
Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
Hong Kong, 1962. Chow Mo-Wan, journaliste, emménage dans l'appartement voisin de celui de Su Li-Zhen, secrétaire d'un homme d'affaires. À la suite de troublantes coïncidences, Chow et Su découvrent que leurs conjoints respectifs, constamment en déplacements professionnels, ont une liaison. Se rapprochant peu à peu, les deux délaissés cherchent à comprendre les raisons de leur infortune et endossent alors chacun le rôle du conjoint de l'autre...
mercredi, 7 juin 2006 à 22:40
Rediffusions :
18.06.2006 à 00:40
Monrak transistor
(Thailande, 2002, 115mn)
Hommage aux chansons populaires et au cinéma thaï des années 60, Monrak transistor est un grand mélo sucré-salé, une comédie musicale kitsch et une délicieuse histoire d'amour.
Pèn est allongé dans une cellule les fesses à l'air. Un gardien de prison entreprend de nous raconter ses aventures : un soir, lors d'une fête de village, Pèn monte sur scène pour déclarer son amour à sa dulcinée, Sadao. Les saisons passent. Malgré les admonestations du père de Sadao, les deux amants prolongent leur batifolage et finissent par s'épouser. En guise de cadeau de mariage, Pèn offre un transistor à l'élue de son coeur. Quelques mois plus tard, Sadao est enceinte. C'est alors que Pèn reçoit une convocation pour effectuer son service militaire et partir à la guerre. La romance prend fin et le cauchemar commence...
Môn et Tjoung sont homos. Ils cherchent du travail lorsque Tjoung aperçoit un avis de concours pour faire partie de l'équipe masculine de volley-ball de Lamping. Mais quand les deux amis sont sélectionnés, les autres joueurs se rebellent contre la présence de "tantes" et de "folles", et démissionnent. L'entraîneur, Mlle Bi, propose aux deux compères de constituer une nouvelle équipe en vue du championnat national...
La belle équipe
Comme beaucoup de réalisateurs thaïs, Yongyooth Thongkonthun a fait ses premières armes dans le monde de la publicité. Il en est sorti avec les habitudes inhérentes à la profession : rendre l'intrigue si limpide que le happy end transparaît dès le premier clap et remplir toutes les images de paillettes et de sourires. Tout cela pourrait suffire à couler n'importe quel navire... Mais pour ce premier film, le réalisateur fait montre d'une phénoménale énergie à ne tenir qu'une corde, celle de la comédie et du pas sérieux et à la laminer entièrement, tant et si bien qu'en guise de point final, l'émotion gagne. Si le recrutement des joueurs de l'équipe de volley-ball évoque un scénario déjà mis en place dans The blues brothers (et vu mille fois depuis), le casting réussit, avec Nong le soldat surnommé "foufoune blindée", Piya le travesti à l'ambiguïté sexuelle bien réelle, et Wit le jeune futur marié, à rassembler des personnages pittoresques et attachants.
L'équipe est appelée Satreelex par l'entraîneur - littéralement "les dames de fer" - parce que ses joueurs sont "toutes dures mais tendres et toutes tendres mais dures". Un programme à pétrir sous toutes ses formes. Inspirée d'une histoire vraie, cette comédie a tenu la tête du box-office en Thaïlande et en Asie face à d'autres équipes de choc, notamment celle de Mission : impossible II constituée par John Woo et celle des X-men.
Reportage à Chongqing, capitale économique de l'Ouest chinois, une ville-champignon de 30 millions d'habitants qui absorbe chaque année 200 000 nouveaux arrivants.
Sophie Lepault est partie à la rencontre de ceux qui participent au formidable essor de Chongqing. Pour M. Wu, vice-maire de la ville, le premier défi est de réussir à développer tous les secteurs en même temps : l'immobilier, mais aussi l'éducation, la recherche, la culture, la santé, la lutte contre la pollution et les inégalités... Les grands projets se multiplient dans toute l'agglomération. C'est un Français, Martin Robain, qui a été choisi pour construire la Cité des sciences. L'architecte assiste avec émotion à la pose de la première pierre, mais constate que les vestiges qu'il souhaitait conserver ont presque tous été rasés... Le documentaire montre combien le secteur privé a supplanté le secteur public, ce qui n'empêche pas de prendre au sérieux l'éducation et la recherche. Le MBA-commerce de l'université de Chongqing, classé parmi les meilleurs troisièmes cycles chinois, est ainsi de plus en plus coté. Surprise à l'université : on croise le ministre américain du Commerce, Carlos Gutierrez, venu proposer aux étudiants un cursus croisé entre les deux pays. Les premiers succès sont déjà là, dont le reportage donne quelques aperçus étonnants : le roi de la moto et de l'automobile chinoise, Yin Mingshan, vient de lancer la minivoiture la moins polluante de Chine ; le professeur Wang est pionnier dans le traitement du cancer par ultrasons ; les ingénieurs de Xinwei préparent une nouvelle norme d'Internet sans fil haut débit. Et l'on constate qu'au-delà de Pékin et de Shanghai, c'est toute la Chine qui bouge.
J'ai pas vu en entier mais ça avait l'air pas mal du tout ce truc. Bien délirant en tout casMoto Shikizu a écrit :Rappel ce soir une comedie Thaie : Statreelex a 20H40
Môn et Tjoung sont homos. Ils cherchent du travail lorsque Tjoung aperçoit un avis de concours pour faire partie de l'équipe masculine de volley-ball de Lamping. Mais quand les deux amis sont sélectionnés, les autres joueurs se rebellent contre la présence de "tantes" et de "folles", et démissionnent. L'entraîneur, Mlle Bi, propose aux deux compères de constituer une nouvelle équipe en vue du championnat national...
La belle équipe
Comme beaucoup de réalisateurs thaïs, Yongyooth Thongkonthun a fait ses premières armes dans le monde de la publicité. Il en est sorti avec les habitudes inhérentes à la profession : rendre l'intrigue si limpide que le happy end transparaît dès le premier clap et remplir toutes les images de paillettes et de sourires. Tout cela pourrait suffire à couler n'importe quel navire... Mais pour ce premier film, le réalisateur fait montre d'une phénoménale énergie à ne tenir qu'une corde, celle de la comédie et du pas sérieux et à la laminer entièrement, tant et si bien qu'en guise de point final, l'émotion gagne. Si le recrutement des joueurs de l'équipe de volley-ball évoque un scénario déjà mis en place dans The blues brothers (et vu mille fois depuis), le casting réussit, avec Nong le soldat surnommé "foufoune blindée", Piya le travesti à l'ambiguïté sexuelle bien réelle, et Wit le jeune futur marié, à rassembler des personnages pittoresques et attachants.
L'équipe est appelée Satreelex par l'entraîneur - littéralement "les dames de fer" - parce que ses joueurs sont "toutes dures mais tendres et toutes tendres mais dures". Un programme à pétrir sous toutes ses formes. Inspirée d'une histoire vraie, cette comédie a tenu la tête du box-office en Thaïlande et en Asie face à d'autres équipes de choc, notamment celle de Mission : impossible II constituée par John Woo et celle des X-men.
Documentaire de 52' écrit et réalisé par Pierre Brouwers, et produit par Media 9/Voyage. 2004. La mythique Route de la soie s'étend sur plus de 7 000 kilomètres. Elle fut un grand axe d'échanges entre civilisations. Aujourd'hui encore, même si les voies maritimes et les buildings ont pris le dessus, dans certaines régions le passé est encore palpable. Le long du Fleuve Jaune ou à travers le désert de Gobi, les commerçants nomades sont présents. Le téléspectateur est invité à découvrir les vestiges de l'ancienne capitale chinoise, Xi'an, puis les plateaux tibétains où l'on vénère le cheval, moyen de transport toujours aussi prisé. A Turfan, près des monts Célestes, les habitants vivent de la production de raisin. A Kachgar, le commerce de l'or attire toujours les foules. Les Ouïgours, la plus importante ethnie minoritaire de Chine, sont présents dans la région de Dunhuang, une oasis de verdure, et vivent toujours essentiellement de l'agriculture et du commerce. Les grottes des Mille Bouddhas près de la colline Ming Sha dévoilent près de cinq cents grottes de peintures rupestres qui témoignent de l'histoire dans cette région. A la frontière du Pakistan, l'activité semble être restée fidèle aux traditions de la Route de la soie, car les foires aux bestiaux, le marché de tissus et celui aux chevaux sont toujours là, et attirent toujours autant de monde.
Il pleut une pluie de cinéma. Une femme vêtue d'une robe rouge marche sur une plate-forme et se dirige vers un petit pavillon de bois. À l'abri, elle tente de saisir un mouchoir caché derrière sa ceinture et laisse s'échapper une photo en noir et blanc sur laquelle on distingue un homme à terre.
Un éclair éclabousse la scène d'une violente lumière. L'homme de la photographie, attendu, ne viendra pas... Nous voici en Thaïlande, au siècle dernier. Depuis leur enfance, Rumpoey, une fille de bonne famille, et Dum, un campagnard timide, n'aspirent qu'à vivre une belle histoire d'amour, comme la femme riche et le bûcheron de la légende.
Spécialité du chef
Parmi les critiques nourries d'incompréhension à propos des Larmes du tigre noir, l'une destinée aux lecteurs de Première notait que "l'intrigue, exagérément niaise, ne sert qu'à enfiler des situations lourdement symboliques à peine dissimulées sous une couche de fausse candeur". Gageons qu'il est plus facile pour un Thaï d'appréhender le très kitsch Fabuleux destin d'Amélie Poulain que pour un Européen de s'abandonner à la légèreté de ce cocktail féerique où le sang et les larmes giclent dans chaque plan. Le premier film de Wisit Sasanatieng est un pastiche des mélodrames bollywoodiens, des westerns mexicains, des publicités asiatiques d'antan, du roman feuilleton...
Toutes ces références et images, aussi hybrides soient-elles, sont tout à fait claires pour un oeil occidental. Ce qui fait le sel du film, c'est la naïveté générale et assumée de sa romance en carton pâte fourrée à l'ultraviolence. Comme dans le cinéma de John Woo, où coexistent dans un même plan une colombe et le visage du justicier, ce film aux sources du cinéma populaire thaï relie les antagonismes, le premier et le second degré, le mauvais goût et le savoir-faire, la lourdeur et la mélancolie.