Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

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Tetsuo
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Tetsuo » 16 sept. 2009, 14:52

Nos magistrats sont succulent :
Scientologie : tollé dans la magistrature après la modification de la loi
J'aime bien la façon qu'ils ont de dire : les parlementaires ne font pas leurs travail ou alors ils sont inféodés à une secte. :tetsubo:

Par contre la fin de l'article est assez peu encourageante : la secte s'en sortira malgré tout. :cut:
Eppur si muove

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Isawa Yoshimitsu
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Isawa Yoshimitsu » 16 sept. 2009, 15:13

Goju Kaze a écrit :C'est juste que pour la première version il y avait eu bronca et tout, et là, pouf, en silence, comme une lettre à la poste.:kaze:
[ironie]
T'as fini de faire ton chieur alors qu'on va tous mourrir de la grippe A
[/ironie]

Yoshi, qui aimerait bien que ce ne soit que de l'ironie...

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Kõjiro
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Kõjiro » 18 sept. 2009, 14:22

Rachida Dati à Bruxelles.

Quelques rappels :

Le 20/07/09 : Rachida Dati se positionne pour la mairie de Paris.

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Le 15/09/09 : Rachida Dati envisage d'être candidate aux législatives de 2012.

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Et aujourd'hui (enfin ces jours-ci) :

Le 18/09/09 : Rachida Dati fait des siennes au Parlement Européen
Rachida Dati visait haut : elle souhaitait travailler sur les fonds spéculatifs, sujet on ne peut plus en vue actuellement. Sept autres parlementaires étaient intéressés par le dossier et il fallait trancher. Jean-Paul Gauzès, eurodéputé UMP qui entame son second mandat, a été chargé de choisir.

«Mme Dati m'a demandé de lui attribuer ce rapport», mais «je ne pouvais pas donner un rapport à quelqu'un qui vient d'arriver, qui n'a pas de technique parlementaire, un rapport aussi important pour lequel aussi il faut avoir des relations avec d'autres groupes», explique-t-il. Il s'est donc autosaisi du dossier.

Déception pour Rachida Dati. Qui s'est alors, selon Jean-Paul Gauzès et d'autres témoignages, emportée, estimant que cette désignation était «inadmissible». Pour finir, elle a été la seule à voter contre la nomination de Gauzès. Selon d'autres sources, l'ex-Garde des Sceaux aurait fini par injurier son collègue.
Pour Jean-Paul Gauzès, Rachida Dati s'est montrée bien trop ambitieuse. «J'ai eu mon premier rapport en 2006, alors que j'étais rentré au Parlement européen en 2004», explique-t-il. Avant d'ajouter, plus acide : «C'est un rapport phare, parce que le G20 en parle. Mais ce n'est pas bling bling au sens de Voici ou Gala.» Et de conclure : «Ici ce n'est pas de l'égo surdimensionné qu'il faut, c'est de l'humilité pour travailler avec les autres, qui ont des langues et des cultures différentes. On se fait une place petit à petit.»

Selon France Inter, Rachida Dati s'est fait rappeler à l'ordre par plusieurs eurodéputés, qui lui ont expliqué qu'elle était une nouvelle élue, peu au fait de la procédure parlementaire européenne, ce qui devait l'amener à plus de modestie. «Elle se prévaut sans arrêt de son statut d'ancien ministre, mais ici il y en a beaucoup, dont des ex-premiers ministres», raconte l'un d'eux.

Et les eurodéputés de critiquer le dilettantisme de l'ex-Garde des Sceaux, qui a fait savoir qu'elle souhaitait éventuellement devenir députée en France en 2012. «Croyez-vous qu'on vienne au parlement en disant qu'on veut le quitter?», s'insurge une parlementaire.
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Toshi » 18 sept. 2009, 14:32

pas mal, merci pour les infos ... ça va redorer le blason de la France ça ... :cut:

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Gap
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Message par Gap » 18 sept. 2009, 14:42

Décomplexée, on vous dit.
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Kõjiro » 21 sept. 2009, 09:10

Je mets ça en politique parce que ça pourrait dériver en discussion de cette nature. C'est une info du syndicat national du personnel hospitalier sur la vaccination contre le H1N1.
http://www.syndicat-infirmier.com/Vacci ... e-des.html

Edit : en complément : http://www.rue89.com/2009/09/18/ces-med ... a-grippe-a
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Kõjiro » 21 sept. 2009, 10:39

Les sorties scolaires , une « perte de temps », dit-on au ministère
« Dans l'immédiat, il est indispensable de lutter contre les habitudes de grignotage du temps installées avec les sorties scolaires et les interventions extérieures, qui déconcentrent les élèves et qui font perdre beaucoup de temps sur les apprentissages, en prenant des mesures de restriction des empiètements tolérés, et parfois encouragés, sur le temps scolaire, en revoyant et limitant les agréments et autorisations. »
A titre perso je considère que ma fille a, jusqu'ici, eu la chance d'avoir des enseignants qui faisaient des sorties avec un contenu pédagogique des plus utiles.

En mater' plusieurs sorties au musée. Avec notamment un enseignante de moyenne section qui, entre deux couches (haha jaune), préparait à fond la visite pour l'adapter aux petiots. Elle allait sur place, repérait une ou deux pièces dans les collections egyptiennes et préparait des croquis à compléter par les enfants (genre ajouter la coiffe de tel pharaon). Génial. Je crois que ma fille a été 6 fois au Louvre cette année là avec à chaque fois le même émerveillement et une "passion" pour l'Egypte qui n'a pas disparue 3 ans après...

Au CP, je me souviens de sorties ciné-club avec un vrai travail de compréhension des films (des trucs aussi peu intéressant et variés qu'Edwards aux mains d'argent, Peau d'Âne ou Chihiro).

Au CP également l'un des "intervenants extérieurs" perdeurs de temps leur a permis de s'initier à la sculpture avec repérage de modèles dans la rue, croquis, "façonnage" puis cuisson dans le four du parent d'élève sculpteur.

Et ce ne sont que les plus marquantes.

A la limite justement j'ai regretté que l'an passé l'enseignante (débutante) n'ait pas fait plus de sorties. Bien qu'ils en ait fait (Beaubourg de mémoire, mais à force on confond les années).

A la limite sur cette histoire des sorties, moi ce qui me questionne c'est plutôt les inégalités à nouveau. J'ai quand même l'impression que c'est quelque chose d'extrêmement variable. J'imagine que le fait d'aller à l'école à Paris favorise certains types de sorties, mais après je me demande quels ont les autres facteurs qui influencent cela : la territorialité, l'argent, la "volonté" de l'enseignant aussi sans doute.

Du coup en passant une circulaire qui pose le postulat que c'est du temps de perdu et que c'est mal vu on va vachement inciter les enseignants à faire des efforts. Quand je pense au mal que ce sont donné certains des enseignants que ma fille a eu pour faire de ces sorties de vrais apprentissages ludiques et qu'on balaye ça d'un méprisant paragraphe ça me met en colère.
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Kzo » 21 sept. 2009, 11:01

Mon Dieu! Pensez-vous des enfants qui se réjouissent de leur journée à l'école, parce qu'ils ont découverts un tas de choses nouvelles, qui ne rentrent pas dans le programme scolaire basique, quel scandale!

J'ai pas encore de chtiots, mais j'en ai déjà marre de cette armée de peine à jouir qui parlent d'éducation. C'est bien le ministère qui devrait être interdit à tous ceux qui n'ont pas la passion d'apprendre et de transmettre. Ils ont vraiment une vision du monde à se flinguer...


http://www.youtube.com/watch?v=M_bvT-DGcWw
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Message par Kõjiro » 22 sept. 2009, 18:45

J'y reviendrais plus tard mais en attendant :

Par un amendement inopiné au projet de loi ORGANISATION ET RÉGULATION DES TRANSPORTS FERROVIAIRES , l'Etat envisage de transférer à la RATP la totalité de l'infrastructure détenue aujourd'hui par le STIF. Remue-ménage au sein de la RIF et du STIF. voir les documents d'information suivants

http://www.lesechos.fr/info/transport/afp_00184083.htm

http://www.lesechos.fr/info/transport/300377018.htm

http://www.cbanque.com/actu/12042/infra ... re-le-stif

http://parisbanlieue.blog.lemonde.fr/20 ... arisienne/

http://verts-regionidf.net/spip.php?article1026

http://www.eluscacridf.org/spip.php?article958
http://www.eluscacridf.org/spip.php?article351
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Message par Kõjiro » 28 sept. 2009, 09:07

Sur l'affaire Polanski je n'ai pas très envie de réagir à l'affaire judiciaire elle même. Apparemment la fille était consentante, ce n'était pas sa première fois etc... mais se taper une gamine de 13 ans à 30 ans passé je trouve ça juste assez lamentable. Mais bon c'est un peu le principe de ce "milieu" : pourquoi s'embarrasser de principes moraux tant qu'on s'amuse (se taper une gamine de 13 ans quand on en a 30 dans la jet set c'est paillette). Reste que autre temps (l'affaire a trente ans quand même), autres moeurs etc... Et je connais pas plus l'histoire que ça.

Brefle... Ce qui me fait réagir c'est plutôt les déclarations de notre nouveau ministre à tout faire (the guest star de la quatrième saison du sitcom "Nicolas et son gouvernement") Frédérique Mitterrand. Interrogé sur cette affaire notre affable ministre de la culture a déclaré qu'il ne souhaitait pas "s'immiscer dans un processus judiciaire" (tiens faudrait qu'il en parle à son chef...) mais il a quand même tenu à commenter certaines choses. On s'immisce pas, on commente on t'a dit (que le commentaire viennent d'un type qui parle au nom de la France n'est qu'un détail).

Alors ainsi Frédo est très profondément "ému"
"de le voir ainsi jeté en pâture pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens et de le voir ainsi seul, emprisonné, alors qu'il se rendait à une manifestation où on allait lui rendre hommage, c'est à dire ainsi pris au piège, c'est absolument épouvantable."
Nan, c'est vrai ça quand même, qu'on profite du fait qu'il aille dans un endroit où on peut l'arrêter alors qu'on est au courant pour l'arrêter, déjà c'est surprenant ils auraient pu attendre un moment où ils étaient pas au courant, c'est "un piège" et c'est "épouvantable". Je passe sur la sémantique du "en pâture" ou du "seul", (pauvre chou, il est tout seul dans sa prison, très inhabituel comme procédure).

C'est vrai que Frédo n'a pas rejoint un gouvernement qui a fait du "piège" sa marque de fabrique dans des affaires de sans papiers... Frédo n'est pas dans un gouvernement qui pousse le vice à obliger le type à se déplacer en le convoquant quelque part pour mieux l'arrêter (au moins l'ancien amateur de jeunes filles lui avait le choix d'y aller ou pas recevoir sa déco). Frédo n'est pas dans un gouvernement qui a réussi le tour de force de convaincre pas de gens que c'était même un devoir que de tendre eux même des pièges aux sans papiers pour les refiler à la police (style ces employés de banque qui convoquent sous un faux prétexte un client qu'ils soupçonnent d'être un clandestin en prévenant la police). Frédo n'est pas dans un gouvernement qui se sert des soupes populaires comme appâts en plaçant des "pièges" autour de celles-ci... (le clandestin vient attiré par la soupe là où le Polanski arrive pour une médaille, chacun sa bouffe). Frédo n'appartient pas à un gouvernement qui a industrialisé cette question des pièges au point d'en poser plusieurs milliers par an soit plusieurs par jour. Et puis nos clandestin, eux, ne sont pas "seuls" dans leurs prisons, il peuvent y emmener leurs bambins (même que Besson nous explique que c'est leur choix) que ceux ci aient quelques mois ou quelques années. On a aménagé dans le pays des droits de l'homme des jolis espaces de jeux pour enfants avec du grillage pour les protéger y compris au dessus de leur tête (voir le ciel travers une grille à 2 ans c'est chouette). Pas épouvantable tout ça. Normal. En même temps fuir la misère de son pays, bosser dur, braver quelques dangers dans l'espoir d'une vie meilleure, contribuer, par ses impôts, à assurer la survie d'un système social dont on ne profite que peu il est clair que c'est délit / crime bien plus grave que sa taper une gamine de 13 ans à 30 ans... Eh quand même, dans un cas c'est la survie de notre pays qui est en jeu, dans l'autre c'était juste filer du bon temps à une gosse en mal de sensations.

Et donc Frédo de conclure :
"On sait les conditions dans lesquelles c'est arrivé, et de la même manière qu'il y a une Amérique généreuse que nous aimons, il y a aussi une certaine Amérique qui fait peur et c'est c'est cette Amérique-là qui vient de nous présenter son visage".
Je n'aurais su mieux conclure Frédo. Mais je ne comprend pas pas pourquoi tu parle de l'Amérique...
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Gap » 28 sept. 2009, 10:13

Actualité suisse :
- Polanski : pas envie d'en parler, je m'en fous.

- La Suisse a voté pour une hausse (théoriquement temporaire - 7 ans) de la TVA pour combler le trou de l'assurance-invalidité, ce qui devrait éviter d'accumuler dette et intérêts. C'est passé à un poil de cul : les cantons campagnards ont voté contre, parce que comme chacun le sait, les handicapés au bénéfice de cette aide sociale sont tous des étrangers qui abusent et gagnent des fortunes au Kosovo en travaillant au noir (je ne plaisante pas, c'était le niveau des arguments de l'unique parti à s'être prononcé contre).

- Genève a voté pour une baisse d'impôts : ça passe à chaque fois comme une lettre à la Poste. Félicitations aux familles qui ont voté pour voir leur déclaration baisser de 200 balles et leurs factures diverses augmenter de 400, au seul profit des hauts revenus dans le besoin (sans parler de la hausse prévisible de la dette dont on reproche par ailleurs l'existence à l'Etat).
L'argument principal était "on paie plus que dans les autres cantons, c'est pas juste". Pas plus que dans les autres cantons urbains, en fait, mais fatalement si tu compares avec les régions campagnardes (absence de pauvreté, d'équipements à financer, etc.), c'est effectivement flagrant. :hmm:
Dernière modification par Gap le 28 sept. 2009, 10:17, modifié 1 fois.
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Kõjiro » 28 sept. 2009, 10:16

Classique... (le coup des impôts).
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Gap » 28 sept. 2009, 11:15

Ah, ben je rajoute un des fascinants effets collatéraux du système d'assurance-maladie suisse (privée mais obligatoire, avec des franchises qui encouragent à ne pas consulter de médecin) dont j'avais déjà parlé ici :
A Genève, les riches et les pauvres ne sont pas égaux face au cancer de la prostate. Diagnostiqués tardivement, moins bien traités, les seconds ont deux fois plus de chance d'en mourir que les premiers, selon une étude portant sur dix ans et 2738 patients.
"On ne pensait pas voir des différences pareilles dans un canton comme Genève", a indiqué à Christine Bouchardy, de l'Institut de médecine sociale et préventive de l'Université de Genève (Unige), co-auteure de l'étude.

La recherche a porté sur les années 1995 à 2005, recensant tous les cas de cancer invasif de la prostate. L'écart entre un ouvrier et un cadre supérieur genevois est similaire à celui constaté entre les Noirs et les Blancs aux Etats-Unis, ajoute la spécialiste.

La plupart des études sur le sujet viennent en effet des Etats-Unis. L'objectif des scientifiques de l'Unige était de vérifier si les choses sont différentes dans une région comme Genève, dotée d'un système de santé considéré comme un des meilleurs au monde, ainsi qu'ils l'écrivent dans la revue spécialisée "Cancer".

Moins d'argent, moins de traitement
La réponse est clairement non: les patients de bas statut socio-économique ont moins de chance de voir leur cancer dépisté, leur maladie est plus avancée au moment du diagnostic et on leur fait passer moins de tests.

Ils subissent en outre moins souvent une prostatectomie, connue pour réduire la mortalité, et ont plus de probabilités de faire l'objet d'une simple "surveillance active".

"Le doublement de la mortalité s'explique presque entièrement par le diagnostic tardif, de moins bonnes recherches et analyses et un traitement moins complet", note Elisabetta Rapiti, principale auteure de l'étude. "Ce qui dénote un usage inéquitable du système de santé".

Les causes sont multifactorielles, relève le Dr Bouchardy: méconnaissance de la symptomatique et du système de santé, plus faible participation aux programmes de dépistage, franchises de l'assurance maladie qui incitent à retarder la consultation, difficultés de communication avec le médecin, notamment.
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Ariman » 29 sept. 2009, 08:53

C'est un peu long mais c'est sur que ca fera un super film prochainement :

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.
Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [1].

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [2]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [3]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [4], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.
La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.
La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).
Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [6]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.
Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
- Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
- François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
- Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
- Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La cote de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire ?
Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).

Les articles de cet auteur
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Profile ; 16 juin 2008Les informations contenues dans cet article ont été présentées par Thierry Meyssan lors de la table ronde de clôture de l’Eurasian Media Forum (Kazakhstan, 25 avril 2008) consacrée à la peopolisation et au glamour en politique.

L’intérêt suscite par ces informations a conduit l’auteur à rédiger le présent article qui a été publié par Profile, le principal news magazine russe actuel (édition du 16 juin 2008), sous le titre « ОПЕРАЦИЯ САРКОЗИ ».

Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était hors service. Nous vous prions de considérer le présent article comme le seul valide.

[1] « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001

[2] « Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001

[3] L’Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.

[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.

[5] « Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation », par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007.

[6] « Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme », par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.

[7] Le responsable US du renseignement, Irving Brown en personne, a revendiqué avoir lui-même recruté et formé MM. Jospin et Cambadélis pour lutter contre les staliniens alors qu’ils militaient chez les lambertistes pour, cf. Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999. Il importe d’éviter une interprétation anachronique : leur engagement au service des USA est celui d’atlantistes durant la Guerre froide. Au-delà, il les conduira, par exemple, en 1999, à jouer un rôle central dans l’engagement de Paris au sein de l’OTAN pour bombarder Belgrade, pourtant allié traditionnel de la France. De même, il importe d’éviter les fausses équivalences : la collaboration de Nicolas Sarkozy avec les USA ne s’est pas développée sur une base idéologique, mais relationnelle et carriériste (note modifiée le 27 juillet 2008 en réponse à des lecteurs).

[8] « Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2007.

[9] « Alain Bauer, de la SAIC au GOdF », Note d’information du Réseau Voltaire, 1er octobre 2000.

[10] « Le gouvernement kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth, Horizons et débats, 8 avril 2008.

[11] « Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français », Réseau Voltaire, 22 juin 2005.

[12] « L’honorable Frank Carlucci », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.

[13] « Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden » et « Le Carlyle Group, une affaire d’initiés », Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et 9 février 2004.

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Ding On
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Re: Actualité politique et sociale - Saison 2009 - Episode 2

Message par Ding On » 29 sept. 2009, 09:00

Thierry Meyssan

Analyste politique français
Rien que ça, c'est priceless.
Hitler, qui était beaucoup plus petit que Mannerheim (Mannerheim mesurait plus de 1,90 m), portait des talonnettes et avait demandé à ses photographes de trouver un angle favorable pour la photo officielle.

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