Bin tu le sais depuis le débutDing On a écrit :Ah tu as voté Sarko.
...
BEn
Modérateurs : Magistrats de Jade, Historiens de la Shinri
Sources Say a écrit :Le Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski a proposé dimanche un referendum national sur la privatisation des soins médicaux en Pologne, où les médecins hospitaliers font grève depuis deux semaines pour obtenir d'importantes augmentations de salaires. "Ce n'est qu'un projet, mais la question est importante et il faut la poser", a déclaré M. Kaczynski aux journalistes. Satisfaire les revendications des médecins "équivaudrait à ruiner les finances publiques, ce qui serait totalement irresponsable. Dans cette situation, il faut poser la question fondamentale aux Polonais et décider en fonction de leur réponse", a-t-il dit. Les médecins ont poursuivi vendredi leur grève dans plus d'un tiers des 600 hôpitaux polonais, assurant les seuls services d'urgence, selon le président du syndicat national de médecins OZZL, Krzysztof Bukiel. A Varsovie et à Gorzow (ouest), les médecins ont manifesté vendredi dans la rue pour appuyer leurs revendications, alors que Bukiel annonçait une extension de la grève dans les prochains jours. Les médecins hospitaliers polonais sont excédés par la faiblesse de leurs revenus. Leur rémunération nette de base ne dépasse pas 1.500 zlotys (416 euros), soit 9,9 zlotys (2,6 euros) de l'heure. Par comparaison, une femme de ménage peut gagner jusqu'à 12 zlotys de l'heure (un peu plus de 3 euros). Le syndicat OZZL réclame 7.500 zlotys (1.973 euros) par mois pour les médecins spécialistes. Le Premier ministre Kaczynski a affirmé lundi dernier que les revendications des médecins étaient "totalement irréalistes" et coûteraient à l'Etat 11 milliards de zlotys soit 2,9 milliards d'euros. De nombreux médecins polonais vont déjà travailler dans d'autres pays de l'Union européenne, notamment en Grande-Bretagne, en Irlande, au Danemark et en Suède. Selon la chambre nationale des médecins, plus de 5% des médecins polonais se sont déjà expatriés. Un referendum peut être proclamé en Pologne par le parlement, ou par le président de la République avec l'accord du Sénat.
Résumons, une politique :Propriétaires: l'absurde subvention
Par Thomas PIKETTY
QUOTIDIEN : lundi 4 juin 2007
Thomas Piketty est directeur d'études à l'EHESS et professeur à l'Ecole d'économie de Paris. (En raison des élections législatives, la prochaine chronique Economiques, avec Esther Duflo, sera publiée jeudi 14 juin.)
Parlons net: la réduction d'impôt sur les intérêts d'emprunt prévue par le gouvernement Fillon incarne le clientélisme politique et l'inefficacité économique. Subventionner le logement n'a certes rien d'absurde a priori. Si un bien particulier est sous-produit par le marché, soit parce que les ménages sous-estiment sa valeur (par exemple, si les parents prennent mal en compte l'impact du logement sur le développement des enfants), soit parce que le processus de production correspondant fait l'objet d'une inefficacité particulière, il est légitime de le subventionner, notamment en déduisant la dépense correspondante du revenu imposable. Encore faut-il en être certain, sinon on risque de truffer l'impôt de niches fiscales de toutes natures, avec pour conséquence un relèvement confiscatoire des taux faciaux appliqués au moignon de base fiscale restante. Or tout laisse à penser que la mesure sur les intérêts d'emprunt relève de cette seconde logique.
Cela n'a économiquement guère de sens de déduire les intérêts d'emprunt payés par les propriétaires sans autoriser également la déduction des loyers payés par les locataires (sauf à taxer les loyers fictifs, c'est-à-dire les valeurs locatives des logements occupés par leur propriétaire, ce qui était le cas jusqu'aux années 60). Si l'on souhaite subventionner le logement, qu'importe que le paiement du service de logement prenne la forme d'intérêts ou de loyers. La mesure Sarkozy est donc non pas une subvention au logement, mais une subvention aux propriétaires en tant que tels, dont on voit mal la justification économique. Pourquoi la puissance publique devrait-elle dépenser ses maigres deniers pour favoriser ceux qui achètent leur voiture par rapport à ceux qui pratiquent la location ? D'autant plus qu'en France être propriétaire de son logement est souvent associé à l'immobilité et non au dynamisme économique, compte tenu de la taxe extrêmement élevée pesant sur les ventes de logement (plus de 5 %, malgré la baisse de 1999). C'est d'ailleurs cette taxe absurde, équivalente à un impôt sur ceux qui traversent la rue, qu'il faudrait supprimer en priorité pour dynamiser la mobilité de la main-d'oeuvre et le marché du logement en France.
Surtout, l'expérience passée montre que le rendement économique des aides fiscales au logement est extrêmement faible. Qu'il s'agisse des subventions à l'immobilier locatif, des allocations logement... ou de la déduction des intérêts d'emprunt (pratiquée en France jusqu'en 1997), toutes les évaluations disponibles indiquent que ces aides se transmettent presque intégralement en inflation immobilière, sans réel impact sur la construction et les conditions de logement. Gabrielle Fack a ainsi montré que 80 % des hausses d'allocations logement ont été absorbées par des hausses de loyer. Le même mécanisme s'appliquera probablement aux intérêts d'emprunt. Pour une raison simple : ces aides donnent l'illusion aux ménages d'être plus solvables et augmentent leur demande de logement ; mais compte tenu de la faible élasticité de l'offre de logement et de la trop faible hausse du stock d'habitations disponibles, cette demande supplémentaire nourrit les hausses de prix. Pour prendre un cas extrême, toute subvention fiscale à l'achat ou la location de terre (bien en quantité fixe) se transmet à 100 % aux propriétaires initiaux. Et dans un pays où chacun est prêt à payer cher pour vivre près de ses semblables, le logement est à peine moins inélastique que la terre. L'enjeu aujourd'hui est d'inventer de nouveaux moyens d'actions ciblés permettant de relancer la construction de logements, en particulier pour les plus mal logés. Et certainement pas de déverser de nouvelles aides fiscales à l'ensemble des emprunts en cours et des logements déjà acquis, extension inévitable à partir du moment où elle avait été promise aux électeurs, mais qui porte le coût de la mesure à près de 5 milliards d'euros par an, pour un rendement quasi nul.
D'autant plus que Nicolas Sarkozy distribue des chèques de 5 milliards au même rythme qu'il visitait jadis les commissariats de police. C'est approximativement ce que coûtera l'exonération des heures supplémentaires, mesure qui n'a d'équivalent dans aucun pays, tant elle est insensée économiquement (toutes les heures de travail ont la même valeur, surtout les premières pour ceux qui n'en ont pas) et fiscalement (elle entraînera des manipulations sans fin). C'est aussi ce que coûtera la quasi-suppression des droits de succession, politique archi-inégalitaire que seuls Bush et Berlusconi avaient jusqu'ici osé entreprendre. Et la valeur unitaire du chèque est loin d'être négligeable : 5 milliards d'euros, c'est la moitié du budget total de l'enseignement supérieur.
Cette politique conduit à creuser la dette, à griller toutes les cartouches budgétaires en cas de retournement de la conjoncture, et à handicaper gravement les réformes à venir. Pas facile après de telles largesses d'expliquer aux malades qu'il faut mettre en place les franchises médicales (sans parler de la hausse de la TVA qui s'annonce), aux étudiants que la réforme de l'université se fera avec 1 ou 2 milliards de moyens supplémentaires, aux cheminots qu'ils doivent renoncer à leur régime spécial, etc.
en résumé : une politique de droite ou l'on voit transparaitre ce vieux serpent de mer dont il ne faut plus parler parait-il : la lutte des classesKõjiro a écrit : Résumons, une politique :
- clientéliste
- économiquement inefficace
- extrêmement dépensière
******************************LES NEUF SAGES PARTENT A LA CHASSE AUX BANDEROLES !
A la demande d’élus UMP de Paris, le Conseil Constitutionnel exige de la Mairie de Paris le retrait des banderoles de soutien aux sans-papiers accrochées aux façades des écoles parisiennes. Ces banderoles contreviendraient au principe de neutralité des bureaux de vote.
Un soutien n’est pas un appel au vote.
Après les poursuites engagées contre Florimond Guimard, instituteur à Marseille, contre François Auguste, vice-président du Conseil régional Rhône-Alpes, contre Kadidja, militante APEIS de St-Denis, après la mise en garde en vue de la directrice de l’école de la rue Rampal, cette décision confirme que le soutien aux étrangers constitue désormais un délit.
Si l’expression de la solidarité est aujourd’hui considérée comme un trouble à l’ordre public, demandera-t-on demain aux maires de faire marteler (au sens propre) la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » gravée au fronton des établissements scolaires pour la remplacer par « Productivité, Rentabilité, Profitabilité » ?
Le Réseau Education sans Frontières juge ridicule et sans fondement ce soudain intérêt du Conseil Constitutionnel pour les banderoles. Il espère que cette décision ne constitue pas un premier pas pour légitimer la chasse à l’Enfant. Quoi qu’il en soit, il remercie la plus haute juridiction du pays de donner l’occasion aux comités de soutien des parents sans papiers d’enfants scolarisés d’entretenir ou de renouveler leurs banderoles et de permettre l’organisation lundi 7 mai au matin devant chaque école d’une cérémonie d’accrochage des banderoles. Car, quel que soit le résultat des élections, la revendication de la régularisation des élèves et des familles sans-papiers reste et restera d’actualité, une exigence essentielle pour tous ceux qui veulent le respect des droits fondamentaux de l'Homme et de l'Enfant.
******************************Valéry Giscard d'Estaing, membre de droit de l'institution, n'a pas respecté son devoir de réserve en soutenant publiquement la candidature de Nicolas Sarkozy.
Valéry Giscard d'Estaing n'a "pas respecté l'obligation de réserve à laquelle sont astreints" les membres du Conseil constitutionnel, se sont "émus unanimement" ses collègues, jeudi 19 avril. Les "Sages" ont rappelé, à l'issue de leur séance plénière, que cette obligation de réserve concerne tous les membres, "y compris les membres de droit".
Valéry Giscard d'Estaing est membre de droit du Conseil constitutionnel en tant qu'ancien président de la République.
Soutien à Sarkozy
Dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France publiée jeudi 19 avril, VGE avait apporté son soutien à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle. Il s'en était notamment pris à François Bayrou, qu'il accuse de préparer des "majorités impuissantes".
Simone Veil avait attendu de quitter le conseil pour s'engager aux côtés du président de l'UMP, en mars dernier.
Magistrats engagés : le SM dénonce le "deux poids deux mesures" de Clément
NOUVELOBS.COM | 15.03.2007 | 12:37
Selon le syndicat de la magistrature, une enquête pré-disciplinaire a été ouverte, sur demande du Garde des Sceaux, à l'encontre d'une magistrate soutenant Ségolène Royal. Aucune procédure ne semble en revanche avoir été engagée à l'encontre du juge Bruguière qui "revendique son appartenance à l'UMP".
Le syndicat de la magistrature (SM) dénonce mercredi 14 mars une enquête pré-disciplinaire ouverte sur demande du Garde des Sceaux Pascal Clément à l'encontre de Josiane Bigot, magistrate, conseillère à la Cour d'appel de Colmar, pour avoir pris publiquement la parole en faveur de Ségolène Royal.
Le SM accuse le Garde des Sceaux de ne pas faire preuve de la même sévérité à l'égard des sympathisants UMP.
Le SM relève par exemple que le ministre "s'est bien gardé d'engager une procédure contre Jean-Louis Bruguière, juge d'instruction encore en fonction, qui a revendiqué son appartenance à l'UMP et s'apprête à entamer une carrière politique".
"De même, ajoute-t-il, il n'a pas été porté à notre connaissance une quelconque initiative pré-disciplinaire à l'encontre des nombreux magistrats ayant participé en mai 2006 à une convention de l'UMP".
Démenti
A la Chancellerie, on a "démenti formellement avoir entamé une procédure pré-disciplinaire ou disciplinaire" contre la magistrate, assurant que des "explications" lui étaient simplement demandées sur des propos rapportés par la presse régionale.
Josiane Bigot a été entendue lundi soir "pour violation de l'obligation de réserve" par le Premier président de la cour d'appel, qui doit ensuite transmettre son dossier à la Chancellerie, où le ministre de la Justice décidera d'éventuelles suites disciplinaires, a-t-on affirmé au SM.
Le Garde des Sceaux "reproche à Madame Bigot de co-présider le comité de soutien de la candidate socialiste à l'élection présidentielle dans le département où elle exerce ses fonctions et d'avoir, à ce titre, pris la parole publiquement", explique dans un communiqué le SM, qui "dénonce avec force cette tentative d'intimidation".
Explications
En janvier dernier, Josiane Bigot aurait déclaré à la presse qu'elle "levait son obligation de réserve de magistrate", présentant sa démarche comme "un coup de canif" porté au principe de séparation des pouvoirs, selon la même source.
"Un magistrat, comme tout citoyen, a le droit d'exprimer une opinion politique en dehors de sa sphère professionnelle. Cette liberté d'expression politique est d'ailleurs consacrée par le statut qui permet aux magistrats d'exercer des mandats électifs", fait valoir le syndicat.
Un magistrat peut exercer un mandat électif en se mettant en détachement, selon la Chancellerie où l'on cite les exemples de Jean-Louis Debré, ancien président de l'Assemblée nationale ou du député UMP Georges Fenech.
Annonces vendredi
Jean-Louis Bruguière devrait annoncer vendredi en conférence de presse à Villeneuve-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne sa candidature aux législatives dans cette circonscription et son ralliement à Nicolas Sarkozy, apprend-on mercredi dans son entourage.
Le magistrat participe à des réunions de l'UMP et fait campagne officieusement depuis plusieurs mois dans cette localité, où il possède une maison de famille. Il y a par exemple assisté dernièrement à un match de basket, flanqué de ses gardes du corps, rapporte le quotidien Sud-ouest.
Le juge va y inaugurer une permanence en fin de semaine. L'UMP Alain Merly, député sortant de la circonscription, s'est dit prêt déjà mercredi à abandonner son mandat à son profit.
Jean-Louis Bruguière, 63 ans, travaille au sein du "pool" de juges d'instruction antiterroristes de Paris depuis sa création en 1986. Il le dirige de fait depuis une douzaine d'années avec le titre officiel de vice-président du tribunal.
Les associations de défense des droits de l'homme ont souvent critiqué l'action et la position de Jean-Louis Bruguière, à qui elles reprochent ses méthodes et sa proximité avec les milieux de la droite parlementaire et les services de renseignement.
du tout, l'amiHida Kekkai a écrit :tu viens seulement de prendre ta petite pilule bleue Pénombre?