Le coin des questions inutiles

Forum dédié au JDR Légende des 5 Anneaux, toutes éditions confondues.

Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri

Avatar de l’utilisateur
Kocho
Gokenin
Messages : 1267
Inscription : 21 nov. 2003, 03:39
Localisation : 1d8 = Tête (1) Tronc (2-3) membres (4-8)
Contact :

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Kocho » 31 août 2010, 22:38

Calandil a écrit :
Effectivement, l'hôte ne criera sans doute pas à l'espion par égard pour un allié de longue date ou éviter une guerre alors qu'il ne serait pas prêt... Toujours est-il que bien que l'incident aura des répercussions que l'intrus soit obligé de prétexter la maladie d'un parent pour quitter rapidement les lieux et ainsi étouffer l'affaire ou qu'il soit défié par le chef de la garde qui n'aura pas supporté l'affront. Si c'est un Scorpion, il est même possible qu'on lui demande de faire seppuku.
Ah bon ? Et sur quelles bases on demandera à l'intrus de quitter les lieux, s'il n'a rien fait, à moins de considérer très occidentalement que ses intentions comptent ?
* Il a offensé le maitre des lieux (je vois mal l'interlocuteur demander de plus ample explications)
Ce qui veut dire que le maître des lieux est une bille en diplomatie et en politique. Si le daimyo veut créer un incident, très bien, mais se sentir offensé pour ça ?… C'est normal que les samurai d'autres clans testent sa sécurité, et qu'ils servent leurs intérêts avant les siens. S'il est offensé, c'est uniquement parce que ses gardes sont des incompétents. Autant dire que dans l'opinion générale (les autres daimyo) le daimyo n'a pas intérêt à ce que ça s'ébruite : il paraîtra non seulement faible, mais mesquin et pusillanime, sans parler que créer un scandale là où l'affaire pourrait se régler discrètement est une preuve de faiblesse à Rokugan. Politiquement, c'est le pire choix qu'il puisse faire. Le mieux dans un tel cas, c'est bien de faire comme si de rien n'était. "Ah vous étiez là, oui c'est une pièce qu'on laisse ouverte, mais ce n'est pas très confortable, nous préférons que nos invités ne la voie pas parce qu'elle n'est pas digne de leur statut. Toute mes excuses d'avoir dû souffir d'entrer dans un endroit aussi peu adapté à votre statut, nous nous assurerons que cette erreur ne se reproduira pas et le garde responsable sera puni." Fin de l'incident, le message passe en douceur, les gardes qui ont laissé passé l'intrus sont punis en accord avec leur statut et la gravité de la faute, et les gardes autour de la pièce sont doublées dans l'avenir (pas parce qu'elle contient forcément un secret, mais pour montrer que ça n'arrivera pas deux fois et que le daimyo a bien enregistré qu'il y avait une faiblesse de sécurité). Ensuite on surveille l'intrus d'un peu plus prêt et on réfléchit à la raison réelle de sa présence dans ce lieu et ce qu'il a bien pu venir y chercher…
* La demeure est grande, il risquerai de se perdre une fois de plus ce qui n'est pas...souhaitable.
Là je ne pige pas. Le pire que puisse faire un daimyo, c'est qu'un accident suspect arrive à l'un de ses invités, c'est la perte de face la plus extrême dans une société féodale. Une telle menace (désolé mais j'y vois une menace voilée, peut-être à tort) peut carrément mener son champion ou supérieur à lui demander le seppuku si un accident arrive plus tard (et personne n'est à l'abri d'un incident). Pas subtil du tout, le daimyo…
Je suis sur qu'on peux trouver de vraies excuses pour renvoyer un samouraï à son seigneur sans créer un incident.
Bien sûr, mais à condition que ce ne soit pas pour une broutille. Encore une fois, il est attendu que les autres Clans tentent d'apprendre des choses quand ils sont chez un seigneur. Il est normal qu'un samurai use de sa liberté de mouvement (si on ne voulait pas que les samurai invités aillent et fassent ce que bon leur semble, il fallait leur notifier dès le départ les endroit où il est interdit d'aller, ou les faire surveiller en permanence par un "yojimbo" prêté par le maître des lieux pour leur propre sécurité… Il est normal que les daimyo se renseignent les uns sur les autres, qu'ils testent la sécutité, qu'ils vérifient si leur voisin a perdu sa vigueur et s'il est capable de se défendre convenablement. S'en offusquer et jouer les effarouchés, c'est une preuve de faiblesse politique.

L'erreur, c'est de croire qu'un daimyo peut tout faire, et que, parce qu'il est daimyo et qu'il doit être ombrageux, orgueilleux, etc. C'est évidemment tout le contraire. Un daimyo qui imposera le respect, c'est justement celui qui ne s'offusquera pas à la moindre insulte, mais qui agira de la façon la plus fine politiquement en projetant une image permanente qu'il est capable de se contrôler et de contrôler les situations et les scandales qui le touchent.

Un daimyo qui s'offusque parce qu'un samurai déjoue sa sécurité et fait quelque chose qui n'est pas répréhensible (se rendre dans un lieu gardé, mais qui ne lui a jamais été signifié comme interdit, ou sacré ou quoique ce soit – c'est le cas dont on parle ici – et qui ne vole rien, ne peut en tirer le moindre renseignement utile, à part que les gardes du daimyo sont faciles à berner), c'est dommage pour le daimyo, c'est effectivement une cause probable de honte, mais ce n'est clairement pas dans son intérêt politique de remuer cette affaire, ou alors on fera les gorges chaudes de cet incident à la prochaine cour d'hiver et il sera celui qui passera pour un faible, non le samurai qui sera célébré pour son audace.
Sinon, il suffit...de le tuer et de pretexter l'insulte. De le pousser à la faute et de demander son départ. De verser quelques liquides dans son thé de... (ok ok, c'est pas honorable :s mais la vérité toute brute : "Tu m'as espionné, si tu me contredit j'te tranche" fait tellement crabe...)
On parle de légalité et de mœurs acceptables, là. Rien de ce que tu dis ici ne rentre dans ces catégories. Et clairement, on n'a pas la même vision des Crabes. Ils sont directs, mais ce ne sont pas des imbéciles. Créer un incident diplomatique parce qu'un poney a déjoué leur surveillance et devoir perde leur temps pour une broutille de ce genre ne les intéresse juste pas. Soit le type a volé quelque chose ou s'est emparé d'un renseignement secret et il y aura des conséquences graves, soit non (le cas dont on parle, encore une fois), et ils ne vont pas perdre de temps avec des menaces creuses. Bien sûr qu'ils seront peut être plus direct que les autres, mais clairement, ils ne feront pas les fiers si un membre du Clan de la Grue a rusé leurs gardes pour entrer dans une salle privée. (Et encore une fois, un garde qui est joué par une tapette d'un autre Clan est franchement un danger qu'ils seront heureux d'avoir pu apprécier, vu que leur devoir est d'empêcher de laisser passer les créatures de l'Outremonde…). Les Crabes ne sont peut-être pas subtil, mais ils sont pragmatiques et ne perdent pas leur temps avec des futilités de ce genre.


Puis, troll à part, si le samouraï en question est tellement efficace pour passer les portes et déjouer la vigilance des gardes. Peut être pourra-t'il rester avec ces derniers pour leur "enseigner". (et hop, on se débarrasse d'un samouraï génant tout en le gardant à l'oeil). Ah non ? Il refuse cette faveur ? Alors...montrer que les gardes sont inefficace, c'était juste pour le plaisir ? Ou pour traiter le maitre de séant de superviseur d'incompétents ?
Le samurai en question a évidemment tout intérêt a accepter cette proposition qui permettrait à son maître d'en apprendre beaucoup plus sur la sécurité de son concurrent et de mieux évaluer encore ses faiblesses (sans parler qu'en l'aidant à former les gardes on peut leur donner des instructions avec des angles morts)… Voilà une aubaine qui ne se refuse pas. Mais là aussi je doute qu'un daimyo intelligent la fasse, précisément parce que faire entrer le loup dans la bergerie en lui donnant la clé et un déguisement de berger, c'est très moyen comme idée…
"Tout le monde sait l'utilité de l'utile, mais qui sait l'utilité de l'inutile ?"

Mon blog se trouve ici :
http://denyscorel.over-blog.com/

Avatar de l’utilisateur
Soshi Noami
Gokenin
Messages : 1387
Inscription : 18 sept. 2009, 13:07
Localisation : Lisbonne

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Soshi Noami » 01 sept. 2010, 06:27

Kocho a écrit : Oui, encore faut-il s'entendre sur ce qu'est une faute morale. Encore une fois, seuls les actes comptent, et non, la faute d'étiquette ne mène généralement pas au sepukku : le sepukku doit être validé (sauf dans un cas précis par le daimyo, qui ne se privera pas d'une ressource précieuse (un samurai coûte cher à former et entretenir) pour une broutille. Si un samurai perd la face, c'est tant pis pour lui, tant qu'il n'implique pas le daimyo dans l'histoire et qu'il ne perd pas trop d'honneur…
Pour faire simple, pour un bushi, tout ce qui contrevient au bushido est une faute morale.
Après j'ai un doute sur le "seul les actes comptent". D'un point de vue légale, vu que c'est toujours la parole de celui qui a le plus de statut qui l'emporte, on se retrouve de facto à ne pouvoir interroger quelqu'un sur ses intentions puisque quoiqu'il dise il aura raison ou tort selon son rang. Mais je serais très étonné si dans le bushido, l'intention et l'engagement dans l'action n'étaient pas considéré aussi important que l'acte en lui-même, voire même plus.
Ah bon ? Et sur quelles bases on demandera à l'intrus de quitter les lieux, s'il n'a rien fait, à moins de considérer très occidentalement que ses intentions comptent ?
Mais, tout simplement, pour éviter de grossir l'incident ce qui serait dommageable aux deux parties. Ce serait un geste de conciliation de la part de l'invité pour faire oublier son intrusion dans un lieu où il n'avait pas de raison d'être.
Ce n'est pas le cas dont on parle. On parle d'un samurai qui teste l'efficacité des gardes, selon toute apparence. Faisant cela, il permet au daimyo de mieux renforcer sa sécurité, il le sert au mieux de ses possibilités (la possibilité est clairement évoquée dans l'hagakure : servir le daimyo ce n'est pas lui obéir en toute chose). On ne parle pas d'un samurai qui aurait dit "je ne sais pas que c'était interdit".
"Tester l'efficacité des gardes" est une excuse bien commode. Il n'empêche que cela relève a priori directement de l'officier en charge du corps de garde. Si vraiment, le "testeur" avait relevé quelques défaillances et avait à coeur de les corriger, il en aurait averti le responsable plutôt que d'exposer ainsi l'incompétence de ce dernier. IMHO, ce genre de test ne pouvait avoir d'autre intention que d'exposer l'incompétence de l'officier en charge du corps de garde et d'en obtenir le poste.
C'est précisément le contraire, à mon avis. un samurai ayant une excellente réputation et ayant de gros besoins (vu qu'il a besoin de plus d'entraienment et de richesse, puisqu'il est meilleur) se verra soit offrir un poste où il aura la possibilité d'exercer son talent et de jouir d'une grande liberté (hatamoto, karo, magistrat, etc.) soit se verra offrir la possibilité de fonder une famille et ne sera plus appelé que pour les guerres, partageant le reste du temps entre son entrainement et le conseil de son daimyo, avec des missions de temps en temps (histoire qu'il ne perde pas la main et conserve sa réputation). Il est d'ailleurs noté dans le bouquin d'osprey sur les samurai qu'ils sont loin d'être discipliné et obéissant au sens militaire moderne - un sens ou l'obéissance confine à la servilité - (en bataille, les samurai avaient même un profond dédain pour les ordres). On ne donne pas d'ordre précis à un samurai - il le prendrait mal. On lui donne une mission, à lui de l'accomplir comme bon lui semble pour y trouver le moyen d'en tirer une gloire personnelle. Un samurai chargé de la surveillance d'une frontière n'a pas à rester sur la frontière en permanence, il doit simplement former des ashigaru pour le faire à sa place (en fait, c'est même ce qu'il est censé faire).

J'ai beaucoup de mal à la partager la vision purement militaire d'un samurai qui serait à peine plus autonome qu'un ashigaru : au delà de l'aspect historique du samurai , qui est toujours discutable, elle est moins intéressante en jeu que celles de guerriers dévoués à leur tâche, mais autonomes.
A mon avis, comme dans n'importe quelle organisation, les postes s'obtiennent tout autant, voire plus par piston et manœuvres politiques/courtisanes qu'au mérite. Rokugan est une société très aristocratique et la naissance y compte pour beaucoup. Après, et c'est aussi valable pour le côté discipliné ou non des samourais, je pense que cela dépends aussi beaucoup du clan dans lequel cela a lieu. Dans tous les cas, les postes à autonomie sont quand même rares et que la grande majorité des samourais ne connaitra jamais.
Mais je suis d'accord que pour l'intérêt du jeu, il vaille mieux privilégier un minimum d'autonomie aux PJs même s'ils n'ont pas encore forcément le statut pour.
"Quand il n'est plus temps de combattre, il est temps encore de se venger et de mourir."

Avatar de l’utilisateur
Kocho
Gokenin
Messages : 1267
Inscription : 21 nov. 2003, 03:39
Localisation : 1d8 = Tête (1) Tronc (2-3) membres (4-8)
Contact :

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Kocho » 01 sept. 2010, 15:02

Soshi Noami a écrit :Pour faire simple, pour un bushi, tout ce qui contrevient au bushido est une faute morale.
Et dans le cas qui nous occupe, il n'y a priori a rien qui contrevienne au Bushido. Ou alors il faut montrer en quoi.
Après j'ai un doute sur le "seul les actes comptent". D'un point de vue légale, vu que c'est toujours la parole de celui qui a le plus de statut qui l'emporte, on se retrouve de facto à ne pouvoir interroger quelqu'un sur ses intentions puisque quoiqu'il dise il aura raison ou tort selon son rang. Mais je serais très étonné si dans le bushido, l'intention et l'engagement dans l'action n'étaient pas considéré aussi important que l'acte en lui-même, voire même plus.
Même si c'est le cas, avec l'exception de l'EMpereur, un daimyo ne peut accuser un samurai d'un acte qui n'a pas été commis sans contrevenir lui-même au bushido (sincérité et justice : même les daimyo sont tenus par des règles, en particulier lorsque des samurai d'autres clans sont accusé, avec les siens il peut faire ce qu'il veut, à condition de ne pas oublier que commettre une injustice et perdre le respect de ses hommes, c'est s'affaiblir soi-même). Le daimyo peut faire un faux témoignage bien sûr (dire que quelque chose est volé alors que ça ne l'est pas) mais bon…
Mais, tout simplement, pour éviter de grossir l'incident ce qui serait dommageable aux deux parties. Ce serait un geste de conciliation de la part de l'invité pour faire oublier son intrusion dans un lieu où il n'avait pas de raison d'être.
Depuis quand les samurai n'ont pas par défaut le droit d'aller où bon leur semble pour leur Gloire, le service de leur daimyo et celui de l'Empereur ? Qu'un samurai n'ait pas de raison d'aller quelque part ne signifie pas qu'il n'a pas le droit d'y aller. En fait, c'est même une très bonne raison d'y aller (étant entendu qu'il ne s'agisse ni d'un blasphème - lieu sacré - ni d'un lieu qui lui a été notifié comme réservé ou privé - faute d'étiquette). Je rappelle que dans ce cas, on parle d'un samurai qui entre dans une pièce gardée, non une pièce dont on lui a explicitement interdit l'accès. Les samurai ne sont pas des moutons qu'on parque dans un pré en espérant qu'ils n'en sortiront pas (sinon ce ne sont pas de très bon samurai). Si on voulait éviter qu'ils aillent où bon leur semble, il fallait expliciter les règles, et leur offrir une "escorte"...

Bien sûr qu'entrer dans la pièce est risqué (les gardes peuvent avoir l'ordre de tuer les intrus) mais, illégal ? Non. Et ce n'est même pas une faute d'étiquette... C'est simplement une affaire de rapport de force. Comme beaucoup de choses à Rokugan…

Par ailleurs, virer un invité, même avec les forme, ça paraît un excellent moyen de grossir l'incident, difficile de faire passer ça inaperçu et de faire taire les langues (sans parler du fait que le samurai aura toute les raison de faire le maximum de publicité à l'évènement, et donc d'affaiblir le daimyo aux gardes aussi incapables).
"Tester l'efficacité des gardes" est une excuse bien commode.
Non. En l'occurence, j'ai vu l'exemple d'un joueur qui a fait précisément ce genre de chose, précisément pour cela. Afin de montrer qu'un samurai nommé par son daimyo était incapable de faire son devoir, il a trompé sa vigilance, afin de montrer au daimyo que ce samurai n'était pas à sa place. Edit : servir son daimyo, c'e'st pas juste une affaire d'ambition personnelle.

Il n'empêche que cela relève a priori directement de l'officier en charge du corps de garde.
Si les gardes sont des incapables, c'est que l'officier qui les a nommé est un incapable, c'est donc aux autres samurai de montrer au daimyo son erreur en choisissant un incapable à ce poste (l'hagakure est clair sur ce point : un samurai doit montrer à son daimyo quand il se trompe, cela fait partie de son service).
Si vraiment, le "testeur" avait relevé quelques défaillances et avait à coeur de les corriger, il en aurait averti le responsable plutôt que d'exposer ainsi l'incompétence de ce dernier.
Faisant cela, il aurait remis la parole de son daimyo en doute sans avoir rien de concret. Rokugan n'est pas une société de parole, mais d'acte. Accuser un samurai d'incompétence sans pouvoir en témoigner directement et prouver son affirmation serait contraire à la foi à la loi (ce serait débouté par le daimyo et cela mènerait à un duel) et au bushido.
IMHO, ce genre de test ne pouvait avoir d'autre intention que d'exposer l'incompétence de l'officier en charge du corps de garde et d'en obtenir le poste.
En l'occurence, même pas. Le samurai a été très clair sur le fait qu'il ne voulait pas le poste de son collègue d'autant qu'il avait déjà une position équivalente (responsable des manœuvres).
A mon avis, comme dans n'importe quelle organisation, les postes s'obtiennent tout autant, voire plus par piston et manœuvres politiques/courtisanes qu'au mérite. Rokugan est une société très aristocratique et la naissance y compte pour beaucoup. Après, et c'est aussi valable pour le côté discipliné ou non des samourais, je pense que cela dépends aussi beaucoup du clan dans lequel cela a lieu. Dans tous les cas, les postes à autonomie sont quand même rares et que la grande majorité des samourais ne connaitra jamais.
C'est une vision possible (Rokugan permet toutes les visions qu'on veut) mais je ne la trouve ni intéressante à jouer (des personnage autonomes mais qui doivent rendre des comptes me semblent plus intéressant, dans un environement où il existe de multiples contraintes), ni franchement dans la ligne du jeu, ni même japonisante. Les descriptions d'AEG, la storyline, y compris pour les PNj samurai de moindre envergure, montrent que ceux-ci possèdent une grande autonomie dans leur choix, qu'ils ne sont pas assigné à un poste sans pouvoir en bouger à moins précisément d'être des gardes ou des yojimbo (cf. presque tous les scénarios officiels). Un samuraio qui ne peut interpréter son devoir et chercher à comprendre le vrai sens de ce qu'il doit accomplir n'est pas un samurai de légende. C'est un bureaucrate (ce que les samurai historiques ont parfois été, mais ce ne sont pas ceux que la légende - ou même l'Histoire - a retenu).
Mais je suis d'accord que pour l'intérêt du jeu, il vaille mieux privilégier un minimum d'autonomie aux PJs même s'ils n'ont pas encore forcément le statut pour.
L'autonomie n'est pas une question de statut. Un diplomate de haut rang dans une mission d'importance, peut être moins autonome qu'un yoriki de village.
Dernière modification par Kocho le 01 sept. 2010, 15:59, modifié 1 fois.
"Tout le monde sait l'utilité de l'utile, mais qui sait l'utilité de l'inutile ?"

Mon blog se trouve ici :
http://denyscorel.over-blog.com/

Avatar de l’utilisateur
Calandil
Samurai
Messages : 382
Inscription : 03 août 2008, 16:08
Localisation : Asnières-sur-Seine

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Calandil » 01 sept. 2010, 15:02

Kocho, je n'étais que moitié sérieux pour les Crabes :s

Mais comme ils le disent si bien dans je ne sais quel bouquin de L5R : un meurtre est parfois plus facile à justifier qu'un incident social (ou un truc du genre). Mais bon, il faut garder à l'esprit que ledit meurtre doit être moins préjudiciable que le faux pas en question. (voir aussi p35 du dard du Scorpion pour une réaction type des Crabes)

Pour ce qui est de ma dernière proposition, à savoir l'enseignement, qui était la plus "sérieuse" de toutes celle que j'ai faite (ok, la prochaine fois, j'éviterais les caricature poison/katana), le samouraï censé enseigner n'aurait qu'un droit de conseil et non de direction. C'est la version "je te file un yojimbo" mis à l'inverse : le samouraï rodeur peut ainsi être envoyé conseiller les gardes d'un endroit "très précieux" pour le daimyo mais..plus loin.

Je ne vois pas objectivement un daimyo donner à un possible espion la direction d'un poste clef. Ce serait un trop grosse aubaine. Par contre l'utiliser savamment pour faire de la désinformation ou juste pour le tenir, sous couvert d'une récompense dû à sa compétence, loin de tout endroit sensible.

D'un autre coté, je ne vois pas plus le daimyo d'en face demander des explications. Après tout ignorer le comportement du monsieur d'en face fait semble-t'il parti des moeurs. Je pense plutôt que suite à l'intrusion du rodeur chez le daimyo A, le daimyo B ne sera que trop content de faire revenir son rodeur incompétent chez lui. Quitte à exploiter ce qu'en dit le daimyo A pour en tirer quelques avantages. Mais si le daimyo A reste froid et concis...le daimyo B cherchera-t'il réellement querelle ? S'il cherchait un pretexte c'est un bon moyen, dans le cas contraire...il lui faudra très sérieusement peser le pour et le contre.

Bref, j'ai tendance à souvent caricaturer les comportements de certains clans mais...faut voir le contexte. Dans le cas d'un voleur/espion/rodeur certains se contenteront de serrer les dents et de pester, d'autres de se servir de cela pour en tirer profit et d'autres encore, sur de leur puissance ou impulsifs règleront ça par les armes. Mais il faut garder à l'esprit qu'espionner, c'est se mettre en faiblesse pour gagner un avantage. Un avantage parfois conséquent, soit.


edit : la première ligne s'adresse à Kocho, le reste c'est "ouvert".
Akodo Hiromune, magistrat d'Emeraude

Avatar de l’utilisateur
Kocho
Gokenin
Messages : 1267
Inscription : 21 nov. 2003, 03:39
Localisation : 1d8 = Tête (1) Tronc (2-3) membres (4-8)
Contact :

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Kocho » 02 sept. 2010, 02:40

Calandil a écrit :Kocho, je n'étais que moitié sérieux pour les Crabes :s
D'accord, ça vaut le coup de le préciser…
Mais comme ils le disent si bien dans je ne sais quel bouquin de L5R : un meurtre est parfois plus facile à justifier qu'un incident social (ou un truc du genre). Mais bon, il faut garder à l'esprit que ledit meurtre doit être moins préjudiciable que le faux pas en question. (voir aussi p35 du dard du Scorpion pour une réaction type des Crabes)
D'autant qu'on parle ici de légalité. Comme je le disais : oui, un acte comme celui-ci peut avoir des conséquences, mais s'il n'est pas formellement interdit, il n'est pas illégal. Avoir l'intention de voler ou d'espionner, ça ne compte pas, si rien n'a été volé ou découvert, et Rokugan n'a pas de loi contre "l'effraction". S'il y a un lieu où on ne veut pas que tout le monde entre, on le fait garder et ce sont les gardes qui répondront d'une éventuelle intrusion.
Pour ce qui est de ma dernière proposition, à savoir l'enseignement, qui était la plus "sérieuse" de toutes celle que j'ai faite (ok, la prochaine fois, j'éviterais les caricature poison/katana), le samouraï censé enseigner n'aurait qu'un droit de conseil et non de direction. C'est la version "je te file un yojimbo" mis à l'inverse : le samouraï rodeur peut ainsi être envoyé conseiller les gardes d'un endroit "très précieux" pour le daimyo mais..plus loin.
Vu comme ça, ça semble une solution possible (et qui a l'avantage d'être politique) mais il est clair qu'un samurai ne peut être mis au service d'un autre daimyo que le sien sans l'assentiment de ce dernier. Donc un refus venu du daimyo concurrent est possible dans ce dernier cas… Sans que cela signifie le départ du samurai pour autant. On ne demande pas à un diplomate de devenir conseiller des gardes, par exemple, ce serait aussi déplacé que ridicule. Et on ne renvoie pas un samurai après une proposition pareille sans dommage pour sa propre réputation.
Je ne vois pas objectivement un daimyo donner à un possible espion la direction d'un poste clef. Ce serait un trop grosse aubaine. Par contre l'utiliser savamment pour faire de la désinformation ou juste pour le tenir, sous couvert d'une récompense dû à sa compétence, loin de tout endroit sensible.
C'est un jeu dangereux et à double tranchant…
D'un autre coté, je ne vois pas plus le daimyo d'en face demander des explications. Après tout ignorer le comportement du monsieur d'en face fait semble-t'il parti des moeurs. Je pense plutôt que suite à l'intrusion du rodeur chez le daimyo A, le daimyo B ne sera que trop content de faire revenir son rodeur incompétent chez lui. Quitte à exploiter ce qu'en dit le daimyo A pour en tirer quelques avantages. Mais si le daimyo A reste froid et concis...le daimyo B cherchera-t'il réellement querelle ? S'il cherchait un pretexte c'est un bon moyen, dans le cas contraire...il lui faudra très sérieusement peser le pour et le contre.
Je ne comprends pas le raisonnement, reprenons avec des noms de famille et un contexte pour rendre l'explication plus facile :

Kakita Ryosho possède une salle de son château avec quelques objets de prix qu'il a mis sous la surveillance de gardes. Un invité de son château, Shinjo Kuban, dont la famille est alliée de longue date des Kakita, passe les gardes et se retrouve dans la salle en question, où, bien sûr, il ne vole rien. Il y reste pour méditer et c'est là qu'il est découvert par Kakita Ryosho qui aime lui aussi méditer à cet endroit. Shinjo Kuban lui explique qu'il avait besoin d'un lieu retiré pour méditer à son aise, et que, profitant d'une distraction des gardes, il s'est dit que puisque personne d'autre n'entrerait ici, ce serait un endroit parfait pour cela, d'autant que le décors s'y prête avec ses magnifiques œuvres d'art. Rien n'a été volé, et la salle ne contient aucun secret militaire ou politique. Shinjo Kuban n'a même pas besoin de dire à Ryosho que ses gardes sont incompétents, celui-ci s'en rend compte de lui-même. Pour l'instant, Kuban n'a commit aucun délit, aucune faute d'étiquette, et rien ne peut lui être reproché, à part d'être entré dans un endroit qui était ouvert et sans surveillance (ou mal surveillé, ce qui, à Rokugan, revient au même).

Malgré cela, Kakita Ryosho soupçonne Shinjo Kuban d'être un espion (déjà, c'est pas malin de la part de Ryosho, mais il ne faut pas trop attendre d'un daimyo qui a des incompétents sous ses ordres et qui leur confie la supervision de sa sécurité). Aussi, il demande à Shinjo Kuban de lui servir de conseiller pour mieux former ses gardes. Bon, tiré par les cheveux de sa part, mais pourquoi pas… Shinjo Kuban explique qu'il est prêt à accepter mais qu'il doit demander à son daimyo, Shinjo Takeda. Takeda répond par retour de messager qu'il refuse, vu que Kuban est déjà yojimbo de son hatamoto, ce qui est une charge conséquente. Si Ryosho renvoie Kuban chez lui avant l'heure (c'est à dire en mettant brutalement fin à son invitation), c'est l'incident diplomatique avce les Licornes et la perte de face pour le daimyo de la Grue (dès lors que l'affaire s'ébruite). Ryosho va donc garder ses soupçons pour lui, laisser tranquille le brave Takeda qui n'a embêté personne, et faire en sorte de ne pas s'embarrasser encore plus en attirant l'attention sur un incident sans importance…
"Tout le monde sait l'utilité de l'utile, mais qui sait l'utilité de l'inutile ?"

Mon blog se trouve ici :
http://denyscorel.over-blog.com/

Avatar de l’utilisateur
Soshi Noami
Gokenin
Messages : 1387
Inscription : 18 sept. 2009, 13:07
Localisation : Lisbonne

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Soshi Noami » 02 sept. 2010, 07:44

Bon, juste pour que les choses soient claires, quand on parle d'une salle ou d'un lieu gardé, parle-t-on d'un endroit où seule une minorité est autorisée à y entrer ou bien juste d'un endroit public avec des plantons à l'entrée ?

Je suppose que l'on parlait du 1er cas et la présence d'une personne non autorisée s'explique par :
1) soit les gardes ne font pas leur boulot et ils sont punis en conséquence. A priori, leur supérieur aussi car il est censé connaitre ses hommes et a dont fait une erreur en y postant des incapables. En poussant loin, ça pourrait être assimilé à un sabotage ou une trahison. L'intrus "testeur" se voit promu responsable de la garde.
2) soit les gardes font leur boulot et la personne est entrée : - par la force
- par la ruse (par ex : usurpation d'identité)
- par quelques acrobaties de monte-en-l'air classique
- par la magie (l'Air est ton ami)
et là, je ne vois pas comment notre intrus se justifie et arrive à s'en sortir. :what:

Si l'on parlait du 2e cas, je suis d'accord qu'il n'y a pas "intrusion" et que rien ne pourra être retenu contre la personne entrée tant qu'elle n'y commet d'acte répréhensible.

Pour en revenir au problème d'autonomie, je note que les PJs bénéficient d'un traitement de faveur de ce niveau. Ce n'est pas pour rien que dans le bouquin de base, une page (ou deux) est spécialement dédiée à "comment ça se fait que les PJs se baladent autant et ont une vie pleine d'aventures". IMHO,les PJs et les héros de la storyline étant "équivalents", il n'est donc pas étonnant qu'ils bénéficient de plus d'autonomie que le samourai lambda. Pour ce dernier, ce sera au cas par cas, selon sa hiérarchie (comme pour nous dans la vraie vie).

Mais bon, au final, je trouve que pour une "question inutile", ça fait beaucoup de posts. :biere:
Et je ne suis même pas sûr que l'on ait répondu à la question qui était posée. :france:
"Quand il n'est plus temps de combattre, il est temps encore de se venger et de mourir."

Avatar de l’utilisateur
Kakita Kuzoshi
Samurai
Messages : 588
Inscription : 16 févr. 2009, 18:25
Localisation : Tours, dans l'antre du phoenix

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Kakita Kuzoshi » 02 sept. 2010, 12:45

Dans ton petit 2, il est donc accuser d'avoir soit attaquer les gardes soit d'avoir menti.
Dans le cas 3, il n'y a rien d'illégal ou de répréhensible (ce sont les gardes qui ont laissé un accès non-gardé, fussent-ils périlleux).
Dans le cas 4, il faut arriver à prouver que c'est magique et, dans ce cas, il y a offense car on ne fait pas de magie chez quelqu'un sans son consentement.
Encore une victoire de canard !!!
Et mais attendez je suis une grue merde ça rime plus.

Avatar de l’utilisateur
Kocho
Gokenin
Messages : 1267
Inscription : 21 nov. 2003, 03:39
Localisation : 1d8 = Tête (1) Tronc (2-3) membres (4-8)
Contact :

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Kocho » 02 sept. 2010, 16:11

Soshi Noami a écrit :Bon, juste pour que les choses soient claires, quand on parle d'une salle ou d'un lieu gardé, parle-t-on d'un endroit où seule une minorité est autorisée à y entrer ou bien juste d'un endroit public avec des plantons à l'entrée ?
On parle d'une salle (quelle qu'elle soit) gardée, mais qui n'a pas été spécifiquement signifiée au samurai qui y entre comme interdite (tout cela a été précisé au début de la discussion). "Autorisée à une minorité" ça ne veut pas dire grand chose. Soit on signifie l'interdiction, soit on ne la signifie pas. Autoriser l'entrée de la salle à quelques personnes, sans prévenir les autres qu'ils n'ont pas droit d'y rentrer n'a pas beaucoup de sens. Mettre des gardes devant une salle est une interdiction implicite qui n'a pas grande importance à Rokugan (à part pour des raisons d'étiquette, ce qui ne signifie pas qu'on ne peut pas entrer, juste que si on le fait il faut savoir manipuler l'étiquette pour s'expliquerr si on est pris cf. exemple de mon précédent post)...
Je suppose que l'on parlait du 1er cas et la présence d'une personne non autorisée s'explique par :
1) soit les gardes ne font pas leur boulot et ils sont punis en conséquence. A priori, leur supérieur aussi car il est censé connaitre ses hommes et a dont fait une erreur en y postant des incapables. En poussant loin, ça pourrait être assimilé à un sabotage ou une trahison. L'intrus "testeur" se voit promu responsable de la garde.
Si quelqu'un entre dans une salle gardée, je pense que les gardes ne font pas leur boulot quelle le soit la façon dont il s'y est pris (cf. 1er scénario du Voile de l'Honneur où un cas semblable mais bien plus dramatique se pose et où les yojimbo finissent par faire seppuku, si mes souvenirs sont exacts). Un maho-tsukai pourrait y pénétrer magiquement avec l'aide d'un oni que ça ne changerait pas grand chose.
2) soit les gardes font leur boulot et la personne est entrée : - par la force
S'il rentre par la force, c'est que les gardes n'ont pas fait leur boulot, puisque leur mission n'est pas de "tenter d'arrêter quelqu'un sauf s'il est trop fort pour eux", mais d'empêcher quiconque de passer. Le problème d'entrer par la force, c'est qu'effectivement, c'est le plus souvent illégal (sauf si les gardes sont ashigaru, et donc des heimin), puisqu'entre samurai seuls les duels et les guerres autorisés sont des raisons acceptées de se battre à mort.
- par la ruse (par ex : usurpation d'identité)
En l'occurence l'usurpation d'identité est illégale en soi (insulte à l'ordre céleste). Attirer les gardes par une diversion et entrer dans la salle, en revanche ne l'est pas. Il est évident que si quelqu'un entre en utilisant des moyens illégaux, il est dans l'illégalité, non du fait d'avoir pénétrer mais du simple fait d'avoir utilisé ces moyens. Mais les gardes restent responsables de l'intrusion.
- par quelques acrobaties de monte-en-l'air classique
Déshonorant, probablement insultant, mais pas forcément illégal.
- par la magie (l'Air est ton ami)
Plus compliqué : les shugenja ont un passe-droit du fait de leur relation avec les kami. Difficile de leur dire qu'ils n'avaient pas le droit d'utiliser leurs pouvoirs pour entrer., mais il peut y avoir faute d'étiquette (Edit : en général la parade à ce genre de chose est de demander aux shugenja invité en début de séjour, de faire leurs prières dans un lieu dédié, pour éviter qu'ils perturbent les prières des shugenja de la maison, donc il y aura faute d'étiquette et insulte au daimyo).
et là, je ne vois pas comment notre intrus se justifie et arrive à s'en sortir. :what:
On sera d'accord pour dire qu'on n'est pas d'accord, alors…
Pour en revenir au problème d'autonomie, je note que les PJs bénéficient d'un traitement de faveur de ce niveau.
Je ne vois pas les choses ainsi : dans Osprey : Samurai Armies, le samurai est défini de la façon suivante (je traduis) : "Le samurai est un guerrier individualiste, fier et indépendant, pour qui l'honneur personnel et la prouesse sont d'une importance capitale, et qui résiste au fait de laisser ses actions être submergées en les coordonnant avec les efforts des autres." Si ce n'est pas une définition de l'autonomie qu'est-ce que c'est ? Cette vision est courante dans de nombreux films de samurai, qui montrent que l'obéissance au daimyo n'est pas la servilité et que l'interprétation du devoir et la capacité de prendre des décisions autonomes rapidement est la première qualité du samurai.
Ce n'est pas pour rien que dans le bouquin de base, une page (ou deux) est spécialement dédiée à "comment ça se fait que les PJs se baladent autant et ont une vie pleine d'aventures". IMHO,les PJs et les héros de la storyline étant "équivalents", il n'est donc pas étonnant qu'ils bénéficient de plus d'autonomie que le samourai lambda. Pour ce dernier, ce sera au cas par cas, selon sa hiérarchie (comme pour nous dans la vraie vie).
Il ne s'agit pas là pour moi d'autonomie mais de mobilité (si le samurai est autonome dans le sens où il peut choisir la façon d'accomplir son devoir et qu'il n'est pas prisonnier d'une discipline militaire technocratique mais de son auto-discipline, cependant il ne peut voyager facilement, sauf en cas de guerre ou de cour d'hiver, parce qu'il a des devoirs à accomplir dans son fief).
Mais bon, au final, je trouve que pour une "question inutile", ça fait beaucoup de posts. :biere:
Et je ne suis même pas sûr que l'on ait répondu à la question qui était posée. :france:
Sauf qu'en fait on a répondu à plein d'autres qu'on se posait, non ? :-)

Merci pour la discusssion en tout cas. Le débat est intéressant, et agréablement mené.
"Tout le monde sait l'utilité de l'utile, mais qui sait l'utilité de l'inutile ?"

Mon blog se trouve ici :
http://denyscorel.over-blog.com/

Avatar de l’utilisateur
Soshi Noami
Gokenin
Messages : 1387
Inscription : 18 sept. 2009, 13:07
Localisation : Lisbonne

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Soshi Noami » 03 sept. 2010, 12:07

Kakita Kuzoshi a écrit :Dans ton petit 2, il est donc accuser d'avoir soit attaquer les gardes soit d'avoir menti.
Dans le cas 3, il n'y a rien d'illégal ou de répréhensible (ce sont les gardes qui ont laissé un accès non-gardé, fussent-ils périlleux).
Dans le cas 4, il faut arriver à prouver que c'est magique et, dans ce cas, il y a offense car on ne fait pas de magie chez quelqu'un sans son consentement.
Perso, je serais un peu plus sévère que toi dans le cas 3. En utilisant ces méthodes, le samourai montre clairement qu'il brise l'interdiction d'y entrer.
Kocho a écrit : On parle d'une salle (quelle qu'elle soit) gardée, mais qui n'a pas été spécifiquement signifiée au samurai qui y entre comme interdite (tout cela a été précisé au début de la discussion). "Autorisée à une minorité" ça ne veut pas dire grand chose. Soit on signifie l'interdiction, soit on ne la signifie pas. Autoriser l'entrée de la salle à quelques personnes, sans prévenir les autres qu'ils n'ont pas droit d'y rentrer n'a pas beaucoup de sens. Mettre des gardes devant une salle est une interdiction implicite qui n'a pas grande importance à Rokugan (à part pour des raisons d'étiquette, ce qui ne signifie pas qu'on ne peut pas entrer, juste que si on le fait il faut savoir manipuler l'étiquette pour s'expliquerr si on est pris cf. exemple de mon précédent post)...
Pour moi, les gardes ne laisse passer que certaines personnes et empêchent toute autre personne d'y entrer. L'interdiction n'est donc signifiée qu'au moment où l'on va pour entrer dans la salle. Cela peut demander une certaine dose d'étiquette de la part des gardes. Comme je le dis plus haut, une personne qui essaye de rentrer dans un lieu en utilisant un des 4 moyens mentionnés dans mon précédent post, ne peut-être qu'une personne s'étant vu signifier l'interdiction d'entrée et souhaitant passer outre. A partir de là, il se trouve en faute quoiqu'il arrive.

Pour tout ça et le reste :
On sera d'accord pour dire qu'on n'est pas d'accord, alors…
:jap: ;)
"Quand il n'est plus temps de combattre, il est temps encore de se venger et de mourir."

Avatar de l’utilisateur
Kocho
Gokenin
Messages : 1267
Inscription : 21 nov. 2003, 03:39
Localisation : 1d8 = Tête (1) Tronc (2-3) membres (4-8)
Contact :

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Kocho » 03 sept. 2010, 15:49

Soshi Noami a écrit :Perso, je serais un peu plus sévère que toi dans le cas 3. En utilisant ces méthodes, le samourai montre clairement qu'il brise l'interdiction d'y entrer.
Non, il montre simplement qu'il est plus fort que le garde. Ce qui n'est pas blâmable dans une société féodale.
Pour moi, les gardes ne laisse passer que certaines personnes et empêchent toute autre personne d'y entrer. L'interdiction n'est donc signifiée qu'au moment où l'on va pour entrer dans la salle.
Certainement pas. Un garde peut dire qu'il a reçu l'ordre (c'est évidemment ce qu'il dira puisque c'est la vérité) de ne laisser passer personne mais certainement pas s'adresser à un supérieur social (ce qu'est un invité de la maison) en lui disant ce qu'il a le droit ou non de faire… L'interdiction est donc implicite (et sa valeur est donc nulle légalement, et pour le reste, si l'on passe outre, tout dépend de la façon de gérer l'étiquette de la situation). C'est bien le garde qui a une mission, non l'invité qui n'a pas le droit de passer, une nuance de taille dans un univers ou chaque mot compte.

Je sais que c'est difficile de saisir vraiment cela quand on est dans une société où un interdit signifié par un homme en uniforme officiel est inconsciemment légitimé par l'état républicain. À Rokugan et dans les sociétés féodales, ce n'est pas le cas. Un homme en uniforme qui garde une porte n'a pas de légitimité, c'est lui qui a une mission à accomplir, pas vous, et vous n'êtes nullement tenu de l'aider dans sa tâche. Il peut vous dire ce qu'il veut, si vous êtes de rang supérieur à lui, vous pouvez toujours décider de ne pas l'entendre, de ne pas le croire ou d'ignorer son ordre ou sa demande.
"Tout le monde sait l'utilité de l'utile, mais qui sait l'utilité de l'inutile ?"

Mon blog se trouve ici :
http://denyscorel.over-blog.com/

Avatar de l’utilisateur
Kakita Kuzoshi
Samurai
Messages : 588
Inscription : 16 févr. 2009, 18:25
Localisation : Tours, dans l'antre du phoenix

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Kakita Kuzoshi » 04 sept. 2010, 10:15

Soshi Noami a écrit :
Kakita Kuzoshi a écrit :Dans ton petit 2, il est donc accuser d'avoir soit attaquer les gardes soit d'avoir menti.
Dans le cas 3, il n'y a rien d'illégal ou de répréhensible (ce sont les gardes qui ont laissé un accès non-gardé, fussent-ils périlleux).
Dans le cas 4, il faut arriver à prouver que c'est magique et, dans ce cas, il y a offense car on ne fait pas de magie chez quelqu'un sans son consentement.
Perso, je serais un peu plus sévère que toi dans le cas 3. En utilisant ces méthodes, le samourai montre clairement qu'il brise l'interdiction d'y entrer.
:jap: ;)
Pourquoi ? On ne lui a pas clairement fait savoir que cette salle était interdite. A partir de là, il ne peux pas la briser si il n'a aucune obligation de ne pas y aller.
De plus, il n'existe aucune loi qui interdise de circuler de toit en toit ou de passer par de petits interstices.

Donc sur le point de vue légal, il n'y a rien à redire. Les gardes ont laissé passé quelqu'un, c'est le résultat et c'est tout ce qui compte.
Après si on le voit pendant ces cabrioles, il se peut que de vilaines rumeurs circule sur lui mais c'est une autre histoire.
Encore une victoire de canard !!!
Et mais attendez je suis une grue merde ça rime plus.

Avatar de l’utilisateur
Soshi Noami
Gokenin
Messages : 1387
Inscription : 18 sept. 2009, 13:07
Localisation : Lisbonne

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Soshi Noami » 06 sept. 2010, 07:31

OK OK, je m'incline pour notre ami l'acrobate :jap:
Kocho a écrit : Certainement pas. Un garde peut dire qu'il a reçu l'ordre (c'est évidemment ce qu'il dira puisque c'est la vérité) de ne laisser passer personne mais certainement pas s'adresser à un supérieur social (ce qu'est un invité de la maison) en lui disant ce qu'il a le droit ou non de faire… L'interdiction est donc implicite (et sa valeur est donc nulle légalement, et pour le reste, si l'on passe outre, tout dépend de la façon de gérer l'étiquette de la situation). C'est bien le garde qui a une mission, non l'invité qui n'a pas le droit de passer, une nuance de taille dans un univers ou chaque mot compte.

Je sais que c'est difficile de saisir vraiment cela quand on est dans une société où un interdit signifié par un homme en uniforme officiel est inconsciemment légitimé par l'état républicain. À Rokugan et dans les sociétés féodales, ce n'est pas le cas. Un homme en uniforme qui garde une porte n'a pas de légitimité, c'est lui qui a une mission à accomplir, pas vous, et vous n'êtes nullement tenu de l'aider dans sa tâche. Il peut vous dire ce qu'il veut, si vous êtes de rang supérieur à lui, vous pouvez toujours décider de ne pas l'entendre, de ne pas le croire ou d'ignorer son ordre ou sa demande.
Là par contre, autant je suis d'accord si tout le monde est vassal du même suzerain autant si l'invité n'est pas vassal au même daimyo (i.e. le daimyo auquel le samourai a directement juré allégeance)que le garde, le garde est l'expression de l'autorité de l'hôte et a, dans ce cas, autorité sur l'invité. Ce n'est peut-être pas poli et peut blesser l'ego de l'invité mais il n'a pas à ignorer l'interdiction d'entrée signifiée, explicitement ou implicitement, par le garde. La liberté de mouvement d'un samourai ne l'empêche pas de réfléchir et de saisir des indications implicites qui sont quand même la base de l'étiquette et de la conduite en société que tout samourai est censé respecté, imho. Si l'invité veut passer outre le garde, il peut toujours en référer à l'hôte pour obtenir une autorisation.
De même qu'un samourai ne fouille pas les affaires personnelles d'un autre samourai, même si ce dernier ne l'a pas interdit explicitement, il ne cherchera pas à entrer dans une pièce gardée quand il est invité quelque part. La demeure fait partie des "affaires personnelles" de son hôte, imho.
"Quand il n'est plus temps de combattre, il est temps encore de se venger et de mourir."

Togashi Dôgen

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Togashi Dôgen » 06 sept. 2010, 09:16

Sauf si l'invité possède un rang de gloire bien plus élevé que son hôte.
Pour rappel, les daimyo, même mineurs, sont censés accueillir et pourvoir aux besoins de tout kuge (surtout impérial) qui viendrait sur leurs terres.

Après, au Japon... Il paraît que seul Date Masamune avait fait construire des appartements réservés à l'Empereur dans ses châteaux, notamment à Sendai, bien qu'il fût très peu probable que Sa Majesté y vienne loger un jour. C'est beau, le nationalisme, hein ? ^^

Avatar de l’utilisateur
Doji TomF42 san
Shokunin
Messages : 48
Inscription : 03 sept. 2010, 23:32

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Doji TomF42 san » 06 sept. 2010, 15:56

Comment j'aurais géré la question personnellement:

Je rejoins l'avis selon lequel pénétrer dans un endroit qui n'est pas explicitement interdit n'est pas illégal mais:

-Si les gardes expliquent qu'ils ont ordre d'empêcher quiconque de renter, c'est une interdiction implicite (pas explicite mais interdiction quand même). Après faut voir la différence de Gloire et/ou de Statut entre les gardes et les invités. Là j'aurais tendance à dire que c'est plus facile pour un étranger de remettre l'ordre en question "votre maître n'est pas le mien, je ne vous connais pas..." qu'un samurai du même clan ou à fortiori de la même maison.

-Si des moyens illégaux sont utilisés, c'est bien sur condamnable (les moyens, pas le fait de pénétrer dans la pièce). Encore faut-il prouver que l'hôte a utilisé des moyens illégaux.

-La magie ne peut en aucun cas être interdite. Mes joueurs ont souvent une conception occidentale de la magie comme un art secret inquiétant et donc plus ou moins condamnable. Récemment l'un d'eux hésitait à utiliser ses sorts dans un tournoi officiel. Je lui ai expliqué qu'il n'y avait rien de déshonorant à demander la bénédiction des kamis avant une épreuve (mais que le règlement interdit d'utiliser la magie directement contre un adversaire ce qui n'est pas la même chose). A la limite comme dit Kocho le Daimyo peut sortir une explication un peu tirée par les cheveux pour limiter le champs d'action des Shugenjas invités qui acquiesceront pour ne pas faire un scandale.

-Même si ce n'est pas interdit, se balader partout dans la maison du Daimyo sans y être invité est une faute d'Étiquette. Espionnage ou pas, le Daimyo en question peut très bien renvoyer l'impudent en disant un truc du genre: "Son comportement m'a blessé lorsqu'il a dévoilé mon intimité en pénétrant dans la salle ou j'ai l'habitude de me retirer pour méditer...". Mais ce faisant le Daimyo commet en effet une faute politique. D'abord en donnant trop d'importance à l'incident une partie du déshonneur rejaillit sur lui-même ensuite il risque de vexer les relations avec le clan de l'invité (si il soupçonne qu'on l'espionne ça peut être les prémisses d'une guerre dont il peut vouloir retarder le déclenchement). Il lui serait plus profitable de régler les choses discrètement entre quatre yeux: "Vous m'avez montré une faille dans ma sécurité. J'en prends bonne note et vous remercie en vous adjoignant gracieusement un Yojimbo qui vous suivra partout pour vous protéger." Ensuite bien sur les gardes et leur supérieur seront punis (publiquement ou pas) mais ça c'est une autre affaire.

Au final tout dépend du rapport de force qui dépend de plusieurs choses:

La différence de Gloire et/ou Statut de chaque protagoniste. La raison officielle de la présence de l'invité chez l'hôte. Les rapports entre l'Hôte et le maître de l'invité. Les rapports entre les maîtres de chacun des protagonistes (jusqu'au niveau du clan) et finalement surtout de l'humeur du Daimyo et de sa personnalité (du furieux: "qu'on fasse couper la tête de cet impudent qui a pénétré dans une pièce privée sans mon autorisation" jusqu'au vicieux: "je fais comme si rien ne s'était passé mais à partir de maintenant mon bon ami qui porte des pyjamas noirs et des chaussettes épaisses va suivre partout ce curieux qui regarde partout chez moi." avec toutes les nuances possibles entre les deux. Y'a pas de règles.
Doji: "Et si on faisait un concours pour savoir qui de nous est le plus raffiné, le plus charismatique, le plus intelligent et le plus digne de régner sur tous les hommes?"

Akodo: "Et si on se mettait sur la gueule plutôt?"

Avatar de l’utilisateur
Kocho
Gokenin
Messages : 1267
Inscription : 21 nov. 2003, 03:39
Localisation : 1d8 = Tête (1) Tronc (2-3) membres (4-8)
Contact :

Re: Le coin des questions inutiles

Message par Kocho » 06 sept. 2010, 16:35

Doji TomF42 san a écrit : La différence de Gloire et/ou Statut de chaque protagoniste. La raison officielle de la présence de l'invité chez l'hôte. Les rapports entre l'Hôte et le maître de l'invité. Les rapports entre les maîtres de chacun des protagonistes (jusqu'au niveau du clan) et finalement surtout de l'humeur du Daimyo et de sa personnalité (du furieux: "qu'on fasse couper la tête de cet impudent qui a pénétré dans une pièce privée sans mon autorisation" jusqu'au vicieux: "je fais comme si rien ne s'était passé mais à partir de maintenant mon bon ami qui porte des pyjamas noirs et des chaussettes épaisses va suivre partout ce curieux qui regarde partout chez moi." avec toutes les nuances possibles entre les deux. Y'a pas de règles.
Tout à fait d'accord, c'est du cas par cas, et ce n'est pas un problème légal, une telle affaire se règle par le rapport de force, étant entendu que la force peut avoir plusieurs aspects à Rokugan :

– le statut

- L'étiquette,

- La Gloire,

- La force brute,

- La réputation (rumeurs, etc.)

J'ajoute juste que faire signifier à un invité une volonté du daimyo par un garde n'est certainement pas le meilleur moyen d'être entendu. Les règles de la maisonnée seront explicitée en général par un hatamoto (puisque l'hatamoto parle directement au nom du daimyo qu'il représente) ou le karo. Un garde n'a pas ce pouvoir. Il peut simplement prévenir "si vous entrez ici, il y aura des conséquences".
Dernière modification par Kocho le 07 sept. 2010, 00:47, modifié 1 fois.
"Tout le monde sait l'utilité de l'utile, mais qui sait l'utilité de l'inutile ?"

Mon blog se trouve ici :
http://denyscorel.over-blog.com/

Répondre