'il y a de plus en plus de personnes âgées dépendantes pose le problème de la prise en charge de ces populations. L'ensemble des associations du secteur demande la mise en place de ce qu'on appelle le cinquième risque, un risque de protection sociale financé par des cotisations et avec accès moins inégalitaire qu'aujourd'hui. La dernière déclaration de M. Sarkozy sur la question préconisait la mise en place d'assurances privées. Donc malheureusement, les inégalités dans le domaine de l'accès aux maisons de retraite risque de perdurer, voire de se renforcer, entre ceux dont les retraites leur permettront d'accéder à des établissements corrects et les plus pauvres, qui relèveront d'établissements qui auront moins de moyens, donc seront de moins bonne qualité.

Mais puisqu'on parle des personnes âgées, il faut dire quelque chose que tout le monde peut deviner, mais autant le dire clairement : si l'on met en place des franchises, si l'on veut faire financer certaines maladies par d'autres maladies, cela veut dire que ce sont les vieux qui vont payer, car bien évidemment, les personnes les plus malades dans notre société sont en particulier les personnes les plus âgées.

"UN DES GRAVES PROBLÈMES EST CELUI DES DÉPASSEMENTS D'HONORAIRES"

progres,_protégeons_le : Notre système de Sécurité sociale n'a pas toujours été en déficit. Il était excédentaire au début des années 2000. Comment expliquer que le "trou" soit revenu ensuite ?

Pierre Volovitch : Parce qu'un déficit, c'est la combinaison de dépenses et de recettes, et les recettes de l'assurance maladie sont directement liées au niveau de croissance économique. Et on voit bien que les années où il y a une bonne croissance économique, où les salaires progressent, où le chômage diminue, les comptes de l'assurance maladie s'équilibrent mieux. Reste que nous avons devant nous une question sérieuse : les dépenses d'assurance maladie augmentent à un rythme général plus élevé que la croissance.

Ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle, puisque dépenser de l'argent pour soigner des gens est peut-être plus intelligent que d'autres formes de dépenses. Reste qu'il faut trouver les financements nécessaires à cette progression.

dod : Pourquoi parle-t-on si peu du rôle de l'évolution des rémunérations des professions médicales dans la dérive des comptes ?
Pierre Volovitch : Parce que la question des revenus des professionnels est en France une question taboue. Cette question est très importante. Il faut savoir que plus des deux tiers des dépenses de santé correspondent à des revenus de professionnels. Evidemment pas que les médecins. La santé est une activité de main-d'œuvre. Or cette question ne fait pas partie du débat public. On a des données incomplètes sur les revenus des professionnels, et quand on en a, on voit bien que l'on est dans un domaine où il n'y a pas de politique. Aujourd'hui, un radiologue a un revenu quatre fois supérieur à celui d'un généraliste. Qu'est-ce qui justifie cet écart ? On est dans un domaine où il n'y a pas de pilote dans l'avion. Et évidemment, la question des revenus des professionnels est centrale. Et si l'on parle d'accès aux soins, un des graves problèmes en ce moment est celui des dépassements d'honoraires. Des médecins qui font payer des tarifs qui n'ont plus rien à voir avec ceux de l'assurance-maladie. On a des dépassements justement parce que nulle part on n'a de débat collectif, avec des objectifs. Je viens de participer à un numéro de la revue pratique, Les cahiers de la médecine utopique, où justement on essaie d'aborder ce débat sur les revenus des professionnels de santé.

plume : Comment financer aujourd'hui le système de soins ?

Pierre_Volovitch : On sait bien que depuis une grosse vingtaine d'années la part des salaires de l'ensemble des rémunérations dans la richesse nationale a diminué. Or l'assurance-maladie est financée sur les salaires, sous forme de CSG par exemple. Et un système solidaire d'assurance-maladie aura du mal à être financé dans une société où globalement les inégalités, en particulier entre revenus du travail et revenus du capital, augmentent.
Gab : En quoi les réformes de Nicolas Sarkozy diffèrent-elles de celles qui ont été faites dans les autres pays de l'Union européenne ?

Pierre Volovitch : Il n'y a pas un seul type de réforme dans les autres pays de l'Union européenne. D'ailleurs il y a beaucoup de systèmes de santé. Ce qui est certain, c'est que nous sommes, parmi les pays européens, celui dans lequel il y a le moins de politique d'organisation du système. Notre système est très peu organisé par les pouvoirs publics. Et la politique conduite actuellement ne va vraiment pas dans le sens d'une réduction de cet écart avec des pays comme ceux d'Europe du Nord d'un côté, ou nos voisins allemands d'un autre, où c'est plus organisé que chez nous.
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"Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée. Trop de citoyens veulent la civilisation au rabais" - Henry Morgenthau, remettant son rapport sur l'utilisation abusive des paradis fiscaux par les contribuables au président Roosevelt en 1937.

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Kõjiro
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Message par Kõjiro » 09 oct. 2007, 17:13

Et une analyse que je trouve plutôt pertinente.

Avec l'ouverture, «Sarkozy dévitalise le gouvernement»
Le politologue Dominique Reynié décrypte une politique destinée à s'approprier les pleins pouvoirs.

Par Elianne Patriarca

LIBERATION.FR : mardi 9 octobre 2007

Vendredi, c'était Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives, qui poussait un coup de gueule, jugeant inacceptable l'article de la loi sur l'immigration interdisant aux sans-papiers l'accueil dans les centres d'accueil d'urgence. Ce matin, c'est Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, qui dénonce l'amendement sur les tests ADN et juge «dégueulasse» l'instrumentalisation de l'immigration. Dominique Reynié, chercheur au Centre de recherche politiques deSciences Po (Cevipof), revient sur les déclarations dissonantes de ces deux personnalités issues de la gauche.

Comment interprêter la déclaration de Fadela Amara après celle de Martin Hirsch la semaine dernière ?

Martin Hirsch, Fadela Amara et auparavant Bernard Kouchner ont fait savoir qu'ils éprouvaient de la gêne, ou étaient choqués ou en désaccord sur certains sujets. On peut avoir deux lectures de ces événements. Une lecture optimiste, positive, qui consiste à dire que ces ministres d'ouverture qui expriment des points de vue divergents font vivre une forme de pluralisme au sein du gouvernement. Malgré sa victoire à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy n'aurait donc pas une démarche politique hégémonique. Mais on peut aussi aussi faire une lecture plus pessimiste, et conclure que le gouvernement n'est pas le lieu du pouvoir.

Que voulez-vous dire ?

Quand quelqu'un déclare s'opposer aux tests ADN, c'est tout son système de valeurs qui est en question. Logiquement, quand un ministre est «contre» sur de sujtes aussi fondamentaux, il ne peut pas rester dans le gouvernement. Clamer son désaccord, c'est manquer aux règles de la solidarité gouvernementale. Bien sûr que des discussions vives peuvent se produire mais elles doivent rester dans le secret des réunions, tout simplement parce que le gouvernement a normament un fonction exécutive.

Qu'est-ce que cela signifie ?

Si des ministres peuvent rester dans ce gouvernement tout en ayant exprimé de profonds désaccords sur des sujets aussi importants que la loi sur l'immigration ou les tests ADN, je l'interprète comme la preuve que le gouvernement a désormais changé de fonction.
Depuis plusieurs mois, je me demandais à quoi servait le gouvernement puisque c'est l'Elysée qui gouverne. Désormais c'est clair: Sarkozy gouverne, la fonction de Premier ministre a été dévitalisée et le gouvernement est parlementarisé, transformé en petite assemblée chargée de mettre en scène le débat national, la polémique ou le différend sur la faillite de la France, la politique de rigueur, les SDF, les tests ADN... Ceci expliquerait la volonté de Nicolas Sarkozy d'avoir des ministres issus de la gauche.

La politique d'ouverture serait donc un mécanisme destiné à parlementariser le gouvernement et simultanément, à asphyxier le Parlement, qui devient une chambre surannée. La déclaration de Fadela Amara sera probablement beaucoup plus reprise par les médias que tous les arguments évoqués la semaine dernière par l'opposition parlementaire.
En gros donner l'illusion que le gouvernement (qui n'a finalement guère d'autres fonctions que celle ci, médiatique avant tout) est le lieu de débats d'idées voir même d'affrontements idéologiques permet de court-circuiter toute forme d'opposition y compris institutionnelle comme les débats parlementaires.

Sarkozy, outre le fait qu'il phagocyte complètement le pouvoir sans qu'on se pose de questions (voir l'édito de Joffrin qui parfois dit des trucs pas trop cons), réussi aussi à "avaler" l'opposition en la mettant en scène grâce au gouvernement, grâce à ses starlettes médiatiques (Dati, Kouchner, Amara, Hirsh ou Laporte à venir mais ce ne sont pas les seuls) qui sont sélectionnées pour ça en fait.

Très fort il faut l'avouer.
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"Les impôts sont le prix à payer pour une société civilisée. Trop de citoyens veulent la civilisation au rabais" - Henry Morgenthau, remettant son rapport sur l'utilisation abusive des paradis fiscaux par les contribuables au président Roosevelt en 1937.

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Message par Kzo » 09 oct. 2007, 17:54

Intéressant ce point de vue.
et déprimant ton pavé sur le système de santé francais...
Moi qui avait du taff chiant à faire, j 'ai plus la patate là.
"Je suis un gentil, j'ai que des amis et plus d'ennemis :mal:"

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Message par Shoju » 09 oct. 2007, 18:15

Au passage t'es syndiqué chez qui Iginin ?

(et en tant que salarié, tu irais chez quel syndicat ? et pourquoi ?)
J'aime les gens !

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Message par Kakita Inigin » 09 oct. 2007, 18:30

J'ai été deux ans syndiqué, et cadre (1 an et demi), à l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF).
Comme pas mal de mes messages ont pu le laisser entendre :sarcastic:

je ne suis plus étudiant donc la question ne se pose plus ; salarié je serai probabement à la section cadres de la CGT (parce que :
a) j'ai l'habitude de travailler avec eux
b) dans l'imprimerie ils sont réputés puissants*
c) je n'aime pas mais alors pas du tout la cfdt)
Mais ça dépend des gens, encore une fois. Si je suis dans une boite où la cgette c'est desgros sectos ben j'irai pê voir Sud ou FO.

* dixit le secrétaire générale du syndicat patronal de branche.
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Message par Shoju » 09 oct. 2007, 19:04

Moi j'ai été au SNES mais c t moyen alors je cherche ...

Je trouve que le SNES est un peu ce que la CFDT est dans l'industrie (moi non plus j'aime pas la cfdt)
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Message par Kõjiro » 09 oct. 2007, 21:16

Shoju a écrit :J'ai vu Sicko de Michaël Moore ... C'est effectivement très démonstratif et performatif ; mais cette "critique" ne doit pas faire perdre de vue le factuel contenu dans ce film...

J'espère que l'on n'arrivera pas à France à ce système de santé tout privatisé qui laisse sur le carreau non seulement ceux qui ne peuvent se le permettre, mais aussi ceux qui souscrivent à ces assurances privés. Il mentionne le nombre de pbs qu'ont les assurés à bénéficier de leur droit et comment les assurances privés ont toute une organisation pour se substituer au remboursement ; et bien entendu, on ne parle même pas de ceux qui ne sont pas assurés.
J'espère qu'en France, on ne laissera pas passer cela et que la rue sera répondre présent le cas échéant parce que je crois certains au pouvoir très tentés par ce régime totalement libéral ...
J'espère que beaucoup sont comme moi, fier de payer des impôts pour le bénéficie d'une société plus juste ...
Ding On a écrit :Totalement.
J'ai d'ailleurs tjs trouvé amusant qu'un système soi disant systémiquement déficitaire voit planer au dessus de lui qques vautours comme Axa dès qu'on parle de le démanteler au bénéfice du privé...
Mais je suis parano.
Shoju a écrit :Ce doit être ça, t'es parano :langue: (moi j'ai le droit à gauchiste quand je dis ça ...)

Le pire dans tout ça, c'est que j'ai peur que certains sont prêts à applaudir des 4 mains si le système français se fait démanteler et souvent parmi ceux qui en pâtiront le plus ...

Pour le déficit, on devrait dire aux gens qu'il provient du non reversement de certaines cotisations sociales patronales car sinon le système n'est pas en déficit s'il n'y avait pas de cadeau aux patrons (sous forme de subventions déguisés)
A ce sujet :

Acrimed : Les médias et le « fameux déficit de la sécurité sociale » - A partir du "mythe du trou de la sécu" de Julien Duval..
Les médias et le « fameux déficit de la sécurité sociale ».
Julien Duval
Publié le samedi 18 août 2007
Première publication le lundi 30 juillet 2007

Nous publions ci-dessous, avec l’autorisation de l’auteur et de l’éditeur, des extraits du Mythe du « trou de la Sécu », par Julien Duval, Raisons d’Agir, avril 2006, 6 euros. (Acrimed)

Depuis une vingtaine d’années, quelques idées très répandues structurent le débat public en matière de protection sociale : les difficultés financières de la Sécurité sociale, ses sombres perspectives d’avenir, les effets négatifs sur l’économie d’un trop haut niveau des prélèvements... Si ces idées, qui reposent en partie sur des faits avérés, peuvent présenter une certaine cohérence logique, on ne saurait les comparer à des propositions scientifiquement validées. Ce sont d’abord des lieux communs, nés des rapports de force au sein d’un « jeu politique » dont le fonctionnement a été analysé en sciences sociales [1]. Leur qualité première est de faire consensus parmi les groupes qui prennent le plus activement part au « débat public » : le pouvoir politique, les experts reconnus par celui-ci, les « partis de gouvernement », les journalistes des grands médias, les instituts de sondage. Les raisons qui incitent ces différents agents à promouvoir certaines « vérités » ne relèvent pas de la science pure. Les responsables politiques, par exemple, ne cherchent pas tant, dans leur discours, à livrer des descriptions rigoureuses de l’état du monde qu’à en donner des représentations qui justifient leur action. De plus, leurs conditions de travail sont marquées par l’urgence. Comme les journalistes, ils doivent régulièrement s’exprimer sur des « dossiers » qu’ils connaissent mal. Dans ces conditions, il est logique qu’ils soient tentés de s’en remettre aux idées reçues, celles qu’ils peuvent défendre sans risque, puisque tout le monde les a déjà admises.

Il n’est donc pas étonnant que la vision dominante en matière de protection sociale, soumise à un examen un tant soit peu rigoureux, se révèle très inconsistante. Des chiffres indiscutables donnent communément lieu à des interprétations ou des conclusions qui le sont beaucoup moins. Il n’est pas rare, non plus, que le débat public s’organise autour de propositions quasi indémontrables, ou accorde sans sourciller une validité générale à un raisonnement vérifié (au mieux) uniquement dans des conditions très particulières. Ainsi, des outsiders du jeu politique (par exemple certains syndicats, partis minoritaires ou intellectuels critiques) formulent régulièrement des objections très argumentées contre tel ou tel lieu commun sans jamais entamer de façon décisive le crédit collectif dont celui-ci bénéficie.

Ces remarques valent pour le « déficit de la Sécurité sociale ». Occupant une place de première importance dans la vision dominante, ce sujet est, à coup sûr, l’un des plus commentés. Les médias suivent attentivement son évolution et le propulsent « à la une » en maintes occasions. Ce qu’ils appellent le « déficit de la Sécurité sociale » correspond, en réalité, aux besoins de financement du régime général. Le chiffre officiel fait les gros titres quand le rapport semestriel de la commission des comptes de la Sécurité sociale est rendu public : parmi beaucoup d’autres informations, ce document comporte les prévisions relatives aux besoins de financement du régime général pour l’année en cours. Mais le célèbre chiffre retient parfois l’attention journalistique en d’autres circonstances : depuis 1995, la Cour des comptes publie un rapport sur la Sécurité sociale qui est remis au Parlement en prévision du vote à l’automne de la loi de financement de la Sécurité sociale. Et, en cours d’année, la presse titrera également sur des chiffres officieux annonçant un dépassement des prévisions officielles. [...]

De fait, c’est presque quotidiennement que les médias rappellent l’existence du « trou de la Sécu ». Rares sont les articles sur la Sécurité sociale qui ne s’y réfèrent pas, d’une façon ou d’une autre. Ainsi, le « trou » sert régulièrement d’accroche ou de chute quand les informations télévisées traitent des sujets tels que les escroqueries aux prestations sociales, la médecine, les hôpitaux... La tendance journalistique à assimiler la Sécurité sociale à son déficit est très visible aux anniversaires de la création de l’institution. Les commémorations inspirent alors des reportages évoquant largement, et parfois exclusivement, le « trou » : certains le considèrent comme aussi ancien que l’institution ; pour d’autres, c’est seulement dans les années 1970 qu’il se serait mis à « ronger le système ». Bref, lorsqu’un journaliste qualifie la Sécurité sociale de « système qui produit des déficits » [2], il exprime moins une opinion personnelle qu’une vision très répandue dans les médias.

Les journalistes ont certes de bonnes raisons de s’intéresser au « trou de la Sécu ». Longtemps, une raison technique l’a rendu préoccupant : les administrations de Sécurité sociale étaient dans une quasi-impossibilité matérielle d’emprunter pour couvrir leurs besoins de financement. Mais la focalisation médiatique semble d’abord tenir au montant du déficit : en 2005, 11,6 milliards d’euros. S’ils le qualifient souvent d’« énorme », les journalistes diagnostiquent aussi un état « chronique » et, à ce titre, inquiétant : depuis les années 1990, les besoins de financement du régime général viennent grossir la dette, gérée par la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES). Outre un risque de « faillite », il arrive également aux médias d’envisager que l’institution soit un jour dans l’impossibilité de verser les prestations sociales.

Ces arguments, qui semblent justifier l’importance accordée au sujet, doivent être relativisés. Le montant absolu du déficit, auquel les médias s’en tiennent généralement, paraît colossal. Mais, rapporté aux sommes en jeu, il ne correspond pas à une part considérable de l’ensemble des recettes du régime général : même en 2005, où il atteint un niveau sans précédent, il n’en représente que 4,3 %. La même année, pour le budget de l’État, le rapport du solde aux recettes s’élève à 18 %. De même, on peut noter qu’en 2005 les besoins de financement de la Sécurité sociale ne constituent que 7,3 % de l’ensemble des besoins des administrations publiques [3].

Si l’importance accordée au chiffre du déficit paraît disproportionnée, on peut aussi discuter de la lecture qui en est régulièrement faite. L’expression « trou de la Sécu » est une sorte d’« obstacle verbal » qui « pousse à une pensée autonome » et tend à fournir « une fausse explication à l’aide d’un mot explicatif » [4]. Elle invite à penser les finances de la Sécurité sociale sur le modèle du budget d’un ménage. L’analogie est parfois explicite. Pour tel journaliste de télévision, par exemple, il s’agit de problèmes « tout simples » : « le budget d’un ménage, il est composé des revenus et puis on doit s’y tenir, tout simplement » [5]. L’expression « trou de la Sécu » ne fait pas que nommer un problème, elle renvoie implicitement au principe de l’économie ménagère selon lequel on ne peut pas durablement dépenser plus qu’on ne gagne. Elle renferme ainsi une explication : l’institution est en déficit parce qu’elle vit au-dessus de ses moyens ; et si elle vit au-dessus de ses moyens, c’est qu’elle gaspille ses ressources ou fait des dépenses inutiles.

Des sujets très médiatisés confortent cette thèse : les « abus » entourant le fonctionnement de la Sécurité sociale, ou les escroqueries aux assurances-maladie ou chômage, si souvent rapportées par les radios et les télévisions privées. Certains news magazines en proposent fréquemment des compilations sous la forme de « unes » et de dossiers dénonçant « la grande fraude sociale » ou « ceux qui creusent vraiment le trou de la Sécu ». Depuis 2002, les gouvernements de droite martèlent que le système actuel donnerait lieu à des « fraudes » de plus en plus nombreuses et que les assurés comme les médecins dépenseraient sans compter. Il fut ainsi beaucoup question ces derniers temps de « surconsommation de médicaments », de « nomadisme médical », d’« examens médicaux injustifiés », d’« arrêts de travail abusifs »... sans parler de la « bobologie » : « Les Français vont de plus en plus souvent à l’hôpital pour de petits traitements ou de simples bobos. On donne sa carte Vitale, on ne sait pas combien ça coûte » [6]. [...]

Julien Duval, Le Mythe du « trou de la Sécu », Éditions Raisons d’agir, 2007, pp. 17-19 et pp. 21-24.


_________________________________________________

[1] Voir Pierre Bourdieu et Luc Boltanski, « La production de l’idéologie dominante », Actes de la recherche en sciences sociales, 2-3, juin 1976, p. 4-73 ; Patrick Champagne, Faire l’opinion. Le nouveau jeu politique, Paris, Minuit, 1990 ; Pierre Bourdieu, Sur la télévision, Paris, Raisons d’agir, 1996 ; Pierre Bourdieu, « Science, politique et sciences sociales », Actes de la recherche en sciences sociales, 141-142, mars 2002, p. 9-10.

[2] Pierre-Marie Vidal, « Quel modèle ? », Métro, 21 septembre 2005.

[3] « Les comptes des administrations publiques en 2005 », Insee Première, 1078, mai 2006.

[4] Gaston Bachelard, La Formation de l’esprit scientifique. Contribution à une psychanalyse de la connaissance objective, Paris, Librairie philosophique J. Vrin, 1970, p. 21 et 81.

[5] LCI, 27 octobre 1994.

[6] Journal de 13 heures, TF1, mercredi 28 septembre 2005.
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Message par Kakita Inigin » 09 oct. 2007, 21:54

Shoju a écrit :Moi j'ai été au SNES mais c t moyen alors je cherche ...

Je trouve que le SNES est un peu ce que la CFDT est dans l'industrie (moi non plus j'aime pas la cfdt)
A gre le snes est un peu bizarre.
mais ça dépend des personne et donc de l'université sauf que ... en intersyndicale ils sont pas raccords.
En milieu universitaire je suis habitué à compter sur la cgt et la fsu. (on a des cadres nationaux sur grenoble). l'unsa est très démocratique mais très difficile de faire coopérer (notamment parce que tout doit y être débattu longtemps)
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Message par Kakita Inigin » 09 oct. 2007, 22:12

Note : Fadela Amara est sous les feux (de la majorité) après avoir traité de "dégueulasse" l'instrumentalisation des immigrés avec les tests adn. "Cet amendement fait honte à la France, pays des droits de l'homme" à l'Assemblée Nationale ... bien du courage.

Bon ... Si c'est le gouvernement qui constitue sa propre opposition, ça craint pour le pps. (non il n'y a pas un p en trop)
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Message par Shoju » 09 oct. 2007, 22:14

Je pensais à FO ... Je trouve pas mal leurs interventions dans l'ensemble ...


Sinon @ Kojiro : Malheureusement, mon pov' vieux, l'information c'est TF1 alors ... (je préfère rien dire sinon je vais encore me prendre un point Goodwwin)
J'aime les gens !

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Message par Kõjiro » 09 oct. 2007, 22:19

Shoju a écrit :Je pensais à FO ... Je trouve pas mal leurs interventions dans l'ensemble ...
Moi j'aime bien Mailly aussi. Les rares fois où il a réussi à obtenir plus de quelques secondes prises en pleine manif' de temps de parole dans les médias j'ai trouvé qu'il savait restituer clairement des informations détaillée, précise et intéressantes.
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Message par Kakita Inigin » 10 oct. 2007, 07:19

Sur les plateaux il se débrouille aussi mais ça ne veut rien dire sur ses troupes.
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Message par Kõjiro » 10 oct. 2007, 15:02

Anecdote.

Ce matin, sur mon metro qu'on me file au métro je vois en première page un titre (pas grand cela dit) :

Tri sélectif : l'incitation avant la répression.

Bizarrement ma première réaction a été "tiens un article sur de futures lois sur l'immigration"

Sauf que pour notre tri sélectif vis à vis de l'immigration on est passé depuis longtemps à la répression.

Comme quoi la France traite mieux ses ordures que ses immigrés...

(oui je sais c'est pas malin comme propos, n'empêche quoi...)
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Message par Kakita Inigin » 10 oct. 2007, 17:16

Très pertinent. Avec la racaille qu'il faut traiter au karcher ...
un écrivain hier chez tadei, expliquait que réduire l'immigration réduisait la délinquance et que limiter le regroupement familial réduisait l'immigration illégale. un bon à rien.
mais je reconnais que ne pas être de mauvaise foi quand on a un philosophe et Axel kahn qui argumentent en face (et comment ... oh les têtes quoi ...) c'est dur.
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